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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Confession d'un fou

Auteur Sujet: Confession d'un fou  (Lu 1242 fois)

Loulap

  • Invité
Confession d'un fou
« le: 02 Janvier 2014 à 23:53:02 »
Une nouvelle écrite en 2010 que j'ai retrouvé. Je vous sers ça "en attendant", pour vous faire découvrir une partie de mon univers... (parce que même si ça date un peu maintenant, ça a coulé de ma tête à mes doigts (ou l'inverse) un jour)

A tous ceux qui ont souffert par ma faute,
Et à tous les autres qui ont croisés ma route,
Je vous dédie cette lettre de confession qui achèvera ma longue route de vie…

J’ai aujourd’hui quatre vingts ans, je suis né un 11 novembre 1910, huit ans pile avant l’armistice. J’ai passé mon enfance dans la mort et la peur constante. Chaque jour envoyait de nouvelles personnes à la guerre, synonyme de mort violente, bien qu’il ne faille le dire à l’époque, puisque la guerre c’était pour sauver la patrie, à ce qu’on m’a dit. Je n’ai jamais bien compris pourquoi j’ai toujours vécu dans la terreur. Ma mère est devenue folle à la minute où on lui a annoncé que mon père était mort, c‘était en 1915. A la maison, ce n’était plus que cris, souffrance et sang. Je n’ai connu que ça. Jamais je n’ai pu avoir l’enfance que tant d’autre ont eu. Aux années de mes 5 et 6 ans, j’imaginais autant dans mes cauchemars que dans mes rêves, des scènes toutes plus horribles que les autres, jusqu’à ce que je me réveille… En riant.
Ces souvenirs sont plutôt flou dans ma mémoire. Les médecins disent que c’est parce que je voulais oublier cette partie innocente de moi qui m’a fait devenir ce que je suis. Ils disent que c’est cette période là qui m’a rendu fou. Et c’est les psychologues qui m’ont donné le nom de code de « psychopathe ». Au début, je n’ai pas compris pourquoi je n’étais pas normal alors que les noms professionnels des personnes que je côtoyai commençaient tous par « psy ». J’en ai eu marre et je me suis enfui du centre où je me trouvais, à quinze ans. J’ai enfin pu vivre avec ceux qu’ils appelaient « la normalité». Cinq ans après, quand je me suis rendu compte que les gens ne comprenaient pas et ne prenaient pas le même plaisir que moi à la souffrance, je me suis accordé « la différence ». Je n’étais pas comme les autres. J’étais différent, unique en mon genre. C’est dur mais c’est agréable, parce qu’on se sent supérieur aux autres par moment. Surtout quand on voit la peur se lire sur leurs visages, on a comme un pouvoir immense sur eux. Alors, j’étais bel et bien un psychopathe… Et j’assumais. J’étais bien dans ma peau…
Un jour où les médecins m’avaient remis la main dessus pour quelques semaines, j’ai lu une note sur le bureau d’un docteur que j’appréciais:
« Le danger chez cet homme, c’est qu’il se rend très bien compte de ce qu’il fait. Il sait qu’il n’est pas normal et il en prend un plaisir sadique. Il a compris qu’il était un psychopathe et il aime ce titre. Il obéit cependant rapidement, ce qui peut être un atout comme un défaut. Si jamais un homme lui demandait de tuer une personne pour satisfaire son ambition personnelle, le sujet exécuterait l’ordre sans aucun scrupule, juste pour satisfaire son propre égo. Ce sujet doit être traité le plus rapidement possible. »
Je me suis moi-même occupé de son cas avant de m’enfuir une nouvelle fois. Je puis vous assurer qu’il est mort dans d’atroce souffrance, mais dignement, me regardant dans les yeux d’un air confiant jusqu’à être totalement mort.
Je vais arrêter ici de vous parler de mon « enfance » qui a dut bien vous attendrir. Aussi j’espère (ou pas) que cela aura servi à excuser la plupart de mes actes…

