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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Envers et contre tous

Auteur Sujet: Envers et contre tous  (Lu 1120 fois)

BartK

  • Invité
Envers et contre tous
« le: 01 Novembre 2020 à 21:56:35 »
Après quelques kilomètres passés à fendre une forêt dense et noire, vous sortez d’un virage et le château vous saute au visage.
L'anthracite et le froid des ardoises des toitures tranchant avec la chaleur et la tendresse du jaune orangé des pierres des murs ; ces pierres que je caressais et frôlais de mes lèvres en attendant la visite dans cette cour magnifique où une arche splendide ouvrait une fenêtre soutenue par des doubles colonnes donnant sur des forêts immenses aux parfums de chèvrefeuilles mélangés aux chênes, de peupliers mélangés aux buis, de saules aux rosiers sauvages et de fraises des bois aux pommiers et pruniers d'ente, de divers champignons et d'autres plus subtils et difficilement identifiables et je vous passe les différents chants des différents oiseaux.
Et puis le guide arriva et nous apprîmes que cette cour avait été le témoin de transperçements de bides par des hallebardes, de fendages de boîtes crâniennes par des haches ou d'autres objets plus folkloriques, d'écrabouillages et de brûlures dus à des pierres ou des litres d'huile bouillante tombés du ciel. Ça refroidit !
Nous arrivâmes ensuite dans une cuisine immense ; je me dirigeai vers la sublime cheminée où le feu semblait encore crépiter; je me retournai, les yeux écarquillés, pour voir entrer les sangliers ruisselants, les faisans aux figues, les cailles aux raisins, les lapins aux pruneaux, les montagnes de choux à la crème slalomant entre les plus belles toilettes de ces dames et les perruques talquées de ces messieurs occupés à danser un menuet ou je ne sais quelle danse en vogue, plein de grâce et de sourire aux lèvres.
A ce moment là, notre guide nous apprit qu’à l'époque, on se soulageait où l’on pouvait. Dans les jardins, bien entendu mais aussi dans les escaliers ou les coins de pièces, derrière les rideaux...Nous eûmes même droit à un petit cours d’histoire qui nous apprit que ce bon vieil Henri IV, qui venait chasser dans la région, ne se déplaçait jamais sans son "chevalier porte coton", chevalier (tout de même, s'il vous plaît, respect!) qui était préposé à lui torcher le cul et que la reine Marie de Médicis pensionnait un nommé Nicolas Guillois pour le même service. Dans la foulée, nous apprîmes que Louis XVI et Marie-Antoinette étaient des gens fort propres et nous en fûmes fort aise.
Nous entrâmes dans ce qui me semblait être une salle de jeux, j’entendais des enfants crier jouant au jeu de paume ou bien à chat perché et rire en traçant des marelles sur le sol ou je ne sais quoi de je ne sais quel jeu innocent. Erreur ! C’était une salle destinée très certainement à quelques tortures méritées par des traîtres ou autres pauvres types. Et nous partîmes à nouveau dans des histoires de pieux enfoncés dans les fondements, de cassages à coups de barre de fer,de tibias, de rotules, de fémurs, d’avant bras et de cages thoraciques, de  sectionnements de tendons et de muscles avec des couteaux sales et mal aiguisés (cela n’a pas été précisé, mais on peut l'imaginer aisément) et d’écartements dans tous les sens impossibles et inimaginables.
Arrivés dans une chambre qui était si belle qu’elle était le reflet même du romantisme et qu’on ne pouvait que rêver  d’y mourir d’amour avec l’être chéri depuis toujours…nous eûmes droit à des histoires d’enculades entre gens de la même famille et parfois même du même sexe cela va sans dire.
C’était l’été, il faisait chaud et soif et estimant en avoir assez vu et entendu, je ripais les galoches sans rien dire à personne…
Je m’arrêtais dans un petit village à cinq kilomètres, pour noyer mes désillusions.
Je commandais un demi panaché; à l’ombre des platanes, l’air était doux, calme, parfumé et quelques moineaux, l’œil enjôleur, venaient quémander pitance.
Je dis au patron qui me portait mon verre :
« _Quelle place magnifique, c’est le bonheur sur terre !
Il sourit et me dit :
_Vous voyez la petite épicerie en face ? C’est là que le grand père de ma femme, un brave homme, allait acheter son tabac. Un matin de 1944 après être venu acheter sa ration il est reparti sur sa bicyclette travailler aux champs, jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’il avait oublié son porte-monnaie et qu’il fasse demi tour ; mal lui en prit car entre temps la division « Das Reich » était entrée dans le village et le rafla comme elle rafla tous les hommes entre dix-huit et soixante ans. Il mourut à Mauthausen, comme plus de la moitié .
Et pourtant, Dieu sait qu'ils étaient catholiques ! À la messe tous les dimanches et aux vêpres !
Sa femme, une brave femme, vous voyez ce banc, l’attendit là chaque soir de sa vie persuadée qu’il allait revenir, elle avait perdu la boule, la pauvre vieille, jusqu’à ce qu’on la retrouve (le 21 décembre 1984) morte de chagrin et de froid .»
Je partis réglant ma note mais sans laisser de pour boire…
Arrivé au parking, je trouvais un autochtone reluquant ma bécane.
« _Benelli? Ça existe encore ça? Ça me rappelle ma jeunesse!
Je lui répondis (sans vouloir être désobligeant) :
_Cent ans d’histoire, Grand-père!
Croyant avoir à faire à un connaisseur je lui vantai l’architecture idéale du trois cylindres mêlant le couple du bicylindre à l’allonge du quatre cylindres et lui démarrai afin que ses oreilles voguent sur cette mélodie comme les gondoles sur les canaux de Venise.
_Je n’ai jamais aimé la moto! Me dit-il, j'ai un cousin qui s’est tué et sa femme qu'il transportait est, depuis, comme un légume, dans un fauteuil à roulettes, sans pouvoir même plus dire fève! Vous n’êtes pas d’ici, où allez-vous si ce n’est pas indiscret?
_  Je vais traverser la vallée pour rattraper  la route dite des chevaliers, il paraît que c’est une route magnifique.
_ Oui! Magnifique! En effet…mais dangereuse…je me souviens il y a quelques temps, d’un couple en voyage de noces qui était entré en collision avec une famille toute entière rentrant de vacances, un vrai carnage… Il n’y eut aucun survi… »
Je partis sans le laisser finir et en lui faisant un petit signe de la main (à vrai dire d'un doigt).

