Dans ma petite ville, où je règne en maître,
Chapeau haut, sourire feint, je suis le paraître.
Aux discours bien tissés, des rêves à la dérive,
Je suis ce notable, dans ma bulle en survie.
En costume ajusté, et dans mon monde clos,
Mon sourire figé, masque bien mon chaos. Comédie provinciale, où je joue mon rôle,
Pour un privilège absurde, j'ai l'égo qui s'envole.
Poignées de main feintes, dans des couloirs dorés,
Les promesses vides, dans des salons figés.
Les secrets bien gardés, sous des sourires tirés,
Je suis ce notable, aux faux airs apaisés.
En costume ajusté, dans mon monde clos, Mon sourire figé, masque bien mon chaos. Comédie provinciale, où je joue mon rôle,
Pour un privilège absurde, j'ai l'égo qui s'envole.
Entre les ruelles désertes, et ma façade bien polie,
Je jongle des apparences, dans cette morne vie.
Les petits notables dansent, une valse hypocrite,
Je suis le maître de cérémonie, dans cette farce d'élite.
En costume ajusté, dans mon monde clos,
Mon sourire figé, masque bien mon chaos,
Car de cette farce, j'en suis le lascar,
Celui qui par combine, tiendra toujours la barre,
Et dans cette chanson, mon charme persiste,
Les petits notables, dans leur ronde triste,
Me prennent pour le génie de cette comédie,
Où la province, à mes pieds, toujours loue mes faits.
Un poème assez musical créé en m'inspirant d'un maire/senateur/conseiller régional assez caricatural et détestable. Se sentant supérieur et légitime parce qu'elu dans un bled de 100 habitants avec 60 % d'abstention.
J'ai beaucoup de haine pour ces notables locaux.