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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » De diamant dans la rouille

Auteur Sujet: De diamant dans la rouille  (Lu 1147 fois)

Hors ligne Lepe

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De diamant dans la rouille
« le: 08 Octobre 2015 à 08:21:01 »
Dans le plus petit fief d’Ilfingard, le château du Pic-Nival siégeait au sommet de sa haute montagne. Il avait été bâti il y a de ça des siècles, et toujours la famille Aepaus avait assuré sa domination sur les Pics. Du haut de son donjon, on pouvait voir au nord le désert de la fournaise, immensité sablonneuse. A l’est, les plateaux d’Héliante et le Piémont se dessinaient, et au sud, on apercevait les prés de Felsweise : une région au nord de Havrepré, sous le contrôle de Frank Wiern, le jeune frère –lui aussi bâtard- d’Alexander Wiern. Enfin, à l’ouest, scintillait la Mer de l’Aube. On disait que lorsqu’on séjournait dans les Pics, on dormait sous le toit du monde. Ici, les nuages se trouvaient bien plus bas que les habitants. Les montagnes étaient si hautes qu’elles les bloquaient, empêchant les pluies d’atteindre les territoires du nord, les condamnant à la mort, tandis qu’elles offraient la vie à ceux du sud.

Bien plus proche que tout cela, se trouvait le château de Pic-aux-Corbeaux, visible à quelques lieux de Pic-Nival. Depuis près de vingt-ans, alors que le soleil se couchait entre le Pic-Ecarlate et le Pic-Dieu, le seigneur David Aepaus venait à son balcon du Pic-Nival afin d’observer le château maudit. On apercevait encore les vestiges d’une tour, carbonisée lors du siège qui couta la vie de ses deux jeunes frères. Ses mains posées sur le balcon, il l’agrippait, le serrait de toutes ses forces, chaque recoin de son âme implorant la miséricorde des dieux.

Dans le temps, il s’était épris de la fille d’un riche marchand de Groléjac… Lilly. Il l’avait ramené à sa cour, et l’ayant mis enceinte, avait décidé de l’épouser. Il faut dire que Lilly était une bien jolie femme, ne manquant pas d’esprit. Un autre Seigneur s’en était entiché, bien qu’elle repoussât ses avances : Sire Lucius Rocmont. Ce dernier était le régent de Pic-aux-Corbeaux. Pris de jalousie, il enleva la jeune femme avec l’aide de ses fils, Euryl et Nisus. David entra dans une rage atroce, et peu de temps après, ses armées étaient aux portes du félon. Après un long siège, les Rocmont se surent perdus, et assassinèrent la fille du marchand, non pas sous les véhémentes protestations d’Euryl. Ce geste d’opposition lui sauva la vie, Le seigneur Aepaus se montrant miséricordieux. Mais jamais David n’oublierait le corps sans vie de Lilly, allongé à côté d’Euryl, inconscient, le front marqué par une profonde plaie. Ni l’épée du Seigneur Rocmont, dégoulinante du sang de sa bien-aimée.

Les yeux de David se recouvrirent d’un voile de larme. Oh ! Ils l’avaient payé de leur vie, mais les cris de souffrance du vieux seigneur et de son fils n’apaisèrent jamais le chagrin intarissable du seigneur des Pics. Il s’était remarié à Isabelle Vangeld, une cousine du Seigneur Joris. Une femme qu’il n’aimait pas, et avec qui il avait eu deux fils, Constantin et Messal. Isabelle était tout l’inverse de Lilly. Elle était laide et peu intelligente. Tout ce qu’il lui restait de son amour perdu était sa fille Mennoa. Il l’avait ramené de chez les Rocmont, Lily ayant accouché captive. Le portrait craché de sa mère, sauf pour les yeux, dont elle avait hérité le bleu de son père. C’était une jeune fille discrète, à la santé fragile. David la vénérait, au grand dam de son épouse, qui lui reprochait souvent de ne pas assez s’intéresser à ses garçons.

La silhouette du fort de Pic-aux-corbeaux n’était plus qu’une tâche noire dans le bleu marine du ciel. Une main se posa sur son épaule.

