Je commence une série d'aphorismes, je sais pas encore combien,
mais ça fait longtemps que je veux me faire à cette manière d'écrire.
Ayant beaucoup lu Nietzsche, je suis parti sur un style qui se rapproche du sien
(il écrit en aphorismes), et je prendrai mes distances quand l'assurance dans la forme
viendra.
Du coup, s't'un peu philosophique, mes excuses aux familles, toussa.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
La rage – Rien de politique ou de moral là-dedans. Une expérience primitive,
l'obstination de la volonté de vivre qui se fait corps, se prend pour fin ;
pour laquelle les astres tournent bien, centre infime dont le rayon
et le regard brillent comme un ultime soleil. La rage d'être balance et mesure,
la distance de l'imposture, devoir jouer la comédie, aimer l'aventure ;
la mère du caprice, de ceux qui boivent jusqu'à la lie, le pari qui jette
les dés de sa vie. La rage comme unification, comme une pulsion
dont l'écho dans l'action s'achève, dont la discussion intérieure
vibre à tout vent, cruelle. La rage, c'est le sentiment de sa cohésion,
de son sens, l’agression intime et la réponse bouillante – la rage
c'est une question : vas-tu céder ?
Edit : après moult édits, c'est bon, je touche plus.
