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29 Avril 2026 à 10:58:40
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Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Archives croulantes » BlindText » 21e édition - Des histoires positives » Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]

Auteur Sujet: Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]  (Lu 2095 fois)

En ligne Luna Psylle

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*

— Il y a un parking, à environ 150 mètres.
Lucian ne me répond pas, concentré, et, quand j’entends le clignotant, je range les cartes dans la boîte à gants. Avec quelques mots doux, il amadoue la 306 qui lui ronronne à l’oreille, manœuvre au mieux pour la garer parmi les voitures. Charlotte sort la première. Elle est jolie, Charlotte, avec ses boucles blondes, ses yeux clairs, sa robe en lin blanc et son canotier. Elle s’étire d’aise et Myriam la rejoint.
Je me tourne vers Lucian. Il plisse les yeux, vérifie les voyants sur son compteur, dépoussière ici, remet droit là et tapote le volant, satisfait, avant de se diriger vers le coffre. Je l’imagine bien, à frimer devant sa sœur et ses deux copines, son permis tout neuf et sa première voiture d’occasion offerte par ses parents.
Dernière dans l’habitacle, je reste quelques minutes de plus.
— Élise ! m’appelle Charlotte. Sors de là ! C’est parti pour deux semaines de libertééé
La brise en embuscade conquiert ses cheveux, redevenus un champ de frisottis emmêlés, et soulève sa robe sans ménagement.
— J’en ai MARRE ! râle-t-elle. MARRE, MARRE, MARRE !
Myriam passe les doigts dans le carnage :
— On pose les affaires au gîte et je te refais une beauté. Ce soir, on sera les plus belles pour aller danser !
Je cache mon sourire quand Lucian se rapproche. À les voir ensemble, il ressemble vraiment à Myriam : des membres maigres, mal proportionnés, trop longs, ce qui se reflète aussi sur leurs visages creusés. Seules leurs prunelles se distinguent. Lucian a celles, entièrement noires, de leur père, et Myriam, celles, plus menthe à l’eau, de leur mère.
— Je suis éclaté. Vous avez qu’à y aller entre filles.
Je le reprends à travers la vitre entrouverte :
— Je n’ai pas très envie de sortir ce soir.

*

Sur le chemin du gîte, Charlotte, accrochée au bras de Myriam, nous explique son objectif ultime des vacances : draguer des garçons ! Ses dix-huit ans, elle veut les vivre à fond, comme dans les chansons, la main dans la main, les yeux dans les yeux, les lèvres… soudain, elle se fige devant un portail en bois, posé là au milieu d’une terre presque sauvage :
— C’est là-haut.
— C’est là-haut… confirme Myriam.
C’EST LA-HAUT !
C’est là-haut. Chacun se souvient de ce gîte de vacances, une maison bleue, dans les hauteurs d’une colline verdoyante, avec ses pierres apparentes, ses volets en bois, ses milliers de fleurs, et toujours du linge étendu sur la terrasse. Le lieu de rencontre des quatre gamins d’environ dix ans que nous avons été. On passe le portillon, on monte l’escalier de dalles grises mêlées à l’herbe folle et on la distingue enfin.
Laurette, la gérante, reste un moment surprise. Vous avez tellement grandi… On devine ces mots qu’elle murmure à peine, on les lit au fond de son regard. Elle se lève d’une chaise de jardin et nous appelle d’un geste de la main :
— Entrez vite ! Ça m’a fait tout drôle quand vous m’avez appelée pour réserver des chambres ! Je me souviens encore : quatre gosses qui ont massacré mes parterres de fleurs, à jouer aux gendarmes et aux voleurs plutôt que de visiter la région avec leurs parents. Nous y voilà : Charlotte et Élise, vous dormirez ici, mais ne vous inquiétez pas, il y a deux lits simples. Myriam tu seras là et Lucian, la porte juste en face, nous indique-t-elle. Ça ira pour vous ?
Au bord des larmes, Charlotte la serre contre elle :
— Merci Laurette ! Tu n’imagines pas l’effet que ça fait de revenir ici…
— J’en ai une petite idée.
Elle redescend vite, mais je remarque qu’elle aussi a du mal à contenir son émotion.

*

Assise dans l’herbe, je regarde le soleil briller et imagine les mouettes chanter sur la plage. Un ciel bleu au-dessus d’une mer dont les vagues donnent l’illusion de nuages. La musique tourne en boucle dans mes oreilles quand une main sur mon épaule m’oblige à retirer mon casque. Lucian s’installe :
— Elles viennent de partir.
— Ok.
Je me tourne à peine vers lui.
— Tu regardais quoi ?
— La mer.
Il se rapproche de quelques centimètres, s’étire et sa main frôle la mienne.
— Tu écoutais quoi ?
Je n’ose pas répondre. Lucian et moi avons toujours parlé musique ensemble. Il me raconte ses derniers coups de cœur, je lui en conseille de nouveaux, et inversement. On a passé des nuits entières à tout partager. Plus que Charlotte ou Myriam, il est mon meilleur ami, mais je me rends compte que tout est plus facile par téléphone.
— Comment tu vas ? réessaye-t-il.
— Comme des vacances.
— Sérieux ?
Je soupire :
— Ça va, vraiment : en septembre, la terminale, et l’année suivante, la fac.
— Et le garçon ?
— Quel garçon ?
— Élise
. . .
Je me redresse soudain :
— Je ne veux pas en parler, d’accord ?
Je retourne au gîte sans m’arrêter et m’enferme dans ma chambre avant qu’il me rattrape. Plutôt mourir que de lui avouer que, quand j’ai voulu dire oui à ce garçon, pour faire comme toutes les filles, j’ai pensé à Lucian. De toute façon, je n’arrête pas de penser à Lucian.

