Hello Beglous,
Merci d'être passée par là !
"Je les sentais disparaître de mes neurones." C'est très fort ça, qu'elle puisse littéralement sentir ses neurones ou ce qu'ils contiendraient https://monde-ecriture.com/forum/Smileys/ipb/shocked.gif

J'ai juste laissé "je les sentais disparaitre".
T'as jamais eu l'impression que des trucs se déconnectent dans ton cerveau ou se reconnectent? Genre une effluve qui te fait remonter un souvenir oublié? C'est ça que je voulais dire.
Je trouve la première partie assez hâchée, probablement du fait de ces phrases courtes qui s'enchaînent, voire très courtes "Tout mon corps était détendu. Mon âme au repos. Pour une fois. J’ai trouvé cet ustensile merveilleux. Il allait changer ma vie." Pour le coup je trouve que ça marche bien pour des passages narratifs rapides, dynamiques ou stressants, enfin pour générer un certain effet, mais là qu'elle est justement complètement détendue et relâchée après avoir tout déposé dans le réceptacle (si j'ai bien compris), je trouve que ça fonctionne à contre-sens ces phrases courtes et lapidaires. Ou alors, peut-être qu'il manque des liants entre les pensées qui s'enchaînent. Par exemple, dans l'enchaînement que j'ai relevé, il pourrait y avoir une césure entre "pour une fois" et "j'ai trouvé cet ustensile merveilleux". Une petite action par exemple, un geste, quelque chose qui permette à la pensée de respirer et non pas de s'enchaîner ainsi.
Oui elle est détendue mais je voulais de l'euphorie aussi (utiliser ce réceptacle pour la première fois l'excite).
J'ai modifié "J’ai caressé la vitre dans laquelle baignait le liquide amniotique. Lisse et tiède. Mon excitation grandissait. J’ai retiré ma main pour la poser sur le câble. Je me suis branchée sur le réceptacle via mon port cérébro-spinal ancré dans ma nuque."
"Une pointe de colère a montré son nez par la fenêtre de mon inconscient. Avec une habileté qui m’a surprise, je l’ai refoulée." Je suis pas sûre d'avoir bien comprise cette phrase. Comment fait-elle pour détecter que la colère viendrait de son inconscient et qu'est-ce-que ça apporte par rapport au fait qu'elle ressentirait simplement de la colère ? Généralement les processus inconscients sont... inconscients. Du coup ça me paraît bizarrement contradictoire.
J'ai modifié : "— Tu es tombée amoureuse du clone qu’il y a dedans ? Mais t’es pas vraie, toi !
Sa remarque m’a blessée. Peut-être parce qu’elle contenait une part de vérité. La colère s’est invitée à la fenêtre. Avec une habileté qui m’a surprise, je l’ai refoulée."
"La colère s’est encore invitée à la fenêtre. Pour qui se prenait Sana à me donner ce genre de conseil ? J’ai hoché la tête, mes lèvres sont restées closes. Mon amie ne pouvait rien contre ma détermination. Ce soir, je donnerai vie à mon réceptacle, après une séance avec lui. Je mourais d’envie de le voir sourire." Peut-être qu'il manque un petit quelque chose là pour mieux saisir sa détermination. Une ellipse supplémentaire ? Un événement ? Je ne sais pas mais elle semble très proche de cette amie, celle-ci ne lui donne pas vraiment de conseil mais la met en garde à partir d'histoires entendues ou de faits avérés, cela me paraît étonnant, à ce stade du récit, que la protagoniste ignore lourdement cette amie, n'hésite pas davantage, ne vive pas davantage de tourments internes entre tenter le coup ou endurer sa frustration.
D'autant plus que... elle est supposée ne plus être envahie par des pensées pénibles, des souvenirs douloureux, donc on peut imaginer que cela a un retentissement sur la personne qu'elle est, sur ses réactions. Or, cette démarche qui passe pour impulsive, impatiente et légèrement omnipotente, dénote avec le soulagement qu'elle obtient via le réceptacle.
Ca donne : "— Ça ne marche pas en dehors du bocal, Yoni. Le clone est fait pour vivre dans le liquide. C’est aussi pour ça qu’il ne vieillit pas. Ne tente rien, ça serait un échec.
Encore de la colère. Je n’avais pas envie de recevoir ce genre de conseil de la part de ma meilleure amie. J’attendais du soutien. Qu’elle soit avec moi. J’ai hoché la tête, mes lèvres sont restées closes. Mon amie ne pouvait rien contre ma détermination. Ce soir, je donnerai vie à mon réceptacle, après une séance avec lui. Je mourais d’envie de le voir sourire."
Pour le reste, Yoni est désespérément amoureuse de son réceptacle. Je pense que je n'ai pas su l'exprimer durant le récit. (et oui, elle est impulsive)
Faut que je revoie ça...
"J’en aurais pleuré si le réceptacle n’avait pas effectué son lessivage juste avant." J'ai pas compris le truc du lessivage.
Lessivage : le réceptacle a "lavé" son esprit.
Pourquoi elle l'appelle le clone du coup ? Il serait le clone de qui ?
Dans mon esprit, les modèles de réceptacles varient mais sont produits en série : on y met donc des clones (de qui, est-ce que c'est important? Peut-on imaginer des donneurs d'ADN comme on a des dons d'ovocytes et de sperme?)
"J’aimais Toji de tout mon cœur." ça je trouve que c'est pas clair pourquoi.
Oui, encore une fois, ça pêche ici. Pas clair l'amour fou que porte Yoni au clone.
« Je me suis rendue. J’étais coupable. De tout. » Je ne comprends pas bien ce « de tout ».
De tout : pour moi, elle est coupable d'être tombée amoureuse, de lui avoir donné et repris la vie.
En tout cas je serais curieuse d’apprendre pourquoi tu l’as envisagé ainsi.
Ben moi aussi...

L'idée a fait pop !
Je vais essayer de retravailler tout ça, surtout sur les sentiments de Yoni qui sont vraiment la clé de ses actes. J'espère avoir le temps, avec Noel, toussa...
Un grand merci à toi, Beglous !

Edit : ajouté quelques passages pour exprimer l'amour de Yoni pour le réceptacle. Pis je vais relire, relire... !