À la sortie du village un paon faisait la roue, un peu plus loin un faon traversait la route en deux  bonds élégants ;  je suivais la rivière aux effluves de menthe fraîche ;  puis, à un carrefour, la fameuse route des chevaliers s’offrait,  je me sentais léger, libre et plus vivant que jamais, le ciel était d’un bleu profond sans aucun nuage et le soleil brillait de toutes ses forces et pourtant, je peux vous affirmer et même vous jurer que je ne vis pas, pendre aux branches des arbres, des enfants déchiquetés, je ne vis pas non plus d’amants calcinés pas plus que je ne vis de cervelles éparpillées dans les fossés…

« Modifié: 05 Novembre 2020 à 18:52:48 par BartK »

Hors ligne tenilam

  • Tabellion
  • Messages: 38
    • tenilam.fr
Re : Envers et contre tous
« Réponse #1 le: 02 Novembre 2020 à 15:49:11 »
Ah, parcourir la campagne à moto, c'est un truc qui me botterait bien, surtout en ce moment :)

En toute honnêteté, j'ai trouvé le style trop riche dans la 1ère partie (le château) : phrases  longues avec trop d'exemples, trop d'adverbes ... Curieusement, j'ai eu plus de facilité à peindre le paysage dans la seconde partie qui comporte pourtant essentiellement des dialogues.

