La peur est égale à la soif de vivre.
Munis d'un masque, ils n'ont pour seule défense leur regard perçant. Le visage de telle sorte masqué leur donne cette permissive tentation de scruter les moindres désirs flanqués d'une exquise friandise.
Pourtant, l'isolement n'a pas été plus expressif depuis que le confinement retient les désirs oppressifs.
La toile libère les tensions par d'intrépides relations. Le virtuel protège contre ce réel mortifère.
Tout se restreint, et s'élargit sur des terrains inconnus.
Les regards ont pris de l'assurance derrière cette mesure à demie cachée.
L'impudeur s'est démystifiée en une marque d'affranchissement, la séduction a revêtu une nouvelle attribution. La pudeur s'est démasquée sous ses apparentes frivolités, il n'est plus rare de croiser un regard pénétrant et revêtu d'insolence.
Alors que la souffrance se déguise, le permissif se libère.
Le viral s'est transformé en impudeur démoniaque, le déshabillé en couverture justifiée. Le lien social s'est mué en apparence permise alors que sous ce masque le désir se transforme en infidélité.