1942. Une date, quoi de plus , L’année de mes trente deux ans, huit ans avant le demi siècle, le Génocide Juif. Tout le monde sait ce qui s’est passé. Ou plutôt, crois savoir. Parce qu’il reste une part de la vérité qui n’a jamais été révélée jusqu’à ce jour. Reprenons depuis le début…
Après avoir tué le docteur, je me suis enfui du centre français où je me trouvais. Par des moyens connus de moi seul, je me suis retrouvé en Allemagne. Ou plutôt, je suis arrivé jusqu’à la frontière allemande. Là, un soldat ennemi, un SS je crois, je n’ai pas bien compris, m’a demandé de le suivre. J’étais au courant que la seconde guerre mondiale faisait rage depuis longtemps déjà. J’étais aussi au courant de la haine que portait le Adolf Hitler aux juifs. Ils les recherchaient en France aussi. J’ai suivi le soldat. Il m’inspirait de la sympathie et de la pitié, lui petit homme tout sale. Et puis, sans savoir pourquoi, je me suis retrouvé devant le Fuhrer du Grand Reich. Il me chargeait d’éliminer de la façon qu’il me plairait les juifs. La solution finale était lancée. C’était moi. Le Fuhrer me trouvait plus intelligent, plus intéressant et plus serviable que ses chambres à gaz. Il avait besoin de moi, je ne pouvais le laisser tomber, comprenez.
Tous le monde connaît le charme des discours de Adolf Hitler. Tout le monde sait qu’avec de simple mot, il était capable de vous faire croire que l’éternité et le père Noël existaient.
Je n’avais rien de spécial contre ses juifs. Ni Haine, ni Amour. Peu m’importait d’ailleurs de savoir s’ils étaient Chrétien, Musulmans, Bouddhistes ou Juif d‘ailleurs. Puisque, qu’est-ce qu’une religion, à part un Dieu et des croyances?
J’avais le droit de tuer comme bon me semblait. Comme si j’allais me priver! La mort pour moi, c’est ma façon de vivre. A ce jour, je n’ai jamais connu que ça… Ai-je déjà pu voir un enfant rigoler, un homme aimer et une femme sourire? Non jamais, bien que je sache que ces spécimens existent bel et bien…

J’ai été l’auteur des plus vils stratagèmes de meurtres. Certains se sont entretuer pour vivre. Mais quand bien même il restait un survivant, ce dernier avait pour seul honneur de mourir de mes mains, sans aucune autre arme. Ma mémoire n’a peut être pas enregistrer toutes mes œuvres, mais il l y en a quelques une qui demeurent présentes dans mon esprit.
Par exemple, cet homme dont j’avais enchaîné chacun des membres avec de fines chaînes de barbelés. Je lui avais dit « reste 10 jours comme ça, nu sans rien pour t‘alimenter, les issus resteront ouvertes, si tu peux, tu pourras t’enfuir. Sache qu’il n’y a aucune clé pour défaire ses chaînes de barbelés qui t’entourent. »
Et je l’ai abandonné là. Chaque jour pourtant, après avoir brûlé lentement une ou deux femmes, je passais le voir. Il tentait de déchiqueter le fil, il arrachait sa propre chair pour libérer ses membres et sa bouche était ensanglanté. Pourquoi se débattre tant pour survivre? Ne voyait-il pas qu’il mourrait, quoi qu’il advienne, pour une raison qui m’échappait moi-même? Je prenais pourtant un plaisir exquis à le voir se débattre tous les jours. Il provoquait en moi une excitation que je ne me connaissais pas: Il mélangeait souffrance et rage de vivre. Je n’avais encore jamais vu ça. Malheureusement, il n’était pas un surhomme. Il mourut au bout du cinquième jour. Le froid, vif, avait eu raison de lui ainsi que ces plaies béantes où s’engouffraient les pires saloperies que l’on pouvait trouver en ces temps où l’odeur de sang dominait tout.
Il n’empêche qu’il m’avait donné goût à ça. Imaginez tous ces gens tuaient de mes mains, où plutôt de mon fouet. Comment peut-on mourir de cette façon? Il est vrai qu’il fallait y penser, je l’admets… Imaginez juste des plaies ouvertes par des coups de fouets secs et violents. Puis, voyez l’eau glacée dégoulinait sur tous ces corps. Entendez les cris de souffrance à chaque nouveau coup sous cette eau glacée. Sentez l’odeur de sang envahir les alentours. Voyez les regards désespérés de ses innocents et goûtez y. Goûtez au plaisir de droit de vie ou de mort sur eux. N’est-ce pas merveilleux tout cela? N’est-ce pas merveilleux de se sentir vivant alors qu’eux sont aux portes de la mort?

Vous racontez tous mes actes ne serviraient qu’à vous écœurez au point d’en vomir, vous pauvre créature perdue dans un monde où la maladie vous dépasse. Sachez au moins que j’ai pris un immense plaisir et que Hitler avait réussi à donner un sens à ma vie. Bien sur, le reste n’a plus été que course poursuite à travers les pays. J’ai du d’ailleurs oublier ça et là des humains séquestrés par moi-même. Je vous laisse donc le soin de les retrouver, bien que je doute qu’ils soient encore en vie, après toutes les souffrances que je leur ai fait endurer.