On pourrait peut être te reprocher l'absence d'un fil directeur clair, mais le genre de ton texte mérite une dérogation : il semble être tirée de ton vécu, et la réalité, contrairement à la fiction, n'a pas besoin de but. Elle est déjà très gentille si elle accepte d'envoyer un symbole :)


Mon site, avec tous mes récits : tenilam.fr

Hors ligne GeGinger

  • Troubadour
  • Messages: 284
Re : Envers et contre tous
« Réponse #2 le: 02 Novembre 2020 à 17:06:35 »
Salut Bart,

Je pense comme Tenilam que la première partie de ton texte comporte trop d'exemple, d'énumération.
J'ai été un peu déçue par la fin (bien qu'elle ait du sens), je m'attendais à qqchose de plus percutant.

Si je puis me permettre une petite remarque sur le forme :
Ne doit on par écrire Henri IV et Louis XVI plutôt qu'Henri Quatre et Louis Seize ?

Au plaisir.
J'ai besoin de vos avis !       
 Une souris aux épices

BartK

  • Invité
Re : Envers et contre tous
« Réponse #3 le: 03 Novembre 2020 à 07:29:17 »
@tenilam:ce texte n'est pas à proprement parler du vécu, je doute qu'un guide de cet acabit garde son emploi très longtemps :D Les anecdotes sur la vie au château sont inventées hormis celles concernant la propreté de nos rois qui sont bien réelles et font partie de l'histoire non seulement de France mais de l'Homme.
Celles au village le sont aussi sauf la rafle qui malheureusement fait elle aussi partie de l'Histoire.
Le fil conducteur est assez actuel:l'acharnement que mettent certains à te saper le moral voire te pourrir la vie quand tout semble aller bien.
Mais je crois comprendre ce que tu veux dire, la construction pourrait être plus fluide, c'est vrai.
Merci pour le passage et les impressions.

@GeGinger:Moi qui pensais que la fin était gore! :D
Oui, tu as raison pour les chiffres, au début j'avais écrit 4 et 16 après je l'ai écrit en lettres mais à aucun moment ne m'a traversé l'esprit cette façon qui est pourtant la bonne et la plus évidente...Pour te dire un peu... :D
Merci!

Au final, vous avez tous les deux trouvé des longueurs et des lourdeurs dans la première partie, c'est donc qu'il y a un problème et c'est bon à savoir.
« Modifié: 03 Novembre 2020 à 07:38:53 par BartK »

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 030
Re : Envers et contre tous
« Réponse #4 le: 03 Novembre 2020 à 08:09:14 »
Merci pour ton texte
Il me rappelle la visite de château ou le guide, afin d'amuser son public, raconté des anecdotes, souvent sortit de son imagination.
Je trouve que ton texte va dans deux voix différentes. La partie ou les gens racontent le passé avec des anecdotes, et la fin avec la moto.

 Après, si c'est pour faire comme dans la vie, c'est plutôt réussi. Car ca se passe plutôt comme ca.

Sinon ton texte est agréable a lire et se lit facilement ;)
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

J.

  • Invité
Re : Envers et contre tous
« Réponse #5 le: 03 Novembre 2020 à 10:20:50 »
Bonjour. Exilé pour cause professionnelle en Dordogne depuis 20 ans et ayant visité un certain nombre de châteaux, dont Biron, j'ai eu comme un malaise en lisant ton texte lors de sa publication. Mais bon, tu précises que ces anecdotes hautement farfelues sont sorties de ton imagination, alors tout va bien.

Hors ligne Safrande

  • Calliopéen
  • Messages: 401
Re : Envers et contre tous
« Réponse #6 le: 03 Novembre 2020 à 17:56:16 »
Pour ma part, je trouve la première partie plus intéressante par le risque que tu prend avec le style, qui donne un ton, une identité à ce texte.

