Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Auteur Sujet: L'horreur au bord du village  (Lu 3121 fois)

Hors ligne Angieblue

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L'horreur au bord du village
« le: 05 Mars 2022 à 10:15:26 »
Bonjour,
Depuis peu, j'essaie d'écrire des nouvelles fantastiques. C'est assez nouveau car à la base, j'écris plutôt de la poésie ou de la chanson.
J'aimerais donc avoir quelques avis afin de savoir si je dois continuer dans ce nouveau genre ou revenir à ce que je faisais avant.
Voici donc une nouvelle fantastique que je viens de terminer. C'est la deuxième que j'écris.
Merci d'avance.


L'horreur au bord du village

Extrait du journal de Jenny Hope retrouvé dans son manoir quelque temps après sa disparition.

J'habite un village à superstitions où l'on trouve un sourcier, un coupeur de feu, une médium et même un apothicaire-guérisseur. On y vit un peu coupé du monde et des grandes villes en perpétuel mouvement. Ici, tout est immobile et silencieux. Seuls le vent et la pluie viennent parfois perturber la paix apparente des villageois. L'horizon n'est constitué que de champs et de bois à perte de vue. On dirait une mer verdoyante sur laquelle veille la vieille église gothique du village.
Je m'appelle Jenny Hope. Mes parents sont le médecin et l'institutrice de ce vieux bourg. Suite à la disparition de ma sœur, il y a une dizaine d'années, je me suis mise à croire à l'existence du surnaturel. Un matin, Lirazel n'était plus dans sa chambre. On n'a jamais su ce qui lui était arrivé, aucune hypothèse rationnelle n'a pu être établie, et une fugue, je n'y ai jamais cru. Par ailleurs, depuis cette tragédie, d'autres disparitions aussi mystérieuses sont venues hanter les maisons de briques rouges. J'en ai recensé environ une par an.
Je sais qu'il existe d'autres dimensions, je le ressens. Le soir, juste avant de m'endormir, j'entrevois souvent comme des visages ayant l'apparence de reflets dans un miroir déformant. Je sais que la porte de cet autre monde se situe entre le sommeil et l'éveil, à la lisière du rêve et de la réalité, et je la découvrirai, car je pense que c'est dans cet ailleurs qu'est retenue ma sœur.
Je dois trouver le moyen de prolonger cet instant juste avant l'endormissement, ce moment où l'obscurité ondule comme les vagues, où le temps semble se dissoudre et se fondre dans l'éternité.
Je décide de me rendre chez l'apothicaire. Il passe tout son temps à expérimenter, dans son laboratoire, des remèdes capables de guérir toutes sortes de maux. Il saura peut-être m'aider.
M. Robert m'accueille courtoisement. C'est un petit homme tout rond, dégarni, qui a de gros yeux noirs saillants. Avec son front bas et ses lèvres charnues, je trouve qu'il ressemble un peu à un crapaud. Il porte toujours une blouse de laborantin bien trop longue pour lui. Elle traîne sur le sol et lui recouvre les pieds.
Je lui fais part de ma requête, ne me sentant pas trop mal à l'aise vu l'excentricité du personnage. Une lumière rouge semble s'allumer dans son regard au moment où il me tend la minuscule fiole contenant un liquide vert un peu phosphorescent : "Tenez, mademoiselle Hope, avec cette potion, vous allez chevaucher dans les contrées de l'entre-deux mondes et peut-être trouver la porte que vous cherchez. Mais seulement trois gouttes dans un verre d'eau avant de vous coucher ou vous ne pourrez plus revenir."
Je le remercie et prends congé de mon hôte.
Dehors, un crépuscule violet annonce un violent orage. Les nuages sombres dessinent, dans le ciel, des formes monstrueuses. Je traverse le petit bois qui est le chemin le plus court pour arriver au manoir familial que je partage avec mes parents. Les arbres projettent des ombres livides et semblent se prosterner sur mon passage. Ils se courbent et se balancent sous le vent sifflant de plus en plus fort.
À peine rentrée chez moi, j'entends le ciel se fendre et déverser des cascades de pluie.
Mes parents sont déjà couchés. J'attrape un verre et une bouteille d'eau,  glisse la main dans la poche de mon manteau pour m'assurer que la petite fiole est toujours présente et monte directement dans ma chambre.
