Centre au milieu du terrainLa réception ridicule d’une balle dans les yeux produit cet éblouissement qui conduit aux astres. Au-milieu des terrains fourmillent tellement de concepts qu’il faut les blouser, ne pas devenir totem d’un pays où l’homo sapiens rampe, s’éclaire encore avec des allumettes de pierre.
Aux arbres suspendus aux lanternes du ciel il faut tirer révérence. Les chatons jouent avec les bagues des demoiselles sans que celles-ci rentrent dans des colères teigneuses qui fermeraient le sourire aux animaux. Toute réception est une carabistouille dès que l’humeur noircit les sentiments. Il faut la fleurir, l’engluer d’une colle empathique, genre bras ouverts avec doigts de velours ou aussi lèvres tièdes parsemées de rosée. Si tu te plantes en milieu de terrain mérite ce milieu. Accepte la bourrasque telle une claque heureuse.
A chaque fenêtre une âme chagrine surveille ton maillot de peau. Elle attend de ton rôle médian la solution des bricoles, que de chaque probloque pointe un plumet d’espoir qu’on coiffe le matin avant que ne se dessine sur les murs l’agenda surbooké du jour.
De soldat de plomb je deviens une mie de pain qu’on triture longuement sous la table. A bord de ferrys audacieux je traverse le jacuzzi tourmenté qui me sépare du vieux continent. Terrain nouveau d’une île je l’aborde avec mon harpon enrubanné de couleurs. Je me déleste des boissons humiliantes. Je chausse à mes chevilles artisanes des sandales de joie. Dans le tympan crevassé de mes portugaises je glisse une sonatine qui fournira cadence à mon engourdissement légendaire. Et des fenêtres descendent des femmes d’entretien ou domestiques disciplinés pour se centrer, pour allumer foyer et chaleur renversante au cœur du terrain de boue. Ils palabrent. Chaque crabe de misère réclame son cachalot de beauté. La réception des maux s’étale comme une rivière où les bogues de l’automne endossent des flottillements de nacelle pour d’autres horizons.
Le mot ridicule se disperse en miettes que picorent les corbeaux. Les bras de l’épuisement s’enlacent au torse du prochain. C’est bingo, c’est canon, c’est chenu, c’est merveille, plus transcendant qu’une tablette de chocolat mou dans le placard de mamie.
Puis arrive le soir déboulant avec ses béquilles d’ombre, il se répand sur les bouquets fictifs, arrose de son amertume les banderilles qu’on plante dans le garrot des bêtes. Encore une fois la nuit, celle qui efface sans faire disparaître, piquée d’étoiles. Les pores de l’espérance par où s’écoule mon paquet de viscères.
Dans les châlits on se ronge de patience jusqu’au combat du prochain levant. Quelques araignées touristiques et autres punaises de passage crachent leur jet de venin pendant que le sommeil cherche son rêve. Des autos s’ambulancent pour prêter secours aux agrypnies qui taraudent.
Demain, demain, c’est un défaut de réception qui nous exhume du présent. Dans un trou de taupe, les ischions des joueurs ne peuvent enterrer la fortune. La grêle fouette ce qui dépasse ; orgueil et business.