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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Parfois il faut savoir oser.

Auteur Sujet: Parfois il faut savoir oser.  (Lu 1349 fois)

Hors ligne Insane

  • Plumelette
  • Messages: 13
Parfois il faut savoir oser.
« le: 02 Mai 2013 à 20:35:40 »
   Et cette enfant qui court dans ce jardin ne se doute pas que ce soleil flamboyant un jour sera si terne que l’air qu’elle respirera alors en sera devenu délétère. Mais elle court dans ce jardin, les pieds nus dans l’herbe fraîche, et ses bras ouverts ressemblent à deux flèches indestructibles et vigoureuses comme des rayons de ce même soleil. Vide de toutes pensées elle fini par se laisser aller dans un tournoiement sans fin, son doux visage penché en arrière et les yeux clos, offerte au vent et vivante comme elle ne le sera jamais plus. Elle virevolte puis court à nouveau, et, encore, elle s’abandonne dans un tourbillon absolu. Ce coeur qui en elle bat si sereinement, ce coeur jeune et si tendre qui cogne dans ce corps mince et si vivant, connaît en cet instant ses dernières heures d’insouciance. Tout ce qu’elle a perdu à fait taire en elle pour toujours cette vie qu’elle incarnait. Et quand désormais elle erre, elle contemple cette même vie autour d’elle qui l’a déserté. Il paraît que les océans chantent, que les navires y chavirent et s’y déchirent. Et les rêves s’y noient sans fin, quand le soleil devenu noir s’y meurt tous les soirs sous nos yeux insensibles. Et quand les étoiles se retirent du miroir de l’univers il ne reste alors plus rien que les ténèbres. Et les âmes qui s’éveillent dans l’obscurité de ce soleil, ouvrent leurs yeux sur un monde déchanté. Cette enfant en elle s’est tu pour toujours, et plus jamais elle ne pourra courir comme dans ce souvenir irréel car se souvenir s’étiole, qu’il s’étiole et qu’il ne lui restera plus rien.

   Où est donc passé toute cette grandeur de l’histoire ? Qu’est-ce que toutes ces guerres ont bien pu provoquer pour que le monde d’aujourd’hui tente de survivre avec un poignard lancé, visant toutes les têtes et tous les arbres sans jamais élire de cible ? La mort se balance dans le ciel, expiant tous les instants de sérénité qu’il nous reste, et embrassant nos pêchés de sa lame sublime et mortelle. Les rêves se meurt dans leur fourreau doré avant d’atteindre l’arcade des possibles. Il paraît que ces rêves tombent des étoiles en une pluie de feu que nul n’observe. Levez donc vos yeux, vous mes frères, regardez enfin combien l’infinité de l’univers permet l’infinité des possibles. Tournez donc vos yeux plein d’azur et d’étoiles vers celles que vous ne voyez plus. Tournez donc vos yeux désespéré vers l’univers et sauvez en un regard toutes ces étoiles. Il paraît qu’autrefois, dans la nuit brûlante elles dansaient, il paraît qu’autrefois, l’impossible n’existait pas. Le désespoir à fait naître en vous la crainte qu’en contemplant ces étoiles, elles ne vous évoquent plus que l’impuissance de votre condition. L’impuissance de rêver, l’impuissance d’être libre, la crainte de la désillusion de vos rêves, la crainte de croire que tout est possible. Et c’est en respirant cette crainte qui n’est autre que le mal de ce monde, la sourde apocalypse qui prend vie, car cette crainte est une torture de l’âme. Elle protège de la désillusion mais elle défend toutes vies. Ce n’est qu’à la fin que l’on réalise que la plus grande désillusion qui soit, fut d’avoir cru en un mensonge. Et ce mensonge n’est autre que celui d’avoir cru qu’en s’interdisant de rêver, de croire aux possibles pour se prévenir de toutes formes de désillusions, nous avons été le seul instigateur de notre propre impuissance et notre propre barrière à la vie. Osez enfin y croire, osez enfin espérer et chassez de vos nuits ces peurs absurdes de l’humanité. Vos yeux s’emplissent d’encre et les étoiles y meurt à leur tour, mais n’ayez crainte, le désespéré n’est autre que celui qui à le plus d’espoir. Il ne fait que craindre d’espérer, mais, au fond, il espère retrouvé l’espoir. Et en cela il espère. Tournez donc vos yeux qui se noircissent vers le miroir de l’univers, et les étoiles à leur tour surgiront en vos pupilles vides comme un bateau dans la nuit.
"La curiosité du mal est une maladie infâme qui naît de tout contact impur." (A. de Musset)

