Le chemin
Je marche dans la nuit,
les bottes poussiéreuses,
et pour seules veilleuses,
les étoiles épanouies.
Une forêt je longe,
dans l’ombre les murmures,
la fraîcheur des ramures,
me plonge dans un songe.
De vie simple, Je rêve,
des écrans, j'ai fait grève,
loin des réseaux sociaux,
libre comme un oiseau.
Minuit, la forêt cesse,
goudron fade et béton,
autos, odeur d’essence
Ciao ! Les frondaisons.
Les réclames babillent,
shampooing et promotions,
or Jésus, Bouddha brillent,
encore à l’horizon.
Je traverse la gare,
une goutte de pluie
dans mon café s’égare,
du verre cassé luit.
Derrière moi, la ville,
je continue fébrile,
les restes de la nuit,
s'diluent dans un jour gris.
Je franchis une voûte,
Anges et Démons s’embrouillent,
à la croisée des routes,
j'ai presque pas la trouille.