« Cessez donc de vous tourmenter, père. Vous avez fait ce qui était juste. »

La voix de Messal s’était stabilisée il y avait de ça quelques semaines. Peu de temps avant, elle tressaillait encore entre les graves et les aiguës. Le jeune adolescent se mit aux côtés de son père.

« Chaque soir, je la revois. Morte. Et je n’ai rien fait pour l’empêcher, cracha-t-il, plein de rancœur.
—Vous n’avez rien pu faire, le corrigea-t-il. Joachim m’a raconté, vous fûtes brave en ce jour noir.
—Merci d’essayer de me réconforter, mais jamais la plaie ne se refermera. Vingt longues années…
—Il m’attriste de vous voir ainsi. Mais je pense être le seul à comprendre votre chagrin… Messal scruta l’horizon.
—J’espère pour toi que jamais une femme ne te mettra dans ces états.
—Pour cela, faudrait-il que j’en connaisse une, dit-il, amer.
—Je te trouverai une épouse convenable. Nous n’avons pas d’ennemis. Un jour, je t’emmènerai à la découverte du monde. Il est grand temps que tu quittes les Pics.
—Peut-être que l’occasion se présentera plus tôt que prévu.
—Que veux-tu dire ? demanda son père, intrigué.
—C’est arrivé en fin d’après-midi, le temps qu’on me le fasse parvenir… »

Il tendit un rouleau, tout droit sorti de sa tunique. Le sceau était bien familier. Ce bon vieil Alexander… Il rentra à l’intérieur –le balcon donnant sur la bibliothèque-, et Messal prit un chandelier afin d’éclairer son père, qui le remercia d’un signe de tête. David aplanit le rouleau et le coinça entre deux piles de livres. L’adolescent regardait les yeux de son père, qui balayaient de gauche à droite de plus en plus rapidement. Ses cheveux étaient gris, et son crâne commençait à se dégarnir. Son expression était maintenant soucieuse.

« De mauvaises nouvelles ? S’inquiéta Messal.
— Non… mais d’étranges nouvelles… »

Jamais Messal n’avait vu son père aussi perturbé. Face au regard insistant de son fils, David fit part de ses inquiétudes :

« Ils convoquent l’assemblée extraordinaire. »

Cela n’eut pas l’air d’émouvoir Messal.

« Ce qui veut dire que vous partez ?
—Cela n’en fait aucun doute. M’accompagneras-tu ?
—C’est à quel sujet ?
—Une manifestation des dieux.
—J’ai passé ma vie à suivre votre exemple. II est évident que je vous accompagnerai. »

David lui sourit, touché.

« Messal, il se fait tard, et les invités nous attendent pour le repas d’anniversaire de ta mère. »

***

Constantin fulminait. Ce repas était ennuyeux, et il ponctuait la morosité de l’assemblée par des claquements de pieds nerveux. D’autant plus que leurs assiettes étaient vides. Le seigneur son père devait encore être en train de s’accabler sur son sort, contemplant le château des Rocmont, l’incarnation de sa déchéance. Ce manège l’agaçait. Il voulait un seigneur fort. Un père sur qui s’appuyer, et non pas un vieil homme grisonnant pleurnichard. Se morfondre depuis tant de temps pour une femme. Tous ces hommes étaient si naïfs, remettant leur vie en de fausses divinités. Si dieux il y avait, ils étaient bien silencieux. Aussi silencieux que ses prières lorsqu’il feintait la piété au sanctuaire, juste pour s’attirer les bonnes grâces de père et de mère. Perdre autant de temps, agenouillé à ne rien faire le faisait bouillonner. Il y avait tant à accomplir. Comment diable ses aïeux avaient-ils pu rester si oisifs pendant des siècles ? Pourquoi avaient-ils préféré rester terrés dans leur château, alors qu’ils étaient assez riches pour engager chaque habitant de la péninsule dans leur armée ?