*

Quelques coups à la porte. Je sais que c’est lui. Il sifflote un air que je reconnais aussitôt :
— Salut, c’est encore moi. Salut, comment tu vas ?
Je souris malgré moi jusqu’à l’entendre murmurer :
— Je te demande pardon, Élise. C’est juste qu’au téléphone…
Au téléphone, j’ai pleuré pendant des heures et il m’a écoutée. Au téléphone, mon cœur ne me bat pas jusqu’aux oreilles, mes joues ne brûlent pas, et mes mains ne sont pas moites.
Je me lève pour lui ouvrir :
— Elle ne revient pas à la fin de la chanson, tu t’en rends compte ?
— Le temps m’a paru très long, loin de la maison, j’ai pensé à toi, sourit-il.
Je soupire, repars me cacher sur le lit et il s’agenouille à côté. C’est bizarre de voir en vrai ce qu’il m’a expliqué pendant ces soirées au bout du fil : ses jambes si immenses qu’il ne sait pas trop comment les caser sous son corps et ses bras tout aussi longs – qu’il essaye de garder à bonne distance de moi, étalés sur la couverture.
— Le garçon m’a menti : c’était un pari avec ses copains. J’ai dit non et j’ai découvert le truc un peu après. Ils ont dit que, de toute façon, je ne suis pas jolie, qu’aucun garçon ne voudra jamais sortir avec moi. Ils ont continué jusqu’aux vacances…
— Ce sont des connards ! réplique-t-il. Et : TU. ES. JOLIE !
Ces quatre derniers mots me troublent.
— Je suis minuscule et bizarre. Je ne souligne pas mes yeux au crayon noir comme Myriam. Les jupes fendues ne dessinent pas ma silhouette comme Charlotte. J’ai des bourrelets, et même des vergetures…
— Tu veux un secret ? Myriam a des bourrelets, elle s’en plaint à la maison, et je suis presque sûr que Charlotte aussi. Par contre, je ne peux rien faire contre ça : tu es minuscule, sourit-il.
Je lui lance mon oreiller en pleine figure, ce qui le fait rire encore plus.
— Alors ? Tu veux bien me pardonner ? minaude-t-il.
— Toujours.
Il se redresse et je me blottis dans ses bras tendus.

*

— Je tiens le pari ! dit soudain Lucian.
Je me retourne, curieuse, mais il n’ajoute rien, reste juste planté là, à me fixer. J’esquive ce regard trop insistant, et remarque que, sur le sable, nos pas s’effacent déjà. Les vagues les emportent loin, et les étoiles attendent la suite. Comment une simple balade entre copains après le dîner peut paraître si… romantique ? Je fourre les mains dans les poches de mon pull et grimace :
— Quel pari ?
— De te montrer que tu es jolie. Je vais devenir dingue quand tous les garçons te reluqueront, mais c’est pas grave : on va rendre cet été I.NOU.BLI.A.BLE !
Je reste perplexe :
— Et après, quoi : je vais draguer des inconnus et me la jouer Françoise Hardy, comme Charlotte ?
— Si c’est ce que tu veux.
— Je ne veux pas draguer des inconnus.
Il hausse les épaules :
— Alors, trouve ce que tu veux faire de ces vacances. On est là pour s’éclater, profiter sans les parents !
— Et toi ? Qu’est-ce que tu veux ? On a déjà Charlotte qui fredonne Sea Sex and Sun et Myriam qui lui court après. Reste nous deux.
Il se rapproche de moi :
— Moi ? Je veux te voir sourire comme quand on était gamins. Depuis que je vous ai récupérées avec Charlotte, tu n’as pas souri une seule fois. PAS. UNE. SEULE. PUTAIN. DE. FOIS ! Il me manque, ton sourire. Après, continue-t-il plus bas, je ne vais pas nier avoir eu d’autres projets, comme t’embrasser. J’en ai tellement rêvé, Élise. J’ai sûrement rendue Myriam dingue à me plaindre tout le temps. Maintenant, je veux juste revoir ton sourire. J’ai une dernière question pour toi : quelle chanson tu écoutais, tout à l’heure ?
Il repart avant d’entendre ma réponse. En a-t-il seulement besoin ? J’ai tellement peur qu’il me jette comme les autres garçons, tellement peur qu’on gâche tout, que je n’ose plus lui parler comme au téléphone, que je préfère le laisser partir.

