Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

04 Août 2026 à 22:01:34
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Le Printemps forgeron

Auteur Sujet: Le Printemps forgeron  (Lu 1330 fois)

Hors ligne Arsinor

  • Aède
  • Messages: 247
Le Printemps forgeron
« le: 21 Décembre 2022 à 09:46:20 »
Bonjour à tous,
La version définitive

Le Printemps forgeron


Le ciel disparut. Une nuée de mouches vertes me poursuivait. Elles piquaient et pondaient dans mon derme. Je fuyais dans la rue, traversant les croisements comme un possédé. Les larves se frayaient-elles des chemins à travers mes organes ? J’étais comme la nymphe qui offensa Héra et dont le corps s’était couvert de têtes de chiens furieux. Je me dirigeais vers le pont du quartier qui enjambe le canal. La nymphe prise de panique s’était jetée du haut de la falaise. Moi, je criais aux mouches de tourmenter les vrais cadavres. « Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! » graillaient les mouettes rieuses, qui savaient leur métier. Étais-je encore vivant pour qu’un fléau m’achevât ?
Je fonçais sur les passants, je leur suppliais de m’aider. Ils prenaient peur, l’essaim se multipliait, ils se mettaient à courir, faisant courir les autres. « Mon Dieu ! Ô Créateur ! Vas-tu laisser les monstres tuer une de tes créatures ? Ne suis-je pas de ton espèce préférée ? » J’empêchais les déités de la vengeance de s’engouffrer par ma bouche. La fin sonnait. J’avais vingt et un ans. Je n’avais pas vécu. Je franchissais la balustrade sans savoir nager. Le choc se fit entendre.
Dans l’eau, je n’osai pas ouvrir les yeux. Une vieille angoisse du contact avec la cornée les tenait clos. Je les ouvris ; je ne vis rien : l’eau était sale. Je retenais ma respiration. Que faire ? Respirer d’un coup sec, faire comprendre à mes poumons que ce ne serait pas de l’air ? Ou bien retenir, retenir, jusqu’à ce que le corps choisisse à ma place l’instant de l’engouffrement et de l’asphyxie ? Je réfléchissais à toute vitesse. Après avoir couru comme un démoniaque, je ne pouvais pas retenir ma respiration quinze secondes.
Oui, un possédé, un démoniaque, un ingrat, c’est ce que j’étais. Toute ma vie j’avais profité de l’argent de mon père sans le remercier, j’avais critiqué le système, je n’avais rien essayé d’améliorer, je n’avais honoré personne d’un sourire ou d’une parole respectueuse, je m’étais retranché derrière les livres, derrière la précoce misanthropie de ceux qui veulent objectiver autrui pour venger la scène primitive. Analyser la société pour éviter la reproduction du traumatisme. J’avais utilisé la pratique forcenée du piano pour me protéger de l’humanité.
Pardonnez-moi mon Dieu d’avoir été méchant, insensé, bête, injuste et insolent. Pardonnez-moi d’avoir offensé ceux qui m’ont nourri, ceux qui ont payé mes professeurs, ceux qui ont inventé les machines, ceux qui ont construit les bâtiments où j’ai vécu. Confessez-moi dans l’eau brune, dans le cercueil liquide de mes mépris pré-marmoréens, mon cher Dieu que j’aime, oui, bénissez le repenti comme vous avez suscité de la soupe océanique les acides aminés, les premières cellules, les premières colonies, les métazoaires, les trilobites, les poissons osseux, la première grenouille, le premier lézard, les mammifères, les primates, les espèces humaines, Cro-Magnon, le néolithique, Sumer, Athènes, Jérusalem, Rome, Byzance et les révolutions modernes. Tout cela, vous me l’avez donné mais je n’en ai pas voulu alors vous me l’avez retiré et maintenant, certes, je vous le redemande. Qu’il vous plaise de me laisser la dernière minute pour chanter vos louanges. Merci pour ces vingt-deux années, en comptant le temps de la gestation, merci pour toutes ces occasions manquées. Quand je serai dans les nuages, je dirai à tous les anges, à tous les damnés, à tous les bienheureux, combien la vie est belle ! « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul égaré qui trouve le chemin que pour mille justes qui entrent au royaume de Dieu. »
Hélas, Humanité, je n’ai pas le temps de te dire en paroles un milliard de fois je t’aime ! Je n’ai pas le temps de te dire en actes un milliard de fois je t’aime ! Je ne peux, je ne peux prouver un amour si mérité en un claquement de doigts. Pardon, pardon, mes louanges sont médiocres et infimes. Les génies les plus fervents eux-mêmes n’ont célébré que le millième de la Création. Si je pouvais sortir de l’eau, je dirais à ceux restés sur Terre, à mes frères chimpanzés, à mes frères éléphants, à mes cousins les rossignols et les pythons, à mes cousines les marguerites et les violettes sous la brise, à ma tante la roche, à mes oncles les nuages, au Ciel mon Père, à l’Eau ma Mère : « Maman ! Laisse-moi sortir ! J’ai besoin d’air, d’air ! »
