Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

03 Septembre 2026 à 08:33:04
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Un zizi de dix-neuf ans

Auteur Sujet: Un zizi de dix-neuf ans  (Lu 2254 fois)

Hors ligne Edelphe

  • Tabellion
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Un zizi de dix-neuf ans
« le: 08 Avril 2021 à 10:48:21 »
L’anecdote aurait dû passer inaperçue dans sa vie tumultueuse de fille torturée mais elle en fut marquée tout de même. Assez pour que l’événement soit conté. Au moment des faits la petite était âgée de vingt-trois ans. Mordue par la vie elle s’y cognait sans cesse et peinait à avancer droit. La formation qu’elle suivait dans un joli petit centre d’apprentissage breton la passionnait et c’est avec une presque fougue qu’elle avait décroché son stage dans un foyer qui accueillait un public en situation de handicap lourd. Les manches remontées à bloc, elle s’y présenta le premier jour avec tout l’entrain qu’elle avait pu rassembler pour l’occasion et trouva très vite sa place dans l’équipe d’accompagnants. Parce qu’elle n’était pas encore diplômée, son emploi du temps et ses fonctions au sein de la structure étaient limitées mais elle réclamait souvent avec sa frimousse de jeunette adorable et on lui accordait sans qu’elle ait trop à insister toujours plus de responsabilités au fil des jours.
Un jeudi matin elle demanda à ce qu’on lui confie la gestion d’un patient alors qu’elle avait toujours tenu la place de doublure jusque-là, son contrat de stagiaire ne lui permettant guère plus de marge de manœuvre dans l’entreprise. Contre toute attente, sa chef qui s’attendait à cette requête et l’aimais bien, cette jeunette si motivée, lui accorda la permission de gérer seule une tâche normalement réservée au personnel professionnel. Sa supérieure lui déclara qu’elle devait soumettre toutefois à l’ensemble de l’équipe ce nouvel ordre du jour lors de leur prochaine réunion de transmission. Il y en avait une chaque après-midi sitôt que le déjeuner avait été pris par les résidents et avant que les activités de sorties en extérieur éventuelles ne débutent. Les personnes adultes prises en charge dans ce foyer avaient en commun une infirmité moteur et cérébrale plus ou moins importante mais toutes étaient en incapacité de vivre seule et sans une aide capitale à leur survie.
Après la réunion de ce jeudi-là, la responsable du service annonça à sa petite stagiaire toute émue qu’on lui avait confié la charge de Benoit pour ses soins du lendemain matin. Elle serait donc seule pour s’en occuper, on lui faisait confiance. Benoit avait une infirmité faible physiquement mais son cerveau était celui d’un petit enfant de quatre ou cinq ans. C’est ce patient qui avait été choisi malgré la complexité de son cas parce que la demoiselle avait une expérience conséquente auprès des jeunes enfants dans son curriculum vitae. Consciente de l’énorme responsabilité que représentait cet accord, la petite remercia vivement sa chef, madame Pouchet, pour qui elle nourrit une reconnaissance profonde. Jusqu’alors, quand elle avait accompagné l’une des aide-médico-psychologique dans la chambre de Benoit, elle n’avait servi qu’à nettoyer et mettre de l’ordre dans l’espace octroyé pendant que la collègue s’occupait du jeune homme de dix-neuf ans. Vivement demain, c’était-elle dit.
Le vendredi matin Gloria la petite stagiaire en stress fut accueillie avec une particulière bienveillance. Dans l’équipe les sourires lui furent offerts comme des fleurs, ainsi que des encouragements et des félicitations pour son implication. Plusieurs des femmes en blouse et prêtes à l’emploi lui proposèrent en douce de faire appel à elles en cas de besoin. Cela rassura beaucoup la petite bien qu’elle ne ressentait pas vraiment d’inquiétude quant au bon déroulement de son travail. Elle entra dans la chambre de Benoit qui l’attendait les yeux plein de malice, tout content d’avoir à faire à une nouvelle nounou et referma la porte au nez de