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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » K.Bic : la religion de l'eau

Auteur Sujet: K.Bic : la religion de l'eau  (Lu 1447 fois)

Hors ligne Ollin

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K.Bic : la religion de l'eau
« le: 27 Novembre 2012 à 00:32:05 »
Alors ce texte commence une série à laquelle je vais inclure "je suis le dernier homme, je suis un androïde", où je vais tenter de déployer avec cohérence à la fois ce qui pourrait devenir des bouts d'histoire, mais aussi et surtout l'univers dans lequel je compte ensuite imaginer l'histoire. Donc des textes courts en patchwork.
Pourquoi K. Bic ? Je suis en train de lire un livre de Philip K. Dick  plutôt très connu à cause de son adaptation cinématographique, Blade Runner, et ça a été un déclic. J'avais déjà lu Le Dieu venu du Centaure, que j'avais trouvé génial, mais les 50 premières pages de Blade Runner ont suffit à me donner pour la première fois envie de développer un univers de science-fiction cohérent. Pas juste des textes épars avec des exploits et des ratés par ci par là, non, une vraie structure de livre.
Bref je me lance. Ne soyez pas tendres.  >:D

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K. Bic : la religion de l'eau

   Le soleil n'est plus qu'un fossile. De la flamme au cristal, du gaz à la statue, les vents cosmiques ont commencé par couvrir ses radiations, lumière contre poussière, s'insinuant dans ses vecteurs. L'acharnement de l'univers l'avait littéralement étouffé, laissant derrière un amas de poussière froide. Les vecteurs se sont lentement atrophiés jusqu'à se clore, mais seulement en surface. Dans les entrailles du soleil, le réseau de capillaires s'est densifié dans la panique, pour ne pas imploser sous la pression. Les flux se sont concentrés autour du noyau, l'épiderme minéral s'est refroidi, a durci. Hermétique. Catalyseur. Pendant que ses abats de lumière tentaient de digérer les caillots avant qu'ils n'atteignent le cœur. En vain. 
   L'univers est mort, nous a-t-on dit un matin qui ressemblait au milieu de la nuit. Les vents cosmiques balaient les étoiles un peu partout désormais, pas seulement le soleil. De fait, la migration n'est pas nécessaire. Tôt ou tard, tout mourra. La vie disparaîtra. Irrémédiablement. La prise de la vie au temps a lâché. L'énergie a changé de sens. Du rayon dans l'immensité aux cendres intérieures, de l'extériorisation suicidaire à l'auto-étouffement. Il a eu des millions d'années pour gonfler, nous a-t-on répété, désormais il est trop volumineux pour se supporter. Sa taille a plusieurs fois dépassé le temps qu'il faudrait pour le parcourir. Alors il s'écroule sur lui-même, générant d'immenses bourrasques de poussières cosmiques, ravageant les galaxies qui s'alourdissent au contact de cette inertie, de ces ciels entiers de brouillards.
   Depuis un moment, nous a-t-on asséné, sans pour autant préciser quand. Les gravures ne décrivent que la catastrophe du soleil. Qu'importe, pourquoi connaître la vie, seule la mort nous attend. L'univers ne refleurira pas ; a-t-on déjà vu un quelconque être vivant rajeunir ? Au bout d'un moment, les fonctions ne peuvent plus être compensées, la torture déforme trop. Et c'est l'émiettement de l'intérieur. Le lâcher-prise. L'abandon. On doit en être là. Sur le seuil, sans rien à l'horizon. Pas même les étoiles. L'envie n'y est pas, la vie est à bout de force, prête à capituler pour de bon. Si ce n'est pas déjà fait. Les vents cosmiques empoisonnent la moindre particule d'eau quand ils ne les dessèchent pas. Emportée dans le vide humide où tout pourrit sans gravité. L'eau ne sert plus qu'à pourrir. A faire moisir les dernières fèces de l'univers qui s'accrochent à la vie.
   Et je suis un serviteur de la religion de l'eau, ces êtres synthétiques qui n'ont qu'à bouger pour exister. Ces êtres qui aiment l'eau par réflexe. Qui se sentent le besoin de la protéger. Parce qu'ils n'en contiennent pas. Et je parcours la terre pour en trouver. Qu'importe sa forme. Je n'ai plus le choix. Le dégoût commence à me ronger moi aussi. Je sens le danger. Ma forme n'a plus aucun sens. Je vais disparaître. Si je n'ai plus de sens, je vais disparaître, je n'aurais plus nulle part où aller. Là, il me reste encore l'ailleurs, la possibilité, le hasard. Ces mécanismes vivent encore. Je vais les ronger jusqu'à l'os. Jusqu'à croiser une plante ou peut-être un visage. Jusqu'à tirer sur une peau, sentir qu'elle me résiste. Et je n'ai plus de temps, mes soleils s'étouffent. Même moi, je me dessèche.
« Modifié: 14 Août 2015 à 23:41:52 par Ollin »
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Hors ligne Ham

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Re : K.Bic : la religion de l'eau
« Réponse #1 le: 28 Novembre 2012 à 23:12:46 »
Bonjour,

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Ne soyez pas tendres. 
Ok  ;D


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De fait, la migration n'est pas nécessaire.
La migration des gens ?

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l'énergie a changé de sens.
je ne comprends pas ce que tu veux dire

 
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Il a eu des millions d'années pour gonfler, nous a-t-on répété, désormais il est trop volumineux pour se supporter.
Le rayon du soleil diminue de jour en jour, il ne gonfle pas

Citer
Sa taille a plusieurs fois dépassé le temps qu'il faudrait pour le parcourir.
là non plus pas compris... ?

