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Auteur Sujet: La valeur d’un soupir  (Lu 923 fois)

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La valeur d’un soupir
« le: 21 Février 2023 à 09:34:37 »
La valeur d’un soupir

Cher Docteur Scheider, L’aigle au cœur vide a lacéré nos ruelles. Je reviens à vous exaspérer par leurs filets qui ont conduit mon bébé dans l’éveil de ma rage. Ils me l’ont enlevé. Accordez-moi l’ivresse et partons sur nos montures sous un soleil acharné pour vaincre les becs acharnés.
Votre bien dévouée
Cyrielle Laquart.


Nous faisons payer grassement nos repentirs par de vils chemins en pavés pour voir des pleurs cristallisés, des sirènes mensuelles, la sottise est l’oreiller du diable aux objets répugnants dénichés dans les esprits qui travaillent nos corps. Nous, mendiants, un sein martyrisé au passage clandestin que nous pressons comme une vieille orange. Dès lors que nous respirons, fourchettes et aimable table posée sur des ténèbres. C’est que nos âmes, hélas, ne sont pas admises parmi les singes, les scarabées et les scorpions. Gestes infâmes ! L’œil chargé d’une pluie de vipères maudites quand nos agréables poètes s’ennuient. À peine se sont-ils déposés sur des planches métalliques que nos aigles se sont posées sur leurs doux regards. Envole-toi bien loin de nos liasses morbides, va purifier ton être dans ton souffle régi par ton pouls planant sur un langage muet au bord d’un lac agité par le vent où tu pourras entendre des battements d’ailes au sol. L'odorat des chiens nous les apporterons pour nos fibres. Tous enfouis par de mystérieux breuvages dont les prières quadrillent leurs armées de mots. Toi qui sais offrir des épines aux mœurs des constellations divines. Décor léger et rempli de graines de coquelicot. Breuvage de folie d’une appartenance à t’offrir le ciel en honneur de vivre à présent pour tenter les démons. Les échos sont à combattre pour un homme dont l’échec combat grâce à sa progéniture. C’est un cri répété au loin qui descend sur la pente des lumières enhardies par nos mille splendeurs. Un phare éteint, des particules de savoir tournoyantes autour des chasseurs perdus dans les bois. Un épiderme brûlant, un témoignage roulant sur des bottes de foin. Ramèneras-tu ton savoir et nos rires de tes pleurs auprès des épouvantails ? Ta bourse conduit à jouer l’enfant de chœur face aux fenêtres de nos pensées incertaines, nous creusons les yeux plus grands que des tombeaux. Qui sait si vous aurez vaincu le spleen de votre grève. Nos soins seront un entracte à vos regrets. Homme libre, tu regarderas toujours le reflet de la mer, au bruit d’une plainte dont ton secret est un morceau de bois déniché sur ton palier aphrodisiaque.

 Je tourne devant un levier caché sur une pierre pour regarder cette matière. Le mouvement des cygnes blancs sur les lacs où chacun s’est meurtri de leur splendeur inspire les dociles amants de mes pensées les plus lointaines. Produits avariés d’un siècle ancien baignés dans l’eau bénite et logés par des yeux d’azur. Car je ne peux trouver à cette clarté le vice des péchés humains. Contemplons ce trésor muni de pollens, renversés à la face qui ment, breuvage de nos archéologues.

 - Mais pourquoi a-t-elle pleuré ici ?

 Tu parfumes les lieux sous des toits glissants dont personne ne pourra t’offrir le mérite. Elle contient l’œil pour étendre un arc par ses baisers noirs. Verse conformément le crime et le bienfait. La joie et le désastre sont suivis par le hasard d’un amour invisible et pourtant si lumineux.

 Je plongerai ma tête dans une infâme supercherie dont la matière de l’océan se regroupe à un moment précis dont la caresse saura vous retrouver dans une nuit enneigée. La paresse deviendra votre état ponctuel à la recherche du tout et du rien. Un pavillon de rêves de secondes écoulées pour votre honneur. Je m’enivre de sons et d’une gourde dans cette oasis dont les voûtes nocturnes empêchent de remonter pour respirer l’air de la montagne. Je te couvrirai d’une couette au parfum de havane avec l’usage des mots planant dans les ruelles. La souffrance humaine se développe face à l’indifférence, à l’oubli du temps et les remords de tes actes seront un berceau apporté sur un fleuve.

 La froide chasteté retrouve un lieu d’or et d’acier où cet être découvre des parchemins, des médailles symboliques et reçoit des messages divins. Les frissons guident ses actes et la nuit des astres promet les gestes de ses mains. La nonchalance de ses pas nus sur des cailloux brûlants détourne les souvenirs d’invasions de mouches un soir de dîner en pleine nature.

 - Qu’as-tu appris jeune homme ?
- Rien de plus ne disait-il

 Alors il fit le choix d'assister la mère et son fils d’un plat de ragoût de homard épongé avec une serpillère pour un dîner familial. Le fleuve regardait alors le cadavre s’enhardir. Comme une fleur, s’épanouir. Épiant les heures écoulées comme un manifeste.

 - Mais vous semblez semblable à cette ordure ? - Je préfère attendre. 

 Or, il n’y a que l’horreur pour ne pas surmonter la cruauté froide des actions menées sans consentement de ce mal imprégné depuis de telles années. Le docteur Scheider lui fit lire une lettre : le fleuve de tes yeux repose sur le culte de la paix, et l’amour sur les exilés. Un œil sombre dont les funestes amours m’ont appris à maudire le bonheur des dames. J’ai perdu la vérité dans ton éternelle compassion. L’aumône m’emmène et s’ouvre aux supplices des ruisseaux de la pensée.