*

Face au miroir, je me sens mal à l’aise. J’étire au maximum le bikini pour y cacher tout ce que je peux ! Et en plus, Lucian me l’a trouvé rouge et jaune à petits pois, comme pour me narguer. Je regarde les deux autres ceintres accrochés : s’ils contiennent à peu de choses près la même quantité de tissu, les motifs restent plus sympas.
— Alors ? me demande Lucian depuis l’autre côté de la cabine.
Je déteste Dalida
Menteuse. J’entends son ricanement et m’apprête à enrouler mon gilet autour des hanches pour m’aider à l’affronter quand sa sœur vient à ma rescousse :
— T’es con, toi aussi ! Un bikini ? Elle est déjà mal à l’aise avec un short ! Tu vas nous l’achever ! Tiens, Élise, essaye celui-là.
Un maillot plus sobre sous le bras, Myriam se glisse sous le rideau, s’arrête net, ses joues roses, marmonne quelques mots et détourne le regard avant de se reprendre :
— En fait non ! Il a raison, le p’tit con : t’es juste trop canon !
Elle hurle cette dernière phrase pour qu’il l’entende bien et m’adresse un clin d’œil. Je la retiens quand elle veut ressortir :
— Lucian me trouve vraiment canon ?
Sérieusement ? grimace-t-elle. Ouais. Maintenant que j’ai dit l’évidence, je t’en sors une autre : tu es vraiment trop canon là-dedans. Si tu prends le bikini – pas le rouge à pois, mais l’autre –, les mecs vont te reluquer. En fait, tu sais quoi ? Prends le bikini ! Rends Lucian complètement dingue ! Ça lui apprendra à se moquer de mes amours !
Cet ordre donné, elle repart. Je reste quelques minutes seule, à me regarder, à chercher ce qui peut bien me rendre jolie, jusqu’à réaliser : l’avis des autres garçons ne vaut rien. Si Lucian me trouve jolie, alors je peux le croire, lui ne me mentira pas, ni pour jouer, ni jamais. Je souris au miroir et me trouve presque canon – Myriam a quand même raison, les pois, c’est pas ce qu’il y a de mieux… J’en ressors un peu plus déterminée à aller jusqu’au bout de ces vacances. Concentrée, je cherche une idée dans les rayonnages quand Charlotte apparaît :
— Tu as tout ce qu’il te faut ? Je crois qu’ils ont préféré nous attendre dehors.
— Tu peux les faire poireauter un peu plus ?
J’évite de lui sourire, garde cette attention pour quelqu’un d’autre, mais elle comprend et me prend dans ses bras :
— Tout ce que tu veux. Ça fait plaisir de vraiment te retrouver.

*

Je vérifie mes armes une dernière fois : les talons des sandales me font gagner quelques centimètres et allongent mes jambes, surtout avec le short, plus court que tout ce que je possède. Le chemisier rouge avec des fleurs brodées ne possède que deux boutons et montre clairement mon nombril. Au moins, pour la première fois depuis le début de l’été, je n’ai pas trop chaud ! Le bikini qui se cache en-dessous a été, je n’en doute pas, le choix préféré de Lucian. Je termine ce look par un large chapeau en paille, mon baladeur et mon casque, dont le câble glisse le long de mon ventre, presque une invitation : pas de maquillage, pas de bijou, juste la musique pour m’accompagner.
Je quitte la boutique, redoute les premiers regards. Comme promis par Myriam, les garçons qui me remarquent ne se détournent plus. Certains trébuchent, d’autres se font recadrer par leur copine. Je retrouve Charlotte, accoudée à la rambarde qui sépare la rue commerçante de la plage en contrebas. Elle écarquille les yeux, la bouche grande ouverte :
WAOUH. WAOUH, WAOUH !
— Où sont Myriam et Lucian ?
— Partis chercher des glaces. MAIS WAOUH ! Tu es tellement belle ! J’ai trop hâte de voir sa tête ! sautille Charlotte.
Je baisse les yeux et joue du bout des doigts avec le câble de mon baladeur :
— Moi aussi – je crois.
On les retrouve assez vite. Myriam me voit en premier et acquiesce mon choix, son sourire presque sadique pour ce qu’on sait arriver.
Lucian se retourne… et me tend ses bras, comme s’il devine le nœud que je garde dans l’estomac. Il ne sourit pas, n’en a pas besoin : ce que je vois dans ses prunelles noires vaut tous les Je t’aime qu’il me dira pendant ces vacances et même après.
— Comment tu me trouves ? lui souris-je.
Pour toute réponse, notre premier baiser a un goût d’été. Le suivant aura celui d’une glace vanille chocolat.



Note de l'auteur : des paroles de chansons se sont glissées dans ce texte : tu les as vues ?
Si tu veux jouer et trouver sans aide, surtout n'ouvre pas les prochains spoilers ;)
Tu me donneras ton score :P ?

On commence en douceur...


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Re : Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]
« Réponse #1 le: 31 Mai 2025 à 20:15:38 »
Merci Game master pour ton récit

Tu nous racontes des vacances passées, je pense les années 80 70 vu les chansons, ou il y a une romance.