Notre temps est le présent et ce présent ne finira jamais

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Parfois il faut savoir oser.
« Réponse #1 le: 02 Mai 2013 à 20:48:35 »
N'oublie pas de référencer tout nouveau texte posté dans l'Index des textes de la section correspondante, s'il te plait ! Merci d'avance ;)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Fahrenheit

  • Calligraphe
  • Messages: 105
Re : Parfois il faut savoir oser.
« Réponse #2 le: 02 Mai 2013 à 21:55:10 »
Salut !

Citer
Tout ce qu’elle a perdu à fait taire
a fait taire.

Citer
Cette enfant en elle s’est tu pour toujours
Elle s'est tue.

Citer
et plus jamais elle ne pourra courir comme dans ce souvenir irréel car se souvenir s’étiole, qu’il s’étiole et qu’il ne lui restera plus rien.
Car ce souvenir. Je n'ai pas compris la dernière partie de cette phrase ?

Citer
Les rêves se meurt
Se meurent.

Citer
Il paraît que ces rêves tombent des étoiles en une pluie de feu que nul n’observe
Il y a répétition de rêves. Ces songes ?

Citer
l’infinité des possibles
Je n'aime pas trop cette phrase, l'infinité des possibilités ?

Citer
Le désespoir à fait naître
a fait naître.

Citer
Et c’est en respirant cette crainte qui n’est autre que le mal de ce monde, la sourde apocalypse qui prend vie, car cette crainte est une torture de l’âme.
Là aussi, je trouve qu'il y a répétition de "crainte".

Citer
les étoiles y meurt à leur tour,
Y meurent.

Citer
le désespéré n’est autre que celui qui à le plus d’espoir. Il ne fait que craindre d’espérer, mais, au fond, il espère retrouvé l’espoir.
Celui qui a, retrouver.

Citer
il espère retrouvé l’espoir. Et en cela il espère.
Je sais que la répétition est voulu, mais je trouve ça maladroit.

Voilà, voilà, dans l'ensemble, j'ai bien aimé, c'est poétique.
Mais le mot étoile est trop souvent utilisé, peut être varier avec des synonymes.
Au plaisir !

(J'avais lu et commenté ton autre texte, mais je n'ai pas pu poster.  J'avais aimé, aussi !)
« Modifié: 02 Mai 2013 à 21:57:34 par Fahrenheit »
Dieu n'a pas fait de paupières pour les oreilles.

Hors ligne Insane

  • Plumelette
  • Messages: 13
Re : Parfois il faut savoir oser.
« Réponse #3 le: 03 Mai 2013 à 18:14:47 »
Merci pour les corrections, j'aurai dû me relire quand je vois certaines erreurs qui sont pour le coup énormes.
Ce souvenir qui s'étiole, qu'il s'échappe, il s'évanouit, il devient flou, et c'est dans ce souvenir qu'elle a été le plus vivante, donc sans ça elle n'a plus rien.
Je trouve quand même que "l'infinité des possibles" sonne mieux que "l'infinité des possibilités"
La répétition de crainte est volontaire, après celle de l'espoir, après que tu l'ai fait remarquer je la trouve aussi maladroite, il faudra donc que je revienne un peu sur ce texte pour le peaufiner.

Merci de ton passage en tout cas : )
(Mon autre texte est de nouveau valide si jamais tu veux toujours y poster un commentaire)
"La curiosité du mal est une maladie infâme qui naît de tout contact impur." (A. de Musset)

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Hors ligne Aléa

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Re : Parfois il faut savoir oser.
« Réponse #4 le: 03 Mai 2013 à 22:35:07 »
Salut!