Une douleur de l’autre monde me fendit le corps de haut en bas pour me couper en deux ainsi que Salomon ne le fit pas d’un coup de sabre, après que la bonne mère eut sacrifié la filiation au bénéfice de son adversaire pour que l’enfant restât vivant. Je vagis comme un nouveau-né, avec une voix d’homme. Tout tournait autour de moi. Ma vision se stabilisait. J’avais perdu mes lunettes. J’étais myope. Étais-je encore vivant ? Je posais la question autour de moi, éperdument.
—  Oui, vous êtes vivant, je vous le confirme, répondit une infirmière avec autorité. Vous êtes tombé dans l’eau et on est venus vous chercher.
—  Vous avez fait tout ça pour moi ?
—  C’est notre métier.
—  Oh voilà, voilà le plus beau métier du monde : sauver les gens !
—  On essaie de faire au mieux. Cela dit, on ne fait pas de miracle. C’est une tentative de suicide ?
—  Je voulais échapper à la plaie que Dieu m’avait envoyée pour achever ma conversion. J’ai pensé que les mouches ne me suivraient pas hors de leur élément.
—  Vous êtes sujet aux hallucinations ?
—  Non.
—  Vous avez des antécédents familiaux ?
—  Oui. Mon père a torturé des Arabes pendant la guerre d’Algérie et les parents juifs de ma mère ont été persécutés dans l’Union Soviétique.
—  Je parlais de maladies mentales, comme les bouffées délirantes ou la schizophrénie.
—  Moi aussi, Madame.
—  Je vois ce que vous voulez dire, mais ça n’est pas si direct. Cela dit, votre élocution est impeccable. Vous avez l’air en pleine forme pour quelqu’un qui allait entrer en phase d’anoxie. L’anoxie, c’est quand on manque d’oxygène.
—  Qui a prévenu les secours ?
—  La caserne des pompiers est à vingt mètres : vous ne pouviez pas mieux choisir. Personne ne leur a téléphoné, ils vous ont vu tomber dans le canal.
—  C’est un pompier qui m’a sauvé ?!
J’ai prononcé cette phrase en me redressant d’un coup, monté sur un ressort, interrompant la perfusion.
—  L’examen n’est pas terminé, protesta l’infirmière.
Trêve de béquilles, j’ai observé autour de moi : des hommes discutaient, d’autres s’affairaient. J’ai crié, joyeux :
—  Pompier ! Pompier ! Où est mon pompier préféré ?!
L’un d’eux me considéra, incrédule. C’était le plus beau et le plus grand. J’accourus et le pris dans mes bras.
—  Pompier ! Pompier !
Il m’a raconté le sauvetage avec une modestie invraisemblable et moi, je le comprenais, je l’aimais, pour toujours. Je lui passais ma main sur les cheveux comme le font les jeunes parents qui mignotent leurs enfants, il se laissait faire et ça le faisait un peu rigoler. Il m’expliquait les différentes phases de la noyade. Était-ce purement professionnel d’avoir prolongé ma vie de plusieurs décennies ?
Au bout d’un moment, il a donné des signes indiquant que l’entretien touchait à sa fin. Je savais où le retrouver et au moment de le voir rentrer à la caserne, j’ai ouvert la bouche pour lui demander d’être mon père adoptif. J’ai eu un moment d’hésitation, ce qui lui a permis de prendre congé sans entendre l’énormité que j’allais commettre.
Une société qui compte des héros aussi discrets ne pouvait pas être mauvaise. Pourquoi étais-je tombé au cours de mon adolescence dans la mauvaise humeur et les études universitaires ? J’avais oublié. Je restais debout sur le trottoir en regardant la porte par laquelle mon pompier avait disparu. Je ressentais pleinement ma tristesse, comme lorsque Calaf, chez Puccini, donne la bonne réponse à la troisième énigme et que Turandot, exposée au mariage, implore une dérogation à son père qui la lui refuse en rappelant l’inviolabilité des serments.
L’ambulance me conduisit aux urgences où je subis des examens, avant de me laisser sortir le jour même. Le pronostic était favorable. Je me portais bien, et j’en étais persuadé. Ce soir-là, je me rendis chez mon père.
Il a parlé comme à l’accoutumé, déblatérant son racisme et se vautrant dans la médiocrité mais je n’ai rien critiqué. Ça a été très long, trois heures. J’ai tout écouté, tout accepté, avalant des litres d’huile de foie de morue, moins les vitamines, le bénissant en pensée comme je l’aurais fait devant la première grenouille. Ensuite, il a prononcé cette phrase qu’il n’avait jamais dite : « Tu as changé, Jonas. » J’ai laissé la résonance de ces syllabes faire le travail du rêve. Un silence sonore et visuel, sans mouvement. Une minute de silence pour achever. Il me posa la main sur l’épaule et dit ces mots lourds de signification pour un Africain : « Tu es un homme, maintenant. »

Le père au fils dit :
« Tu es un homme, maintenant. »
Le sens de ce mot.