 C’est ainsi qu’est venue une visite panoramique sur le lac de cristal, envol des ailes brodées si tendres à ma chair, l’écrit est alors endolori, de voir des blés, des épis, des paons. Nous tenions nos désirs éraflés par l’ennui de ceux marchant sur des terrasses carrelées, aux paroles éblouies, au cœur sobre, d’étonnantes querelles dont l’envie grimpe sur le visage de nos ennemis. Troublés par leur foyer déserté. Dérision poétique quand les yeux sont fermés. À l’aube, douces lumières peintes par des souvenirs d’innocence, désarmée par une entité brune de secondes écoulées par de transparentes âmes qui manquent à la peine.

 _ Que t’ai-je imposé ? Questionne le docteur Scheider. _ Une réponse, un lit et un royaume. Je t’ai privé de ton glaive pour conquérir la liberté. Hélas, si mon baiser s’éteignait, la gloire serait un poison putride pour nos terres. Tu as déroulé mon corps comme un parchemin et dévoilé le cachot de mes prunelles.

 Quand je n’ai plus qu’un manoir pour mes blessures de guerre, quand je n’ai plus que des serpents autour de mon cou, le tombeau comprend le poète. Allongée dans l’attente des nuits inexistantes, tu découvres des yeux de métal et d’agate. Quand tu plonges tes mains dans l’esprit de ta femme. Un air subtil et dangereux s’avance sur des battements de cœur au rythme du souffle.

 Que l’amour est profond quand tu vivras en ma présence le temps d’accueillir mes souvenirs impérissables que tu as délicatement soulevé par tes mains ! Que les lustres de lumières noires sont intrigants, Que la gorge du temps est méprisante ! Textures tendres et légèrement humides, ses baisers sont des flèches de dictame. Son noir désir ne peut tuer dans sa mémoire, seulement l’instinct n’est plus domptable. Vidange du cœur. Laissez-moi suffisamment de temps pour m’enivrer de mensonges et observer. Plongez vos jolis yeux dans ma détresse, détachez-moi de mes cordes malsaines, libérez ma douleur à mes risques et périls.

Qu’a-t-il dit ? Dis-je
Pour l’instant, il garde le silence. Répondit le Docteur Scheider.
Fort bien.

Le grincement des portes, le bruit des serrures cassées s’installent dans mon immeuble, veillant durablement à surveiller l’aurore et celui qui console les nuits. Une harmonie exquise sous la lune de nos ferventes missions. Voilà le souvenir enfoui dans un gouffre de paroles dont l’âme a été saisie, je me sens comme un vase brisé en écoutant les sons de guerre sur les brancards. Je suis ton cercueil et toi le pralinage. Ainsi, quand je serai loin des miens, proche des vieux flacons, tu seras le témoin de la liqueur des anges maudits d’autrefois. Le vin dispose d’une luxure lorsque les flocons écrasés sur un sol boueux font bondir les solitaires. La vapeur rouge est l’opium de leurs corps et le poison creuse leurs capacités à s’adapter dans les coulisses de la rue. Ces gouffres peuvent difficilement altérer notre foi en songes. Par quel prodige la salive approfondit le temps qui ne nous appartient plus dans nos vertiges impuissants ! La prononciation miaule comme un chat sous la fenêtre, comme un rat sous le radiateur, comme un philtre d’air pur venant recycler nos cruels maux. Elle possède les extases et n’utilise plus de longues phrases. Le corps est devenu un entretien linguistique et un instrument de blouse blanche venant accueillir ce fléau de lettres nauséabondes, émis sur de vibrantes cordes.

 La beauté d’une jeunesse déjà fanée que mon pinceau glisse par tant de laideur, sur un navire dont les voiles balayent mes rancœurs. Souliers blessés et secret provoqué feront délirer les pilotes aux commandes, ceux maintenus sous les éclairs.

 L’obscurité a fait échos, un rythme paresseux et lent. Comme un plat mijoté où certains cœurs ont ajouté un philtre d’amour. Comme pour marquer un fer à cheval sur les coups larges aux veines apparentes. Tes bras se réjouiront de précoces transmissions, elles seront de solides émules imprimées sur tes épaules grasses et ta bouche placide. Tu chercheras les gemmes sur nos âges fleurissants.

 Tandis que le chêne s’étouffe par de vieilles fourmis, le visage se nourrit de vin, de tisane et de philtre offert par d’étonnants blessés dont seul l’œil du corbeau nettoie les éclairs funèbres. L’espérance est morte et le ciel déchire les nuages de nos aveux. L’hébergement des souillés dépend des martyrs et de leurs chemins
- Aimes-tu les damnés ? demanda le docteur Scheider.
- Oui. Répondit-elle ? Souvent, ils s’éloignent des bâtiments dont l’orchestre sonore fond devant une scène théâtrale. Mon cœur ne connaît pas l’ennui ni l’épuisement, c’est une braise crépitante autour d’une splendide aurore. Le temps pour moi de pâmer des souterrains. Je ne recherche plus rien, simplement la sensation d’une griffe sur de féroces femmes dont l’ignorance égare mon cœur que les bêtes ont saigné dans un palais de cohue.