Citer
   Et cette enfant qui court dans ce jardin ne se doute pas que ce soleil flamboyant un jour sera si terne que l’air qu’elle respirera alors en sera devenu délétère.
Je propose d'entrée une virgule apres 'terne', histoire de couper un peu cette longue phrase  :mrgreen:
Citer
Tout ce qu’elle a perdu à fait taire en elle pour toujours cette vie qu’elle incarnait.
Oula oula, la construction de cette phrase me semble un peu cabossée, manque de ponctuation ou d'ordre (virgule autour de 'pour toujours' passerait bien je pense en gardant ta construction)
Citer
de ce soleil,
du soleil serait plus naturel non? ca me fait penser au debut ou j'ai faillit te faire la remarque sur l'utilissation de 'ce', repetition un peu du coup
Citer
déchanté.
déchanté... ou désenchanté? qui colle plus avec le debut du texte? mais j'aime bien déchanté
Citer
nous reste, et embrassant nos pêchés de sa lame sublime et mortelle.
Je supprimerait le premier 'et', ou le remplacerait par un 'en', ou quelque chose comme ca
Citer
Les rêves se meurt dans leur fourreau doré
meurent, c'est marrant fourreau je le verrait plutot au pluriel  :P
Citer
l’infinité des possibles.
et l'infini des possibles? ca te plait?  :P ca ferait un petit contraste avec le premier 'infinité'
Citer
un regard toutes ces étoiles.
ces astres, la répétition gache un peu :/
Citer
ces étoiles
le ciel, tu peux garder 'elles' apres, on comprend bien de quoi tu parles
Citer
le désespéré n’est autre que celui qui à le plus d’espoir.
Belle phrase!
Citer
il espère retrouvé l’espoir.
retrouver, et phrase discutable, enfin sur ce point quelqun qui pense l'opposé de toi pourrait discuter aha
Citer
et les étoiles à leur tour surgiront en vos pupilles vides comme un bateau dans la nuit.
Une belle invitation au voyage imaginaire

Pour revenir la dessus
Citer
  Où est donc passé toute cette grandeur de l’histoire ?
J'ai eu du mal avec la transition, un peu trop abrupte, carrement meme, j'ai pas vu le lien avec ces souvenirs d'enfance revolue, de quelle histoire parle-t-on? L'histoire de l'homme? je ne pense pas non plus qu'elle était plus belle avant, à l'epoque insouciante si l'on peut dire, sauvage, peut etre, mais sous les croyances et les religions meres, il y avait tout autant de maletres et de problemes chez l'homme

Ah oui voila, je vais commencer par là, c'est un bon texte, meme si j'ai eu l'impression d'en lire un peu deux differents, au moins dans les images (je n'ai peut etre pas vu le lien), parce que les idées que tu defends tu le fais avec de la poésie et des arguments construits (dommage pour les quelques répétition!), à part un ou deux détails, je n'avais pas grand chose à contredire moi qui suit exactement l'opposé en terme d'idée: Un des pires problemes de l'homme pour moi c'est la croyance, on pourrait en discuter pas mal tout deux avec de bons arguments (sans que l'un ai plus tort que l'autre), mais je pense qu'on se rejoint au moins sur l'importance de l'imaginaire, c'est deja ça.
Bref voila j'ai dit tout ce que j'avais à dire,
Au plaisir!

Edit: Oula mais en fait j'ai oublié des trucs!
Le debut, la petite fille, l'herbe, l'approche de quelque chose de terrible... j'ai eu un immense sentiment de deja vu, heureusement apres ca à evolué, et en bien
Ah aussi, j'ai été decu par rapport au titre, je m'attendais a quelque chose de...plus osé!!
(Mais j'ai quand meme bien aimé hein, la facon dont tu exprimes tes idées est belle)
« Modifié: 03 Mai 2013 à 22:43:45 par Ben.G »
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

 


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