Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

05 Mai 2026 à 06:28:14
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Bal des Masques.

Auteur Sujet: Le Bal des Masques.  (Lu 1081 fois)

Hors ligne Nevroptic

  • Plumelette
  • Messages: 18
  • Roses never fall in love.
Le Bal des Masques.
« le: 23 Novembre 2012 à 01:28:21 »
En attendant la suite dans le monde du Corbeau et du Phœnix...
Une nouvelle fantastique qui a perdu le concours du BIFFF d'il y a deux ans. Je préviens, ça n'a rien à voir avec mon style habituel.
   


Si vous lisez cette lettre, c'est que j'ai enfin réussi à les rejoindre. Peu importe qui ils sont. Peu importe s'ils existent. Votre rôle n'est pas de les rejoindre. Mais peut-être vous dois-je quelques explications...

   Je me rappelle encore cette nuit d'octobre. Je n'avais pas réussi à m'endormir dans ma nouvelle maison de campagne. Ma décision fût vite prise : je m'habillai et sortis visiter les alentours. Mes pas me menèrent vers le bois. Je m'enfonçai au plus profond des arbres tordus par le poids des décennies. Au coeur de la forêt quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un manoir, duquel sortait le brut de conversations animées, dues à une réception. Une impression malsaine se dégageait de ce manoir, impression renforcée par l'absence de route y menant. Néanmoins cette bâtisse m'attirait, me fascinait comme un enfant peut être fasciné par la flamme d'une bougie. Me serais-je encouru si j'avais su à quel degré cette flamme allait me brûler ?
   Mais là n'est pas la question. Je m'approchai de la porte principale dans l'espoir d'apercevoir quelles personnes pouvaient bien se réunir à une heure si tardive, dans un endroit si peu accessible. Je fis un pas en arrière lorsque la porte s'ouvrit.. Derrière se tenait un homme de forte musculature sous son smoking. Mais le plus étrange était son visage : un masque, noir et blanc, marqué d'étrange arabesques, recouvrait entièrement sa tête, ne laissant dépasser même aucun cheveu. Il n'y avait pas d'ouverture pour le nez, les yeux ou la bouche, ce qui ne semblait pas le gêner le moins du monde.

   « Vous voici, dit-il. Entrez, vous êtes parfaitement à l'heure. »
   Sa voix était suave, mais loin d'être dénuée de relief, elle était harmonieuse et empreinte de cette étrange fascination. C'est avec la peur au ventre que j'obéis à son ordre.

   L'intérieur du manoir était incroyable, c'en était presque surréaliste. S'y mariaient meubles de qualité et tableaux inédits de grands peintres. Les hauts plafonds nous dominaient de leur splendeur.
   Il me fit traverser une porte gigantesque qui donnait sur une salle de bal. À l'intérieur se trouvaient une trentaine de personnes discutant bruyamment, chacune des ces personnes portait un masque similaire à celui de l'homme qui m'avait fait entrer.
   Au moment ou je passai la porte toutes les discussions cessèrent et les invités se mirent à me toiser de leurs yeux invisibles.. Je sentais ces hommes et ces femmes me dévisager avec un certain plaisir, je vis presque même un sourire se dessiner sur le visage de l'un d'entre eux.
   Le conversations reprirents sous forme de murmures avant de s'amplifier pour reprendre leur volume d'origine. Une poignée de personnes s'approcha de moi : un homme et une femme se tenant par le bras -un couple, c'était certain-, un vieil homme et une femme de grande taille et extrêmement maigre.
   Je n'osai leur parler, et lorqu'ils me posaient des questions, je répondais d'un hochement de tête.

   Le silence se fit à nouveau. La porte par laquelle j'étais entré s'ouvrit et laissa passer un nouveau venu.
   Encore aujourd'hui je ne sais pas s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Cette créature était tellement maigre, et ses vêtements tellement amples que déterminer son sexe m'était impossible. L'androgyne avait des cheveux blancs mais son visage était lisse comme celui d'un enfant. Le doute sur son âge était total.
   Une fois arrivé à l'autre bout de la salle, tout le monde se positionna en arc-de-cercle autour de lui. Poussé par la foule, je me retrouvai au centre de cet arc.
   C'est alors qu'il prit la parole. Sa voix était celle d'un adolescent mais derrière elle résonnait la sagesse des anciens et la mélancolie de ceux qui ont vécu les pires horreurs. Les quelques vers qu'il prononça ce soir là n'ont jamais pu s'extraire de ma mémoire :
   Si nous pouvions y mettre un grain de sel,
   Nous serions maître sur la terre comme au ciel,
   Si chaque route mène à la sagesse
   Hors des chemins avançons vers tristesse
   Mais jusqu'ici les mers sont d'eau douce
   Et les chaussées effondrées m'interpellent,
   Entravés par les masques un jour nous seront rois,
   Entravée par les masques, la Lune sera la loi.