Bientôt nous plongerons dans les eaux froides d’une vive clarté aveuglante, j’entends déjà les feuilles virevolter dans le vent, des bois grinçants, l’enfer d’hiver et mon cœur rouge glacé. Mon esprit escalade les arènes bercées par le son monotone des béliers lourds et infatigables. Cette année perd toutes ses arrière-saisons dans de fantastiques énigmes. Mes hanches sont amoureuses d’une rage mystérieuse née un jour d’automne. Les morts sont mes alliés les plus forts et tu connais mes caresses quand il s’agit de ma chair. Je t’ai déchiré pour que ta joie puisse être une explosion de lumière et de chaleur. Un monstre ravagé a toujours ses suppliants dans la poche de ses armes. La flamme, pour qui n’abandonne pas l'anneau, dispose d’un réservoir de larmes. Sur les monts, le soleil caresse une hutte en bois retenant une dame au teint pâle, grande et svelte. Ses rictus sont des sonnets, son alcôve couvre une rose.

 - Quel est votre mérite ? dit-elle.
- Regarde-toi. Répondit le docteur Scheider.

 Revenons au secret infernal, dont les mains discrètes ont sabré les reflets irisés pour rendre visite aux savants, amis des sciences et de l’horreur. Les attitudes hautaines de sphinx allongés sur des lits de punaises et de solitude semblent concentrer un sablier d’argent comme un rêve sans fin. Je suis la veine et lui l’auteur comblé par la douleur des sons conversationnels, l’ordre et le maître des grands laboureurs. Et je roule devant quelques barrages décoratifs que j’enlace attachée dans les urnes de guerre. Les nuits n’oublient pas les toiles mais détruisent les passions de l’être, celui en somme, de mon désespoir de déclencher des poumons gonflés et des convulsions méritées. C’est sur une route lourde qu’un bon chrétien s’est confessée. Ma tête a alors été condamnée à écrire ces ébats et complots. Je me souviens de ses trouvailles palpitantes avant qu’un fils de la pourriture me mette dans son urne vers un épais lac de sang. Irritée sans bouger, mon âme est scellée dans un héritage fatal. Mes nombreux souvenirs intacts font l’effet d’un spectacle que je regarde lentement devant un bûcher. Rien d’égal les boiteuses journées, résigne-toi est ma seconde, couche toi est mon réveil. Le goût du néant quand l’amour n’a plus de saveurs. Si ce n’est l’unique volonté de poursuivre ma quête aux autrefois de la lutte. Les lianes étaient déjà enfourchées alors que je m’endors une dernière fois avec mes vœux pieux. La lumière agréable a perdu son odeur et le temps m'engloutit et je n’y cherche plus d’abris dans l’attente des serrures fermées que je contemple dans ses sous-sols du globe. L’un éblouit, l’autre t’endeuille tandis que je construis des sarcophages à la place de mes pores. Qu’ils soient grands, petits ou charnus, tous subissent le mystère. L’œil tremblant est regardé au-dessus de nos têtes mises à prix. Reconnaissez-vous qui je suis ? Qui est-il ? Et qui sommes-nous ? Le couvercle d’une marmite mijote l’imperceptible. Il faut que le gibier paye le vieux chasseur, patient et statique. Reconnaissez par qui ai-je été créée, car la pendule est notre plus grand festin, elle nous permet de nous concentrer sur l’heure exacte où on se trouve. Parfois, nous avons l’impression de déployer l’ivresse des choses funèbres, saluée par l‘énorme taureau avec dévotion.

 Le son des trompettes est délicieux, un homme s’est infiltré au creux de mon oreille pour m’inviter dans une chambre en métal. Qu’elle nous apprenne l’extase, le bruit des rues à la recherche de son bébé martyrisé dont elle ne cesse de chanter l’usage. Servile bourreau, on me nomme coquelicot. Baiser l’énorme bêtise dont mon nom s’avance à trente-trois ans comme un soldat inconnu que mon fils ne retrouvera dans nulle note, nul livre, pour avoir insulté nombre de faibles pour plaire à la brute. Mon honneur a été de planer dans plusieurs vertiges dans un délire implacable des mécréants.

 Pourrir ce que nous aimons, couronner ce qui nous châtie. À l’aube, le présent fuit le passé. J’aborde cette instance en convulsant, déchiffrant le malheur partout, poudre de fer dans mes yeux, songeant à saisir un serpent jaune qui me dicte mon devoir dont les alarmes fuyantes à mon esprit déchaînent mes peurs et mon envie de vivre l’insupportable tâche qui m’a été offerte à travers une trace sous ma poitrine le 22/08/1989.

Si le corset brutal a permis de souper agenouillé dans le noir, c’est que les loisirs doux gelaient. Viens voyager quand le vent fait grève, quand l’orage tranche les oliviers, quand l’automne décore les rumeurs, je vois distinctement des mondes singuliers où les cerisiers offrent des yeux fermés où l’eau dégustée trouve une mélodie suave. Lorsque le damné répond toujours à l’appel du sang. Les rêves sont une double vie, une trêve de lecture pour vous dévoiler ce que mes rêves m’ont offert comme opportunité d’avancer.

 - Docteur. Non, je ne veux pas mais je ne peux pas. J’ai migré en distribuant des timbres dans un exil de sable d’opium et le sens du temps a enfermé une lumière sous mes poumons de cendre. Les alphabets continuent à danser, la mise au point commence à s’effectuer même si je ne vais pourtant jamais si loin. En rose des sables.

 À trente-trois ans, c’est un long séjour pour le monde muet, les mots en sortent par effraction mieux que par intention. Tandis que les enfants allaient récupérer le porte-clés accroché sur le cuir du gardien, un inconnu s'est pointé. Un sécateur à lame franchement orienté sur nos yeux. Puis, il est reparti des années après avec son collier de fer. Acte séculaire. Camarade de volée, je te le dis, échappons-nous loin de cette maison de correction.

