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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Petite princesse

Auteur Sujet: Petite princesse  (Lu 1541 fois)

Hors ligne Eléanore

  • Tabellion
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Petite princesse
« le: 08 Janvier 2014 à 16:46:52 »
Attendez quelques instants, restez là. Je voulais juste vous raconter une histoire, vous parler de cette petite parcelle de vie isolée, dévoilée. Volée ? Attendez, je voulais vous parler de cette petite fille que j'avais aperçu autrefois. Cette petite fille qui dansait dans les bois, jouait dans la lumière. Elle était jolie, cette petite fille, dans sa petite robe bleue pâle qui tournoyait au gré du vent. Je crois bien que ses pieds étaient nus sur l'herbe fraîche et je crois que ses cheveux étaient blonds comme le soleil au dessus de sa tête, cet astre caché par le couvert du feuillage. Et je crois que ses yeux étaient bleus, comme la rivière qui coulait là bas dans la clairière. En tout cas, elle était jolie, ça j'en suis sûre.

Je crois beaucoup de choses, vous savez, mais il y en a certaines dont je suis sûre. Et je suis sûre qu'autrefois, j'ai aperçu une petite fille dans une jolie robe bleue pâle, et elle dansait dans la forêt et elle jouait avec la lumière. Et elle était heureuse.

Peut être que mon histoire n'a pas grand sens, qu'elle n'a pas d'intérêt mais qu'importe. Peut être que vous oublierez mes quelques mots dès que vous sortirez d'ici, que vous retournerez à vos vies maussades. Moi je voulais juste prouver au monde qu'il y avait quelque part, dans une forêt reculée, quelqu'un qui ne souffrait pas, une enfant pure et innocente dont seul le rire résonne encore et encore sous le couvert du feuillage qui la préserve de l'oeil cruel du soleil. Une petite princesse en devenir.


OoO

Pourquoi ? Je l'ai revue, vous savez. Vous n'auriez pas pu me la cacher indéfiniment. Pourquoi ? Elle a grandi. Elle est devenue une vraie petite princesse. Pourquoi ? Pourquoi ne pas l'avoir laissé là bas, seule dans sa forêt enchanteresse, son rire s'élevant dans la brise fraîche, jouant dans la lumière, heureuse ? Vous aviez peur, n'est ce pas ? Peur de ce bonheur que vous ne connaissiez pas, de cette innocence perdue depuis tant de temps désormais. Peur de comprendre que vous n'auriez jamais ce qu'elle avait, que du haut de son jeune âge, elle avait tout compris de la vie, qu'elle avait su en tirer profit quand vous vous morfondiez dans votre mélancolie, dans votre morne routine. Pourquoi ?

Maintenant, quand elle ouvre les yeux, la lueur de joie dans ses yeux bleus a disparu. Quand elle a posé son regard couleur de l'océan sur moi, il n'y avait que la misère de l'homme au fond de ses iris embués de larmes. Comme un poids immense qu'elle ne pourra jamais supporter seule. Vous le saviez, vous l'avez détruite. Maintenant, elle a des reflets argentés dans ses longs cheveux blonds qui pendent misérablement, emmêlés, ternes, comme une vieille femme. Maintenant, elle a les yeux plus gris que bleus. En fait, je crois qu'elle n'est même pas triste, qu'elle n'a même pas peur de ce monde infâme dans lequel vous l'avez jeté sans pitié. Elle attend, c'est tout. Elle ne vit pas, elle survit. Elle supporte.

Je l'ai revu, vous savez. Et elle m'a reconnu. Dans la rue sale, à la tombée de la nuit, quand elle a posé son regard sur moi, j'ai su qu'elle m'avait reconnu. Et il y avait cette douleur qui perçait, menaçait de déborder dans ses yeux. Parce qu'elle savait que je l'avais vu avant, dansant avec la lumière, heureuse. Que je la voyais désormais, résignée, attendant la fin, dans ce monde trop gris. J'aurais voulu lui parler, lui dire que je savais, que je comprenais. Mais on ne parle pas aux gens comme elle. Vous aviez passer trop de temps à les détruire jusque dans les moindres replis de leurs âmes pour qu'on puisse s'abaisser à leur parler, à leur insuffler un peu de ce bonheur qui leur était désormais interdit. Ca faisait mauvais genre. Alors je n'ai rien dit.

