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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Réflexion à une folie particulière.

Auteur Sujet: Réflexion à une folie particulière.  (Lu 1915 fois)

Hors ligne Aisling

  • Plumelette
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Réflexion à une folie particulière.
« le: 12 Mai 2013 à 23:10:24 »
J'ai envie de hurler, de crier, de m'arracher tout ce que j'ai dans le corps, dans le cœur, dans la tête, de sentir tous mes boyaux exploser violemment,  VIOLEMMENT. Je sens que ça monte, putain, je commence à avoir du mal à me contrôler. J'ai du mal à respirer, à penser, j'ai les oreilles qui crient, putain de merde ! J'arrive pas à extérioriser avec des mots, putain de merde ! C'est comme si c'était PLAT PLAT PLAT. Je veux DETRUIRE.

Je veux détruire des gens, encore et encore, je veux tous les voir en train de pleurer comme des chiens dégueulasses sur lesquels on crache dans la rue. Bordel de merde, putain, j'en pleure. Tout bourdonne dans ma tête. Comme si tu voulais mordre quelqu'un, de toute tes forces, l'immobiliser, le mettre à terre, l'entendre pleurer, et le torturer. Foutre mes pieds sur son visage, le laisser se traîner dans la merde la plus intense, comme un pauvre clochard qu'on devrait tabasser. Je veux le voir saigner, je veux le voir HURLER, PLEURER, ME SUPPLIER, M'IMPLORER. Comme une putain qui va se faire violer dans la rue la plus crade, comme une putain de ménagère, soumise à son mari, qui va recevoir sa tabasse du soir. Je veux les déchirer avec mes dents, mes mains, mes coups de poings, les frapper à MORT encore et encore et encore et ENCORE. Avec une putain de violence, une putain de rage. L'obliger à baisser la tête, lui crever les yeux, l'arracher complètement.
Je l'ai, cette saloperie d'image dans la tête. Lui, dans la merde, dans la boue la plus complète, la bouche pleine de sang, pleine de toute cette crasse dans la bouche, avec ses yeux vitreux, hagards, suppliants, qui me regardent, qui d'un regard implorent une dose d'espoir. Je le vois, avec ses vêtements tout arrachés, avec ses bleus au coin des yeux, les ongles complètement arrachés, complètement saignants, pendant que LUI, il me regarde. Pendant qu'il murmure. Bordel, que je veux le massacrer. Bordel, que je veux le démonter, lui tout entier.

Je sens tous mes muscles crispés en moi. Ma crise a duré plus d'une heure. Je me sens épuisée, j'ai mal au crâne. Et j'en envie de gerber en me relisant. J'ai des frissons, complètement affreux. J'ai mal à la nuque, j'ai l'impression d'avoir un couteau sous la gorge tellement mon cœur est lourd. C'est horrible. J'ai encore un peu de cette haine, mais je commence à arriver à la refouler. Comme si je capturais ce rat et que je le remettrais en cage, doucement. J'ai toujours autant de mal à respirer, sans doute est-ce dû aux larmes qui coulent sur mes jours. Je me fatigue, et en me relisant, je me répugne. Je veux encore toutes ces choses, je sens cette haine complètement instable. Elle est mon ombre noire, celle qui me dirige. Elle a une pleine main sur moi, sur mes pensées, sur mes sentiments. J'en peux plus, je la sens, aussi inconstante qu'une courbe, qui monte et descend en intensité. Mais merde, mais putain … J'en supplie, j'en supplie, j'ai envie de faire n'importe quoi pour que ça s'arrête, j'ai vraiment envie de faire n'importe quoi. Me tailler, prendre des médocs, TOUT.

Merde, je pleure, putain. Je pleure et ma rage s'intensifie, elle devient à chaque fois plus intense ! La musique douce, joyeuse, elle me DEGOUTE. J'ai envie de la gerber, putain ça serait un verre, je l'aurais explosé contre le mur cette grosse pute qui est censé apporter euphorie et extase mais qui m'apporte que la douloureuse plaie au fond de mon cœur. Mon estomac me plante des aiguilles, mes mains commencent à taper avec hargne et haine, ma voix, elle, est INCAPABLE de sortir le moindre son ! Elle veut pas CRIER, elle veut pas SORTIR.