C'est dommage que la fille ne soit jolie que si elle montre son corps. Tu peux être jolie sans avoir besoin de faire cela.

Ce qui est original dans ton texte, c'est que la police d'écriture s'adapte à ton récit, donnant ton texte plus vivant.

NB:
En regardant la solution, j'ai vu que les chansons datent des années 60 70. Je ne suis pas experte en voiture, mais une 306 c'est une Peugeot. Je crois que c'est plus récent.
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Re : Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]
« Réponse #2 le: 01 Juin 2025 à 11:20:06 »
Hello GameMaster,

J’avoue, j’ai lu le texte en deux fois car la première, j’ai été très décontenancée par les étoiles et autres points qui séparent les « chapitres »
Je devait être bien fatiguée car j’ai cru à la première lecture qu’il s’agissait de bouts de vie séparés de plusieurs semaines, mois ou années. Bref, n’importe quoi.
Deuxième lecture ce matin, bien réveillée et la révélation : ça se suit !! Youhou

Du coup, petite tranche de vie bien sympathique qui me fait réellement penser à Valérie Perrin et son livre Trois. Juste l’impression d’avoir affaire à des personnages un peu plus vieux que ce qui est mentionné (genre 20-25 ans)
En tout cas, rien repéré de bizarre.
Pour les chansons, juste quelques unes picorées ca et là
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci pour ce goût de vacances avant l’heure ;)

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Re : Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]
« Réponse #3 le: 01 Juin 2025 à 15:52:40 »
Salut GameMaster,

Citer
— Élise ! m’appelle Charlotte. Sors de là ! C’est parti pour deux semaines de libertééé
Pas de ponctuation

Citer
— Ce sont des connards ! réplique-t-il. Et : TU. ES. JOLIE !
Ces quatre derniers mots me troublent.
C'est pas plutôt les trois derniers qui la troublent ?

Citer
Je me retourne, curieuse, mais il n’ajoute rien, reste juste planté là, à me fixer.
plantée

Rien à dire de plus. Très sympa ce texte ! J'ai apprécié la narration, l'ambiance.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci pour ton texte ! :)
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En ligne Luna Psylle

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Re : Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]
« Réponse #4 le: 01 Juin 2025 à 16:29:54 »
Salut !

Ma première remarque va sembler conne : pourquoi des astérisques aussi gros ? Bon, à lire la suite, il y a volonté à jouer sur la typo, donc je suis encore plus curieuse...

Pour la forme :

Citer
Je l’imagine bien, à frimer devant sa sœur et ses deux copines, son permis tout neuf et sa première voiture d’occasion offerte par ses parents.
J'ai l'impression qu'il manque un bout de phrase. Il frime son permis et sa voiture ?

Citer
— Je suis éclaté. Vous avez qu’à y aller entre filles.
Pas très fan du Je suis éclaté. J'imagine la fatigue de la conduite, suis juste pas fan.

Par contre, j'aime bien ta manière d'intensifier les dialogues de Charlotte, ça lui apporte quelque chose, je trouve.

Citer
quatre gosses qui ont massacré mes parterres de fleurs, à jouer aux gendarmes et aux voleurs plutôt que de visiter la région avec leurs parents.
J'ai un peu de mal avec ce dialogue : ça ne me semble pas très naturel sur la fin, ça ressemble plus à une narration. Je ne sais pas quoi en penser.

Citer
quatre gosses qui ont massacré mes parterres de fleurs, à jouer aux gendarmes et aux voleurs plutôt que de visiter la région avec leurs parents.
Du mal à resituer ce elle ici : Laurette ou Charlotte ?

Citer
Un ciel bleu au-dessus d’une mer dont les vagues donnent l’illusion de nuages.
J'aime bien cette image, ça me fait presque penser à une peinture.

J'ai bien aimé les gros points de suspension : par leur taille, ils suspendent vraiment la lecture, je trouve. Une manière stylistique d'imposer le rythme.

Citer
Au téléphone, mon cœur ne me bat pas jusqu’aux oreilles, mes joues ne brûlent pas, et mes mains ne sont pas moites.
Pas fan de ne me bat pas jusqu'aux oreilles.

Citer
— Salut, c’est encore moi. Salut, comment tu vas ?
[...]
— Le temps m’a paru très long, loin de la maison, j’ai pensé à toi, sourit-il.
C'est pas du Joe Dassin, ça :\? ? Si, c'est ça : c'est Dassin qui chante Salut.
Après, cette musique comme fil conducteur se ressent à plusieurs endroits entre les deux, mais c'est ici que je m'en rends compte ^^

Citer
— Le garçon m’a menti : c’était un pari avec ses copains.
Il m'a fallu une seconde pour recoller les morceaux.

Citer
Et : TU. ES. JOLIE !
Je me demande si le Et n'est pas de trop ici.

Citer
Je ne souligne pas mes yeux au crayon noir comme Myriam. Les jupes fendues ne dessinent pas ma silhouette comme Charlotte.
Encore une ligne de dialogue qui sonne en décalage.

