@Robert-Henri D.
Ce que tu viens de construire relève de la narration avec quelques colifichets esthétiques : tu décris un instant qui ressemble à un autre instant, l'instant d'après. Cela va de soi. C'est plus long, je te l'accorde, que le poème de Vincent mais il ne s’agit pas de la même métaphysique. Je ne crois pas qu’il soit au mauvais endroit sinon j’y serais aussi.
A délire, délire et demi : c'est justement ça qu'il faut casser.
Pour clarifier mon post :
La base était :
[…] rêvé de Manon : […] à bord d’un train, […] approchions de la gare […] le train s’est arrêté, Manon […] dans le noir, longtemps, […] le levier sur la droite, Manon […]
Donc, voici ce qu'il fallait voir :
[J'ai]
rêvé de Manon :
[Nous étions]
à bord d’un train,[nous]
approchions de la gare[Dans une lumière d’aube,]
le train s’est arrêté ;
Manon [était assise à ma gauche],
dans le noir...
Longtemps, [j'ai scruté son image
dans la vitre...
Comme figée en mémoire
insolite.
Brusquement, de la porte fut mu]
le levier,
sur la droite,
Manon ![On aurait dit que le rêve
lui-même
retenait son souffle...
Le temps s’est étiré...
De fort longtemps...
Trop longtemps !]