Et aussi Rien qu'un surhomme d'Olaf Stapledon, qui décrit la difficulté d'être surdoué.
... À quatre ans, il passait pour un arriéré. Mais à peine a-t-il atteint l'âge de raison qu'il devient un brillant mathématicien. À neuf ans, il est capable de prouver à de grands physiciens qu'ils sont dans l'erreur ; ce qui ne l'empêche pas d'être, à la fois, un voleur et... un assassin.
Ma (vieille) critique sur Amazon :
Rien qu'un surhomme, Odd John en anglais, est le chef d'œuvre d'Olaf Stapledon. Le titre anglais met l'accent sur l'étrangeté et c'est exactement ce qui survient à John, un surdoué perdu dans un monde normal. Il ne se sent pas à sa place, prince en exil à la recherche des siens. Il cherchera à créer un monde utopique, au milieu de ses semblables, mais ne fera que retrouver, en plus intenses, les mêmes problèmes que précédemment. Olaf Stapledon eut lui-même une vie originale (odd ?). Il obtint son doctorat de philosophie à 39 ans, pour le plaisir en quelque sorte. Son œuvre influença directement des auteurs comme Arthur C. Clarke et Brian Aldiss.
Odd John décrit l'arrivée de mutants supérieurs à l'homme qui remettent en cause les valeurs culturelles de l'humanité mais sans pouvoir vivre les leurs propres. En ce sens le roman constitue une dystopie intense et bien menée. Olaf Stapledon privilégia dans tout ses romans des valeurs spirituelles. A ce titre il termina sa trop courte vie (1886-1950) en enseignant la philosophie à l'université de Liverpool.