 Écouter la plainte éternelle d’autrui face aux sanglots de pure mélancolie est le miroir de larges pleurs. Damoclès s’est uni avec un cyclope pour saluer l’histoire et remercier le temps des mille fleurs cueillies qui sombreront comme la pluie ou face au soleil. La nature offre des hirondelles pour indiquer l’atmosphère des lendemains qui ne doivent plus exister. C’est un empire humide d’imprévus, un horizon pour attraper les crapauds balayant sans vergogne des nymphéas. Quand le silence dessine un cauchemar, des vagues multiformes viennent bercer le coucher. Je regarde l’infini par toutes les fenêtres et c’est ainsi que je m’envole vers une autre contrée. Voilà où mène l’amour, elle ne serait pas étendue comme une étoile de mer si elle n’avait pas songé à raboter ses vieux filets. Paraît-il que la mémoire vieillit ? Icare. La cire brûle ses ailes et par l’imprudence de son ignorance tomba dans un trou noir dont même un navire ne pourrait être retrouvé. Quant à moi, les yeux consumés de ses amantes trouveront un espace d’honneur sublime qui me servira de signature.

 _ Ah ! Ne jamais sortir avec l’indescriptible des êtres aux yeux de feu dont l’espace de pensées se consume sur des rochers. S’écria le docteur Scheider.

 Brûler l’honneur d’un nom infâme pour donner vie à l’amour du beau qui me servira de tombeau. Tandis que les fouets versent le sang, je sens ton regard et ta voix se pencher sur moi mais ta diction agit par effraction.

Je te frapperai comme un boucher pour t’éloigner du Sahara et faire jaillir des sanglots. Je suis l’abandonnée de ton cœur de vampire et plus personne ne pourra sourire lorsque les condamnations divines ont été enlevées.Imprudents voyageurs aux terreurs difformes, elle a veillé sur des monstres au bord d’un gouffre dont les escaliers floûtés des malheureux sont épris d’angoisses nocturnes. Soulagement de la gloire unique de voir les ombres dessiner, le vent de leurs mots dont le puits de vérité sera leur miroir infernal. La conscience dans le mal en tête à tête avec l’horloge de leurs conjoints déjà sinistrés par d’effrayants passés. Chaque instant dévore l’horizon de vos trois mille six cents heures de tirs. Le temps est un joueur avide qui n’accorde pas, qui ne prodigue pas. C’est une loi qui tranche la vanité.

 Un éveil de miel dans les lieux hasardeux dont seuls les fantasques néophytes s’évaporent lors des moissons sans bruit. Une lampe pour repérer les bûches et les renards. Mémoire fertile d’un cœur de mortel s’infiltrant sur la grande scène. Abreuvoir de têtards pour les maigres orphelins fourmillent en pleine nuit pour faire couler les mystères de vos étroits canaux dessoudés. Sans méchanceté, le vieillard n’aurait pas de bergerie.

 _ Ne donne pas de l’eau à ton allié, il te demandera du vin. Dis-je à voix haute.

Qu’ai-je enfin demandé pour dénicher le nid de pie qui se trouve sur mon toit ? Tels des jumeaux, les spectres ont trouvé les enfers avec un bâton. Un ivrogne a saisi cette absurdité fatale sans mourir sur son bateau. Son équipage ressemblait à des monstres bossus, baveux, sans langage équivoque, obéissant, sans dentition et vêtus d’ornements mystiques. Parfois, ils trottent sur le navire, d’autres écoutent les coquillages ramassés par les filets de pêche. Ces animaux blessés offrent un savoir brodé dans leur corps divin. Leurs yeux sont gluants, leurs gestes précis, ils épient, détournent les vices des courants marins. Ils sont élevés pour tuer les yeux divins des petites filles au jupon rose et blanc. Luisant la nuit, l’heure n’a pas d’ordre pour ses naufragés. Ils adaptent leurs cercueils face à Charybde et Scylla.

 _ Où sommes-nous Docteurs ? Là où la faiblesse appelle une Madone transpercée.

 Notre chant est stoïque. Celui des mères ensanglantées et des courtisanes lacérées par des fronts de marbre. Nos jours ne sont jamais perdus puisque d’étranges destinées ont dégusté tendrement les plaisirs clandestins de la langue française. Les querelles entraînent les Aphrodisies le jour de l’an. Honteuse d’exister pour quelques fausses notes d’un palais tendre et soyeux. Quelques jours avant d’écrire ce livre, j’ai fait un rêve. Métamorphoses croisées d’humanité. La résistance à la pesanteur réside-t-elle du peuple ou de ses convives ? Observée un jour de pluie, découverte à une heure précise. Probablement en mars. Amie du criminel. Les kappas sont arrivés dans les profondeurs des océans. L’homme impatient fabrique des esprits dévorés par la vérité pendant que l’ouvrier empile la serre de bûche. Les délices sont à côté des ronfleurs. Et les voleurs cuisinent pour leurs catins.