Mais putain, mais dégage. Dégage !!! Dégage, dégage, dégage, dégage ! Casse toi, fous moi la paix, putain. J'en peux plus de toi ! Tu me rends la vie infernale, espèce de connasse d'obsession à la décadence. J'en ai rien à foutre de la décadence de merde, j'en ai rien à foutre ! Arrête de te foutre en moi comme une gangrène malsaine, tu vois pas que tu me TUES ?

Tu vois PAS que depuis des années, tu me tues, tu m'arraches, tu me fais PETER les plombs ? Alors putain, CASSE TOI ! Dégage, putain, dégage espèce de pensée malsaine. Tu me rends folle, tu me rends dingue, tu m'empêches de rêver, tu tues tous mes rêves un à un. C'est quoi ton putain de problème, HEIN ?

Ca t'éclate de me rendre heureuse alors de me foutre en l'air, HEIN ? Ca t'éclate de me regarder souffrir espèce de pétasse d'inconscience ? Mais merde ! Putain, mais tu me laisses assister à ce spectacle intérieur, tu me laisses TOUT voir, sans que je ne puisse RIEN faire.
JE SUIS IMPUISSANTE face à ma PROPRE AME.

Je suis complètement passive et je suis gelée. Je sens les petites décharges électriques qui se propagent en mes muscles. Et mes larmes coulent sans cesse. Elles me font trembler, je tremble. Mon souffle est coupé, mon esprit est un brouillard sans éclaircies. Je pleure encore et encore … Je me sens épuisée par moi-même. Je n'arriverais plus à lutter longtemps, je ne vais plus pouvoir. Je n'y arrive déjà plus.

Hors ligne EloiR

  • Aède
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Re : Réflexion à une folie particulière.
« Réponse #1 le: 12 Mai 2013 à 23:33:31 »
C'est tout à fait illisible ça. Pourtant le style est bon - je ne veux pas dire beau mais il y a un "quelque chose" d'intéressant, je pense - Mais ce cri, ces vulgarités faussement sincères, il y en a trop, alors, je crois, ça sonne faux. Le timbre de voix, la couleur, c'est très égocentrique alors je devrai aimer, mais c'est très dur pour le lecteur, alors je n'aime pas. Je pense même, avec ce style agréable malgré tout, avoir fini déçu.
"Je crois que les efforts humains peuvent faire naître une œuvre."
Peter Zumthor

Hors ligne Fahrenheit

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Re : Réflexion à une folie particulière.
« Réponse #2 le: 12 Mai 2013 à 23:41:11 »
Salut !

C'est violent, dis-donc.
Je ne comprends pas exactement de quoi tu parles, dans tout ce texte, et pourquoi. C'est la pensée malsaine qu'il/elle veut faire souffrir, ou c'est justement le fait de vouloir faire souffrir quelqu'un/quelque chose qui est une pensée malsaine, par exemple ?

Citer
Ca t'éclate de me regarder souffrir espèce de pétasse d'inconscience
De conscience, plutôt ? Parce que l'inconscience, c'est con à dire, mais t'en a pas... conscience. Tu ne la perçois pas, donc tu ne peux pas écrire dessus. Après, je n'suis pas psy  :-¬?

J'aime bien cette rage, ça donne du punch au texte, mais ça rendrait mieux avec plus de vocabulaire, éviter les répétitions, et varier les "putains", particulièrement.
Dieu n'a pas fait de paupières pour les oreilles.

Hors ligne Ned Leztneik

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Re : Réflexion à une folie particulière.
« Réponse #3 le: 12 Mai 2013 à 23:59:20 »
Le personnage décrit son conflit interne entre son conscient et son âme. (Ou ce qu'elle imagine être son âme). Il y a forcément un vainqueur et un vaincu.
Selon mon sentiment, ce texte mériterait un vocabulaire moins violent. Le contraste entre en serait renforcé.

