Les reflets du soleil froid d’hiver signent la fin du jour.
Ils réchauffent mes pâles pensées qui ne cessent de fuir
Et se débattent dans mon antre où chaque objet posé
semble subir une vie suspendue dans l’immobile instant.
Quand verrai-je enfin naître l’existence paisible
entourée de chaleur de ces inanimés qui peuplent mon foyer ?
Pétrifiée par l’endroit qui n’attend qu’une aube enchanteresse
pour apaiser mon sort et éclairer mes nuits, j’attends.
Je songe aux sauvages étés, magiciens lumineux
Qui pénètrent en voleur dans mes pièces fermées
Raies éphémères jouant avec les ombres sombres
Qui égayent l’esprit tout autant que le corps.
Pour l’heure, il n’en est rien.
Tout est figé dans les limbes du temps
Embrumé d’un silence parfois si menaçant
que j’essaie d’ignorer ce lieu perdu pour quelques instants.