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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Fleur Agonisante (prose)

Auteur Sujet: Fleur Agonisante (prose)  (Lu 1263 fois)

Hors ligne Plume du Phénix

  • Tabellion
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Fleur Agonisante (prose)
« le: 01 Février 2021 à 08:02:37 »
Une fleur délaissée par négligence dans une vaste étendue de verdure, personne ne peut la voir, elle était cachée subtilement. Fanant lentement, elle était agonisante, pour autant elle résistait encore, ne voulant pas céder à la défaite facilement.
Cette fleur était une rose, maintenant elle est rosâtre. Pourtant elle ne s'inquiétais pas pour cela, elle savait déjà que les couleurs n’est qu’une illusion subite par notre faible sens da la vue. Donc elle perdurait sous le ciel tantôt brumeux, tantôt dégagé.
Moi qui suis toujours solitaire (seul), je marchais en ce bas monde mais mes pensées baignaient dans les nuages. D’un pas hâtif, je me dirigeais vers l’inconnu car nous les hommes, nous pouvons juste voir mais ne pas prévoir.
En fait ce sont mes pieds qui marchaient, moi je n’étais pas là et mes sens aussi. Quand je repris le contrôle de moi-même, je me trouvai dans un lieu où tout était en harmonie. La verdure de la terre, le vent à peine perceptible, le fleuve gai courant sans dévier de sa voie, tout cela formait un tout.
Soudain, dans la musique que concevait inconsciemment cette nature, j’entendis des pleurs, des pleurs presque muets dont la proie ne voulait pas montrer sa peine. Par mon ouïe, je cherchais en secret d’où venaient ces sanglots, et pour que celui qui pleure ne sente pas ma présence, je restai pieds nus.
Je pulvérise une boule de neige entre mes mains pour me rappeler les jours qui s'égrènent, puis fondent et se confondent dans ma mémoire.

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Re : Fleur Agonisante (prose)
« Réponse #1 le: 02 Février 2021 à 04:32:55 »
wesh



Citer
elle ne s'inquiétais
inquiétait



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elle savait déjà que les couleurs n’est qu’une illusion subite
ne sont, plusieurs couleurs ^^


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subite par notre faible sens da la vue.
subie (c'est pas une mort subite ^^)
de la vue


Citer
Moi qui suis toujours solitaire (seul)
oui on sait ce que veux dire solitaire, tu peux enlever la parenthèse  :mrgreen:



Citer
vers l’inconnu car nous les hommes,
nous les humains, même si c'est pas obligatoire je trouve ça plus juste



Citer
moi je n’étais pas là et mes sens aussi.
si tu pars d'une négation, tes sens non plus, pas tes sens aussi




La toute toute fin je la trouve jolie. Sinon globalemment je suis neutre, ça m'a rien provoqué en terme de sentiment ou de réflexion, l'image est classique donc c'est plus dur d'activer quelque chose par rapport à ça, les formules sont u peu trop narrativantes pour me faire ressentir, à moi personnellement, quelque chose


la prochaine !




Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

Hors ligne Plume du Phénix

  • Tabellion
  • Messages: 47
Re : Fleur Agonisante (prose)
« Réponse #2 le: 02 Février 2021 à 06:35:14 »
Merci beaucoup pour toutes ces notes, ça m'aide beaucoup
Voilà j'ai fini le texte:

Une fleur délaissée par négligence dans une vaste étendue de verdure, personne ne peut la voir, elle était cachée subtilement. Fanant lentement, elle était agonisante, pour autant elle résistait encore, ne voulant pas céder à la défaite facilement.
Cette fleur était une rose, maintenant elle est rosâtre. Pourtant elle ne s’inquiétait pas pour cela, elle savait déjà que les couleurs n’est qu’une illusion subie par notre faible sens da la vue. Donc elle perdurait sous le ciel tantôt brumeux, tantôt dégagé.
Moi qui suis toujours solitaire (seul), je marchais en ce bas monde mais mes pensées baignaient dans les nuages. D’un pas hâtif, je me dirigeais vers l’inconnu car nous les humains, nous pouvons juste voir mais ne pas prévoir.
En fait ce sont mes pieds qui marchaient, moi je n’étais pas là et mes sens non plus. Quand je repris le contrôle de moi-même, je me trouvai dans un lieu où tout était en harmonie. La verdure de la terre, le vent à peine perceptible, le fleuve gai courant sans dévier de sa voie, tout cela formait un tout.
Soudain, dans la musique que concevait inconsciemment cette nature, j’entendis des pleurs, des pleurs presque muets dont la proie ne voulait pas montrer sa peine. Par mon ouïe, je cherchais en secret d’où venaient ces sanglots, et pour que celui qui pleure ne sente pas ma présence, je restai pieds nus.
A mesure que je m’approchais de la source de cette voix, elle devenait plus triste. Je la trouvai enfin ! J’étais là caché derrière un arbre, à son insu je la regardais avec mélancolie. C’était une tulipe que la terre avait négligée et le ciel aussi.  Alors je me mis à me demander : « pourquoi la vie est partielle ? Pourquoi cette fleur est la seule à être triste parmi toutes ces créatures heureuses et en harmonie ? ». A ces questions, je lâchai un si profond soupir que la fleur l’entendit.
Timide ou orgueilleuse, à ma vue elle cacha son visage et fit semblant de rien. Donc je pris le courage de l’aborder sans pour autant l’apeurer.
Je la regardai dans les yeux, en dépit de son état, elle était belle. En se trouvant très proche d’elle, je sentais une atmosphère bizarre, un mélange de tristesse et de beauté. Et au moment où je me baissai vers elle, mes larmes se mirent à tomber à foison sans que je puisse les retenir. Je me suis rendis compte que chaque larmes lui faisait du bien, elle s’épanouissait de plus en plus.
« Ô Dieu, ô ciel, pourquoi mes larmes sont infinies » fut-ce mes dernier mots, avant que je meure de sécheresse et que la fleur fane inondée.

Je pulvérise une boule de neige entre mes mains pour me rappeler les jours qui s'égrènent, puis fondent et se confondent dans ma mémoire.

 


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