Citer
Vous sortez d’un virage et le château vous saute au visage.
La noirceur et la froideur des ardoises tranchant avec la chaleur et la tendresse du jaune orangé de ses pierres ; ces pierres que je caressais et frôlais de mes lèvres en attendant la visite dans cette cour magnifique où une arche splendide ouvrait une fenêtre soutenue par des doubles colonnes donnant sur des forêts immenses aux parfums de chèvrefeuilles mélangés aux chênes, de peupliers mélangés aux buis, de saules aux rosiers sauvages et de fraises des bois aux pommiers et pruniers d'ente, de divers champignons et d'autres plus subtils et difficilement identifiables et je vous passe les différents chants des différents oiseaux.
Et puis le guide arriva et nous apprîmes que cette cour avait été le témoin de transperçements de bides par des hallebardes, de fendages de boîtes crâniennes par des haches ou d'autres objets plus folkloriques, d'écrabouillages et de brûlures dus à des pierres ou des litres d'huile bouillante tombés du ciel. Ça refroidit !
Nous arrivâmes ensuite dans une cuisine immense ; je me dirigeais vers la sublime cheminée où le feu semblait encore crépiter; je me retournais, les yeux écarquillés, pour voir entrer les sangliers ruisselants, les faisans aux figues, les cailles aux raisins, les lapins aux pruneaux, les montagnes de choux à la crème slalomant entre les plus belles toilettes de ces dames et les perruques talquées de ces messieurs occupés à danser un menuet ou je ne sais quelle danse en vogue, plein de grâce et de sourire aux lèvres.
Tout ceci n'est pas juste du récit, c'est aussi des sensations, des points de vues, des bonnes trouvailles :
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Vous sortez d’un virage et le château vous saute au visage.
J'aime particulièrement celle-ci...
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je me dirigeais vers la sublime cheminée où le feu semblait encore crépiter
On y sent une sensibilité...
Citer
pour voir entrer les sangliers ruisselants, les faisans aux figues, les cailles aux raisins, les lapins aux pruneaux
Le petit contre pied de "voir entrer les sangliers..." puis "...ruisselant" aussi m'a plu, et toute l'énumération après me semble bien ample et expressive pour qu'on se fasse une bonne idée de l'ambiance qu'il y a dans ta tête.

Citer
Dans les jardins, bien entendu mais aussi dans les escaliers où les coins de pièces, derrière les rideaux
Je pense qu'il y a une virgule après "entendu", non ?

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...qui était préposé à lui torcher le cul et que la reine Marie de Médicis pensionnait un nommé Nicolas Guillois...
Ici aussi une virgule après "cul" permettrait un rythme plus claire, pour séparé l'info de Henri de celle de Marie.

Citer
fûmes fort aise.
Pas très joli ça... Après, ça ne concerne que moi ; mais à voix haute le résultat est un peu haché et barbare de noblesse. D'ailleurs tout le passé simple sonne un peu excessif, mais est-ce une manière d'humour plus que de premier degré ?

Citer
Arrivés dans une chambre qui était si belle qu’elle était le reflet même du romantisme et qu’on ne pouvait que rêver  d’y mourir d’amour avec l’être chéri depuis toujours…nous eûmes droit à des histoires d’enculades entre gens de la même famille et parfois même du même sexe cela va sans dire.
J'aime bien ces omissions de virgule, ça donne tout de suite un certain ton bien neutre pour dire des choses comme "enculades", ce qui est d'autant plus drôle.

Citer
(oui, je sais mais je conduisais)
Là pareil une virgule serait quand même appropriée après "sais", même si pour moi cette parenthèse m'a un peu sorti de la littérature ; à ce moment, en précisant les choses comme ça, on dirait plus un texte de blog un peu rigolo qu'un texte plus littéraire. Si c'est ton souhait pourquoi pas, mais jusqu'à maintenant c'était quand même bien orienté dans le récit littéraire plus que blogatique !

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Croyant avoir à faire à un connaisseur je lui vantais l’architecture idéale du trois cylindres mêlant le couple du bicylindre à l’allonge du quatre cylindres et lui démarrais afin que ses oreilles voguent sur cette mélodie comme les gondoles sur les canaux de Venise.
J'aime beaucoup cette phrase dans son entièreté, un peu obstinée comme ça, même si je n'y connais rien en moto  ;D

Citer
(à vrai dire d'un doigt)
La trouvaille est excellente, mais ce serait encore plus drôle juste comme ça : "(d'un doigt)". Après c'est mon ressenti, et ce que j'aurais aimé lire.