 Puisque ma bouche est demeurée muette pendant trente-trois ans, tu découvres un songe vivant et tous observent et demandent des réponses. Voilà l’abîme du langage qui devrait couler mon sang vers la lumière du néant. Ivre de grimaces trempées, l’élégance est une armature. Je n’espère pas chasser les cauchemars en vie, je viens demander des torrents d’orgies pour rafraîchir les visages au vent. Le cœur apprend à regarder les éléments, l’esprit à apprécier la matière. Je ne crains pas que les efforts soient un gouffre de railleries, que les charmes de l’horreur soient enfermés dans les lettres du passant. Pourtant, qui n’a jamais serré un squelette dans ses bras ? C’était bien à eux aveuglément que je donnais dans le codant lors de mes tournées massives. Les médaillons que je déniche dans mon foyer fuient la vérité de leurs pensées brodées qui viennent offenser l’apostrophe de nos archets, mettons ses mots sur les âges fleurissants, allons honorer les roses blanches, dédier les envies, murmurer les anges et voler à l’image de nos naissances. Rivage et source foudroyante, je mets l'abîme en dehors des plaines et des fontaines, je brûle quand les ennuis mènent à la peine et tout se renouvelle. L’étoffe des jours nuit au destin mêlé d’une certaine romance. Ma tendre lueur, nous la fragrance de nos vives splendeurs, établie par un ordre de grandeur, je vis que je meurs en aisance, nul rivage n’a besoin d’avouer son sommeil de beauté. À vous de solder ces grenadiers, vœux de nos vaillants étrangers. Alors, est-ce la volonté ou le plaisir clandestin, le métal de votre volonté ou mon rêve inachevé ? C’est votre âme brodée qui loue mes pensées, jour après jour, observer votre immuable beauté, est-ce un souvenir ou un plaisir, je vous l’adresse à cette colombe. L’apparence détruit des secrets précieux enfouis sur les épitoges. Mon fils. Des oreillers ont saigné. Plus vides que la lenteur des écrits, plus large que les joyaux du pouvoir, le décor des longs dîners ont été regardés derrière les rideaux de cire au parfum de brûlé. Cloîtrée dans leur sommeil, la figue a glissé dans la gorge des fumiers. Que l’aspect permanent de vos saisons devient nos climats. Rien n’est plus tendre qu’un aigle flottant dans le ciel. Je sais combien de collines grimpées nues dans la peine et la sueur gelée pour engendrer la joie d’une tombe ? Dans le gosier, des épines rebondissent sur la chaude poitrine de nos refrains enivrants. L’huile raffermit les muscles et nos rafflesias arnoldii. Végétale semence que le vent bat la flamme de nos glorieux projets. Les débris des lois harcelés par des mendiants suspendus aux pommiers ont moulu leurs grains en pliant leur chagrin dans des lettres cachées signées d'une mention unique « Spiritus Sanctus ». C’est ainsi que la rancœur se meurt et se délie dans l’air pur de nos semblables. Comme la cuvette qui me sert de cendrier en ce moment.

 _ Qui peut comprendre les ivrognes de la rue ? Dis-je au Docteur Scheider ?
_ Leurs cortèges nous affaiblissent. Leurs fioles de poison et leurs cires humaines défient toutes nuits morbides. Leurs chaînes sont faites de boues et leur regard balaye la stryge lors d’un baiser dont l’odeur balsamique rappelle des flacons conservés. Répondit-il 

L’avidité du peuple, dont la toile se trouve dans la nature, enchaîne les yeux des bijoux précieux, des crinières de l’équidé du Turkménistan, un regard sur les échappés de l’abandon. La taille des libellules est vindicative. Réponds, cadavre, réponds à notre appel. Malgré tant d’amour, ma chair inerte et mes tresses froides auront raison de m’assouvir à moi-même. Dors en paix auprès de ton homme qui sans doute te sera fidèle jusqu’à la mort. Mais surtout, n’oublie pas de transmettre ton savoir dans le coeur des hommes. Les tournesols et les orties forment des chemins amers lorsque les nuits solitaires recèlent l’écume du plaisir lors des tourments. Voyageurs de l’esprit, vos fièvres hurlantes sont dessinées sur du matériel. Les fouets sombres déjouent nos larmes de la réalité. Je marche sans débauche et pourtant les riches de santé sont vierges. Favoris de l’enfer, leurs soifs et leurs coeurs sont remplis de terribles plaisirs à enterrer ce qu’ils ne peuvent comprendre. J’ai rivalisé avec les cyprès funèbres pour griffer l’amour de la race humaine. L’acte de procréation arrache le pardon, ignore le purgatoire, et quand l’heure viendra de regarder ces vierges infécondes, je serai sur une île de haine et de remords. Ce désert lettré est un temple d’ombres où de féroces oiseaux cuisent dans le noir avec de ridicules pendus sur des saules pleureurs. Pauvre diable, j’ai vu toutes vos mâchoires et vos infâmes cultes avec vos museaux relevés. Hélas, tu as apprécié triturer ma chair dans un océan. Ah, compagnons du désespoir, donnez-moi le sommeil et la nourriture pour contempler la création. Engraisser le sol fumant, symbole des angoisses humaines et pitié de nos envies de vous offrir le goût du paradis. Qu’ils soient déshonorés et méprisés si leur serment a été inscrit dans le culte de la plaie. Pitié à leur longue misère d’entretenir un temple de louanges diverses dans les hautes sphères de nos sanglots.

