Ce petit hommages à nos poilus en ce triste 11 novembre
Sonate aux pauvres morts
Lettres dorées sur tombes noires
Qu’au soir à peine l’on peut lire
Tant il a plu sur nos empires,
Tant il fait sombre en nos mémoires.
Que demeure-t-il de vos ombres,
Où porte celle de vos croix ?
De vos mamans le cri d’effroi
résonne encore en ces décombres?
Des obus faits de mains de femme
Déchiquetaient votre poitrine.
L’odeur montait à vos narines
Des chairs brûlées d’un lance flamme.
Et quand le soir il vous restait
L’espoir de vivre encore un jour
Vous priiez Dieu qu'il vous fît sourd
Aux cris que le vent vous portait
Implorant aux vivants la mort.
Toi, Sigismond, bon laboureur,
Qu’en Normandie sa terre pleure,
Toi gars Roger aux bras si forts
Ou êtes-vous et dans quel nord ?
Qui vous aimait à la Saint-Jean
Aux temps des rires et des chants
Sous les étés aux soirées d’or ?
Dans l’océan de notre oubli
Il est des rocs et des ilots
Où la mer gronde en longs sanglots
Quand en novembre vient la nuit.