Tu pourrais ,par exemple, décrire ce conflit en opposant des descriptions.
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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Hors ligne Aléa

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Re : Réflexion à une folie particulière.
« Réponse #4 le: 13 Mai 2013 à 01:19:05 »
yop

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Mais putain, mais dégage. Dégage !!! Dégage, dégage, dégage, dégage ! Casse toi, fous moi la paix, putain.
Bon ca a été deja dis, moi ca me derange pas particulierement, mais c'est vrai que par exemple là tu pourrais supprimer une serie ou deux de putains, On a comprit l'enervement, ne pas tomber dans l'exces

Bon sinon, je ne sais pas si c'est un texte fiction ou si tu l'as vraiment écris tel quel, dans ce cas, c'est tout de meme tres personnel comme écrit à faire partager, comme ces textes exptiatoires qui sortent parce qu'ils doivent sortir, mais qui restent pour nous, enfin ca nous arrive à tous, donc fais attention a ne pas le prendre trop pour toi sur certaines remarques, c'est toujours dur de juger du personnel tu sais, et si c'est pas le cas, chapeau (Meme en s'inspirant ou reprenant des morceaux deja ecrits)

Bon c'est très puissant, ce besoin de violence, c'est souvent comme ça quand on est jeune (Tiens ca me fais gradement penser à un poème que j'ai posté ici, enfin bon jvais pas faire ma pub) ou peut etre en general de peter des plombs des fois, bref ce texte c'est la haine
Peut etre des fois tu tires trop sur le pathos et l'appitoiement, mais globalement les ressentis passent, le premier paragraphe est juste..destructeur
Et le ton et le vocabulaire... Si tu pouvais controler cette haine et rediriger cette rage vers autre chose, tu pourrais ecrire des choses excellentes et puissantes, tu n'as aucun bloquage à l'écris et ca c'est frai quoi qu'on en dise

Je rejoins un peu ned, pour l'opposition, écrire ce genre de textes, quand on est dans ces etats là, ca fait du bien généralement, et ca aurait pu etre interressant d'opposer cela en conflit plus marqué, plutot qu'un abandon presque pathétique (parce qu'en tout cas on n'en sait pas assez sur le narrateur) Enfin ca paraitrait plus logique qu'un abandon, la logique s'oppose à la folie, ou c'est l'ordre en tout cas, et tout fait partie d'ordre ou de cycles si l'on veut etre plus juste avec les hommes et non pas avec leur justice, enfin je m'égare, mais t'as compris je pense

Voilà j'ai tout dis du mieux que j'ai pu, désolé si j'ai jugé quelque chose de trop personnel, au plaisir jeune ame!
« Modifié: 13 Mai 2013 à 01:38:01 par Ben.G »
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

Hors ligne western

  • Aède
  • Messages: 221
Re : Réflexion à une folie particulière.
« Réponse #5 le: 13 Mai 2013 à 02:16:00 »
j'ai eu l'impression de lire la concaténation de deux textes, l'un sur le désir de  destruction, l'autre sur le conflit interne.  le lien entre les deux m'a paru un peu capillotracté, j'ai du raté une étape.  ça me parait un peu fort de café de jouer sur les deux tableaux, que le personnage soit et dans la violence externe,  et dans la violence interne.
 

Hors ligne Aisling

  • Plumelette
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Re : Réflexion à une folie particulière.
« Réponse #6 le: 17 Mai 2013 à 21:21:09 »
Prenant compte de tous vos commentaires, je comprends ce qui ne va pas.
Tout est désordonné, et vulgaire.
Il faut donc, que j'oppose tout ça.
Je vais avouer franchement que j'ai écris ce texte d'une traite, l'un d'entre vous a compris pourquoi je pense, et je ne l'ai donc jamais retravaillé, bien qu'il ait un air dérangeant.
Par contre, je ne comprends pas pourquoi ça tend vers le pathétique.
Ou du moins, si.
Mais une folie pour moi est une folie.
Tout le monde a eu des moments, et il est très difficile de lutter contre.
Parfois, il est plus facile de la supporter et ce texte était écrit dans ce sens.
C'est peut-être cela qui l'a rendu pathétique.
En tout cas, je retravaillerais tout ça, ou alors en donnant d'avantages d'informations, ou alors en ordonnant les idées mais une chose est certaine, un peu de vulgarité fera moins de mal:$
MERCI POUR VOS COMMENTAIRES.

 


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