quelques A.M.P qui l’avaient accompagnée jusqu’au seuil, visiblement plus stressées qu’elle encore. Le patient était un grand gaillard taillé comme un rugbyman, d’un mètre quatre-vingt. Afin de l’accoutumer à sa présence elle commença à jouer un peu avec lui et l’invita à lui présenter tous ces jouets. Bien sûr au moment de lui faire prendre sa douche, Benoit se rebella un peu qui ne voulait plus s’arrêter de jouer. Usant des stratagèmes qui permettent aux parents d’obtenir l’approbation boudeuse de leurs rejetons en pareille circonstances, elle parvint à le déshabiller sans trop de mal bien que le colosse faisait une tête de plus qu’elle. Une fois dans la grande salle de douche avec lui elle put procéder à sa toilette tranquillement, toujours en maintenant une certaine dimension de jeu pour que Benoit garde son sourire malgré son fort désappointement. Au moment de nettoyer son pénis, elle proposa qu’il s’en charge lui-même mais il lui répondit avec les yeux ronds qu’il était trop petit et se mit à arroser la blouse blanche de sa nouvelle auxiliaire en l’éclaboussant d’eau et d’éclats de rire. Une fois tout propre et essuyé elle le vêtit à la hâte parce qu’il grelotait de froid. Le réel point épineux de sa tâche fut le brossage de dents, qu’il refusa catégoriquement. Il se mit à courir partout dans la chambre comme un avion de papier pour échapper à ce qui semblait pour lui être une sorte d’épreuve mentholée. Avec tout ça, sa tâche lui prit le double de temps qu’il fallait à ses collègues pour l’accomplir mais elle finit par sortir de la chambre, un peu trempée mais souriante et contente d’elle. Un certain comité d’accueil l’attendait qui lui lança des regards un peu bizarres. Ils semblaient dire : « ma pauvre petite, je sais ce que tu viens de vivre. Je te comprends. » Pourtant Gloria ne montrait aucun signe de traumas, au contraire, ses yeux à elle disaient plutôt quelque chose comme : « vous voyez, je suis capable, tout s’est bien passé et je suis fière de moi. »
On informa la stagiaire qu’elle serait intronisée dans les réunions de transmission puisqu’elle exerçait désormais de nouvelles fonctions. Cette annonce l’enchanta pleinement. Son stage se déroulait à merveille, elle apprenait, elle en redemandait. Ce jour-là donc, après le calvaire que représentait pour elle le moment du déjeuner, elle suivit le groupe qui montait en salle de réunion et y pris place, timidement. On lui expliqua le déroulement de ces petites séances quotidienne ; madame Pouchet présidait qui reprenait point par point les ordres du jour s’il y en avait après quoi chaque professionnelle intervenait pour parler de son activité propre, quand bien même il n’y avait rien à signaler. Ce tour de table amena à ce que l’on interroge la petite sur son expérience matinale. Elle n’avait pas grand-chose à dire qui se confondait en remerciements pour la confiance qu’on lui avait accordé.
-   Nous, on voudrait que tu nous confies tes difficultés Gloria. Dis-nous ce qui a été dur pour toi.
En réalité la stagiaire n’avait pas trouvé bien compliqué de s’occuper de Benoit, qu’elle décrivait comme « mignon, adorable et rigolo » et l’assemblée commença à perdre patience devant le refus de la sale gamine à avouer son malaise.
-   Je vous jure, ce n’était rien, tout s’est très bien passé. Effectivement le brossage de dents a été difficile à mettre en place parce qu’il n’aime vraiment pas ça, mais j’ai réussi. J’ai même réussis à lui apprendre un peu à le faire tout seul.
Le malaise grandissait qui rendait chèvre le groupe de femme avide du scoop qu’elles semblaient attendre… Puisque la récalcitrante ingrate ne se décidait pas à formuler son petit supplice secret, madame Pouchet se mit à lui parler en reprenant un ton moins agressif. Elle lui expliqua que toutes étaient passées par-là, que toutes avaient eu du mal avec la nudité de cet homme dans la douche au départ, que retenir cette transmission n’était pas professionnel, qu’elle devait avoir assez confiance dans l’équipe pour se livrer vraiment. Gloria fut bouche bée en apprenant que la nudité du patient avait pu gêner qui que ce soit ne fut-ce qu’à la première toilette…
