Yosh !
Enfant dans ses pensées perdu, assis sur cette pierre, rocher solitaire, je m'approchais doucement pour ne pas déranger cette méditation que paradoxalement je ne voulais perturber mais en même temps avais forte envie d’en saisir la profondeur!
- pourquoi avoir inversé sur "Enfant perdu dans ses pensées" ?
- "cette pierre" ? Pourquoi pas "une ou la" ?
- que je ne voulais pas perturber
- fort envie
A quoi pensait 'il?
pensait-il
il faut une espace devant le point d'interrogation (valable aussi pour les points d'exclamation).
"khouchaibates"
Je n'aurais pas mis de guillemets, de façon à ce que khouchaibates entre naturellement dans le texte.
et un strict minimum liquide et solide qui lui permettrait d'alimenter son cerveau en glucose et de maintenir son metabolisme de base actif
C'est très étrange. On a l'impression que le texte a une tonalité plutôt doucement poétique, ici, c'est très factuel et scientifique.
Est-ce parce que l'événement décrit a poussé le narrateur a devenir scientifique, et ce serait une sorte de commentaire ironique ? Si c'est le cas, pourquoi pas, l'idée n'est pas mauvaise, mais le ton ressort trop à mon goût et donne une fausse note.
mais en moi se passait des choses, milles questions me brûlaient
se passaient des choses.
mille questions.
je le saluais gentiment il ne bougea pas, puis je me mis dans son champs visuel
saluai.
« champ visuel » : encore une fois, c'est un ton très froid qui dénote avec ce qui est conté.
il ne me voyait peut être pas?!
Je serais toi, j'éviterais les « ? ! »
Me disais je alors
Je l'enlèverais, perso.
et disparût au loin
disparut.
Puis avec le temps cette curiosité maladive disparût, et je sentis sa gêne se dissiper
- répétition sur « disparut » (v. phrase précédente, ils sont très proches).
- pourquoi la curiosité est-elle « maladive », le terme semble arriver comme un cheveu sur la soupe.
- j'enlèverais le « Puis », sinon, je trouve que le rapport avec la phrase précédente est un peu étrange.
je fût alors son compagnon aussi
je fus alors aussi son compagnon (le aussi est un peu étrange, puisqu'on élide le fait que le narrateur considère lui/elle aussi l'autre personnage comme un compagnon).
il a même partagé
Problème de concordance de temps : il partagea.
( signification même de la racine latine du mot compagnon!)
Je zapperais la parenthèse : franchement, à ce moment du texte, on s'en fout et plutôt que d'apporter quelque chose, ça alourdit considérablement par excès de précision.
Ce qui me marquait chez lui c'est que faisant tous ces gestes et acceptant même ma présence il ne pouvait soustraire son regard de la vallée
Le fait qu'il regarde constamment la vallée est amené trop rapidement, à mon avis.
tout en mesurant l'effort monumental qu'il avait fait
Ça fait exagéré, on n'a aucune raison de savoir pourquoi le fait de prêter ou de donner ses khouchaibates représente quelque chose de si important.
le lendemain matin de ma fenêtre je ne le vis point, je ne comprenais pas son absence
Le lendemain matin, je ne le vis point de ma fenêtre, je ne compris pas
où pas un mot ne fût prononcé
sans prononcer un mot ?
des droites s'élancer
des lignes droites ? Sinon, je pense à une droite de boxeur…
ne quittant pas des yeux ces droites
Répétition sur les « droites », v. ci-dessus.
soudain, apparût devant moi dans toute sa splendeur , j'étais à 30 mètres de notre arbre, le" tableau de khouchaibates"
C'est fouilli… il faut réarranger les mots :
quand soudain, à trente mètres de notre arbre, devant moi, le tableau de khouchaibates apparut dans toute sa splendeur (ou quelque chose dans le genre ; d'ailleurs, je te dirais bien de choisir entre les 30 mètres ou devant moi).
Le garçon
Ah, j'avais pensé que c'était un homme.
mais il m'avait laissé un message peut être
mais il m'avait peut-être laissé un message.
Comment avait-il réussi avec simplement un paquet de khouchaibates à modéliser par des droites, dans ses infimes détails, la vallée où nous avions passés de longs moments
Comme dans la phrase avec les 30 mètres, il faut reprendre l'ordre des propositions et alléger.
mais j'avais communiqué avec lui

parce qu'il a reproduit la vallée de son point de vue à elle ? C'est un peu bancal pour le moment…
j'accepte ce don qu'il m'a fait , il faut savoir se contenter parfois ( souvent même) de ce que peut donner autrui et ne pas le forcer à aller au delà de sa volonté, lui aussi était sorti de son mutisme avec ce tableau, peut être qu'on ne lui avait appris à parler qu'avec des "khouchaibates" peut être voyait 'il le monde ainsi et que je n'étais pour lui qu'une droite, parallèle à cet arbre ,qui venait vers lui tous les jours
Alors cette phrase, elle me donne déjà mal à la tête…
- problème de concordance de temps.
- les apartés.
- la réflexion sur le don d'autrui qui sort comme un lapin d'un chapeau.
- les hypothèses sur la vision de leur relation de la part du garçon ne sont pas faciles à saisir.
Donc je dirais de sérieusement retravailler les découpes, quitte à créer de nouvelles phrases, étoffer un peu, alléger, ne garder que le message essentiel.
je retournais chez moi laissant les «khouchaibates en place mais je ne pouvais m'empêcher de penser que ce monde est pluriel est que chacun d'entre nous le voit, l'intègre et le modélise selon ses propres "khouchaibates"!
Pas très jolie cette chute.
- les répétitions sur les khouchaibates.
- la conclusion est un peu-plan : tout est relatif, ok.
- le champ lexical des maths.
***
Bon, je crois qu'il va y avoir pas mal de choses à voir, je ne sais même pas par où commencer…
- Déjà, trop de points d'exclamation, utilise les avec parcimonie.
- Trop de répétitions sur khouchaibates, ce qui fait perdre toute la force au mot.
- Surtout, de sérieux problèmes d'ordonnancement, de lourdeurs dues à la volonté de vouloir tout dire en trop peu de temps et d'espace.
- Les points de vue ou les conclusions parfois pas faciles à suivre.
En quelques mots, c'est encore sauvage, il y a vraiment beaucoup de travail à faire sur l'allégement principalement, et la clarté, pour qu'on arrive à te suivre. Enfin, il y a quelques moments où une sorte de vocabulaire matheux/scientifique intervient, ce qui nous sort du texte, ou du moins, introduit une dissonance regrettable, alors que l'idée est bonne (du moins, si la narratrice devient mathématicienne suite à cette expérience, en plus, ça rappelle l'importance des maths dans la culture arabe, donc il y a vraiment un truc à faire, mais il faut le lisser un peu mieux).
Et c'est dommage, parce qu'il y a de l'idée derrière, et un ton légèrement poétique bien sympa, mais ils se cachent derrière l'obscurité du reste.