Pas envie d’être à la page de ce livre sans voix.
Alors quoi ?
Emigrer ? Tout est dit.
Seul un pays en guerre semble pouvoir, peut-être, bercer l’âme angoissée, calmer ces côtes tremblantes quand le sol se dérobe et que le pouls s’absente. Symphonie étrangère. Crise de fascisme latent.
Pas en vie, elle a choisi de se taire, et le cœur se love contre son rêve. Ne voyage pas. Voyage.
C’est égal.
Continuer d’écrire à l’envers. A l’envers. A l’envers. En vers.
Et contre quoi ?
Envie d’aimer mais pas n’importe quoi.
Le monde s’égosille et nous oblige.
N’importe qui ferait l’affaire de ce chapitre, tout le monde, une étoile dans la main, et puis quoi, la vie ?
Aimer.
Le cœur étoilé.
Une couronne dessinée sur les poignets de chaque invité, et l’ivresse de la mort enfin entraperçue.
Pardonnée ?
Nous sommes ensemble. En vers, l’un contre l’autre.
Mais un sourire en coin suffit à éliminer toute trace de pureté sur un visage. La pureté n’existe donc pas ? Et la gentillesse crétine ? Est-ce une intention ou une tentation ?
Soyons méchants ! Murmure d’abord l’enfant grondé à tort.
Et puis il se rétracte, il se souvient, ce n’est la faute de personne, personne n’a pêché, personne n’a entendu son cri, personne ne sait quoi lui dire, personne n’ouvrira l’horizon. Il peut continuer de pleurer les émois décérébrant son être.
Ca y est, l’envers : tout tremble, le béton reprend ses droits, les courses à Auchan et les saletés des rivières.
Aimer. Voyager. C’est égal.