-   Ah, c’est ça que vous voulez que je dise !? Ah d’accord ! Mais non, je n’ai eu aucune gêne pour ça. C’est un tout petit Benoit ! Je n’ai eu aucun problème avec sa nudité.
-   Tu as bien dû lui laver le sexe Gloria ? Il ne sait pas le faire tout seul. Tu ne vas pas me dire que ça ne t’as rien fait ! Prononça Christelle, la collègue-copine de la petite stagiaire, celle qu’elle aimait beaucoup.
Gloria lui assura que non en souriant. Le colloque était complètement tendu qui mettait la petite au centre du mépris comme une accusée dans une cour de justice. Elle avait sacrément envie de pleurer la petite, en constatant que personne ne la croyait.
-   Tu nous fais perdre du temps Gloria, intervint la chef, on n’a pas que cela à faire ! On est toutes passées par là alors quoi, tu crois que tu vaux mieux que nous ?
-   Mais non…
-   Tu sais, parler de nos difficultés est essentiel dans ce métier, si tu refuses de nous dire les choses tu n’y arriveras jamais. Moi qui comptait te donner une lettre de recommandation pour la suite, je me demande si je ne me suis pas trompée sur toi !
-   D’accord. Je vais vous dire ce qui est dur pour moi ici. Mais j’ai peur que vous me jugiez, je ne suis pas très fière de moi… C’est compliqué à dire.
Toutes de concerts se mirent à sourire de contentement à cette annonce, le buste en avant tout à coup, prête à entendre le miel de ce que la petite allait enfin avouer, prête à se reconnaitre dans les propos timides, prêtes à rebondir pleine de compassion sur les aveux extirpés, prête à rassurer la mignonne, à partager son propre parcours de difficultés pour encourager la novice.
-   Il y a bien une chose qui me rend le métier difficile. J’ai honte… C’est au moment des repas des résidents… Certains bavent et recrachent la nourriture… Puis se la remettent en bouche… C’est très écœurant. Lorsqu’on les fait manger aussi, avec certains c’est dur. J’ai des hauts le cœur parfois.
L’intégralité des personnes présente s’indigna tant que leur mépris fut palpable, leurs regards crachaient littéralement à la figure de l’infâme stagiaire. Très vite on coupa court à la réunion et l’on s’en retourna à son poste. Abandonnée seule avec madame Pouchet, Gloria bredouilla qu’elle était désolée et quelques larmes ne purent être retenues tant elles pesaient sur ses pupilles et étouffaient sa gorge. La chef se leva, dépitée, déclara qu’elle n’aurait certainement pas de lettre de recommandation avant d’ajouter qu’elle était déçue. Pour ultime coup de massue avant de quitter la pièce elle balança tout en se déplaçant : « évidemment que les I.M.C ne mangent pas proprement ! »
Il restait à la petite une dizaine de jours à tenir avant que ne s’achève ce stage qui avait si mal tourné que l’on ne lui confiait désormais plus rien à faire. Pis, tout le monde la snobait, l’évitait, la rejetait. Les réunions de transmission, c’était fini pour elle, elle n’existait quasiment plus au sein de la structure. Parfois Benoit venait tout déculotté agiter son gros zizi poilu devant elle pour la réclamer, je crois qu’il l’aimait bien cette gentille nounou. Dans ces moments-là le petit géant se prenait un savon et se faisait consigner dans sa chambre où il repartait en pleurnichant, parfois très fort. Quant à elle, elle avait droit au fusil du regard de celle qui avait dû remettre à sa place le grand gamin. On ne saurait dire qui des membres du personnel ou de la petite persona non grata avait le plus hâte que la période d’apprentissage ne se termine…
Lorsqu’advint le dernier jour de son stage personne ne lui adressa une parole. Ses remerciements et ses au-revoir tombèrent aux pieds de ses interlocutrices muettes comme des flocons de neige. Elle repartit effectivement sans lettre de recommandation, avec un rapport de stage aux petits oignons. Pourris et plein de germes, les oignons.