Vous n’aurez jamais le loisir d‘essayer de me guérir ou de me tuer.
Je suis moi-même au porte de la mort, au moment où j’écris cette lettre.
Je sais très bien que mes actes sont incompréhensibles, irréparables pour vous. Vous ne me comprendrez d’ailleurs jamais et moi non plus, je ne vous comprendrais pas.
Aujourd’hui, je compte avoir encore une fois ce droit de vie et de mort.
Je suis censé mourir dans les deux jours à venir. Je mourrais dans l’heure qui suivra la fin de cette lettre.
Je mourrais moi-même et ne laisserais pas la maladie où une autre personne avoir raison de moi.
A quinze ans je me suis jurer de mourir à quatre vingt.
J’ai quatre vingt ans, et, par respect à tous ces gens exterminés par ma faute, je compte m’infliger les même souffrances que je leur ai faite...
Cette lettre aura simplement servi à me confesser. Peut-être aussi à révéler au grand jour ma vie. Quand vous lirez tout ceci, je serais déjà mort.
Ne me cherchez pas: Mon corps sera sans doute découpé en petites lamelles éparpillées un peu partout dans le monde.
Il faut finir ici. Je fini.
Bonne souffrance interminable à vous,
P. Winker

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Confession d'un fou
« Réponse #1 le: 03 Janvier 2014 à 23:29:00 »
Citer
tous les autres qui ont croisés
croisé

Citer
bien qu’il ne faille le dire à l’époque, puisque la guerre c’était pour sauver la patrie, à ce qu’on m’a dit.
La formulation est un peu lourde.

Citer
Jamais je n’ai pu avoir l’enfance que tant d’autre ont eu.
Pendant la guerre ça devait pas être facile pour les autres non plus.

Citer
Ces souvenirs sont plutôt flou
flous

Citer
on voit la peur se lire sur leurs visages
"on lit la peur sur leurs visages" serait plus simple

Citer
dans d’atroce souffrance
Le genre de choses que je mets volontiers au pluriel.

Citer
qui a dut

Citer
crois savoir.
croit

Citer
de simple mot,
pluriel ?

Citer
Chrétien,
chrétiens

Citer
entretuer
entretués

Citer
enregistrer
enregistré

Citer
quelques une
unes

Citer
les issus
issues

Citer
tuaient
tués

Citer
voyez l’eau glacée dégoulinait
dégoulinant, qui dégoulinait

Citer
goûtez y
goûtez-y


Citer
Vous racontez
raconter

Citer
écœurez
écœurer

Citer
Sachez au moins que j’ai pris un immense plaisir et que Hitler avait réussi à donner un sens à ma vie.
La phrase est un peu bancale.

Citer
J’ai du


Citer
ça et là
çà et là

Citer
toutes les souffrances que je leur ai fait endurer.
faites

Citer
au porte
aux portes

Citer
Je mourrais
mourrai (x2)

Citer
où une autre personne
ou

Citer
jurer
juré

Citer
les même
mêmes

Citer
Ne me cherchez pas: Mon
Espace avant et après ":" (sauf si tu es québécois) suivi de "mon" sans majuscule.

Citer
Je fini.
finis

Ca se lit, mais la fin perd franchement sa fluidité tant elle est truffée de fautes. J'ai un peu décroché aussi parce que le texte devient assez répétitif. J'en arrivais même à me dire "vu qu'il s'en fiche du ressenti des gens et ne cherche ni pardon, ni justification, pourquoi donc il se confesse ?".
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Eléanore

