Pascal avait franchi sans hésitation le hall luxueux de l’hôtel Babylone. Il n’en aurait pas été capable il y a seulement… disons trois mois.
Luidgi se tenait à ses côtés, comme il convient à un coach de vie.
Il avait soigné le look de son élève, cheveux ébouriffés et tenue bariolée. Les couleurs semblaient avoir été jetée au hasard sur Pascal. Le coach se contentait de son éternel costume blanc.
- Pascal, tu dois être remarqué et assumer.
- Oui, mais, tu connais certains participants ?
- Aucun, donc pas de soucis, allons-y.
Les invités remarquèrent à peine leur arrivée. Ils allaient et venaient, entamant de courtes conversations.
Les deux hommes s’approchèrent d’un couple.
- Madame, vous prendrez bien un verre d’insouciance ?
- Non merci, j’ai déjà pris deux doigts d’arrogance.
Pascal crût avoir mal entendu.
- C’est quoi ce cocktail ?
- Juste une nouvelle mode, approche du buffet et lit les étiquettes, c’est original.
Devant eux, sur la longue table blanche, trônaient les canapés : volupté, avidité, luxure, destin… derrière, les vins fanfaronnaient : artifice, arrogance, bienfaisance, insouciance, rencontre…
Ils souriaient en scrutant le choix des invités.
Un petit homme avait marié bienfaisance et avidité,
Une grande brune avait préféré artifice et volupté.
- Pascal, prenons ces deux derniers avidités et allons vers cette blonde pailletée ; j’aime bien son choix insouciance et destin.