   Mes souvenirs se troublent après cet événement, je me rappelle juste avoir sombré dans un profond sommeil.
   
   Je me réveillai à l'aube dans la salle de bal. La pièce était dévastée. La peinture du plafond s'écaillait. Les toiles d'araignées pendaient çà et là. La poussière s'accumulait sur les débris des meubles. Et là ou se trouvait la créature restait un masque noir et blanc. Couvert d'étranges arabesques.

Jon Ho

  • Invité
Re : Le Bal des Masques.
« Réponse #1 le: 23 Novembre 2012 à 01:47:04 »
Hello

Beaucoup trop de descriptions à mon goût qui n'apportent rien à la narration.
Un vieil homme et une femme de grande taille et extrêmement maigre. Je comprends bien ta volonté de vouloir nous décrire les personnages mais ces détails me semblent sans intérêt.
Quelques formules maladroites comme :
ne laissant dépasser même aucun cheveu
Sa voix était suave, mais loin d'être dénuée de relief, elle était harmonieuse et empreinte de cette étrange fascination : Soit c'est un problème de ponctuation, soit ta phrase est bancale. Quelle étrange fascination ?
Encore aujourd'hui je ne sais pas s'il s'agit d'un homme ou d'une femme : Si sur le moment, à cause des vêtements amples tu n'as pu dire s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, rien aujourd'hui ne t'apporte d'indice pour te décider. Le " encore aujourd'hui " me semble inapproprié.

Le fond est sympathique. J'aime l'idée qu'un lieu peut se réveiller et faire revivre aux personnages des évènements passés.
Mais c'est beaucoup trop court donc trop rapide dans le dénouement.
Et le coup du masque du début que l'on retrouve à la fin, trop convenu.

Peut être une autre fois.

Au plaisir.
( Au passage, j'adore ton pseudo )


Hors ligne OliveDuWeb

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 665
  • Une tapenade de mots dans une mer d'huile d'idées
    • Page auteur
Re : Le Bal des Masques.
« Réponse #2 le: 23 Novembre 2012 à 14:37:15 »
Salut !



Citer
le brut de conversations animées
manque un i au bruit

Citer
Me serais-je encouru
on encoure une peine, mais on ne peut pas s'encourir, enfin, d'après le Larousse.

Citer
lorsque la porte s'ouvrit..
un point de trop (ou un qui manque)

Citer
d'étrange arabesques
faut accorder l'adjectif

Citer
vous êtes parfaitement à l'heure
c'est subjectif, mais le "parfaitement" ne me semble pas approprié pour une ponctualité

Citer
chacune des ces personnes
un s en trop à des

Citer
Au moment ou
manque l'accent sur le où

Citer
de leurs yeux invisibles..
encore un point de trop (ou qui manque)

Citer
je vis presque même un sourire se dessiner sur le visage de l'un d'entre eux.
le narrateur voit à travers les masques ? ;)
je rappelle que les masques couvrent entièrement la tête, ne laissant pas même paraître un cheveu

Citer
une trentaine de personnes discutant bruyamment
Citer
Une poignée de personnes s'approcha de moi
soit faut mettre le pluriel partout, soit le singulier, mais faut homogénéiser.

Citer
résonnait la sagesse des anciens et la mélancolie de ceux
mettre le verbe au pluriel

Citer
Nous serions maître
manque pas un s à maître ?

Citer
Et là ou se trouvait
encore un accent qui manque sur le où


Comme Jon, je trouve que quelques descriptions sont de trop, n'apportent rien d'intéressant. Surtout au début, par exemple dans la forêt. Ensuite, elles permettent de se mettre un peu dans l'ambiance et gênent moins.
C'est convenu, oui, sans vraie surprise, mais je trouve que ça se lit plutôt bien.
Peut-être que la fête aurait mérité d'être un peu plus longue dans ton récit, et les sensations dans la salle vide n'ont pas le temps de s'installer que c'est déjà fini.

Au plaisir,
O.
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.45 secondes avec 23 requêtes.