Elle coule à mes pieds,
Trouble eau orangée.
Mousse antiseptique salée,
de larmes que je ne peux arrêter.
Un son, une sourde envie d' hurler,
telle la complainte d'un animal blessé.
Mais je dois les protéger,
Leur faire croire que ça va aller.
Parce qu'au fond cela doit être vrai,
à force d'y croire je finirai par oublier.
Un jour, sûrement je coucherai sur papier,
cette leçon que la vie en moi à gravé.
Ce sombre jour où ils ont du t'enlever,
à moi t'arracher, mon amour, mon bébé,
au fond de moi ton petit cœur avait cessé,
toi que nous avions tant désiré tu t'en étais allé.
Opération terminée, légèrement anesthésiée,
A la maison simplement renvoyée.
Au milieu des cartons, je me suis effondrée,
désespoir face à ce préavis déjà posé.
D'autres échecs t'ont succédé,
Mais aucun ne nous a autant dévasté.
Naturellement s'en sont allés,
Alors que toi tu t’étais accroché.
Je m'en remet à toi flûte ensorcelée,
entends les murmures au creux de mes pensées,
Veille sur ce petit bonheur envolé,
loin d'une famille désormais soudée.
Mes rimes ont la même sonorité,
celle d'un ciel d'une nuit étoilé,
Nuit où, sans jamais te remplacer,
doucement nous avons repris les essais,
Deux lettres pour nous relier,
dur coté sombre d'une maternité.
Simple conjonction à ce qu'il paraît,
un avant mais surtout un après.