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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » cauchemar

Auteur Sujet: cauchemar  (Lu 1426 fois)

Hors ligne Babataher

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cauchemar
« le: 20 Juin 2013 à 08:48:48 »
L’inspecteur de permanence, alerté à une heure trente du matin, regardait, l’air hébété, le corps inerte de la jeune fille, à peine treize ans. Une petite marre de sang, sous la tête, s’étalait sur le macadam. L’éclairage tamisé des réverbères et les gyrophares de la voiture de police, éclairaient le perron de l’immeuble. Le père de la jeune fille, en pyjama comme un pantin, soutenu par deux voisins, le regard absent, les membres tremblants, se tenait là, parmi les curieux passants, comme un mort vivant.

La victime, était une enfant adorable et studieuse, Aimée par ses parents et son petit frère. Elle compensait l’affection de ses parents en s’occupant, comme une mère, de son frangin malade de myopathie. Sa mère, dévouée et généreuse, emmenait son fils malade, une fois par semaine,  dans la ville voisine, pour suivre un traitement médical contre cette dégénérescence musculaire. La mère, souvent préoccupée par la fragilité du petit frère, comptait sur l’aide de sa fille pour suppléer son absence. Considérée par tout le monde, elle était aimable et gaie, ses parents satisfaits et comblés.

La famille vivait ainsi jusqu’au jour, où un tragique accident de la route a causé la mort de sa mère et son petit frère. Cela faisait déjà six mois. Depuis, ce drame terrible bouleversait la vie de la jeune fille et celle de son père. Le chagrin anéantissait  les espérances du père et plongeait la fille dans un désespoir troublant.

 Le brave père, le cœur gonflé de détresse, déployait tous ses efforts pour surmonter sa lourde peine ; et réconfortait, autant qu’il le pouvait, la consternation de sa fille. Le malheur, à jamais, les avait marqués de son effroyable empreinte.

Après le drame, la petite fille souffrait d’hallucinations et, se réveillait souvent la nuit en sursauts, en sanglots. Lorsque son père accourait pour la tranquilliser, elle bafouillait, tout en pleurs : « Ma mère est venue  pour m’emmener ». Un cauchemar effrayant, perturbait chaque nuit le sommeil de la jeune fille. Malgré l’attention que lui accordait le père, l’assistance soutenue du  médecin, la hantise persistait. Malgré les médicaments prescrits : les anxiolytiques, les neuroleptiques et tous les autres sédatifs, la fille périclitait sous l’effet de la même vision. La nuit, dans son sommeil, elle ressentait la présence fantomatique et troublante de sa mère.

Puis vint cette effroyable nuit ; vers une heure du matin, la fille, tremblante se réveilla, elle se leva de son lit et, confondue, ravie de voir sa mère prés d’elle, s’approcha et lui tendit la main ; sa mère, avec douceur, la prit entre ses bras, l’embrassa et lui demanda de la rejoindre dans le ciel. Toutes deux s’approchèrent de la fenêtre baignée par une lumière étrange. Sa mère, lunatique, ouvrit la fenêtre et sortit la première, puis se tournant vers sa fille, la pria de suivre ses pas.
« Modifié: 20 Juin 2013 à 08:54:18 par Babataher »
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne elow68

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Re : cauchemar
« Réponse #1 le: 20 Juin 2013 à 09:36:35 »
Bonjour :)
Petit travail sur les répétitions, pour le plaisir ;)

L’inspecteur de permanence, alerté à une heure trente du matin, regardait, l’air hébété, le corps inerte de la jeune fille. A peine treize ans... Je remplacerai "regardait" par l'un de ces verbes : examiner, scruter, fixer, inspecter... Car je trouve que "regarder" ne donne pas assez de relief. De plus, il y a une répétition avec plus loin "le regard absent"

L’éclairage tamisé des réverbères et les gyrophares de la voiture de police, illuminaient le perron de l’immeuble. Pour éviter la répétition avec l'éclairage.