J’avais toujours haï ce mot. Enfant, je vivais dans le déni. Je voulais devenir une femme, pour être la gentille, celle qui parle, celle dont les mots ont un sens. Je voulais être la bénéficiaire du féminisme qui envahissait les écrans, la victime qui a raison et qui d’un geste révolutionnaire et rhétorique, redoutable et doux, se libérait de son bourreau pour montrer au monde ce qu’elle était capable de faire. La femme portait la revanche de l’être humain qui s’émancipe et je voulais en faire autant jusqu’à ce que les symptômes secondaires de la puberté m’eussent horrifié.(E).e, comme la nymphe sur laquelle avaient poussé les têtes de chiens. Mes parents m’avaient présenté la tapette comme le personnage le plus méprisable qu’on puisse imaginer, comme s’ils n’avaient eu qu’une peur, c’était que j’en devienne une. Ma mère m’avait répété des choses comme : « Han ! Va vite te couper les ongles, ce sont les homosexuels qui ont les ongles longs ! Surtout l’auriculaire ! »
 Comme je m’interdisais aussi d’être comme mon père, c'est-à-dire viril comme un Algérien, un borné, un sale type, un fier-de-lui-pour-rien, mon comportement n’était ni macho-en-culottes-courtes ni efféminé-avec-gesticulations, mais neutre, neutre ; si neutre que je n’existais pas, que je ne disais rien, que je ne montrais rien, telle la larve d’une statue. Je n’étais pas immature comme le croyaient mes camarades. J’étais un cadavre ambulant, un zombi, une stryge, un intellectuel qui n’aimait jamais rien, sauf la complexité parce qu’elle refusait la vie aux choses. Aussi, après être né de ma mère, je devais naître de mon père. Alors j’ai pris mon courage à deux mains, décuplé sans peine par les événements de l’après-midi et j’ai prononcé à mon tour les mots fatidiques : « Oui, papa, je suis un homme. »
Il a rigolé d’aise avec un léger mouvement de recul. C’était sa vie. Et moi, j’avais reçu de lui ce qu’il fallait pour accomplir ma mission et révéler aux égarés, aux fous, aux tristes, aux blasés et aux cousins des fleurs des champs combien la vie était un don du ciel.
Ce jour-là, j’ai décidé de rendre visite à mon père autant de fois qu’il le voudrait, afin de faire honneur à la logique verticale de la chaîne des filiations depuis les cellules de l’océan primitif jusqu’à l’imagination de celle qui serait ma femme. Depuis la noyade, je voulais des enfants. Mon insertion dans la chaîne ascendante et descendante allait désormais de soi, et ce n’était plus qu’une question d’années. Le revenant qui s’était pris pour moi n’était pas mort pour rien.
—  Allez, vas-y, a dit mon géniteur en rigolant une deuxième fois comme pour ne pas me retarder sur mes horaires.
J’ai passé le seuil de la porte sans réagir... Nos paroles étaient devenues hautement performatives et nous marchions sur un fil tiré entre les deux tours du World Trade Center.
—  Tu as un travail, hein ? demanda-t-il soudain, comme si tout ce qu’on avait construit depuis le début de la soirée, comme si tout ce qui m’était arrivé ce jour-là, comme si toute possibilité supplémentaire de réitérer mon exploit et celui du pompier pouvait s’écrouler.
Il ne m’était pas possible de décevoir mon père sur un terrain aussi crucial. Pour construire ma maison sur le roc, par principe, je refusais de recourir au mensonge. Mais j’étais chez mon père, sur son terrain, dans sa maison et dans son domaine de discussion. Aussi, j’ai répondu :
—  Oui, j’ai un travail.
—  Tu m’en parleras la prochaine fois…
—  D’accord. Au revoir, Papa.
Je suis rentré chez moi et le lendemain matin, je me suis renseigné pour savoir comment obtenir un emploi. Entre les relations des uns et des autres, Internet et la conseillère, assez efficace, de Pôle Emploi, je collectais des dizaines de pistes. Comme j’étais pressé de dire à mon père que je travaillais, j’ai accepté un poste d’apprenti garagiste dans la région. Garagiste, c’était assez masculin pour mon père : il devait se dire que ma conversion tardive à la virilité correspondait à un déclic à retardement par rapport à l’éducation qu’il m’avait donnée. Il avait déclaré, de la bouche de ma mère : « Élève-le, et j’en ferai un homme. »
Le comique est que la mécanique automobile m’a plu et que j’appréciais mon chef mécanicien parce qu’il parlait un peu comme mon pompier préféré. La sobriété des pistons, des soupapes et des cylindres me remettait à ma place. Les réglages et les vidanges prenaient la tournure d’un jeu sérieux et me rachetaient toute la honte emmagasinée dans les vestiaires des garçons en classe de sport du collège. Et mon père était enfin fier de moi.
La comédie ayant assez duré, je me mis à mon compte comme professeur de piano et à chercher des élèves.