Rigolo ces gens qui n'arrêtent pas de raconter des malheurs ; c'est vrai qu'on aime bien ça en Dordogne ; on s'ennuie un peu et puis, après tout, on a la sensibilité suffisamment épaisse pour ne pas frémir et même plutôt se divertir à l'écoute de ces histoires.

Le paragraphe de fin ne m'a pas fait plus d'effet que ça, pour tout dire ; je ne saurais dire ce qui va ou ne va pas, simplement qu'il n'a déclenché aucune réaction en moi ; si je devais le décrire en deux lettres ce serait : ok.

Sinon j'ai bien aimé, quelques maladresses parfois dans la ponctuation (comme ici je mettrais un point virgule plutôt qu'une virgule : "...Bernard Palissy ; puis, au carrefour..."), mais j'ai aimé la rencontre d'un style encore balbutiant j'ai l'impression, mais un style tout de même, qui ose et qui s'affirme, et ça fait plaisir  :)
Continu comme ça, et je te lirais avec grand intérêt !

Au plaisir !
Il regardait le verre non à sa portée d'une façon de reproche.

BartK

  • Invité
Re : Envers et contre tous
« Réponse #7 le: 03 Novembre 2020 à 22:12:45 »
@Cendres: Merci ! Le problème est que les deux voies différentes devaient se rejoindre et que je n'ai apparemment pas réussi, je ne suis pas très content de moi.
Nous nous rejoignons au moins sur un point : on croise pas mal de gens comme ça dans la vie :D

@jonathan: Je comprends ta gêne, en fait, tant que ce texte s'adressait qu'à moi même cela ne me posait pas de problème particulier, au contraire mais maintenant que je le propose à la lecture certains lecteurs pourraient prendre pour argent comptant ce que je raconte, effectivement.
J'ai utilisé toute l'imagerie populaire que l'on a du moyen âge :l'huile bouillante, les armes improbables,les tortures et punitions ; évidemment il serait hasardeux de dire que cela s'est passé à Biron bien que je doute qu'il se soit passé que de jolies choses, c'était une époque où l'on se faisait moins de politesses qu'aujourd'hui mais je n'en dirai pas plus afin de ne pas me comporter comme ce que je critique dans ce texte :D
Il paraît qu'un des locataires aurait inspiré C.Perrault.
Merci pour ton observation.

@Safrande: Le problème des virgules est récurent, on me reproche soit d'en mettre trop, soit pas assez et j'avoue ne plus trop savoir où j'en suis ; par exemple, pour moi, on ne met pas de virgule avant "mais" ni "et", franchement, il va falloir que je me penche sur le sujet.

"(oui, je sais mais je conduisais)" c'est vrai que cette parenthèse est en trop, elle apostrophe le lecteur pour rien.

La phrase vantant le trois cylindres est en effet faite pour montrer la passion et la vilaine manie qu'elle entraîne à utiliser un jargon que seuls les autres passionnés comprennent ; j'aime à dire que la passion est le mot savant pour dire la bêtise (pour rester poli) tant on peut dépenser de temps et d'argent pour un plaisir personnel et tant plus rien ne compte; je ne jette pas la pierre aux passionnés, j'en ai moi même quelques unes.

J'ai des souvenirs d'enfance du château, de repas à Lacapelle chez André pour la fête des mères ou autres, de la Lède, un de mes premiers poèmes d'ados parlait d'elle : Elle était une fois belle libellule au fil de Lède...
Bref, ces souvenirs étaient importants pour moi mais n'amenaient rien aux lecteurs et pouvaient même nuire ; j'ai bricolé ça au pied levé, je ferai ça plus proprement plus tard.
Ta remarque sur le dernier paragraphe est embêtante d'une part parce qu'elle rejoint les autres avis et d'une autre parce que j'avais l'impression d'avoir bien géré le truc mais je suis passé complètement à côté ; il me faudra voir ça aussi.

Merci pour tes remarques et ton appréciation.

 


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