Pourtant, j'aurais voulu lui parler. Lui dire ce que j'avais sur le coeur. Je sais, petite princesse, j'ai vu. Je te vois maintenant, enveloppée dans le froid, la peur et la faim. Je t'ai vu. J'ai vu que tout avait changé. Maintenant, tu ne joues plus avec la lumière. Tu es la lumière, ma lumière, notre lumière. Une lumière pâle, froide, blanche, éclatante. Une lueur d'espoir qui s'éteint lentement alors que les jours passent lentement. Je sais, petite princesse, j'ai vu. Bats toi, mon ange, où le monde qui t'entoure te tuera sans pitié. Regarde ce qu'ils t'ont déjà fait, crois moi, ils n'auront aucun remords. Mais tu t'es déjà trop battue. Alors tu te résignes, tu attends la fin. Pourquoi t'ont ils fait ça ? Même toi, tu n'avais pas le droit au bonheur ? Tu as gardé ton regard ancré dans le mien jusqu'à ce que je m'en aille. Mais tu ne demandais plus rien. Tu n'avais plus la force de te battre. Alors tu m'as regardé passer.

Je sais, petite princesse, j'ai vu.
[/i]

OoO

Tu sais, petite princesse, le monde que tu découvres chaque jour et que tu crois connaitre n'a rien de beau. Tu es trop pure pour le voir bien sûr, mais inconsciemment tu fermes les yeux sur les horreurs qui se présentent devant toi. Tu ne veux pas voir. Ils ont beau t'avoir détruite et envoyé plus bas que tout, tu restes bien au dessus de nous parce que tu ne veux pas voir, que tu ouvres encore de grands yeux horrifiés quand j'emploie des mots trop crus. Tu sais, petite princesse, ta pureté est mal perçue ici bas. Sinon tu n'en serais pas là. Mais non, ne pleure pas ! Tu sais, petite princesse, tes larmes n'y changeront rien. Et puis on pourrait nous voir, nous entendre. Alors mieux vaut que tu te taises. Je préférerais ne pas avoir à subir le regard des gens, tu sais. Ne prends pas ce regard indigné, princesse, tu le savais. Je ne suis pas mieux qu'eux. Lâche, salie, souillée. J'ai toujours baigné dans cette luxure que tu entraperçois à peine mais qui déjà t'horrifie. Arrête de pleurer, te dis je ! Tu sais, petite princesse, tu n'arriveras pas à nous aider. Malgré ton innocence, ta beauté pure, tu ne pourras pas nous changer. Nous sommes déjà trop pervertis. Sèche tes larmes, mon ange, tu es trop belle pour montrer ta tristesse. C'est indécent. Alors non, petite princesse, je ne peux pas t'aider, je ne peux pas t'aimer. Tu es bien trop belle, trop sage, trop pure. Tu es bien trop parfaite pour être heureuse. Ne pleure pas. Tu sais, petite princesse, tu ne pourras pas changer le monde. Remets ton masque d'indifférence et souffre en silence.

OoO

Voilà un petit projet que j'aime bien. Je compte faire encore deux autres petites suites dont la mort de la petite princesse et m'arrêter là. Qu'en pensez vous ?

Hors ligne Drakov

  • Tabellion
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Re : Petite princesse
« Réponse #1 le: 08 Janvier 2014 à 17:24:44 »
Attendez quelques instants, restez là. Je voulais juste vous raconter une histoire, vous parler de cette petite parcelle de vie isolée, dévoilée. Volée ? Attendez, je voulais vous parler de cette petite fille que j'avais aperçu autrefois. Cette petite fille qui dansait dans les bois, jouait dans la lumière. Elle était jolie, cette petite fille, dans sa petite robe bleue pâle qui tournoyait au gré du vent. Je crois bien que ses pieds étaient nus sur l'herbe fraîche et je crois que ses cheveux étaient blonds comme le soleil au dessus de sa tête, cet astre caché par le couvert du feuillage. Et je crois que ses yeux étaient bleus, comme la rivière qui coulait là bas dans la clairière. En tout cas, elle était jolie, ça j'en suis sûre.