Le grenier des coeurs solitaires baigne dans une vérité froide. Ils s’enivrent de blasphèmes et désertent les rues tandis que chaque eldorado est marqué au fer. Étonnants voyageurs, nous nous orientons avec une chandelle et provoquons des mirages d’éther. Malgré les chocs et les imprévus, nous sommes tous des souvenirs déstabilisants venant de loin. Le rêve des ruines s’agite et jongle avec des costumes. Un spectacle ennuyeux que nous avons vu partout depuis tant d’années sans l’avoir cherché. Les bavardages assaisonnent, les moins sots regrouperont leur troupeau face à la folle au chiffon. Ils se réfugient pour tromper l’ennemi et rassurer leurs berceaux. Le doute a fait fuir les passagers des wagons tandis que notre échine baigne dans un marécage. Il est temps de lever l’ancre et retrouver mon équipage. Le poison réconforte dans la cabine du capitaine pour trouver du nouveau. Immerger de nombreuses fois dans le gouffre du Draken, nos esclaves danse sur une falaise d’extase, ils se laissent parfois aimer, d’autres polis des pierres, certains troublent les anges du mal et les plus vifs dorment le jour. Maintenu par des fauves clairvoyants, je leur ai envoyé une lettre manuscrite : je veux dormir plutôt que de vivre. Ils ont englouti mes sanglots, enseignés l’art de la parole, la valeur du temps et de l’oubli pendant plusieurs années. Un abîme de baisers en marbre blanc. Mon pardon est issu des tyrans infligés sans relâche à mon corps, mon radieux sourire est un miroir, qui osera être mon juge qui retiendra ses larmes dans le déluge du pārājika. Malgré les honneurs, l’orgueil s’enfouit chaque nuit dans l’impitié et la tourmente m’offre un casque blanc. Et c’est depuis cet instant que les notes de piano s’envolent sur cette feuille blanche. Les retrouvailles de l’inexistence sonore. De sa naïveté, le ciel l’a éloignée de son horizon calme, fragile beauté. Cher coeur, je te retrouverai. Comprends-tu à présent que les souffles violents orientent les lacs éphémères ? Qui osera donc me confronter à l’amour et oser en parler ? Ma crinière tragique trahit l’honnêteté. Maudits soit à jamais les problèmes insolubles qui t’ont amené à te battre si jeunes. Qu’importe le parfum, l’habit et la démarche. Celui qui veut unir son amour dans la composition sera issu d’un silence et d’un accord mystique. Mes mains sauront lui dire ce qu’il s’est élargi dans mon être. L’oubli ne peut être à la torche du coeur. Lamentables victimes, le chemin de l’enfer plonge le bruit de vos châtiments divins. Courez sur les traces de vos désirs et claquez vos chairs comme des loups affamés. Fuyez la science le temps que je sèche vos larmes. Pure volupté, l’attente de la prévoyance du plaisir des sens des nuits chaudes et serrées, le pardon est le miroir des brancards. Poser des sentinelles dans les yeux des femmes dont les formes sont envoyées aux sombres frissons pour savoir qui pardonne les visages de cadavre. Quand s’accordent les inventions, la tourmente invite les chars pour détourner l’attention. Un blasphème n’inspire pas la pâture du peuple. Chaque nuit, allonger sur du plâtre m’imprègne d’une odeur de prospérité. Quand la douleur vous apprend, vous ne recevez pas de remerciements seulement une marque au fer-blanc. Recueillir la venue des sabrés pour lire nos envies communes est un doux remerciement dans nos cages isolées loin de ceux errant dans les ruelles nauséabondes aux souffles violents. _ Comprends-tu que ta proposition se transforme en offrande du temps ? Dis le docteur Scheider. Mourir avec un carquois vide. Ainsi le sort nous apaise sans ivresse. Combien de jours d’effrois faudra-t-il pour nos peines éternelles ? L’hymne et le crime. Je cède à l’innocence de ta voix sans briser des destins de jeunes années. Les victimes d’une lyre cachaient leur rage trempée dans de l’huile bouillante. La muse s’élance chaque minute dans le bonheur du vice tant la prison m’inspire et que le centre mortuaire m’amuse. Ignorer est le repos du prophète. Les fleurs vues sous mes paupières sont des constellations que nous avons pu regarder une nuit étoilée. Qui fuit devant nous ? Ceux qui ne peuvent nous vaincre par les cendres. Entendez-vous dans nos campagnes ces féroces soldats au coeur glacé, la voie de l’avenir travaille nos victoires avec de terribles accents aux discours d’avenir. Une divinité vous promet des vierges, nos tombeaux sont nos phalanges. Nous n’assistons pas aux flots mourants pour venger nos héros oubliés. Souffrez en silence et écoutez si toutefois votre don ingrat de la pitié d’autrui comble l’affront de vos pensées. Ce débris existe depuis tellement d’années, révélées par une illustre armée de mots et de faibles soldats enfermés dans un temple en deuil. Lorsque les flambeaux s’approchent des fronts d’ivoire, les membres se dissocient pour s’échapper de leurs chaines.