Au moment de me mettre au lit, j'avale une partie de la préparation. Assez rapidement, ma vue se trouble, les murs de la pièce se mettent à gondoler, j'entends un bourdonnement confus, comme si des centaines de voix chuchotaient, et j'aperçois, au loin, des formes floues tournoyer, puis disparaître derrière une lumière verte aveuglante. Je me sens comme happée par ce rayonnement et me retrouve à l'entrée d'une immense ville aux allures de cité antique.
 Je marche sur du sable blanc et longe des temples titanesques semblant être des constructions de porphyre vert et de lapis-lazuli. Les colonnes et les piliers sont tellement hauts qu'ils transpercent le ciel. Chaque porte est surmontée d'une sculpture faisant penser à une tête de Gorgone.
À mesure que j'avance, une odeur salée d'océan se fait de plus en plus forte. J'arrive, au bout de quelques minutes, face à  une mer recouverte d'un lit d'algues d'une épaisseur ne laissant entrevoir aucune parcelle d'eau.
J'essaie de regarder le plus loin possible, mais la végétation aquatique s'étend à perte de vue.
Soudain, à une centaine de mètres, la nappe verdâtre s'agite comme si elle était soulevée par quelque courant venu des profondeurs. Des bouquets d'algues sont violemment projetés dans tous les sens et de gigantesques tentacules se mettent à onduler dans les airs.
Horrifiée, je me retourne pour fuir, mais surgit une autre abomination. Une monstrueuse procession s' avance dans ma direction. Elle se compose de créatures hybrides portant toutes un couvre-chef ressemblant à une coiffe de fou du roi avec des tentacules à la place des cornes. La tête et les mains sont celles d'un homme alors que le reste du corps est celui d'un crabe, à l'exception du tronc et des bras qui semblent recouverts d'une peau de crapaud.
Mon cœur semble s'arrêter. Mon dieu ! si c'est un cauchemar, je n'imaginais pas mon inconscient être capable de créer une scène aussi terrifiante ! Après quelques secondes,  je recouvre mes esprits et réalise que je suis piégée au milieu du comble de l'horreur. C'est alors que me croyant perdue et condamnée à une mort des plus atroces, je sens le sol se mouvoir sous mes pieds. Je m'enfonce et suis comme aspirée dans une sorte de tunnel à une vitesse vertigineuse.
Je ne saurais dire combien de temps a duré la descente, mais quand je rouvre enfin les yeux, je suis en train de flotter dans l'espace. Je me dis que je dois être morte et ressens comme un soulagement.  Tandis que cette pensée me traverse, j'aperçois loin devant moi un minuscule globe de lumière bleue voguant dans l'obscure immensité. Sur sa gauche, une boule de feu éclaire les ténèbres en projetant une lumière blanche flamboyante. Je me retourne et vois s'éloigner et disparaître dans le néant une grande étoile verte.
Je me sens légère et réalise que je me dirige vers la terre car la sphère bleue me paraît de plus en plus volumineuse. J'arrive si près que j'aperçois les océans. Ensuite, je me sens plonger dans une grande mer de nuages, et lorsque j'en ressors enfin, je vois mon village, puis le manoir.
Je me retrouve dans ma chambre. Le miroir est brisé.
Je ne peux garder cette expérience pour moi et décide de me rendre immédiatement chez l'apothicaire.
Il fait encore nuit. La lueur spectrale de la lune éclaire faiblement le bois et donne aux arbres un aspect effrayant. J'ai l'impression que les branches sont d'immenses bras de pieuvres prêts à s'enrouler autour de moi.
J'arrive devant la maison de l'apothicaire et frappe à sa porte en l'appelant.
J'entends un bruit tel un claquement. La porte s'ouvre et je me retrouve à nouveau face à mon cauchemar. M. Robert est coiffé d'un chapeau à tentacules, et sous sa blouse, je vois dépasser une énorme pince de crabe. Je sens un frisson parcourir tout mon corps, mais surmontant la terreur qui me fige, je m'enfuis et cours aussi vite que je peux. Cette fois-ci, je ne m'aventure pas dans les bois et fais un long détour par le village pour regagner le manoir.

Je n'ai parlé de cette histoire à personne. Peu de temps après, je me suis installée dans la capitale pour terminer les études que j'avais commencées par correspondance.
Je sais que je ne resterai pas éloignée du village bien longtemps, car il me relie à ma sœur. Je conserve précieusement la petite fiole avec le reste de son contenu...
Mes parents m'ont appris la disparition de l'apothicaire. Je vous laisse deviner où l'abominable créature a bien pu se réfugier...