Hors ligne DinaEgg

  • Tabellion
  • Messages: 39
Re : Le Printemps forgeron
« Réponse #1 le: 31 Janvier 2023 à 10:52:30 »
Hello Arsinor
Ton texte a du charme, entre lyrisme, humour et sentiments mêlés vis-à-vis du père. 
Au tout début j’ai dû un peu m’accrocher à la lecture, dans le premier paragraphe il me semble que certains termes (comme derme) pourraient être avantageusement remplacés par d’autres plus simples ou plus courants, simplement pour que le lecteur puisse entrer plus naturellement dans ton texte mais c’est subjectif bien sûr. J'aime beaucoup cet image dynamique du narrateur, tel un héros de l'antiquité grec, fuyant les mouches...
Passée cette entrée en matière, le texte coule bien, j'ai lu d'une traite ton développement au moment de la noyade et apprécié la frénésie des accumulations/gradations .
L’après-sauvetage introduit une belle rupture de rythme avec les dialogues bien tournés. En revanche je n’avais pas compris tout de suite que le narrateur était sur le trottoir.
J’ai un peu tiqué sur certaines expressions : des mots « lourds de signification pour un Africain », « viril comme un Algérien »... On n’en sait pas assez sur le narrateur pour savoir ce qu’il met comme référence sous ces expressions et elles arrivent de façon un peu déconnectée du contexte il me semble. On sent qu’il y a là un univers sous-jacent pour le narrateur, que tu pourrais choisir de développer, ou pas. 

En spoiler, des rares remarques de forme.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



Hors ligne Arsinor

  • Aède
  • Messages: 247
Re : Le Printemps forgeron
« Réponse #2 le: 01 Février 2023 à 08:06:15 »
Bonjour DinaEgg, voilà déjà deux commentaires que je vois de ta part. Merci de me gratifier de ces critiques.

Oui, je suis d'accord pour comparer le personnage à un héros de l'antiquité grecque, au début. Les mouches en question sont des Érinyes, déesses de la vengeance (référence à la pièce de théâtre de Jean-Paul Sartre, Les Mouches). Finalement, de quoi est coupable le personnage ? D'une chose bien moderne : l'ingratitude. Il est vivant, il a été élevé, il est étudiant, il vit dans le confort... et il se plaint. Alors le châtiment est envoyé et le pousse à se noyer dans un canal... une eau amniotique où il traverse une expérience intra-utérine. Finalement, il n'avait pas été achevé... et le sauvetage s'apparente à un accouchement. Qu'il s'appelle Jonas est volontaire de ma part, je refais l'expérience de Jonas avalé par un "grand poisson" dans la Bible. Et là il se repent.

Merci d'avoir vu la rupture de rythme, tout à fait voulue. Ta remarque me suggère à l'instant que je devrais peut-être aussi accentuer la rupture de style pour bien marquer la différence entre avant et après.

Oui, c'est intéressant la discussion que tu engages : faut-il en dire davantage sur l'éducation et la culture familiale du narrateur ? Et même une question de toujours en écriture : vaut-il mieux en dire trop ou pas assez ? Je n'ai pas voulu en dire beaucoup car cela me semblait suffisant, mais il faudrait être un voyant pour savoir si le lecteur moyen s'y retrouve ou pas. Tu me donnes une indication ici puisque tu ne m'as pas suivi. Viril comme un Algérien, je voulais dire viriliste... mais ce mot de viriliste vient plutôt du féminisme. Hors-sujet ? --- Je ne sais pas. Le narrateur a un problème avec la virilité, notion qu'il amalgame avec ce qu'il pense de son père.  En tout cas merci pour ta remarque.
Et pour les autres !  :D

**

Sur les relevés,
- imparfait au lieu du passé simple : je crois qu'on peut en littérature utiliser l'imparfait en lieu et place du passé simple, pour donner un caractère expressif.

- pré-marmoréens : tu as tout à fait raison, il faut changer ça. J'avais une idée en tête que je n'ai pas expliquée (les tombes sont en marbre !)

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.015 secondes avec 23 requêtes.