_ Que m’apportez-vous dans vos sons indéchiffrables ? Troublez mon repos où vos rires infernaux me sèchent les lèvres. Allons au tribunal ! La plus grande tannerie des hordes flétries. La tâche de la tourmente agit avec des lèvres blessantes, des esclaves de l’innocence.
Quand ces beautés avec le calligramme en tête s’indignent, ce sont les regards troublés des pleurs de leurs morts qui s’avancent face à l’ennemi. L’esclavage des monstres de l’enfer s’entraîne au secours de l’épée des bourreaux qui souillent nos combats. Quand nos chefs entourés d’armes s’inclinent face à notre entraînement, nous les battons avec des lauriers. Le peuple repose en silence tandis que d’autres regards se remplissent de résine. Lâchement accusés, l’opprobre des juges rendait lentement secours aux épées criant l’armée. Secouru par de nobles coeurs, l’accusateur donnait la mort. Ce qu’offrent les nones, les vierges sacrifiées combat les messes glorieuses. Priez sans effroi, couvrez vos oreilles en suant l’eau de votre longue chevelure. Quant à vous, regagnez vos cachots dictés par des chœurs vengeurs. Je suis entraînée par un torrent dont un ventilateur a illuminé mes poumons à ma naissance comme si un homme cravaté grouillant de désespoir était venu me dicter ma destinée tout en s’inclinant sur mes choix vivement abattus par des carrosses traversant de la boue salée. J’ai tourné dans un manège avec zèle pendant tant d’années allongé dans le crépuscule quand je fus subitement appelé par mon devoir dont le regret n’a pas d’égal qu’un bain de paresse. Le langage est devenu véritablement honteux et l’écoute un parchemin de guerre. Ma communion se noie dans un délice de silence et de sensations d’isolement fraternel. L’art est ma corde obscure et celle de mes rêveries. Je les ai souvent étudiés ces étoiles noires qui m’apprécient aujourd’hui. Mais l’atmosphère humide et fracassante sommeillait abondamment lorsque des yeux se sont épanchés sur mon âme. C’est une rage dévorante contre une escorte qui m’a offert une éclipse dont le crépuscule a fait souffrir les impies. La prophétie m’aura ainsi conduite à la contention des membres sans aiguille ni breuvage pendant plusieurs orbites. La lumière m’aura servi à contempler les souverains et l’obscurité dans quelques mètres sonorisés. Mais qui l’a déposée dans ces nuages ? Est-elle venue dans un temple dont le marbre caresse le dos ? L’esprit sommeille sur le pâturage minute par minute, seconde par seconde. Le tableau de l’ennui est remplacé par des peintures de murs détruits. On respire dans des sillons où certains dénichent des crayons. Dans ce monde étroit, le temps laisse place aux souvenirs. La moisissure m’enivre de douces sensations de veille sans flamme. Vis damnée. Vis l’insupportable et les nouvelles pousseront les bourriques à régner sur nos aiguillons. Sur la colline, la chimère marche sur une plaine dont l’enveloppe de ses pas dresse les fabuleux guerriers aux têtes déformées. Chacun d’eux porte des sacs aussi lourds que des structures en acier et de façade en bronze. Condamnés à espérer et comprendre l’irrésistible mystère, leurs pieds sont plongés dans la poussière, aucun de ces êtres ne semble irrité de me croiser sous la coupole. Résignée à survivre dans la laideur de leurs discours, l’orgie silencieuse les mènera à leurs pertes. Un repère brûle le désir d’observer et de saisir ces monuments humains. Je suis une femme solitaire ayant pitié de mes nuits froides et de mes jours enhardis par le claquement des bruits sombres et étincelants de ma mémoire de tristesse. Mais l’implacable ferveur a fait de moi, un parfum de cornes et de sonnettes. Si ces pauvres êtres venaient à enfouir ma peine en se frétillant de suspense, ils se poseront curieusement devant certaines ordures soigneusement choisies. Ces impulsions craintives dont le vin abreuve quelques fois les incapables, c’est que nous avons fait nos choix face aux moralistes, aux conseillers et aux cadres. Précipitez-vous vers l’action, les minutes écoulées de vos soirées sont dignes de courage ! Baignez dans le sang de vos compagnons, que les démarches chagrinantes travaillent en talon. Exécutez sans profiter jusqu’à l’aube puisqu’une folle énergie que nul médecin ne prétend expliquer s’avance avec leurs membres paresseux pour exécuter les tâches les plus absurdes et souvent les plus dangereuses. Des hordes se sont rassemblées pour entrer dans les regards des écrans. Ils font partie de notre pièce pour connaître les loisirs de nos humeurs. Nous sommes de ceux qui poussent sans résistance vers des incendies remarqués. Ces plaisanteries nerveuses entrent dans nos esprits comme une serrure à double tour qui permettent de se délasser dans un bain soyeux. Tandis que la paresse humaine apprend à vivre avec des centimes sur les ronds-points, nous les regardons en silence quand les rédactions offensent leur propre gosier. Il y a des malheurs incontestablement bien plus féroces comme celui de ne plus se reposer dans la neige. Avez-vous déjà entendu résonner la rage et cette infatigable cascade ? Tu noies ton pardon dans d’étincelants cœurs ambitieux. Je ne possède que des larmes de fatigue quand la balance condamne le déluge. Quoi qu’il advienne, l’homme ne subit pas l’avertissement comme une digne fin. J’ignore encore comment le monde me jugera pour avoir entériné de si puissants soutiens. L’honneur du consentement est admis lorsque je perçois un fleuve barré dans l’éternelle attente du cœur qui se rend muet. Le duel de ce combat s’approche d’un tison, l’un ruiné comme l’éclair de son drame, l’autre fredonne avec une gueule enivrée. La geôle est lasse de paresse tandis que les pis gonflés engouffrent des soldats dont la chasse craintive fait l’effet d’enfantines erreurs. Cachée dans les broussailles, elle entend la meute aux abois. La parjure de ses yeux déchaîne les visages suppliant aveuglément de refroidir leurs doux désirs. La crainte lui aura permis de jouer au présage face à l’égarement et l’ignorance de son dédale. Contrarier l’œuvre de la nature est désormais le trésor des voleurs. Crainte aboyant devant la cheminée, elle revient sur ses pas pour lécher la blessure contre l’infection. Elle croit respirer l’héritier fané sur son sein et se soustraire de la vue de ces parcelles méprisantes. L’oreille est corrompue, froide détresse dans les gouffres de vertu. Sur son visage, des étrangers ont mené la crainte pour exprimer leurs appâts. La disette est mon blason pour m’exercer à la raison. Sage douleur assaillante d’ennuis de voir des fautes honteuses. La jeunesse est mon état qui craint de sombrer dans les délices des champs de blé. Qu’ils optent à leur tour pour la paix ou la guerre. Par quel chemin m’a- t-on donné une défense ? L’ombre a peur et l’intrépide ennemie étouffe les avis contraires. Quand plaide la chétive, la crainte tremble dans la voix de l’orateur. Hésitation ! Redoutable danger lorsqu’ils se sentent offusqués. Pour réconforter ses craintes, l’un se fâche dans les beaux jours, l’autre voit la matinée bien avancée dans des fléaux terribles de l’attente. La discorde sème le doute et le silence fera du vieux, un enfant d’extravagance. Mes fleurs sont emprisonnées pour vendre leur parfum. Tandis que je vante mes plaies que j’apprécie tendrement dans ce désert d’existence. Ce que l’on peut effacer par la crainte, l’objet peut le réparer. Quelle hospitalité ! Souiller l’avenir contre une pauvre chose périssable. Ta gloire est d’apaiser quand la pensée accouche et non d’épuiser des ailes vulnérables. _ Ainsi je conserverai ce carnet et cette fiole comme un souvenir de notre dernière aventure sur les larmes de notre luxure. Ramons infâmes soupirs, que nos vices de honte frappent ce que je m’apprête à construire, la légende des criblés. Dis-je au Docteur Scheider ? J’adresse des lettres ouvertes et sévis les criblés dans la rue des tyrans. L’empreinte du temple demeure inchangée, fidèle âme de l’alchimie, je les retrouve dans la barque du temps qui s’écoule sous les pavés. Croître les vœux de servitude est des certitudes. Que l’on nous prouve le contraire ! Empoisonnés par la paresse des liasses de servitude, guidés par des formes linguistiques et croyances laides et emplies, qui pourra saisir la serrure de nos infâmes ennuis ? Notre sainte union se place dans les quartiers déshérités, accusez-moi d’avoir écrit les obstacles de ceux qui grandissent dans les palais argentés. Enraciné dans l’aveuglement le plus laid, incapable de survivre à l’histoire plaintive. Nos ruelles sont infestées de rage céleste. Nul ne les voit. Ils sont trompeurs et leurs paroles baignent dans des lettres maudites. Je découvre des messages nouveaux m’indiquant qu’il faut retrouver dans la confidence les blouses blanches pendant plusieurs semaines. Mes cheveux secs et mes joues amaigries m’ont conduite dans cette captivité menottée. Un mal prédestiné pour joindre l’expérience des conseils et de la passion quand elle fait rage. J’abritai alors ma jeunesse dans un centre de complaisance tandis que les rues nous apportaient semence et désarroi. Chaque jour, des déchaînés à la langue fourchue éclairaient nos yeux et fortifiaient nos oreilles. Vous pouvez crier, vous rebeller ou refuser, vous serez élevés pour croquer les jours près des grillages et nous ferons de vous un bouquet fleuri sur un lit de roses. Des discours soignés, des déclarations immondes. Vis avec moi sous cet amas de pierres et goûte au parfum de jasmin, au champ déterré et au grillage électrisé. C’est en noir que nous portons le deuil des maudits, ligaturez leurs membres secs et promenez-vous dans quelques couloirs restreints pour entendre le chant de l’inconnu. Cette étreinte de crapauds offre à ses ennemis une infâme rébellion puisque c’est bien dans la rue qu’une folle admiration a créée des mains nerveuses. Prêtez-nous votre voix, vous plongerez dans une affection déraisonnable. Ce que ma langue n’ose exprimer c’est qu’un fardeau a plongé ce monde pour ceux qui ont abusé du temps. Nous sommes en harmonie même si nous vivons sur des navires opposés, vous écouterez des notes graves murmurantes, des sons invivables, et pourtant, camarade, nous restons abattus sur ces carrelages pour laisser une avance à la rue. Telle est l’armée que le Docteur Scheider a créée.

