La bibliothèque où je vais ne possédait pas cet ouvrage.
Mais pour terminer ce que j'ai lancé, et après m'être renseignée sur le net, je dirais que le sujet, en cette période de rentrée scolaire, est d'actualité.
Bien que l'ouvrage ait été écrit en 1976, il peut trouver un écho parmi les enseignants d'aujourd'hui. En effet, l'auteur s'interroge sur l'acte d'enseigner, et il trouve des raisons de douter. Pour enseigner, il faut avoir la foi. Or l'auteur l'a perdue, au point de quitter purement et simplement l’Éducation Nationale.
"Une truie, c'est vorace. Ça vous avalerait le diable et son train... Si par hasard un jour elle rechigne, elle se détourne de son baquet, c'est que rien ne va plus. Une truie qui jeûne est une truie malade, elle file un mauvais coton...
Les profs non plus ne manquent pas d'appétit. Nous avons des boulimies tenaces, intellectuelles s'entend. Nous croquons les enfants tout crus... et puis un jour il vient des répugnances. Le malaise, dit-on, nous envahit. C'est que, pour enseigner, il faut avoir la foi. L'une ou l'autre, n'importe laquelle. Une foi qui écarte le doute sur le sens de la profession, Si on la perd, On est foutu.
C'est joli une truie. C'est plein de mamelles. Un prof aussi. Mais je suis comme une truie qui doute, je ne suis plus bon à rien".
J'ai lu un passage (que j'ai oublié de noter), où il dit que chercher, quand on ne sait pas ce qu'on cherche, c'est plus difficile que de trouver une truffe pour une truie. Car la truie sait exactement ce qu'elle cherche.
J'ai lu aussi que Duneton arborant d'autres sujets sérieux (il peut parler du nucléaire, de la pollution, de la pensée formatée etc...) ne se départit jamais d'un style drôle et plein d'humour.
Bref, Je suis comme une truie qui doute est un ouvrage qui pourrait dater, eu égard à sa date de parution, mais qui semble avoir un écho pour les lecteurs d'aujourd'hui qui peuvent se demander ce qui a changé, et bien plus encore, si ça a changé.
Je regrette de ne pouvoir donner un compte-rendu personnel. Je verrai si je peux trouver le livre ailleurs.
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Noter qu'au début, j'ai employé indûment le mot roman, alors que cet ouvrage semble être plutôt une réflexion sur un sujet donné.