Je crois beaucoup de choses, vous savez, mais il y en a certaines dont je suis sûre. Et je suis sûre qu'autrefois, j'ai aperçu une petite fille dans une jolie robe bleue pâle, et elle dansait dans la forêt et elle jouait avec la lumière. Et elle était heureuse.

Peut être que mon histoire n'a pas grand sens, qu'elle n'a pas d'intérêt mais qu'importe. Peut être que vous oublierez mes quelques mots dès que vous sortirez d'ici, que vous retournerez à vos vies maussades. Moi je voulais juste prouver au monde qu'il y avait quelque part, dans une forêt reculée, quelqu'un qui ne souffrait pas, une enfant pure et innocente dont seul le rire résonne encore et encore sous le couvert du feuillage qui la préserve de l'oeil cruel du soleil. Une petite princesse en devenir.


OoO

Pourquoi ? Je l'ai revue, vous savez. Vous n'auriez pas pu me la cacher indéfiniment. Pourquoi ? Elle a grandi. Elle est devenue une vraie petite princesse. Pourquoi ? Pourquoi ne pas l'avoir laissé(e) là bas, seule dans sa forêt enchanteresse, son rire s'élevant dans la brise fraîche, jouant dans la lumière, heureuse ? Vous aviez peur, n'est ce pas ? Peur de ce bonheur que vous ne connaissiez pas, de cette innocence perdue depuis tant de temps désormais. Peur de comprendre que vous n'auriez jamais ce qu'elle avait, que du haut de son jeune âge, elle avait tout compris de la vie, qu'elle avait su en tirer profit quand vous vous morfondiez dans votre mélancolie, dans votre morne routine. Pourquoi ?

Maintenant, quand elle ouvre les yeux, la lueur de joie dans ses yeux bleus a disparu. Quand elle a posé son regard couleur de l'océan sur moi, il n'y avait que la misère de l'homme au fond de ses iris embués de larmes. Comme un poids immense qu'elle ne pourra jamais supporter seule. Vous le saviez, vous l'avez détruite. Maintenant, elle a des reflets argentés dans ses longs cheveux blonds qui pendent misérablement, emmêlés, ternes, comme une vieille femme. Maintenant, elle a les yeux plus gris que bleus. En fait, je crois qu'elle n'est même pas triste, qu'elle n'a même pas peur de ce monde infâme dans lequel vous l'avez jeté(e) sans pitié. Elle attend, c'est tout. Elle ne vit pas, elle survit. Elle supporte.

Je l'ai revu(e), vous savez. Et elle m'a reconnu. Dans la rue sale, à la tombée de la nuit, quand elle a posé son regard sur moi, j'ai su qu'elle m'avait reconnu. Et il y avait cette douleur qui perçait, menaçait de déborder dans ses yeux. Parce qu'elle savait que je l'avais vu(e) avant, dansant avec la lumière, heureuse. Que je la voyais désormais, résignée, attendant la fin, dans ce monde trop gris. J'aurais voulu lui parler, lui dire que je savais, que je comprenais. Mais on ne parle pas aux gens comme elle. Vous aviez pass(é) trop de temps à les détruire jusque dans les moindres replis de leurs âmes pour qu'on puisse s'abaisser à leur parler, à leur insuffler un peu de ce bonheur qui leur était désormais interdit. Ca faisait mauvais genre. Alors je n'ai rien dit.

Pourtant, j'aurais voulu lui parler. Lui dire ce que j'avais sur le coeur. Je sais, petite princesse, j'ai vu. Je te vois maintenant, enveloppée dans le froid, la peur et la faim. Je t'ai vu(e). J'ai vu que tout avait changé. Maintenant, tu ne joues plus avec la lumière. Tu es la lumière, ma lumière, notre lumière. Une lumière pâle, froide, blanche, éclatante. Une lueur d'espoir qui s'éteint lentement alors que les jours passent lentement. Je sais, petite princesse, j'ai vu. Bats toi, mon ange, o(u) le monde qui t'entoure te tuera sans pitié. Regarde ce qu'ils t'ont déjà fait, crois moi, ils n'auront aucun remords . Mais tu t'es déjà trop battue. Alors tu te résignes, tu attends la fin. Pourquoi t'ont ils fait ça ? Même toi, tu n'avais pas le droit au bonheur ? Tu as gardé ton regard ancré dans le mien jusqu'à ce que je m'en aille. Mais tu ne demandais plus rien. Tu n'avais plus la force de te battre. Alors tu m'as regardé passer.

