Ugh !
Je viens de terminer vendredi ou les limbes du pacifique (je ne sais pas d'ailleurs la différence avec vendredi ou la vie sauvage).
pas mal.
bon alors le message a un côté franchement cucu (mythe du bon sauvage, ne cherchez pas seulement à accumuler, soyez à l'écoute de vos sensations, rebellez vous contre les normes sociales, vive le soleil, la vie au grand air, ne cherchez pas à tout contrôler...). un mélange de psychologies magazine, de simplicité volontaire/sobriété, etc. mais il faut pas lui en vouloir : quand il a écrit ça, c'était à une époque où ce genre de discours était moins convenu j'imagine qu'aujourd'hui.
autre défaut : le style, un peu "too much", un peu ampoulé, un peu indigeste-chaoteux, beaucoup d'images trop chargées. ça fait moitié bloch (le pote du narrateur dans à la recherche du temps perdu) moitié maire de champignac dans spirou.
mais quand même, malgré ces deux défauts assez importants, je recommande : ça se lit vite, tranquillou, et le thème a beau être assez convenu, ça garde quelques effets positifs, ça fait quand même réfléchir et/ou rêvasser.
bref, pas un chef-d'oeuvre, mais pas l'inverse non plus.
j'ai aucune idée de ce que ce gars a fait. si ça se trouve, rien d'autre :--). en tout cas, c'était une bonne idée d'adapter defoe.
(à part ça des niouzes : j'ai pas pu venir cet été, et le regrette bien. pour le reste, tout va bien. une de mes résolutions de rentrée : peu glander sur internet. une des conséquences : je viens moins ici. mais toujours vivant, motiv' pour boire un verre un de ces soirs au maldoror, et toujours excité par lecture et écriture ! hasta pronto !)