J.

  • Invité
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #1 le: 08 Avril 2021 à 17:20:05 »
Bonjour. Ton texte est un peu déroutant pour qui connait le métier des soignants, aide-soignante et infirmière, que ce soit dans les EHPAD où les Instituts pour Personnes Handicapées. J'espère qu'il ne s'agit que d'une fiction et non de vécu car, dans ce cas, c'est poussé à l''extrême d'une ambiance professionnelle totalement détestable. Nonobstant ces remarques, ce texte est bien écrit et sans faute apparemment.

Hors ligne Edelphe

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #2 le: 08 Avril 2021 à 19:00:30 »
Merci beaucoup Jonathan
C'est bien autobiographique, même si je ne m'appelle pas Gloria.

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 104
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #3 le: 08 Avril 2021 à 19:30:19 »
Merci pour ton texte.

Je ne sais pas quoi en penser. Le thème central c'est nettoyer le pénis d'un garçon handicapé, et les conséquences que ca entraine pour le stage de Gloria.

Je ne  connais pas ses structures, mais je ne pense pas que ce soit un sujet important a en faire une réunion.
Les personne attend d'incontinence, on doit leur changer leur couche et nettoyer cet endroit du corps. Je  ne pense pas qu'on ferait une réunion juste pour cela.

Ton histoire est bien écrite, mais le thème, selon mes gout personnelles, ne m'a pas du tout accroché.
Je suis surprise que ce soit autobiographique.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

J.

  • Invité
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #4 le: 08 Avril 2021 à 19:47:43 »
@Cendres. Je réponds à la place de Edelphe donc je vais sans doute me faire "allumer" par la modo de service. Si tu ne retiens que le zizi comme thème central, ça signifie que ton univers intellectuel ne dépasse pas la chanson de Pierre Perret et c'est bien triste... Il s'agit là, avant tout, du mal-être des soignants, qui sont corvéables à merci, sans aucune reconnaissance de la hiérarchie. J'arrête là car le débat politique n'est pas de mise ici et dépasse largement (et tristement) le cadre d'un forum d'écriture.

Hors ligne Edelphe

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #5 le: 08 Avril 2021 à 20:43:14 »
Ce n'était pas une réunion spéciale autour de cette toilette intime, juste les transmissions quotidiennes, comme je l'indique dans mon texte.
Ce qui peut se passer à un moment T dans une structure n'est pas à imputer à l'ensemble des structures ni à l'ensemble de la profession. C'est arrivé, c'est tout.
Mais merci Cendres pour votre commentaire, il reste une marque d'intérêt, je prends.

Hors ligne Ari

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 566
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #6 le: 08 Avril 2021 à 21:02:00 »
Bonjour,

Je suis curieuse : ça s'est passé dans quel pays ? La stagiaire est stagiaire de quelle profession ? '-' Ca ne ressemble pas du tout à l'organisation des soins que je connais.

J'ai bien aimé la motivation et l'innocence de la stagiaire ; pour les points négatifs, je trouve que tout est trop esquissé : j'ai du mal à me représenter les "jeux" avec le résident... tout est un peu flou pour moi. On ressent une forme de tendresse mais j'ai l'impression que le texte pourrait nous emmener un peu mieux dans ce quotidien.
~ Ari ~

Hors ligne Edelphe

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #7 le: 08 Avril 2021 à 21:40:30 »
Bonsoir Ariane
Je prends note de vos commentaires. Le but de la nouvelle était d'amener à cette situation d'échec, je pense que me perdre dans les détails de la vie quotidiennes et des tâches de Gloria m'aurait fait passer à côté et friser le hors sujet. Il me semble qu'en plus cela aurait déséquilibré le texte. Le but n'était vraiment pas de dépeindre le quotidien de cette stagiaire.
Comme je l'écris dans la nouvelle, les événements se passent en Bretagne, en France donc. Un stage d'aide-médico-psychologique.
Quant au fait que ce que j'y décris ne ressemble en rien à ce que vous avez pu constater sur le terrain, j'ai envie de vous répondre tant mieux !
Encore une fois, ce qui a pu se passer à un certain moment, dans une certaine structure n'est pas forcément représentatif du métier et de l'ambiance ailleurs.
Et en ce qui concerne les jeux avec le résident, bien que je ne trouve pas pertinent de s'éterniser là-dessus... Il avait un tas de voitures majorette qu'il aimait beaucoup et que l'on a fait courir ensemble sur les routes imaginaires que formait son couvre lit, je me souviens de ça.
Merci d'avoir lu le texte et de vous y être intéressée