Citer
Tu veux un secret ? Myriam a des bourrelets, elle s’en plaint à la maison,
Traître :D ! Ah les grands frères... pardon, je m'égare.

Citer
J’esquive ce regard trop insistant, et remarque que, sur le sable, nos pas s’effacent déjà. Les vagues les emportent loin, et les étoiles attendent la suite.
J'aime bien, c'est joli.

Citer
— Je ne veux pas draguer des inconnus.
J'aurais mis des points de suspension : on ressent bien la tension entre les deux, et la suspension aurait pu sous-entendre plus ici.

Citer
Depuis que je vous ai récupérées avec Charlotte, tu n’as pas souri une seule fois.
J'ai dû retourner vérifier, mais on lit plus haut qu'elle sourit. C'est surprenant ! ou subtil : une manière de montrer l'invisible au lecteur ?

Citer
quelle chanson tu écoutais, tout à l’heure ?
C'est vrai, ça !

Citer
Un maillot plus sobre sous le bras, Myriam se glisse sous le rideau, s’arrête net, ses joues roses, marmonne quelques mots et détourne le regard avant de se reprendre :
Répétition sous

Citer
En fait, tu sais quoi ? Prends le bikini ! Rends Lucian complètement dingue !
C'est marrant, je la ressens bien ici aussi, cette relation fraternelle (cf. mon dernier commentaire sur Balles jaunes et vieilles odeurs de sueur)
D'ailleurs, je me dis que j'ai un peu poussé le commentaire ici, entraînée par mon précédent :-[

Citer
Je reste quelques minutes seule, à me regarder, à chercher ce qui peut bien me rendre jolie, jusqu’à réaliser : l’avis des autres garçons ne vaut rien. Si Lucian me trouve jolie, alors je peux le croire, lui ne me mentira pas, ni pour jouer, ni jamais.
Je trouve cette réalisation peut-être un peu expédié.

J'aime bien la typo utilisée pour Charlotte. De tous les personnages, c'est celle pour qui c'est le plus impactant, et qui lui offre un tempérament, sans en rajouter avec des mots.


Sur le fond :

Ma première sensation à la fin de cette lecture est que tes personnages étouffent. Je ne sais pas trop comment le décrire. Comme si tu manquais de temps ou de mots (peut-être de mots, les 2500 du jeu ?) et que chacun s'y acclimatait sans pouvoir s'y épanouir. Charlotte paraît pétillante, du genre à toujours crier sa joie, mais sans les majuscules, est-ce que ça fonctionnerait ?
Autrement, une romance d'été, mais sans ce qui en fait vraiment le sel, des scènes de progression, donc, une fois n'est pas coutume : j'en attends plus !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Une bonne soirée !
« Modifié: 01 Juin 2025 à 18:08:57 par Luna Psylle »
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Re : Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]
« Réponse #5 le: 03 Juin 2025 à 16:10:00 »
Bonjour GameMaster !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Dans l'ensemble, j'ai bien aimé ma lecture, c'est bien esquissé, avec quelques passages assez naturels, délicats... J'aurais peut-être bien aimé un peu plus de substance, de profondeur, mais c'était déjà très bien. Merci pour cet agréable moment qui sent les effluves iodées de la mer et le sable chaud !
"Il est plus facile de jouer au mikado avec des spaghettis crus qu'avec des spaghettis cuits.” - Philippe Geluck.

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Re : Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]
« Réponse #6 le: 04 Juin 2025 à 22:02:13 »
Salut Gamy !

Détails :

Citer
pour la garer parmi les voitures.
"parmi les voitures" me semble de trop

Citer
libertééé
avant ce mot, j'ai un peu du mal à visualiser la scène, où est-on ? qui est le "je" narrateur (en plus, y a 5 personnages)

Citer
du linge étendu sur la terrasse.
et c'est joli ? genre le sud ?

Citer
Laurette, la gérante, reste un moment surprise. Vous avez tellement grandi… On devine ces mots qu’elle murmure à peine, on les lit au fond de son regard.
j'aime bien

Citer
— Merci Laurette ! Tu n’imagines pas l’effet que ça fait de revenir ici…
j'imagine que c'était bien, chez Laurette ^^

Citer
— Et le garçon ?
— Quel garçon ?
— Élise
je comprends pas  :'(

Citer
Je me lève pour lui ouvrir :
— Elle ne revient pas à la fin de la chanson, tu t’en rends compte ?
je comprends pas non plus !  :'(

Tu dois jouer avec des références de chansons j'imagine, et du coup y a sûrement des choses non dites qu'on doit comprendre si on a les paroles des dites chansons dans la tête, non ?

Bon, y a des passages sympas, mais dans l'ensemble j'ai été décontenancé, ça allait un peu trop vite à mon goût (notamment le retournement amoureux à la fin. Et les 3 personnages secondaires n'apportent pas grand-chose au final. Peut-être n'avais-tu pas assez de mots autorisés pour développer ?