Angie

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Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #1 le: 05 Mars 2022 à 18:18:25 »
@Herclinze, pour éviter l’utilisation abusive du forum, tente d’étoffer tes commentaires en incluant (liste non exhaustive) ton ressenti par rapport au texte, les passages que tu as appréciés, les passages que tu as moins appréciés, des pistes d’améliorations au texte…

Hors ligne Angieblue

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Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #2 le: 05 Mars 2022 à 18:43:09 »
Bravo @Hercluse d'avoir relevé une de mes références littéraires. Il y a aussi du Hodgson.

@Orangina, je te réponds plus tard. Je ne suis pas chez moi.



Pardon, Herclinze et non Hercluse.



@Orangina,
Désolée de te répondre si tard.
Pour ce qui est de ton impression de style télégraphique, c'est dû au fait que j'ai utilisé le présent de narration. J'ai trouvé que ça donnait un effet hypnotique au texte. Le passé simple et l'imparfait, plus conventionnels, t'auraient sûrement moins perturbé, de même que l'emploi de la 3ème personne qui aurait permis d'éviter la répétition du "je".
Après, je m'inspire d'auteurs dont la plupart ne sont plus édités, donc c'est un style de narration qui n'est pas très moderne.
J'ai vraiment travaillé la fluidité du texte en évitant les lourdeurs syntaxiques, trop d'indications de temps, de transitions etc.
ça a eu sur toi l'effet opposé à celui que je recherchais.
Pour le passage avec "l'horizon", je vais le supprimer, c'est du purement descriptif qui n'apporte rien à l'histoire.
L'hypothèse de la fugue, c'était juste pour éviter que l'on trouve incohérent qu'il n'y ait pas eu d'enquêtes au sujet des disparitions mystérieuses.
Après, j'aime aussi les récits où le narrateur interpelle le lecteur, le prend un peu comme confident.
Et pour la fin, il fallait deviner que l'apothicaire était retourné dans l'autre dimension où se trouvent les montres et le Dieu-pieuvre.
Un grand merci pour ta lecture et ton avis.

Modération : trois messages regroupés, Angie stp évite les messages multiples, utilise la fonction modifier. Merci  :oxo:

« Modifié: 07 Mars 2022 à 22:45:11 par Claudius »
Angie

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Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #3 le: 06 Mars 2022 à 10:06:07 »
@Orangina,

Ce que tu décris très bien, c'est tout simplement le rythme régulier de la poésie.
Chez moi, c'est un peu instinctif, puisqu'à la base je suis poète et parolière de chansons.
Et ce rythme que j'amène est volontaire. Je recherche la même fluidité et la même musicalité que dans un poème.
Mon objectif est d'amener de la poésie dans la nouvelle, et principalement  au niveau des images et des descriptions. Mais, ici, ça n'a pas été simple avec le registre "horreur cosmique".
Je comprends tout à fait que le rythme ait pu perturber ta lecture, mais c'est mon style.

Dans un récit à la 3ème personne, on peut éviter la répétition du "il" en jouant sur les substituts nominaux.
L'emploi du "Je" donne forcément une impression de "dialogue égocentré". Relis "Le Horla" de Maupassant, tu vas trouver que c'est égocentré à l'extrême.
Encore une fois, c'est un choix narratif. Mais bon, je pense avoir quand même essayé d'éviter de trop m'épancher sur les émotions de la narratrice.  Il y a beaucoup d'actions dans mon récit. J'ai surtout forcé le "je" dans la passage que tu cites pour montrer que ce que ressent la narratrice est obsessionnel. Elle éprouve quelque chose de l'ordre de la conviction, et elle veut que le lecteur le comprenne.
Dans ta réécriture, je n'apprécie pas trop qu'il y ait 3 fois "Je sais". N'oublie pas que j'apprécie le rythme binaire. Mais, pour le début du passage, je suis ok pour reformuler autrement.

Ton avis m'intéresse. C'est très important pour moi les ressentis de lecture. En écrivant une prochaine nouvelle, je vais forcément repenser à notre échange. Par contre, je suis un peu embêtée car celle-ci devait avoir une suite...et s'il y a une suite, autant rester dans la même tonalité.