Navire austère



Cher docteur Scheider, Il serait soupçonneux et traitre de vous garantir notre franchise sur la triste pâleur de ce navire. J’ai abandonné mon bébé pour donner la crainte sévère de nos aimés.
Votre bien dévouée
Cyrielle Laquart.


La horde prit le large sur le navire Birmague. Le capitaine Slavane portait la même tenue depuis plusieurs semaines.

_ Comme nous le savons tous ici, l’impossible vit avec nous. Nous traverserons la jouvence et les fléaux terribles des poissons rouges d’or. Nous imposerons le silence face aux crocs et arracherons les racines des coeurs les plus épris. Dis le capitaine Slavane.

L’armée du Docteur Scheider se coucha sur le pont, dos au sol, cordage au corps. Seulement cinq personnes résidaient sur le navire Birmague. L’équité redoutable de mes jambes a été découverte. Il y a dans cette noirceur, des yeux étrangers n’ayant point eu l’hameçon pour nourrir ses mystères.

_ Domestique servante, les mains et les gestes silencieux entendent votre histoire et vantent leurs épées face aux dangers de cette expédition. S’acclame Baricane, membre de l’armée du docteur Sheider.

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Re : La valeur d’un soupir
« Réponse #1 le: 21 Février 2023 à 12:05:10 »
Bonjour,
Ce qui serait courtois c est que tu répondes peut être au travail que nous avons pu t offrir ( le dédale) avant de poster un texte en attente de commentaire.
B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Hors ligne Passagepoeme

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Re : La valeur d’un soupir
« Réponse #2 le: 21 Février 2023 à 12:19:26 »
Cela a été fait...

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  • Comète Versifiante
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Re : La valeur d’un soupir
« Réponse #3 le: 22 Février 2023 à 06:58:10 »
Désolé, passagepoéme, mais sur le texte "le dédale" je ne vois pas ta réponse : dédale.
IL y a un sujet qui traite du commentaire et qui nous a agité un peu ces derniers temps, c'est un peu pour ça que j'insiste, ça peut t'agacer. lecteurs
Je pratique pas mal la section textes longs et mi longs. Généralement, les commentaires dans ces rubriques demandent pas mal de boulot, donc une certaine confiance. ça marche aussi à base de réciprocité, d'échanges. Je t'encourage aussi à ne pas hésiter à t'inviter dans les commentaires, il y a pas mal de projets qui démarrent.
B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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