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Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]
« Réponse #7 le: 04 Juin 2025 à 23:08:27 »
Salut Gamemaster,

J'envoie des notes un peu en vrac vu que j'arrive après des commentateurs super précis.
J'ai bien aimé l'ambiance années 60 (70?), ce petit gout rétro avec pas mal de détails (le bikini a pois, le canotier). J'ai trouvé le tout très visuel.

J'ai aimé les références aux chansons même si je crois que j'en ai loupé la majeure partie parce que je ne les connais pas.

J'ai eu du mal à comprendre qui étaient les personnages et comment ils se plaçaient les uns par rapport aux autres (amis, soeurs ?) et il m'a fallu relire pour bien les voir : 4 personnages c'est un peu trop peut-être pour un texte si court. Les deux figures féminines amies sont un peu redondantes à mon avis : un seule aurait peut-être suffi.

Je me suis un peu perdu parfois aussi dans les dialogues sans les incises et surtout sans aucune explication sur le ton employé. Comme par exemple ici :
Citer
— Et le garçon ?
— Quel garçon ?
— Élise
je ne comprend pas sur quel ton Lucian prononce "Elise" (reproche ? compatissant ?)

Citer
Je le reprends à travers la vitre entrouverte :
— Je n’ai pas très envie de sortir ce soir.
Pas convaincue par le choix du mot "reprends"

J'ai bien aimé la typo en général.

Citer
— Le garçon m’a menti : c’était un pari avec ses copains. J’ai dit non et j’ai découvert le truc un peu après. Ils ont dit que, de toute façon, je ne suis pas jolie, qu’aucun garçon ne voudra jamais sortir avec moi. Ils ont continué jusqu’aux vacances…
La phrase précédente elle disait qu'elle avait dit oui . je ne comprends pas bien ce qui s'est passé dans le détail.

En règle générale, je me suis laissée portée par l'histoire. Il y a deux trois trucs que j'aurais bien voulu voir plus en détail (par exemple l'histoire de la maison de location d'enfance ?) mais j'ai vraiment bien aimé l'ambiance de cette histoire d'été (ça m'a fait pensé à la BD "Les beaux étés") .

Merci pour la lecture.


«Trees are full of songs and we are not shy to seeing them.» (Elif Shafak - The island of missing trees)

Hors ligne BAGHOU

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Re : Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]
« Réponse #8 le: 05 Juin 2025 à 17:16:29 »
Bonjour,

Quelques clichés ! Une mode à relancer peut-être !  8) J'ai trouvé très sympa la goulée d'air frais portée par cette jeunesse. C'est simple sans l'être vraiment, c'est travaillé, très travaillé, même.

Cousu de fil blanc diraient certains et pourtant l'histoire fonctionne comme une bleuette doit l'être.
 
L'originalité avec le jeu apporte un plus très intéressant. Bonne idée.

La dernière phrase est super mignonne et résume bien les premiers émois amoureux.

NB : petit bémol sur le titre, le terme révélatrices ne fonctionne pas trop. Pourquoi pas un vieux titre de chanson pour rester dans le jeu ?
« Modifié: 05 Juin 2025 à 17:20:11 par BAGHOU »
"La critique, art aisé, se doit d'être constructive." Boris Vian dans "Les chroniques du menteur".

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]
« Réponse #9 le: 06 Juin 2025 à 10:46:09 »
Bonjour GameMaster,


Un doux récit sans danger ni péril, où l'amour prend sa place comme dans un cinéma. Je me suis impliqué dans ce duo amoureux en m'émouvant des dialogues et des espoirs cachés.

Ça fait plaisir, un récit où tout se passe bien, où les inquiétudes sont vites éloignées pour donner lieu à l'insouciance. Les dialogues m'ont semblé plus vrais que nature, et les descriptions m'ont parlé.


Merci à toi pour ce moment de lecture.

Et à bientôt pour la phase des révélations.

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Re : Vacances révélatrices - [BT 21 - Des histoires positives]
« Réponse #10 le: 10 Juin 2025 à 11:18:38 »
Salut, salut !

Je viens répondre à tout le monde :mrgreen:

Déjà, je remarque que tout le monde n'a pas joué le jeu des chansons :mrgreen: bon, en vrai, c'était plus pour s'amuser, donc les résultats ne sont importants que pour soi-même :calin:

L'histoire ne se passe pas tant dans les années 60 70. Dans les détails à noter, il y a le baladeur qui, pour moi, représente plus les années 2000 (mettons 90). J'ai conscience que l'objet date d'avant, mais sa popularité tourne autour de 2000 - 2010. Comme le casque audio, qu'elle met autour du cou, sur le look de fin. Et une des chansons citées (une des plus maladroites...) date de 2001 ;)
Et la 306 aussi, commercialisée pour la première fois en 93 (cf. Wikipédia), et qui fait très "première voiture achetée d'occas par Papa Maman à l'obtention du permis" des années 2000-2010. C'était l'idée voulue.

Donc, je situe plus l'histoire vers 2010, mais avec quatre ados en dehors des clous et des modes, dont deux se retrouvent plus dans les époques musicales de 60 à 80 (j'ai presque tout piqué dans Salut les copains).