Je sais, petite princesse, j'ai vu.
[/i]

OoO

Tu sais, petite princesse, le monde que tu découvres chaque jour et que tu crois connaitre n'a rien de beau. Tu es trop pure pour le voir bien sûr, mais inconsciemment tu fermes les yeux sur les horreurs qui se présentent devant toi. Tu ne veux pas voir. Ils ont beau t'avoir détruite et envoyé(e) plus bas que tout, tu restes bien au dessus de nous parce que tu ne veux pas voir, que tu ouvres encore de grands yeux horrifiés quand j'emploie des mots trop crus. Tu sais, petite princesse, ta pureté est mal perçue ici bas. Sinon tu n'en serais pas là. Mais non, ne pleure pas ! Tu sais, petite princesse, tes larmes n'y changeront rien. Et puis on pourrait nous voir, nous entendre. Alors mieux vaut que tu te taises. Je préférerais ne pas avoir à subir le regard des gens, tu sais. Ne prends pas ce regard indigné, princesse, tu le savais. Je ne suis pas mieux qu'eux. Lâche, salie, souillée. J'ai toujours baigné dans cette luxure que tu entraperçois à peine mais qui déjà t'horrifie. Arrête de pleurer, te dis je ! Tu sais, petite princesse, tu n'arriveras pas à nous aider. Malgré ton innocence, ta beauté pure, tu ne pourras pas nous changer. Nous sommes déjà trop pervertis. Sèche tes larmes, mon ange, tu es trop belle pour montrer ta tristesse. C'est indécent. Alors non, petite princesse, je ne peux pas t'aider, je ne peux pas t'aimer. Tu es bien trop belle, trop sage, trop pure. Tu es bien trop parfaite pour être heureuse. Ne pleure pas. Tu sais, petite princesse, tu ne pourras pas changer le monde. Remets ton masque d'indifférence et souffre en silence.

OoO

Voilà un petit projet que j'aime bien. Je compte faire encore deux autres petites suites dont la mort de la petite princesse et m'arrêter là. Qu'en pensez vous ?

Quelques fautes, mais entraînant :)
D'autres remarqueront peut-être quelques gênes, personnellement, rien ne m'a gêné dans ce texte, en tout cas si suite il y'a, j'attends.

Le narrateur me rappelle vaguement l'intro de Krieg dans BL 2.
« Modifié: 08 Janvier 2014 à 17:28:33 par Drakov »

Hors ligne La crécelle

  • Tabellion
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Re : Petite princesse
« Réponse #2 le: 08 Janvier 2014 à 18:18:09 »
Bonjour.
J'aime bien ton texte, j'apprécie l'émotion qui s'en dégage. Par contre, je trouve qu'il y a plusieurs répétitions assez dérangeantes, je pense surtout au début avec les "je crois" ou "peut être", même si ça peut donner un certain effet de style, pour le coup je trouve que c'est un peu trop.
Bonne continuation.

Hors ligne Drakov

  • Tabellion
  • Messages: 35
Re : Re : Petite princesse
« Réponse #3 le: 08 Janvier 2014 à 18:27:03 »
Bonjour.
J'aime bien ton texte, j'apprécie l'émotion qui s'en dégage. Par contre, je trouve qu'il y a plusieurs répétitions assez dérangeantes, je pense surtout au début avec les "je crois" ou "peut être", même si ça peut donner un certain effet de style, pour le coup je trouve que c'est un peu trop.
Bonne continuation.