Le père de la défunte (ou de l'adolescente), en pyjama comme un pantin, soutenu par deux voisins, le regard absent, les membres tremblants, se tenait là, parmi les curieux passants, comme un mort vivant. Pour éviter la répétition de "la jeune fille".

Aimée par ses parents et son petit frère. Pourquoi pas "aimée par sa famille" pour éviter la répétition de "parents" ?

Elle compensait l’affection de ses parents en s’occupant de son frangin atteint de myopathie comme si c'était son propre enfant. Pour éviter la répétition de "mère" et "atteint" pour éviter la répétition de "malade" Si tu mets enfant ici, il faudrait mettre adolescente dans la phrase : La victime était une enfant...

Sa mère, dévouée et généreuse, emmenait une fois par semaine son fils malade dans la ville la plus proche (ou attenante), pour suivre un traitement médical contre cette dégénérescence musculaire. Elle était donc souvent préoccupée par la fragilité du petit frère, et comptait sur l’aide de sa fille pour suppléer son absence.

Pourquoi pas annoncer son prénom (s'il est connu) pour éviter les répétions de "fille" dans la suite ? Ou alors jongler avec adolescente, fillette, gamine (si pas trop familier...), son unique descendante, la jeune demoiselle.... etc

Il y a, me semble-t-il, un problème au niveau de la ponctuation également. Mais je ne suis pas une pro je laisse le soin aux personnes plus qualifiées de dire si oui ou non il y a un soucis ;)

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
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Re : cauchemar
« Réponse #2 le: 20 Juin 2013 à 11:23:27 »
Merci elow68 pour ce regard critique.
Bien vu et j'adhère à toutes les modifications que tu proposes. Cela prouve qu'on ne relie pas suffisamment.
Mais quand on est dans sa bulle il faut quelqu'un autre de l'extérieur pour voir!
Encore une fois merci.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne elow68

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Re : cauchemar
« Réponse #3 le: 20 Juin 2013 à 11:33:02 »
Pas de problème, ce fut avec plaisir !
On a tous le même problème pour se détacher de nos textes je pense :)
Le regard des autres est essentiel pour progresser c'est sûr !
« Modifié: 21 Juin 2013 à 08:22:06 par elow68 »

Hors ligne colinep11

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Re : cauchemar
« Réponse #4 le: 20 Juin 2013 à 12:44:05 »
Un bonjour de bon matin ! (je viens de me réveiller :-[)

La victime, était une enfant adorable et studieuse, Aimée par ses parents et son petit frère.
Pourquoi mets-tu une majuscule à aimée ?

Citer
Elle compensait l’affection de ses parents en s’occupant, comme une mère, de son frangin malade de myopathie. Sa mère, dévouée et généreuse,
comme une mère - sa mère  <- répétition bof bof
je vois qu'il y a encore mère 2/3 lignes plus loin |-|

Citer
son frangin malade de myopathie. Sa mère, dévouée et généreuse, emmenait son fils malade,
répétition -> son frangin malade - son fils malade

Ohlala :aah: Je vois par la suite qu'il y a énormément de répétitions des mots : mère, fille, frère, père, fils, famille
Il faut que tu revois tout ça ;)

Citer
La famille vivait ainsi jusqu’au jour, où un tragique accident de la route a causé la mort de sa mère et son petit frère. Cela faisait déjà six mois.
Cet accident ne nous touche nullement car tout va bien (je me comprend) et là, paf ! Tu nous sors ça comme ça, c'est vraiment rapide. Il faut que tu nous fasse aimer tes personnages pour que cela est vraiment un impact là c'est très (trop ?) rapide, on ne s'y accroche pas.

Citer
Puis vint cette effroyable nuit ; vers une heure du matin, la fille, tremblante se réveilla,
Pareil ici : tient tout d'un coup il lui arrive ça, ah ok...


