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Il regarde ceux qui le regardent de son œil vif
Ceux-ci ne comprennent pas
Pas plus qu’eux il ne comprend pourquoi il est présent
Dans ce recoin sombre sur un vieux matelas
Ses affaires jonchent le béton véreux de ce parking affreux
On lui pose des questions il ne comprend pas
On tente de l’approcher caresses ou violences
Son corps refuse il choisit lui pas eux
Ils sont nombreux ces hommes ces femmes
Il n’entend pas que veulent-t’elles ces bonnes volontés
Corps replié âme cadenassée il regarde silencieux mais l’œil vif toujours vif
Vivant trop sans doute
Ils lui prennent l’épaule il hurle il refuse se débat on le lâche
Ils parlent discourent se disputent il respire des heures
Qui ne veulent pas passer
Et puis un visage une voix un sourire
Des yeux qui ne jugent pas elle approche il se détend
Elle le prend il se lève il la suit
Enfant
Ton calvaire commence