Merci Cendres pour ton retour :)

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C'est dommage que la fille ne soit jolie que si elle montre son corps. Tu peux être jolie sans avoir besoin de faire cela.
En fait, l'idée voulue n'est pas tant qu'elle est jolie quand elle montre son corps. Ce que j'avais en tête, c'est qu'elle perd confiance en elle à cause des moqueries du lycée. Quand elle retrouve ses amis d'enfance, elle arrive à se sentir belle à nouveau, à se convaincre qu'elle ne doit plus donner d'importance aux moqueries (le tout en moins de 2.500 mots :D). La tenue n'a pas d'intention à raccourcir pour être belle, plutôt à s'accorder au décor (la plage, le soleil, les 30° à l'ombre, je vais peut-être éviter de lui mettre une doudoune ;)) et se distinguer de Charlotte, décrite avec des robes. Dans la réécriture, je peux très bien réfléchir à un col roulé sans manche en soirée, ou une tenue plus sobre/couverte.



Merci Earth Son pour ton retour :)

Tu veux le secret des étoiles ;) ? A la base, je voulais les utiliser pour indiquer le nombre de jours passés en vacances. Mais juste les étoiles, ça ne me semblait pas assez clair, donc j'ai abandonné l'idée. Et ensuite, dans mes prévisualisations, j'ai trouvé que juste une petite étoile, riquiqui dans la page, ça ne se voyait pas, donc j'ai agrandi.
Je ne connais pas le livre, mais je peux te dire que tu m'as faite sourire :) : une des chansons que tu as trouvée, je ne la connaissais même pas :D mais je l'ai écoutée, elle est cool, donc, si réécriture j'arrive à faire un jour, plus étoffée, je l'ajouterai :)



Merci Aponiwa pour ton retour :)

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Pas de ponctuation
Le vent l'a emportée :huhu: sur mon doc, c'est encore plus flagrant :mrgreen: mais j'ai la flemme du screenshot à transférer sur un site de dépôt d'images pour montrer :-[

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C'est pas plutôt les trois derniers qui la troublent ?
Si, mais c'est une des paroles de chansons que j'ai ajouté un peu à la tronçonneuse ici :-[
"Juste quatre mots, le trouble d'une vie
Juste quatre mots qu'aussitôt il oublie"
Tournent les violons
, Jean-Jacques Goldman



Merci moi pour mon retour :mrgreen:

Bon, je l'avoue, j'ai perdu le courage hier soir de me pencher sur ce texte, mais j'ai déjà prévu de laisser plus de place à ces personnages qui étouffent.



Merci Ocubrea pour ton retour :)

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Par contre je n'ai pas compris l'utilise des trois grands points de suspension juste après, j'avoue.
Pour prendre le temps du silence. C'est quelque chose dont je me rends compte dans mes propres lectures, je prends rarement le temps des ponctuations. Mes yeux filent comme des fusées. Hors, je voulais ce silence entre eux, presque entendre le décor, mais sans qu'il y ait besoin de le dire avec des mots, garder cette notion de silence. Prendre la place pour la suspension, suspendre le texte.

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Je trouve ça bizarre qu'ils parlent du "garçon" sans évoquer son nom, s'ils en ont discuté pendant des heures au téléphone...
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Par contre, je ne vois pas trop ce qu'il y aurait à pardonner ? Il a juste posé une question, et elle l'a mal pris parce qu'il touchait un point sensible, mais puisqu'ils en avaient déjà discuté, il ne pouvait pas savoir qu'elle allait réagir comme ça...
Je ne voulais pas intégrer un énième prénom, juste garder les cinq des personnages présents (d'ailleurs, Lucian et Myriam ont des prénoms similaires pour appuyer la fraternité plus facilement, face à Charlotte et Élise).
Pourquoi il veut se faire pardonner... bonne question. Sur le moment, ça m'a juste semblé naturel entre eux, comme s'ils connaissaient par cœur leur équilibre et qu'il avait conscience de l'avoir rompu en insistant sur le sujet du garçon, à ce moment précis.

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Ici, par contre, ça ne fonctionne pas trop pour moi. Il passe trop brusquement du truc mimi en mode "je veux te revoir sourire" à "je veux t'enbrasser", puis lui pose une question, puis part sans écouter la réponse ? Je trouve ça assez peu crédible...
En fait, techniquement, il passe de "je veux t'embrasser" à "je veux te voir sourire". Pour le reste de la phrase, je suis d'accord qu'elle est en trop, même si je la comprends comme "J'ai conscience que tu écoutais une chanson qui te fait réfléchir à un nous, et je sais déjà quelle chanson.". Elle est entre eux deux, mais en trop pour la narration.