J'aime bien la fin - bien qu'elle ne soit pas joyeuse - mais entre temps tout va vraiment trop vite ! Il faudrait que tu étoffes ça, que tu donnes de la profondeur aux personnages pour que l'on s'y attache. Là tu nous décris des fait mais rien ne nous atteint.
Aussi, il y a beaucoup trop de répétitions, faut vraiment que tu revois ça !! ;) Pour cela tu peux déjà donner des prénoms aux perso ça évitera pas mal de répétition. Sinon, ton texte à une très belle syntaxe, je trouve.

Edit : Je viens de lire la critique de elow68, et finalement on se rejoint assez. Si ce n'est sur la ponctuation où je ne vois rien à redire ; je crois... Je vais refaire une petite lecture.

En y revenant, voilà ce que j'aurais fait pour la ponctuation :
Citer
L’inspecteur de permanence, alerté à une heure trente du matin, regardait, l’air hébété, le corps inerte de la jeune fille, à peine treize ans. Une petite marre de sang, sous la tête, s’étalait sur le macadam. L’éclairage tamisé des réverbères et les gyrophares de la voiture de police, éclairaient le perron de l’immeuble. Le père de la jeune fille, en pyjama comme un pantin, soutenu par deux voisins, le regard absent, les membres tremblants, se tenait là, parmi les curieux passants, comme un mort vivant.
L’inspecteur de permanence alerté à une heure trente du matin, regardait l’air hébété, le corps inerte de la jeune fille, à peine treize ans. Une petite marre de sang, sous la tête, s’étalait sur le macadam. L’éclairage tamisé des réverbères et les gyrophares de la voiture de police, éclairaient le perron de l’immeuble. Le père de la jeune fille en pyjama comme un pantin, soutenu par deux voisins, le regard absent, les membres tremblants, se tenait là parmi les curieux passants, comme un mort vivant.

Citer
La victime, était une enfant adorable et studieuse, Aimée par ses parents et son petit frère. Elle compensait l’affection de ses parents en s’occupant, comme une mère, de son frangin malade de myopathie. Sa mère, dévouée et généreuse, emmenait son fils malade, une fois par semaine,  dans la ville voisine, pour suivre un traitement médical contre cette dégénérescence musculaire.
La victime était une enfant adorable et studieuse, aimée par ses parents et son petit frère. Elle compensait l’affection de ses parents en s’occupant, comme une mère, de son frangin malade de myopathie. Sa mère, dévouée et généreuse, emmenait une fois par semaine son fils malade dans la ville voisine où il suivait un traitement médical contre cette dégénérescence musculaire.

Citer
La famille vivait ainsi jusqu’au jour, où un tragique accident de la route a causé la mort de sa mère et son petit frère. Cela faisait déjà six mois. Depuis, ce drame terrible bouleversait la vie de la jeune fille et celle de son père. Le chagrin anéantissait  les espérances du père et plongeait la fille dans un désespoir troublant.
La famille vivait ainsi jusqu’au jour où un tragique accident de la route causa la mort de sa mère et son petit frère. Cela faisait déjà six mois. Depuis, ce drame terrible bouleversait la vie de la jeune fille et celle de son père. Le chagrin anéantissait les espérances du père et plongeait la fille dans un désespoir troublant.
Une espace en trop entre "anéantissait" et "les espérances".


Finalement, elow68 a raison, il y a bien un problème de ponctuation. J'ai revu déjà un peu mais essaye de faire la suite tout seul sinon je vais citer tout ton texte ici ! :)
« Modifié: 20 Juin 2013 à 12:54:28 par colinep11 »
La lumière est une danseuse capricieuse consciente de sa grâce. Carlos Ruiz ZAFÓN

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
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Re : cauchemar
« Réponse #5 le: 20 Juin 2013 à 13:15:14 »
Merci colinep11 pour cette lecture intéressée.
Je feria la même réponse  que celle adressée à elow 68
Merci encore!
Tiens ! on apprend plus en se faisant relire par un autre qu'en se relisant soi même!  C'est surement une question d'angle ou de point de vue!
En tout cas merci.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

 


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