Contorsion 2
Désamour
- Dis moi, pourquoi ça fait ça ?
- Quoi donc ?
- Ton désir de t’éloigner de moi ?
Un mot,
Fausse-ment fou
Et pan !
Comme une plaie, comme un trou
Béant à terme.
A deux balles,
Mais répété,
Insisté,
Inséré…
Pour enchâsser, contenir,
Ou mieux faire mal.
Un mot
Adroitement mal dissimulé
Et pan !
Comme une Flèche, comme à l’arme
Plein le cœur
En un coup
Sans peine et sans effraction
Dès l’clic,
C’est que j’avais pris sans garde !
Alors nos deux vies séparées
Dévalisées sans un bruit,
Ni même compassion.
Un mot
Assourdissant
Et pan !
Comme un silence de trop
Celui qui en dit long
Sur les mensongères affirmations
Les infidèles sanglots
Ce petit air qui sonne faux
Et à pléthore confond…
Trahison des pires
Que ce pok de canon
Un mot
Sadiquement vanté
Et pan !
Comme un courant d’air
Saltimbanque
Je n’aurais fait que passer
En un souffle
Mon amour envolé
Retrouve ailleurs,
Élan et meilleur déploiement
La mise en boite m’aura certes faite plier
Mais la respiration prône l’inflexion à présent
Un mot
Entorse
Et pan !
Y’aura eu comme un os :
Ta prétention féroce,
aura tout cassé, tout délié…
De nos rapports, de nos ébats,
Et surtout de nos toimoiliés.
Psychorigide diras-tu ?
Finie l’estrapade je murmure,
Finis le supplice et la mascarade !
La rupture à côté, si elle tue,
Ne sera jamais qu’une joyeuse mort sûre.
Un mot
Assassin
Et pan !
Comme un meurtre
Retourné contre soi.
Agitation suicidaire de surcroît.
Ridicule danse macabre,
Qu’au-delà des crédos,
Je te laisse pour solo.
Quitte à devoir valser,
Au pas de trois qui nous enterre,
Je préfère le pas de côté qui libère.
Un mot
A deux balles,
"Bisous-bisous"
Et pan !
Voici les miens :
Bravo ! Bravo !
Car n’oublie jamais :
Dans une même histoire,
Même factice commun mouvement,
Si tu mens,
Mon épée de Damoclès
En guise d’ultime espoir
Dont tu te moquais et me menaçais…
Etait aussi cette morve
Là,
Qui, encore, te pend au nez !