Des plans d’eau – ravissant contrepoint dans le nord de l’Italie. Pourtant leur forme, s’étendant de façon théâtrale au-delà de l’infinité du lac et du terrain, joue un rôle aérien dans la campagne environnante. Le jardinier d’aujourd’hui ne peut aisément déplacer les perspectives horizontales à plusieurs niveaux. De longues pergolas, des piliers carrés ou ronds, des cascades de clématites et de chèvrefeuille, grâce à un ingénieux usage de terrasses courbes ou circulaires, constituent un paysage à traverser, emprunté à l’architecture d’un ruisseau.
D’autres éléments, - fermés et ouverts – pour relier la villa au paysage (comme s’il s’agissait d’un décor) offrent une perspective sur des panoramas classiques ou rustiques, majestueux ou baroques. L’espace, en quelque sorte armature de l’ensemble, a toujours été abolition de la séparation entre les cyprès, les urnes décoratives.
Les murs, les clôtures et les haies gardent les secrets sur les autres parties du jardin, - l’intimité pour se fondre avec la végétation ambiante jetée au-dessus des balustrades en bois ou en pierre naturelle.
Lorsque le temps est d’apporter une note de couleur, à tel point qu’aucun jardin ne puisse facilement se pencher au-dessus d’une personne de taille ordinaire, on regarde pour créer des élévations spectaculaires.
Ailleurs, des sculptures et des fontaines que gouverne l’astre étincelant, installées dans le labyrinthe, accentuent la splendeur de familles nouvellement enrichies et illuminées par les heures, les jours et les saisons illustrant les fables d’Esope.
L’un des bergers les plus impressionnants, Hercule, ornait des jardins dans l’Europe entière. Les matériaux du mobilier,- fougères arborescentes et pierre locale, se peuplèrent de dieux, de déesses et de nymphes dont l’interminable labeur émerge des eaux, tandis que les statues dorées devinrent populaires à l’extrémité du canal.
A l’origine qui l’entoure - la forme de lien la plus accomplie - tout un jardin devint LA NATURE.
(collage-citation sur « Garden Mania »)