Remonter avec fougue les mécanismes d'une horlogerie séculaire. Catalogue et miettes de papier peint sur le ventre nous nous sommes retirés dans les montagnes un carnet d'esquisses à la main et un architecte dans l'autre. Pour comme on voudrait faire entrer la géométrie des terres sauvages sur une surface plane, afin d'en saisir l'essence, non de la raser. La maison que j'ai vaste au creux de moi fait parvenir le son du temps aux flancs des chevreuils, à la blessure des roches et l'herbe derrière laquelle se cachent les diverses couleurs de la dignité maintenant se penche, d'un côté, puis de l'autre, comme pour s'accorder au mouvement d'aiguille. Au cœur de la voix toujours il se passe. Brusquement la façon de la brume change et veut tisser des liens avec le désert. Changer d'habitat. Un matin oui j'ai allumé le museau d'un cheval rien qu'avec les pulsations et la propriété de mon visage. La frontière a reparu je n'avais plus un seul sourire à présenter mais c'est bien ainsi quand la violence des jours. Je sors de ma poche un dur lacet et j'étrangle. J'étrangle ceux qui m'étranglent. Dans ma nostalgie j'ai oublié la véritable structure du miroir. Sa signification. Je jette un coup d'œil à l'arrière de moi et la texture de mon peuple n'a malgré cela pas changé. Dans le corps du vent je m'abandonne. Je veux. De quelques pas. Manifester sans remords la laideur du béton, de la brutalité ordinaire, contre la chute du microcosme qui se confond avec la terre. Mais calme. Calme nous ne saurions être ridicule.