ça serait intéressant que je poste ma précédente nouvelle pour voir si elle te laisse la même impression. Elle est écrite au passé, et je pense que le style fait moins télégraphié.
Angie

Hors ligne Angieblue

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Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #4 le: 07 Mars 2022 à 18:57:22 »
Hello,
Je trouve que tu as été aspiré suffisamment tôt, donc ça me convient parfaitement.
Et pour cette histoire de disparition, en fait, la fin du texte annonce en quelque sorte une suite. La narratrice a conservé la petite fiole avec le reste de son contenu, et elle compte revenir au village...
Et puis, j'aime bien aussi que l'auteur laisse libre cours à son imagination, émet ses propres hypothèses...
Pour la maladresse avec l'horizon, il suffit que je reformule autrement. Par contre, il est intéressant de garder la comparaison avec une mer verdoyante car on peut établir un parallèle avec la mer d'algues qui se trouve dans l'autre dimension. Et puis, il y a le titre "l'horreur au bord du village"... Enfin, moi je vais toujours chercher loin dans les symboles et les correspondances...
Voilà, encore merci pour cet échange et ton avis.

Sinon, je n'ai pas remis mon profil à jour. Cette histoire de chansons, c'est vraiment de l'histoire ancienne. ça fait 5 ans que je n'ai plus de nouvelles de ce compositeur-interprète. Et depuis, je suis passée à autre chose : la poésie classique et, aujourd'hui, la nouvelle fantastique, mais sans grande conviction pour cette dernière :/.
La collaboration avec Milla et Derrierelemiroir, c'était il y a deux ans. Un de mes meilleurs souvenirs de forum, c'était magique.

Angie

Hors ligne Angieblue

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Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #5 le: 07 Mars 2022 à 20:42:02 »
Ok, c'est bien noté ! :mrgreen:
 :oxo:
Angie

Hors ligne Angieblue

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Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #6 le: 07 Mars 2022 à 21:16:28 »
 :oxo:
Angie

Milla

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Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #7 le: 07 Mars 2022 à 22:06:19 »
Hey !

ça fait plaisir de te lire :)

Au fil de la lecture...
Citer
Extrait du journal de Jenny Hope retrouvé dans son manoir quelque temps après sa disparition.
c'est de l'ordre du détail mais j'aurais bien vu de l'italique ?
et sinon j'adore ce genre de début, ça m'intrigue tout de suite ahah ^^

Citer
et des grandes villes en perpétuel mouvement.
je vois ce que tu veux dire mais je trouve l'image pas tout à fait adaptée, je pense que parlé d'agitation/agitées fonctionnerait mieux

Citer
Ici, tout est immobile
de même qu'ici "calme" serait plus adéquat je trouve

Citer
On dirait une mer verdoyante sur laquelle veille la vieille église gothique du village.
Je m'appelle Jenny Hope. Mes parents sont le médecin et l'institutrice de ce vieux bourg
répétition

Citer
je me suis mise à croire à l'existence du surnaturel. Un matin, Lirazel n'était plus dans sa chambre. On n'a jamais su ce qui lui était arrivé, aucune hypothèse rationnelle n'a pu être établie, et une fugue, je n'y ai jamais cru
répétition

Citer
Par ailleurs, depuis cette tragédie, d'autres disparitions aussi mystérieuses sont venues hanter les maisons de briques rouges.
hmmm je suis un peu embêtée parce que l'idée qu'elles viennent hanter est un effet a posteriori, là tu nous annonces qu'il y en a d'autres donc ce serait plutôt des disparitions qui frappent les maisons, qui surviennent, ou ce genre d'action, il me semble. Et du coup l'idée qu'elles hantent serait à mettre dans une phrase juste après, pour renforcer l'ambiance et dire que ces drames pèsent sur le village.

Citer
Le soir, juste avant de m'endormir, j'entrevois souvent comme des visages ayant l'apparence de reflets dans un miroir déformant.
je bute sur le comme qui rend al phrase peu fluide

Citer
Je sais que la porte de cet autre monde se situe entre le sommeil et l'éveil, à la lisière du rêve et de la réalité, et je la découvrirai, car je pense que c'est dans cet ailleurs qu'est retenue ma sœur.
Je dois trouver le moyen de prolonger cet instant juste avant l'endormissement, ce moment où l'obscurité ondule comme les vagues, où le temps semble se dissoudre et se fondre dans l'éternité.
Je décide de me rendre chez l'apothicaire.
attention au rythme de cet enchaînement (je... je... je...), ça coulerait mieux en le rompant

Citer
Dehors, un crépuscule violet annonce un violent orage. Les nuages sombres dessinent, dans le ciel, des formes monstrueuses. Je traverse le petit bois qui est le chemin le plus court pour arriver au manoir familial que je partage avec mes parents. Les arbres projettent des ombres livides et semblent se prosterner sur mon passage. Ils se courbent et se balancent sous le vent sifflant de plus en plus fort.
j'aime bien ce passage ! l'ambiance et le ton y sont très bien rendus !