Constantin avait des projets. De grands projets. Que valait l’or s’il n’était pas dépensé ? Cette avarice lui donnait la nausée, pourtant il était connu que leurs dieux si vertueux la répudiaient ! Il regarda le trône à sa droite, aussi vide que les ambitions de son possesseur. Sa mère, Isabelle passait le temps en faisant tourner une bague d’argent ornée d’un saphir autour de son doigt sec. A ses côté se trouvait les invités d’honneur : Reyce et Frederick Vangeld, ses frères et cousins du seigneur Joris. Les deux hommes semblaient plutôt mécontents de l’attente, le voyage pour les Pics étant des plus contraignants. La place à la droite du siège seigneurial était également inoccupée. Son crétin de frère, Messal, devait encore essayer d’en mettre plein la vue à leur père. Pas un instant ne passait sans que sa voix puérile, puis vacillante ne piaille à tout va des « Laissez-moi vous aider, Mère » où des « Oh père, et si nous allions prier ensemble après mon étude ? ». Encore un élément à ajouter à sa liste des choses qui lui donnait la gerbe : son petit frère. A côté de la place vide se trouvait Mennoa, sa demi-sœur, issue du premier mariage de père. Le seul bon côté que lui trouvait Constantin, était le fait qu’elle soit une femme, au moins ne lui volait-elle pas son héritage. La vieille Héréda, sa grand-mère lui tenait compagnie, et sans doute lui dictait elle comment devenir une dame. Constantin ne connaissait personne d’aussi plissé. Sa peau ressemblait au vieux parchemin jauni et tout craquelé. Elle était la sœur de Pierre Aubépine, l’ancien seigneur de Mortefange. Il l’avait sans doute envoyée à l’époque mourir sur ce vieux cailloux isolé qu’était le Pic-Nival pour un important apport d’or. On disait que les gens de Mortefange étaient aussi raffinés que les cochons qu’ils élevaient. Peut-être n’était-ce plus vrai grâce aux richesses de grand-père. Il porta son regard sur la table des Rocmont, située à droite du U que formaient les tables, celle des Aepaus se trouvant au centre. Leur seigneur, Euryl avait la coupe au bol, des cheveux bruns grisonnant et une moustache généreuse. Leur emblème, un hibou d’argent sur champ de sinople, était brodée en forme d’écu sur la nappe blanche qui cachait les tréteaux, et une vingtaine de ses gens l’accompagnait. Il n’avait ni enfants, ni épouse. Sur la branche de gauche, se trouvait la famille Duroche, et leur château azur sur fond d’argent faisait face au hibou des Rocmont. Tout comme les Aepaus, cette famille des Pics avait beaucoup perdu dans la guerre contre les habitants de Pic-aux-corbeaux. Leur seigneur, Joachim, un homme aux longs cheveux brun qui lui cascadaient sur les épaules avait perdu son bras en combattant pour son père. C’était son plus fidèle ami et allié.

Enfin, le moment que tous les convives attendaient se présenta. David arriva, suivit de son cadet. Aussitôt les musiciens, cachés dans une loge sombre firent grincer leurs archers sur les cordes de leurs violes. Messal s’assit à côté de sa demi-sœur et lui lança un sourire charmeur qu’elle ne lui rendit pas. Un sourire satisfait se dessina sur le visage de Constantin. Peut-être que Mennoa avait deux qualités finalement.

Comme les musiciens cessèrent leurs mélodies, David Aepaus présenta ses excuses pour l’attente forcée de ses convives :

« Messieurs, Mesdames, commença-t-il. Je vous prie de pardonner mon manque d’hospitalité. Mais une lettre importante vient de me parvenir, et c’est avec regret que prochainement, je devrai vous quitter. Je me rends pour Edelsteen, ville natale de ma … tendre et aimée épouse. »

Les mots avaient du mal à franchir ses lèvres, et il jeta un regard gêné vers sa femme, qui le regardait d’un air vide.

« Durant mon absence, je confierai la régence des Pics à Joachim Duroche. »

Il se retourna vers la table de gauche, et salua son ami manchot. Ce dernier le remercia d’un signe de tête, et les convives se mirent à applaudir, bien que les Rocmont y fussent quelque peu réticents. David se tourna alors vers les Vangeld dans leurs tenues jaunes.