Clef

  • Invité
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #8 le: 08 Avril 2021 à 23:02:25 »
J’ai bien aimé le texte. Je crois que c’est à propos d’un rite de passage qui tourne mal en somme. Le perso doit donner une version attendue de son expérience , qui ne correspond pas à celle qu’il a vécu. Si je force le trait, c’est un texte qui peut être vu comme une critique d’un « politiquement correct » professionnel avec un contenu de propagande (qui est une sorte de contenu victimaire, en gros le perso a forcément souffert du moment passé avec le handicapé), une hiérarchie sociale à respecter (le stagiaire n’a pas le droit de mieux faire que ses chefs) et une vengeance professionnelle assez médiocre (le rapport de stage) car le discours « correct » n’a pas été tenu.

Je trouve que c’est très typique de notre époque qu’un moment , au sein de cette réunion de transmission, censément un moment voulu (voire imposé) comme une « libération de la parole » c’est à dire que le stagiaire est censé s’epancher sur ses douleurs , soit évidemment un moment de verrouillage de la parole à une seule possible (« oh mon dieu j’ai été victime oh la la comme je souffre ») et donc évidemment tout l’inverse de ce qui est prétendu . Il y a même une hiérarchie dans les souffrances , avec celle du repas.

Texte très intéressant, évidemment chacun y voit ce qu’il veut , ce qui explique des réactions très différentes suivant les lectures , chose qui doit être plaisante pour un auteur en dépit de  ;)
« Modifié: 08 Avril 2021 à 23:08:43 par Clé »

Hors ligne Edelphe

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #9 le: 09 Avril 2021 à 07:53:09 »
Merci Clé pour votre commentaire posé. Et très juste

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 104
Re : Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #10 le: 09 Avril 2021 à 17:26:29 »
@Cendres. Je réponds à la place de Edelphe donc je vais sans doute me faire "allumer" par la modo de service. Si tu ne retiens que le zizi comme thème central, ça signifie que ton univers intellectuel ne dépasse pas la chanson de Pierre Perret et c'est bien triste... Il s'agit là, avant tout, du mal-être des soignants, qui sont corvéables à merci, sans aucune reconnaissance de la hiérarchie. J'arrête là car le débat politique n'est pas de mise ici et dépasse largement (et tristement) le cadre d'un forum d'écriture.

Ce n'était pas une réunion spéciale autour de cette toilette intime, juste les transmissions quotidiennes, comme je l'indique dans mon texte.
Ce qui peut se passer à un moment T dans une structure n'est pas à imputer à l'ensemble des structures ni à l'ensemble de la profession. C'est arrivé, c'est tout.
Mais merci Cendres pour votre commentaire, il reste une marque d'intérêt, je prends.

J'ai du rien comprendre au texte. Cela vient de moi et non de lui.
On dit qu'on apprend de ses erreurs. Je peux dire qu'en ce moment j'apprend beaucoup ;)
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Edelphe

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #11 le: 10 Avril 2021 à 11:23:31 »
Tout va bien, ça arrive  ;)

Hors ligne Helbert

  • Calligraphe
  • Messages: 147
    • Lien vers mon GoodReads
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #12 le: 11 Avril 2021 à 08:56:42 »
Bonjour Edelphe,

Un autre texte intéressant et dépaysant de toi. Je saute directement aux problèmes si tu veux bien?

Je devine que c'est une histoire vécue et que tu n'as donc pas les réponses, mais c'est dommage qu'au bout du compte, on ne sait pas, comme lecteur, quelle difficulté cette stagiaire aurait dû avoir avec le pénis de Benoit. Peut-être que celui-ci avait tendance à entrer en érection et immédiatement éjaculer dès qu'il était touché, d'habitude, mais que ce n'était pas arrivé avec Gloria? On sent qu'il y a eu un malentendu quelque part, entre ces femmes, et on aurait aimé que ce soit tiré au clair.

