la fameuse course contre la montre la fameuse course contre la montre, c'était ce soir
on s'y attendait un peu depuis que les scientifiques avaient prévu le bang supertemporel ; c'était un mec genre einstein qu'avait calculé le truc, que là, bientôt, à cause d'un trou noir ou on sait pas trop, d'un calcul mathématique de l'univers, y'aurait en fonction des étoiles de soleil et par la gravitation fusionnelle des atomes pluridisciplinaires à révolution de spin négatif et fractionnel, eh bien oui, ils avaient prédit que y'aurait un bang supertemporel, où, attention, le temps se rattraperait lui-même et d'une vague sinusoïdale, en viendrait à provoquer pour le temps ce qui s'observe pour le son avec le bang supersonique ! oui, alors comme ça arrive que pour les cocus comme terrien, eh bien il fallait que ça nous tombe dessus ; mais en fait le phénomène probabiliste du truc quantique admettait une approximation de demi-vie nous permettant de prévoir qu'une fourchette de période dans laquelle il se pourrait, oui, que peut-être, oui, probablement, ouioui, il pourrait se passer ce truc qu'on sait pas à quoi ça ressemble parce que ça arrive jamais, il faut que les planètes soient alignées, les dieux d'accord, les fluide coulants, les fromages fondus et les fondants tondus, pour que le chocolat ne coule qu'en dehors de la matrice, oui oui, oui, et donc, bin en fait la course à la montre, c'était ce truc, ils ont appelé ça une napocalips, parce qu'un mec trouvait ça napolitain, et que l'autre s'en léchait les babines, mais non, comme ça tourne autourde la Terre, le temps, eh bien en fait c'est tout le principe d'une révolution, une rotation complète donc, dont le spin terrestre aurait révélé par dimension moins deux virgule six carré de moins trouze exponentiel, donc, à ce moment là, on avait une tangente un peu chelou de la dérivée d'einstein, la fameuse, oui, celle qui dit que lorsqu'on s'approche d'un miroir carré on garde des yeux ronds, mais bref, là où il fallait qu'on se figure le truc, c'était qu'ils savaient pas comment ça se passerait cette course à la montre...
est-ce qu'on allait devoir changer d'heure, genre juste faire un truc d'aiguille avec nos concurrentes de montres, sous prétexte qu'elles allaient s'affoler ou se ramollir, se retourner de chaussette ou s'amoindrir en un ralentissement ingéptisé, de venin ce temps étions nous les esclaves, ont dit les scientifiques parce que ils croyaient que l'univers étaient un tapis donc moi j'étais dans le métro quand ils l'ont annoncé ; ils nous avaient prévenus y'avait des haut-parleurs du napocalips, pour quand ça arriverait, et moi j'étais dans le métro quand tout a commencé à doucement gueuler ; en fait, ils avaient prévu la catastrophe et pour adoucir le choc, ils nous avaient prévenus ; bon, l'affolement ingérable était normal, du coup, parce que ça pouvait être violent, l'inconnu ; pis bon heu, un bang supratemporel, ça fait peur ; les gens, moi aussi hein, on a cru que on serait projetés en avant parce que la Terre s'arrêterait de tourner pendant une fraction de seconde qui nous enverrait valser comme des parachutes de pissenlits qu'on souffle dessus, juste parce que voilà, bim, mur de métaphysique dans ta gueule, la planète elle s'en fout, elle s'arrête là comme un âne buté et c'est nous qu'on serait buté si jamais, on pourrait se dire ; parce que ça fait flipper l'inconnu, voilà pourquoi donc bin le métro, et les grincements de grillages, un peu avec de la musique douce, qui fait flipper quand on flippe, mais ça ils savaient pas les scientifiques, alors ils nous disent sur une jolie mélodie : "attention, la course contre la montre a commencé, veuillez attacher vos ceintures de métro, il s'y dérèèèèèèèègle le temps" hein ? nan mais c'est complètement fou, oui, les sièges s'équipent d'espaces, ils se télémorphent, et pourtant rien ne bouge ; il n'y a rien ; plus que des spins et des gamma ; je me sens stoppé ; et pourtant vibrant la vague impulse alors zboum mon coeur palpite, je ne suis plus rien, mes orbites freinent un fluide optique, je n'ai que ces pixels dichotomiques dans l'esprit, et les oreilles grincent, "vous êêeêêê^^eeeeêêtes arrivés au non point de retour, à la cité vous métroooooo", c'est angoissant de sérenité, c'est terriblement anxiogéniteux, et moi, je sèche ma langue, dans le palais de la bouche de métro ; et les scaliers, les scalaires en produits de moments, se distinguent par échaffaudement de structuralisme qui me détruit la pensée ; la montre, l'aiguille, pique injection de temps, dopé à la seconde pourquoi je me figure que le métro s'est arrêté ? un délire quantique, c'est comme un puzzle d'arc-en-ciel : il faut un prisme pour croire que tout ceci est vrai, alors qu'une goutte de larme ne le permet que dans l'irisistible troisième, troisième, troisième, le temps, ma tête, que suis-je, où vais-je, dans quoi, le temps, la... métro parle moi "vous êtariv éadestinaaaaaaaaaa" non, tousse, je tout ceci n'est pas réel, je délire de potion magique, de position astronomique, de potiron gastronomique, de mélastodon acoustique, d'accordéon en plastique, en néon, autistique, abscon d'astérisque, oui, le temps se diffracte enfin et se rattrape lui-même sel à vague de les secondes quoi métro ! "vouzêten corps éadestinaaaaaaaaation" merde, je dois me survivre de là
alors je clic sur la montre, quoi d'autre me sauverait ?
|  |
signed from the deep |