« Messieurs, c’est avec plaisir que nous vous accueillons sous le toit du monde, puissent les dieux guider vos pas sur les flancs des Pics. Ce sera également avec joie que je vous propose de rentrer ensemble à Edelsteen. »

Frederick ne se montra pas contre.

« Mais trêve de bavardages, je peux entendre vos estomacs crier famine. Que le festin commence et joyeux anniversaire, Isabelle ! »

La salle applaudit ces bonnes paroles et redevint silencieuse. Le seigneur Aepaus joignit ses mains et ferma les yeux. Il commença à chanter à la gloire de Julianos, et fut bientôt imité par toute la salle.
Constantin avait envie de frapper quelque chose. Il entrouvrit les paupières, afin d’observer ses voisins. Les deux Vangeld semblaient surpris, et observaient en silence le rite religieux. Ils priaient au dieu du confort domestique, et le remerciaient pour le repas, lui demandant d’aider ceux qui ne pouvaient pas manger. Les violes accompagnaient leur psaume. Il porta le regard sur son frère. Ce dernier y mettait tellement de dévotion que l’expression de son visage donnait l’impression qu’il allait jouir.

Quand ils eurent fini, père fit teinter son couteau contre sa coupe d’or. Aussitôt, la musique devint plus joyeuse et rythmée. Des bouffons vinrent à grands coups de cabrioles et commencèrent différentes jongleries et tours de bolas enflammés, les clochettes de leurs tuniques d’un jaune criard grelotant dans un vacarme insupportable. Des valets apportèrent alors de larges et épaisses tranches de pain noir ainsi qu’une vasque remplie d’eau dans laquelle chaque convive trempa le bout de ses doigts pour les laver. Le premier plat fut servi. Euryl Rocmont eut l’honneur de la découpe. Le rôti de sanglier fit le tour de la table, chacun posant un bout de la carcasse sur son tranchoir. La viande tendre fut arrosée de sauce claire, dans laquelle baignaient des pruneaux et des bouts de carotte. Une procession de plat suivit : poissons citronnés, faisans aux olives, foie gras et confit de figues accompagnés de petits pains blancs. Le vin coulait à flot, et les ménestrels se succédaient entre deux numéros de pitrerie.

Constantin sourit. Son père sera bientôt parti. Bientôt il aurait le champ libre pour agir à sa guise. Les Aepaus avaient beau se dire d’être « de diamant dans la rouille », le diamant si intouchable présentait quelques imperfections.

Hors ligne Seichôka

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Re : De diamant dans la rouille
« Réponse #1 le: 08 Octobre 2015 à 10:03:29 »
Bonjour Lepe !

Même si ce n'est pas vraiment le genre de textes que je lis, j'ai bien aimé. Tu as un beau style et cela correspond bien à l'histoire que tu racontes. Les personnages sont également bien présentés et caractérisés (surtout le fils ainé que j'aime beaucoup ^^). Après, je ne comprends pas bien s'il s'agit d'un texte à lui seul ou si tu as prévu une suite.

Maintenant, chipotons ^^

Citer
Les montagnes étaient si hautes qu’elles les bloquaient, empêchant les pluies d’atteindre les territoires du nord, les condamnant à la mort, tandis qu’elles offraient la vie à ceux du sud.

Je trouve que tu accumules trop de -ant dans cette phrase de suite et qu'il serait mieux de la modifier pour qu'elle passe mieux.

Citer
et assassinèrent la fille du marchand, non pas sous les véhémentes protestations d’Euryl

Je trouve aussi que cette phrase sonne bizarre, surtout le "non pas sous".

Citer
Lily ayant accouché captive

Pour le coup, je trouve cette phrase trop brève et pas assez explicite. Peut-être ça rendrait mieux avec "en captivité".

Voilà voilà !
Au plaisir de te relire !
"Le poète troyen est mort... La parole est au poète grec."
Gireaudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu

Hors ligne Lepe

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Re : De diamant dans la rouille
« Réponse #2 le: 08 Octobre 2015 à 16:15:40 »
Salut Seichôka, et merci de m'avoir lu !

C'est en effet deux milliers de mots perdus dans des dizaines de milliers d'autres  ::)

Je tiens compte de tes remarques, évidemment !