Citer
À peine rentrée chez moi, j'entends le ciel se fendre et déverser des cascades de pluie.
Mes parents sont déjà couchés. J'attrape un verre et une bouteille d'eau,  glisse la main dans la poche de mon manteau pour m'assurer que la petite fiole est toujours présente et monte directement dans ma chambre.
Au moment de me mettre au lit, j'avale une partie de la préparation. Assez rapidement, ma vue se trouble, les murs de la pièce se mettent à gondoler, j'entends un bourdonnement confus, comme si des centaines de voix chuchotaient, et j'aperçois, au loin, des formes floues tournoyer, puis disparaître derrière une lumière verte aveuglante. Je me sens comme happée par ce rayonnement et me retrouve à l'entrée d'une immense ville aux allures de cité antique.
 Je marche sur du sable blanc et longe des temples titanesques semblant être des constructions de porphyre vert et de lapis-lazuli. Les colonnes et les piliers sont tellement hauts qu'ils transpercent le ciel. Chaque porte est surmontée d'une sculpture faisant penser à une tête de Gorgone.
pareil, là ça coule tout seul  :coeur:
et c'est le cas jusqu'à la fin !

hop, tout lu !

sur le global...
Merci pour cette plongée dans un univers fantastique sombre à la Lovecraft !  ^^
J'ai trouvé le début un peu moins fluide. Le ton de la mise en place m'a paru moins immersif et plus factuel, il y a peut-être moyen de l'améliorer un peu ? Puis à un moment, comme si tu avais eu un déclic, ça part et coule tout seul jusqu'au bout, avec plein de sensations et d'images qui surgissent, c'était bien chouette.
La fin laisse la possibilité d'une suite avec cette perso... Je lui souhaite de retrouver sa soeur !!!

Bonne soirée,

Milla


Hors ligne Angieblue

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Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #8 le: 07 Mars 2022 à 22:35:03 »
Hey, coucou Milla,
Contente que tu sois passée me lire ;).
Oui, j'ai eu du mal au démarrage, à poser le décor, @Orangina me l'a aussi fait remarquer.
Ouf, ça ne concerne que le début du texte, donc facilement rattrapable. Je suis d'accord avec tes remarques. Je vais revoir tout cela. On croit avoir passé du temps sur un texte, mais au fond ça n'est pas suffisant. Il faut laisser mijoter plus longtemps et retravailler plusieurs fois comme nous l'a expliqué Boileau.
Oui, c'est très inspiré par l'univers de Lovecraft et aussi par celui de William Hope Hodgson. C'est ce qui me passionne en ce moment. Donc, je ne vais pas abandonner, ça me tient à cœur, et je compte bien écrire la suite.
Bon, j'ai eu raison de revenir par ici. Les conseils, ça remotive et réveille l'inspiration.
Encore merci pour ta lecture et tes remarques.
ça m'a fait trop plaisir de te lire. :coeur: :calin:
À bientôt,
Biz,
Angie
« Modifié: 07 Mars 2022 à 22:36:42 par Angieblue »
Angie

Milla

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Re : Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #9 le: 07 Mars 2022 à 23:29:07 »
ça m'a fait trop plaisir de te lire. :coeur: :calin:
moi aussiiiii  :coeur: :oxo:

Hors ligne amelie1981

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Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #10 le: 16 Mars 2022 à 22:16:11 »
Bonsoir Angiblue.
Je viens de lire ta nouvelle et en effet, ça mérite presque une suite.
J'ai envie de connaitre le rôle de l'apothicaire dans toutes ces disparations, si tant est qu'il en ait un...
Ton texte est agréable à lire, plutôt bien écrit, j'ai aimé l'effet de surprise à la fin.

Hors ligne Deadpool

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Re : L'horreur au bord du village
« Réponse #11 le: 29 Mars 2022 à 06:47:53 »
Bonjour , très intéressant , intriguant.. merci.

 


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