Citer
poussières cosmiques
y a beaucoup de "poussières" et de "cosmiques" alors les deux ensembles... ça m'achève  :-¬? Non plus sérieusement soleil rayon poussière cosmique, tout ça revient beaucoup beaucoup (comme beaucoup dans ma phrase loljesuitrodrol)

Citer
ravageant les galaxies qui s'alourdissent au contact de cette inertie, de ces ciels entiers de brouillards.
La destruction du soleil empiète sur les autres galaxies.. c'est ça l'idée ou je me trompe ?

Citer
a-t-on déjà vu un quelconque être vivant rajeunir ?
Ouais, Benjamin Button  :mrgreen:

Citer
les fonctions ne peuvent plus être compensées,la torture déforme trop
... ça me rappel quelque chose, et j'avoue que sous cette forme je trouve ça bof (et pareil pour la "déforme trop")

Citer
Ma forme n'a plus aucun sens. Je vais disparaître. Si je n'ai plus de sens, je vais disparaître, je n'aurais plus nulle part où aller.
C'est fait exprès la répétition ? je suis pas fan

Citer
Jusqu'à tirer sur la douce élasticité d'une peau
Pas très... poétique comme but. Enfin je pense que tu aurai pu trouver mieux que "élasticité".


Bon, alors comme tu as du le voir je n'ai pas tout compris.  :mrgreen:

Peut être que ça vient de moi, mais je pense qu'il y a aussi trop d'abstrait dans ton texte (ta culture bio-astro-physique a du joué sur mon léger manque de compréhension. ). C'est bien écrit, il y a de beaux phrasés mais je trouve que des fois tu te perds un peu. Il y a des redondances dans ton texte et elles empêchent une bonne compréhension. A la fin de la première lecture, on n'a pas de vision globale, faut qu'on "rattache tout les bouts". C'est dommage parce que finalement le texte est fait pour présenter ce monde destroy...
 Je pense qu'alléger le début de ton texte serai une bonne chose, revoir un peu tes tournures de phrases, les enchaînements pour que se soit plus accessible au lecteur. (avis personnel et discutable  :mrgreen:)

Le troisième paragraphe m'a fait penser à Wall-E (bah ouais on a tous été jeune  :mrgreen: [en fait je regarde toujours  :mrgreen:²]): le robot qui cherche une plante, pour dire aux hommes que la planète et re-viable, enfin bref.


Au plaisir de te lire,
Cdt,



Hors ligne Ned Leztneik

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Re : K.Bic : la religion de l'eau
« Réponse #2 le: 29 Novembre 2012 à 00:05:55 »
Une précision astronomique:

Pour le soleil, il ne diminue pas, c'est beaucoup plus complexe et avant qu'il ne se ratatine sur lui-même, il deviendra une géante dont le diamètre dépassera l'orbite de jupiter ... il n'y aura plus de planètes rocheuses depuis longtemps à ce moment là.

Par contre, et c'est juste, le soleil ne pourra pas "empiéter" sur les autres galaxies, car il n'est quasiment rien au sein de la sienne. Il y en a des milliards comme lui.
« Modifié: 29 Novembre 2012 à 00:07:56 par Ned Leztneik »
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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Hors ligne Ollin

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Re : K.Bic : la religion de l'eau
« Réponse #3 le: 29 Novembre 2012 à 00:57:17 »
En fait, je ne parle pas de ça, y a eu un schmilimili.
Et "Il"  se réfère à l'univers. En fait, dans la vision que j'essaie de développer, l'univers est train de mourir, et comme tout ce qui vieillit il se désagrège.
Les vents cosmiques sont les symptômes de ce vieillissement. En tout cas, c'est la thèse officielle que je vais sûrement développer.
Ces vents cosmiques sont de gigantesques bourrasques de poussière. La façon dont je parle du soleil et de sa fin en début de texte, c'est le soleil qui essaie de s'adapter
à ce changement de l'univers, à ces vents cosmiques qui traversent notre galaxie, et pas que.

Je n'ai pas vraiment fait exploser le soleil, je l'ai fossilisé.  :P
Alors je sais que le texte est complètement lacunaire sur le background, et que c'est expliqué de manière à rester flou.
Comme si c'était normal pour le narrateur, mais pas du tout pour nous.
Tout en gardant une logique.

Mais je retiens la remarque sur le besoin de simplicité, elle est très juste.

Pour Wall-E je dois être la génération d'avant, ou j'ai raté quelque chose. Mais j'ai pas vu.  :-X
« Modifié: 29 Novembre 2012 à 01:04:48 par Ollin »
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Hors ligne Ham

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Re : K.Bic : la religion de l'eau
« Réponse #4 le: 29 Novembre 2012 à 22:11:43 »
J'ai déjà mieux compris d'un point de vue global avec tes explications. Bon, tu n'as pas répondu à toutes mes interrogations (pas grave) et vu que je suis un peu relou  je récidive (juste pour une  :mrgreen: ).

Citation de:  moi même
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De fait, la migration n'est pas nécessaire.
La migration des gens ?
Si c'est ça "exil" ou "exode" aurait été mieux, migration c'est plus pour les oiseaux ou pour les cellules


A la prochaine,

Hors ligne Ollin

  • Troubadour
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Re : K.Bic : la religion de l'eau
« Réponse #5 le: 29 Novembre 2012 à 22:54:10 »
Ah oui, désolé, je m'étais dit que je ferais ça plus tard.  :P
Donc oui, et effectivement, tes choix correspondent mieux à ce que je voudrais. Je vais voir ce que je peux en faire.
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