J'essayerai de corriger les fautes que tu as pu voir ces prochains jours :)



Merci Rémi pour ton retour :)

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avant ce mot, j'ai un peu du mal à visualiser la scène, où est-on ? qui est le "je" narrateur (en plus, y a 5 personnages)
Je comprends :-[ les 2500 mots risquent d'être largement dépassés dans la réécriture :-[

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et c'est joli ? genre le sud ?
Oooouuuuuiiiiii :coeur:

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je comprends pas  :'(
Je te renvoie à ma réponse à Ocubrea à ce sujet :)

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je comprends pas non plus !  :'(
Ma réf la plus annoncée, mais pas sa chanson la plus populaire. Sur les deux derniers couplets, on comprend qu'elle part :

"Tu n'as plus rien à me dire
Je ne suis qu'un souvenir
Peut-être pas trop mauvais
Jamais plus je ne te dirai

Salut, c'est encore moi
Salut, comment tu vas"

Salut, Joe Dassin

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Tu dois jouer avec des références de chansons j'imagine, et du coup y a sûrement des choses non dites qu'on doit comprendre si on a les paroles des dites chansons dans la tête, non ?
Pas forcément ^^ c'était plus mon petit challenge d'en caser. Certaines ont du sens dans l'histoire, d'autres non.

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Bon, y a des passages sympas, mais dans l'ensemble j'ai été décontenancé, ça allait un peu trop vite à mon goût (notamment le retournement amoureux à la fin. Et les 3 personnages secondaires n'apportent pas grand-chose au final. Peut-être n'avais-tu pas assez de mots autorisés pour développer ?
Totalement ! Sur mon doc, il m'annonce 2.318 mots. Donc, oui, manque d'espace. Je vais voir pour raconter leur idylle plus en douceur, sur deux semaines (leurs deux semaines de vacances), mais je ne suis pas certaine de poster ça rapidement...



Merci Samarcande pour ton retour :)

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Les deux figures féminines amies sont un peu redondantes à mon avis : un seule aurait peut-être suffi.
Oui, sûrement. Je voulais Myriam (le frère, la sœur, on me connait), mais j'avais peur qu'avec cette fraternité, on me retrouve plus facilement (et vu la remarque de Earth dans ses pronostics, j'ai eu raison de me méfier :D), donc Charlotte entre en scène, surtout qu'elle apporte le pep's je trouve, par rapport aux trois autres. Mais leur laisser plus d'espace, à chacun, est un objectif à atteindre.

Citer
Je me suis un peu perdu parfois aussi dans les dialogues sans les incises et surtout sans aucune explication sur le ton employé.
Je comprends. C'était un effet voulu, une forme de "tac au tac". Il demande, elle répond. Il n'y a pas de ton particulier. Sauf sur celui que tu pointes, et je vais ajouter un détail, par rapport à ma réponse à Ocubrea : la suspension reflète une forme d'agacement, chaque réponse d'Élise referme la conversation que Lucian essaye d'engager. Bon, tout ça reste à bosser.

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La phrase précédente elle disait qu'elle avait dit oui . je ne comprends pas bien ce qui s'est passé dans le détail.
Peut-être une incohérence de réécriture pendant le brouillon ;)

Et là encore, pour la BD citée, je ne connais pas la réf, mais le titre semble tout doux :coeur:



Merci BAGHOU pour ton retour :)

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NB : petit bémol sur le titre, le terme révélatrices ne fonctionne pas trop. Pourquoi pas un vieux titre de chanson pour rester dans le jeu ?
Ce titre a une histoire ! J'ai fait lire le texte à ma meilleure amie. A ce moment-là, le titre oscillait entre Bang Bang et Message personnel. Ce titre devait représenter la chanson qu'Élise écoute un peu en boucle au début des vacances, parce qu'elle perd pied à se retrouver face à Lucian, à devoir choisir entre amitié et amour, à ne plus avoir la protection de la distance et du téléphone. La première chanson, Bang Bang : une amitié d'enfance qui se transforme en amour. La seconde, Message personnel : plus représentative des non-dits entre eux, des sentiments qu'elle cache par peur et pudeur. Sauf que je n'arrivais pas à me décider. Après sa lecture, elle a proposé un titre qui fait plus romance de plage et j'ai sauté sur l'idée. Voilà, voilà :-[
Avec le recul, je trouve que Message personnel fonctionnera bien comme titre, mais qu'il faut en parallèle que je développe Élise dans ce sens.



Merci Alan pour ton retour :)

Oui, une histoire sans péril, ça fait du bien de temps en temps ^^ par contre, celle que j'ai envie d'écrire maintenant, les deux protagonistes meurent à la fin... je crois que j'ai un peu de mal avec un trop plein d'allégresse :-[
Et je reprends ton commentaire sous L'heure du thé :
Citer
Dommage que tu ne participes pas au Blind Texte, j'aurais été amusé de tenter de deviner quel est ton texte.
:P



Pour ce qui sera de la réécriture, ça va être :

laisser plus d'espace à chaque personnage, réussir à distinguer Charlotte de Myriam, de sorte que chacune ait son rôle à jouer ;
trouver un meilleur équilibre pour les chansons, réfléchir à pourquoi je les pose à tel ou tel endroit ;
et sûrement travailler la mise en forme et la typographie, qui donnent quand même un plus au texte, je trouve.

Une bonne journée à tous !
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

 


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