Pas exactement un problème avec ton texte, mais quelque chose qui a fait en sorte que j'ai eu du mal à y entrer:
Je suis abasourdi par l'hostilité que ces employées dirigent sur cette jeune stagiaire à cette réunion, hostilité qui perdure pendant le reste du stage. Étant moi-même dans un poste de direction, je suis par ailleurs stupéfait du manque de professionnalisme d'une gestionnaire qui agiterait comme une menace le fait de ne pas écrire de lettre de recommandation, et ce, au milieu d'un stage. Les lettres d'appréciation/évaluation/recommandation, elles s'écrivent la tête froide en fin de stage, et on n'a pas à en parler avec le/la stagiaire au cours de son séjour. Autre manque de professionnalisme, le fait de permettre à une hostilité générale envers une personne en particulier de s'installer, ce qui ne met pas cette personne en position de faire du bon travail. Mais bon. Mon étonnement provient peut-être de différences culturelles. Je le sais bien que l'agressivité, les accusations et le négativisme sont des attitudes beaucoup plus routinières en France que dans n'importe quel autre pays que j'ai visité à la surface de cette belle planète. Je peux te dire  une chose: là où je vis, cette gestionnaire ne resterait pas longtemps à ce poste.

"Vivement demain, c’était-elle dit." Ce devrait être "s'était"

Cette phrase me semble améliorable: "Le vendredi matin Gloria la petite stagiaire en stress fut accueillie avec une particulière bienveillance." Peut-être ajouter des virgules? Aussi, "en stress", est-ce la façon dont on le dit en France? (j'aurais écrit "stressée")

"à lui présenter tous ces jouets" Ce devrait être "ses"

La structure de cette phrase ne fonctionne pas: "Elle n’avait pas grand-chose à dire qui se confondait en remerciements pour la confiance qu’on lui avait accordé." Il y a plusieurs façons de la rendre correcte dépendant du message que tu veux faire passer donc je ne te ferai pas de suggestion :) Aussi, je crois que "accordé" devrait être au féminin.

"le groupe de femme" Ce devrait être "femmes"

"J’ai des hauts le cœur parfois" C'est "haut-le-coeur", et selon plusieurs dictionnaires que je viens de consulter, c'est invariable donc pas de s au pluriel.

Merci pour le partage Edelphe
« Modifié: 11 Avril 2021 à 09:48:55 par Helbert »

Hors ligne Edelphe

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : Un zizi de dix-neuf ans
« Réponse #13 le: 11 Avril 2021 à 10:07:28 »
Ouh la la j'ai fait tant de fautes !
Merci Helbert je vais revoir ça.

Pas de problèmes d'érection avec ce petit, ce n'était pas le souci. Là vous inventez des raisons probables à ce qui vous semble aberrant.  J'ignore pourquoi lorsqu'une poignée de personnes déconnent, c'est toute la profession qui se sent jugée. Encore une fois ce qui a pu se passer à un certain moment dans un certain microcosme n'est pas a généraliser. Peut-être que ces femmes se sont remises en question, plus tard... Cela je l'ignore tout à fait. Je me plais à le croire d'ailleurs.
L'effet groupe, je l'ai subi plus d'une fois dans ma vie, c'est peut-être aussi une clé d'explication.
Quoi qu'il en soit et aussi difficile à croire que cela puisse vous être, il s'est passé exactement ce que j'ai écrit. Benoît (qui portait un autre prénom en réalité), était un tout petit gars dans sa tête, qui ne pensait qu'à jouer et que je n'ai jamais vu bander, que je sois seule avec lui ou en doublure. Il semble que l'on s'attendait à ce que lui faire sa toilette me soit difficile et que j'ai déçu profondément en ne l'admettant pas/ ou en n'ayant pas finalement rencontré cette difficulté.
Quant à la façon dont doit se comporter un supérieur, pardon de passer pour condescendante mais vous me faites rire ! J'ai une une chef qui avait la double casquette d'accompagnatrice sociale qui harcelait les employés, moi avec évidemment (pour info elle a fini virée pour faute lourde) et un maître de stage qui m'a proposé un bon rapport de stage contre un bon rapport sexuel... Des chefs qui se comportent n'importe comment et débordent, j'en ai connu.
D'après ce que j'ai compris durant cette réunion, les autres avaient eu du mal avec le fait de laver le pénis de jeune homme la ou les premières fois, qui s'attendaient à ce qu'il en soit de même pour moi. Et non...

 


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