Je pense aussi que c'était volontaire, toutes ces répétitions ^^

Hors ligne Eléanore

  • Tabellion
  • Messages: 20
    • Udelire
Re : Petite princesse
« Réponse #4 le: 08 Janvier 2014 à 20:23:46 »
Oui, les répétitions sont volontaires. Chaque texte est basé sur une répétition en particulier. Voici donc l'avant dernier texte, je n'ai pas encore tapé le dernier, flemmarde que je suis.

Dors, petite princesse, je veille. Je te promets de toujours rester auprès de toi. Alors, pitié, n'aie pas peur de moi. Pitié. Je ne supporterais pas de voir encore dans ton regard toute cette rancœur, de voir en toi un petit animal traqué, blessé, empli de crainte, de sentir tes sursauts de rejet quand ma peau effleure la tienne. Ca fait mal tu sais ? Je ne suis pas guidée par les bons sentiments qui t'habitent mais je n'en reste pas moins humaine. Je ne suis pas quelqu'un de bon mais je te dois au moins ça. Dors, petite princesse, je veille. Tu ne te rends même pas compte à quel point tu es importante pour moi, surtout que je ne me permettrais jamais de te le dire. Peut être quand tu dormiras. Tu es importante. Pour moi, pour nous, petite princesse. Immaculée, blanche, innocente, pure. La plus belle des lueurs d'espoir qu'il m'ait été donné de voir. Et l'espoir fait vivre, petite princesse. Même quand tout n'est plus qu'espoir, surtout quand rien ne devient réel. Alors, dors, petite princesse, je veille. Oublie quelques instants le poids de misère qui pèse sur tes épaules, la saleté et la peur qui t'entourent et t'enveloppent. Ferme les yeux, retrouve l'aveuglant blancheur qui t'habite et t'apaise, te permet de tenir malgré tout ce que tu endures. Parce que tu es une petite princesse, n'est ce pas ? Dors, te dis-je, je veille. Je te garde précieusement près de moi comme le plus beau des trésors. Je t'entoure , te cache, pour que jamais ni la mort, ni le temps ne te rattrapent. Oui, je sais, je suis égoïste, mais je ne suis qu'une humaine., moi. Toi, petite princesse, tu donnerais ta vie, ton âme, ta pureté pour sauver ce monde déjà perdu, purifier cet univers déjà mort. Peu t'importe tes petits pieds nus, bleuis par le froid, ta peau trop pâle couverte de haillons sales et en lambeaux, ou tes longs cheveux blonds, sales et emmêlés. Tu donnerais tout pour sauver ce monde horrible qui t'entoure sans même te rendre compte que tu as déjà tout donné. Mais tu garderas à jamais cette petite couronne dorée au sommet de ton crâne. Dors, petite princesse, oublie quelques instants. Oublie le goudron gelé et crasseux sur lequel tu reposes, l'air pollué que tu respires. Dors, petite princesse, parce qu'un ainsi abandonnée dans les bras de Morphée, tu ressembles à un ange venu du ciel. Oui, petite princesse, dors pour que la lumière d'espoir qui t'enveloppe rayonne pour toujours.

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Petite princesse
« Réponse #5 le: 30 Janvier 2014 à 22:33:59 »
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Attendez quelques instants, restez là. Je voulais
Le fait de dire "je voulais" ça fait un peu "je voulais mais je veux plus", genre la narratrice a déjà renoncé à raconter son histoire et ça fait plutôt bizarre.

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cette petite fille que j'avais aperçu
aperçue

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dans sa petite robe bleue pâle
Répéter "petite" alourdit.
bleu pâle

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Moi je voulais
Bof. A la limite "Moi, je"...

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l'oeil
œil

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Je l'ai revu, vous savez. Et elle m'a reconnu.
revue, reconnue.

je l'avais vu
vue

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le coeur.
cœur

Je t'ai vu.
vue

t'avoir détruite et envoyé
envoyée

Arrête de pleurer, te dis je !
dis-je

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l'aveuglant blancheur
aveuglante

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n'est ce pas ?
n'est-ce pas ?

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parce qu'un ainsi abandonnée
Y a un "un" en trop.

Ca se lit plutôt bien mais une relecture s'impose pour sauver tous ces participes passés en mal d'accord.  ::)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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