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  • Messages: 20
    • Udelire
Re : Confession d'un fou
« Réponse #2 le: 04 Janvier 2014 à 14:16:01 »
huit ans pile avant l’armistice. La guerre n’a pas encore commencé, pourquoi parler déjà de l’armistice ?
 J’ai passé mon enfance dans la mort et la peur constante. Pour une question de style, j’aurais d’abord mis peur et ensuite mort, dans un effet de gradation.
bien qu’il ne faille le dire à l’époque Mal dit.  Ne fallait pas le dire plutôt.
c’était pour sauver la patrie La tournure emphatique sonne faux.
Ma mère est devenue folle à la minute où on lui a annoncé que mon père était mort A la minute même ? J’en doute.
ce n’était plus que cris, souffrance et sang. Sang ? Pourquoi ?
tant d’autre autres
Ces souvenirs sont plutôt flou Flous
de moi qui m’a fait devenir ce que je suis. Alambiqué pour pas grand-chose.
Et c’est les psychologues Tournure emphatique maladroite
le nom de code de « psychopathe » Mal dit.
les noms professionnels Mal dit.
je côtoyai Côtoyais. Imparfait
ceux qu’ils appelaient « la normalité». Les gens normaux.
les gens ne comprenaient pas Ne me comprenaient pas
et ne prenaient pas le même plaisir que moi à la souffrance, Un psychopathe ne jouit pas de la souffrance des autres. Il est au contraire incapable de ressentir la moindre émotion.  Si un psychopathe tue, c’est qu’il n’a aucune conscience de la limite entre le bien et le mal. Il n’en a pratiquement rien à faire.
je me suis accordé « la différence ». Mal dit
Surtout quand on voit la peur se lire sur leurs visages, La peur sur leurs visages.
Alors, j’étais bel et bien un psychopathe… Phrase particulièrement impossible. Dans ta phrase on ressent un sentiment, fort. Un certain émerveillement. Si tu veux parler d’un psychopathe, écris comme un psychopathe.
il en prend un plaisir sadique. Même remarque.
Il obéit cependant rapidement, ce qui peut être un atout comme un défaut. Moui… L’obéissance peut être due à une certaine reconnaissance ou une soumission. Or tu décris ton personnage comme conscient de son pouvoir. Donc pas du style soumis.
Je me suis moi-même occupé de son cas avant de m’enfuir une nouvelle fois. Il y a une raison réelle à ce meurtre ?
d’atroce souffrance,  atroces
mais dignement, Souffrances et dignement ça ne va pas ensemble. Se tordre de douleur par terre, j’appelle pas trop ça de la dignité.
 a dut bien vous attendrir. Du. Ah ! Et… C’est pas drôle.
1942. Une date, quoi de plus , ?
, crois savoir. Croit
Par des moyens connus de moi seul, Dans une confession, on ne tait pas certaines parties. Ou alors on en précise la raison.
je me suis retrouvé devant le Fuhrer du Grand Reich. Aucune chance.
La solution finale était lancée. Un homme face à des milliers ? Aucune chance non plus.
Le Fuhrer me trouvait plus intelligent, plus intéressant et plus serviable que ses chambres à gaz. Plus intelligent qu’une chambre à gaz ? Non, tu crois ?
de simple mot, simples mots
il était capable de vous faire croire que l’éternité et le père Noël existaient. S’il sait que c’est de la manipulation, pourquoi il le fait quand même ?
contre ses juifs. ces
Chrétien, Musulmans, Bouddhistes ou Juif chrétiens. Juifs.
Puisque, qu’est-ce qu’une Mal dit.
c’est ma façon de vivre. C’était
 un enfant rigoler, rire
entretuer pour vivre. Entretués. Le terme signifie la mort des deux opposants. Donc pas de survie possible.
enregistrer enregistré. Le terme est mal choisi
fines chaînes de barbelés. Chaînes barbelées.
ses chaînes de barbelés qui t’entourent. » Ces. Mal dit.
brûlé lentement une ou deux femmes Il contrôle le feu ?
était ensanglanté. Ensanglantée
 Pourquoi se débattre tant pour survivre? Pourquoi tant se débattre
Il mélangeait souffrance et rage de vivre. Je n’avais encore jamais vu ça. C’est pourtant toujours associé.
Imaginez tous ces gens tuaient de mes mains, Tués
où plutôt Ou
l’eau glacée dégoulinait dégoulinant
ses innocents ces
plaisir de droit de vie ou de mort du droit
Vous racontez raconter
ne serviraient servirait
qu’à vous écœurez écœurer
au point d’en vomir,  Jusqu’à en vomir
pauvre créature perdue Pauvres créatures perdues
à travers les pays. Mal dit
séquestrés par moi-même. Mal dit. Que j’avais séquestré.
je doute qu’ils soient encore en vie, 40 ans après ? Non il y a peu de chances en effet…
au porte de la mort, aux portes de la mort
je me suis jurer de mourir à quatre vingt. Juré de mourir à 80 ans.
par respect à tous ces gens exterminés par respect pour tous ces gens
je leur ai faite... je leur ai fait subir
Il faut finir ici. Je fini.  Je finis

 


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