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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Avoir le cerveau sur le bout de la langue

Auteur Sujet: Avoir le cerveau sur le bout de la langue  (Lu 933 fois)

Hors ligne DGriffonneuse

  • Tabellion
  • Messages: 59
    • le blOg
Avoir le cerveau sur le bout de la langue
« le: 28 Décembre 2013 à 19:28:47 »
Il nous arrive parfois d’être dans l’amour humain et d’autres fois dans celui sans lendemain. Je vois ici la scène de quelqu’un se réveillant après une nuit fortement arrosée, aux côtés d’une personne purement étrangère, qui semble de toute évidence avoir fait amplement connaissance durant les heures qui ont précédées. Mais il y a comme une forme de bug. Avec le cerveau c’est un peu pareil. On voudrait l’aimer, le chérir, l’admirer, mais il parodie parfois l’histoire de l’étranger qui prend sa douche dans la maison, sans que l’on ait le moindre souvenir de son nom.

On aimerait trouver la mécanique qui fait remonter le temps, comme l’horloge de Monsieur Gâteau dans le film de la vie de Benjamin Button, pour reprendre là où tout s’est arrêté.
Mais l’étranger continu son chemin, nous passe dans les cheveux les cinq doigts d’une de ses mains, ou enfile le slip, tout autant étonné que nous par la situation, sans pour autant retrouver la raison.
Le temps passe et la distance entre le maintenant et l’arrêt du fonctionnement de notre mécanique augmente. On sent que cela va finir par revenir, il y a urgence lorsque, c’est équipé d’un plateau petit déjeuner qu’Apollon vient appuyer là où ça fait mal, prononçant notre de prénom dans une rencontre labiale. On sait que ça va revenir, c’est tout prêt, c’est là, sur le bout de la langue tiens d’ailleurs… Roméo confond notre réflexion avec de l’abandon, et sans le savoir va activer notre mémoire par le procédé de la reconstitution mentale. Il prendra comme étant le signe d’un orgasme le grand OUI que nous prononcerons à l’instant où enfin tout nous reviendra en mémoire, même son prénom. Quel bonheur de retrouver la mémoire, c’est comme enfin y voir clair… Lorsque notre mental nous lâche, c’est comme si quelqu’un avait éteint la lumière au moment où l’on cherchait ses lentilles tombées par terre, et dans ces moments d’égarement, Dieu seul sait ce qui peut arriver…
Quand je vois les humains se donner autant de mal pour donner un sens à ce monde de fous, je me dis que cela fait de chacun de nous des héros. (Marta Keth)

Hors ligne Mr. Tournesol

  • Calligraphe
  • Messages: 116
Re : Avoir le cerveau sur le bout de la langue
« Réponse #1 le: 28 Décembre 2013 à 19:47:09 »
Holà,
c'est intéressant. Passons les légères fautes de ponctuations pour nous attarder sur le propos. Puisqu'il s'agit essentiellement de ça, ici. Tu développes longuement un phénomène. Un ''bug'' cérébral, un oubli. Développement somme toute plaisant. J'ai apprécié la spontanéité de la narration, mais un passage, au début, m'a semblé maladroit.
Citer
Mais il y a comme une forme de bug. Avec le cerveau c’est un peu pareil. On voudrait l’aimer, le chérir, l’admirer, mais il parodie parfois l’histoire de l’étranger...

Le bug est mal amené. Mal introduit. Et l'on confond le cerveau et cet homme, à la troisième phrase.

PS : Il/elle continue
« Modifié: 28 Décembre 2013 à 19:51:25 par Mr. Tournesol »

Hors ligne DGriffonneuse

  • Tabellion
  • Messages: 59
    • le blOg
Re : Avoir le cerveau sur le bout de la langue
« Réponse #2 le: 28 Décembre 2013 à 21:16:45 »
...Et ainsi Professeur  ;D ?

Il nous arrive parfois d’être dans l’amour humain et d’autres fois dans celui sans lendemain. Je vois ici la scène de quelqu’un se réveillant après une nuit fortement arrosée, aux côtés d’une personne purement étrangère, mais avec qui, il semble, de toute évidence, qu'elle ait fait amplement connaissance durant les heures précédents... il y a comme une sorte de bug...
Avec le cerveau c’est un peu pareil. On voudrait l’aimer, le chérir, l’admirer, mais il est parfois le copier collé de l’histoire de l’étranger qui prend sa douche, dans notre maison, sans que l’on ait le moindre souvenir de son nom.
Quand je vois les humains se donner autant de mal pour donner un sens à ce monde de fous, je me dis que cela fait de chacun de nous des héros. (Marta Keth)

 


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