Hors ligne Lepe

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Re : De diamant dans la rouille
« Réponse #3 le: 06 Novembre 2015 à 09:09:09 »
Bonjour, n'ayant pas eu de réponse depuis presque un mois, je me permet de faire remonter le sujet  :)

MillaNox

  • Invité
Re : De diamant dans la rouille
« Réponse #4 le: 04 Janvier 2016 à 20:31:44 »
Salut :)

au fil de la lecture...
Citer
sous le contrôle de Frank Wiern, le jeune frère –lui aussi bâtard- d’Alexander Wiern.
bizarre ce "lui aussi bâtard" parce qu'on avait pas d'info avant et ça donne l'impression que si. Je pense que c'est mal formulé

Citer
Ici, les nuages se trouvaient bien plus bas que les habitants.
mal dit je trouve, ça fait bizarre, tu veux juste dire que la cité surplombe les nuages non ?

Citer
Ses mains posées sur le balcon, il l’agrippait, le serrait de toutes ses forces, chaque recoin de son âme
la balustrade du balcon ou rambarde du balcon plutôt non ?

Citer
Il l’avait ramené à sa cour, et l’ayant mis enceinte, avait décidé de l’épouser.
mise

Citer
On apercevait encore les vestiges d’une tour, carbonisée lors du siège qui couta la vie de ses deux jeunes frères. Ses mains posées sur le balcon, il l’agrippait, le serrait de toutes ses forces, chaque recoin de son âme implorant la miséricorde des dieux.

Dans le temps, il s’était épris de la fille d’un riche marchand de Groléjac… Lilly. Il l’avait ramené à sa cour, et l’ayant mis enceinte, avait décidé de l’épouser. Il faut dire que Lilly était une bien jolie femme, ne manquant pas d’esprit. Un autre Seigneur s’en était entiché, bien qu’elle repoussât ses avances : Sire Lucius Rocmont. Ce dernier était le régent de Pic-aux-Corbeaux. Pris de jalousie, il enleva la jeune femme avec l’aide de ses fils, Euryl et Nisus. David entra dans une rage atroce, et peu de temps après, ses armées étaient aux portes du félon. Après un long siège, les Rocmont se surent perdus, et assassinèrent la fille du marchand, non pas sous les véhémentes protestations d’Euryl. Ce geste d’opposition lui sauva la vie, Le seigneur Aepaus se montrant miséricordieux. Mais jamais David n’oublierait le corps sans vie de Lilly, allongé à côté d’Euryl, inconscient, le front marqué par une profonde plaie. Ni l’épée du Seigneur Rocmont, dégoulinante du sang de sa bien-aimée.
du coup tu annonces d'abord que le siège a coûté la vie aux deux jeunes frères, puis tu racontes qu'elle a coûté la vie à sa bien aimée. Il faudrait que l'annonce corresponde à l'histoire sinon on se perd.

Citer
Aussitôt les musiciens, cachés dans une loge sombre firent grincer leurs archers sur les cordes de leurs violes.
archets

Citer
Je me rends pour Edelsteen, ville natale de ma … tendre et aimée épouse. »
se rendre à

Citer
Constantin sourit. Son père sera bientôt parti.
serait

hop là ! tout lu !
alors, sur la globalité...
je trouve le style un peu maladroit et pas très immersif. je ne suis pas vraiment rentrée dans le texte, et je pense que tu as vu gros avec ce grand nombre de personnages et leurs liens tous présentés dans un temps très court. ça fait trop d'infos à intégrer à mon goût.
dans les points positifs, j'aime bien les noms des pics, l'univers même si tu nous le détailles trop vastement trop tôt (du coup ça va trop vite pour intégrer). Par ailleurs tu sembles avoir des personnalités différentes avec des desseins différents qui se dessinent (les deux frères, la demi soeur, le père, la seconde épouse), et ça me semble une bonne base.
Donc à mon avis, il faut éviter cette intro qui revient loin dans le passé et plante le décor sur 20 ans avec + de 10-15 noms à retenir. ça pourra être expliqué + tard !

au plaisir !

Milla


 


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