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27 octobre 2026 à 22:07:25
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le petit poisson, le petit oiseau pourraient-ils encore s’aimer d’amour tendre ?

Auteur Sujet: Le petit poisson, le petit oiseau pourraient-ils encore s’aimer d’amour tendre ?  (Lu 1897 fois)

Hors ligne JClaudeP

  • Plumelette
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COVID 19


Le petit poisson, le petit oiseau pourraient-ils encore s’aimer d’amour tendre ?

Une réflexion m’est venue en regardant l’hommage à l’immense artiste qu’était Juliette Gréco. Le mouvement existentialiste aurait-il vu le jour (ou plutôt la nuit) si Le Flore s’était vu contraint de fermer à vingt-deux heures ? Quant à imaginer un événement tel que le festival de Woodstock vingt-cinq années plus tard, quelle gageure ! Aujourd’hui plus question de boire une Despé en terrasse lorsqu’il y a du Corona dans l’air …
Il ne s’agit pas de prendre le risque à la légère, de faire comme si de rien n’était ; mais de là à prendre au premier degré la boutade de Nicolas Bedos et de s’en offusquer, ayons au contraire l’intelligence d’élever le débat au-dessus du consentement pétochard aux injonctions gouvernementales ou à leur refus. Qu’il y ait ou non pandémie, pas question Monsieur Macron de marcher au pas, les doigts sur la couture du pantalon, « Sir, Yes, Sir » comme des GIs. Cessons de pointer du doigt ceux et celles qui font un autre choix : celui de vivre, faire du sport, d’aller dîner dans un restaurant et après cela jouer les oiseaux de nuit. Je ne puis résister à l’envie de citer Jean-Louis Aubert : « Faire la fête est un délit d’opinion » . Prudence, précautions OUI, encasernement NON ! Car on sent bien une odeur de coup d’état, on entend déjà un sourd bruit de bottes dans le ton des consignes réitérées depuis maintenant plus de trois mois.

   L’Utopie plus que jamais urgente ! Ne nous laissons pas infantiliser !

Uniquement dans notre intérêt ? Strictement provisoire la restriction des libertés ? Plus le droit de se rassembler, de crier sa colère, de manifeste ; une précaution peut-être, mais encore plus une aubaine car la crise sanitaire comporte son pendant social, aggrave une situation déjà très préoccupante : licenciements, pertes sur les salaires, faillite de petits commerces, exposition au virus pour les premiers de corvée.

ÇA SUFFIT !
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Soyons lucides et non plus effrayés : le COVID ne se résumera pas à une parenthèse ; il constitue le premier épisode parmi dans une longue série à venir. La fonte du permafrost libère des bactéries, microbes et virus inconnus, des gaz toxiques, sans oublier les pollutions dues aux incendies de forêts ou aux crues. Nous n’en avons pas fini avec les états d’urgence : continuons de vivre sous la crainte de nos dirigeants et l’encasernement se poursuivra, se durcira encore plus pour notre bien cela va de soi, confinés que nous serons, nous et nos cerveaux, dans notre rôle d’enfants.
L’année 2020 marquera l’histoire par une raréfaction des ressourcesaccélérée, le dérèglement climatique et une pandémie inédite par son ampleur ; or tous ces problèmes prennent leur source dans un capitalisme mondialisé qui refuse toute limite, impose ses dictats aux états, faisant fi du vote des peuples . Alors que sous couvert de risque sanitaire le champ de nos libertés s’amenuise, n’est-il pas temps de réagir, d’en exiger et d’en inventer de nouvelles ?

   Les systèmes de santé en danger, stop BIG PHARMA !

L’accès aux soins est un droit menacé non par les évolutions démographiques comme les soi-disant experts se complaisent à nous répéter, mais avant tout par l’appétit insatiable de puissantes multinationales pharmaceutiques pour qui l’apparition de nouvelles pathologies offre l’opportunité de réaliser de substantiels bénéfices, à la grande satisfaction de leurs principaux actionnaires. L’heure est donc venue de s’en approprier les commandes, de les placer sous contrôle citoyen. Comment y parvenir ? Voici un premier sujet requérant l’organisation d’une réflexion collective approfondie.

Autre débat, autre bataille : la culture, le sport

Devra-t-on encore longtemps se passer d’événements qui attirent les foules, de vacances, de sorties diurnes ou nocturnes pour freiner la propagation d’un virus aujourd’hui, d’une pollution demain ? … Là encore, demandons des comptes au big business car les cinémas multiplex, les salles de concerts gigantesques et bondées pourraient être remplacés par des lieux à taille humaine, plus intimes qui garantiraient une proximité entre les artistes et leur public : ceci suppose bien sûr la rupture avec ce que l’on nomme communément l’industrie du loisir et pour ce faire la confrontation à de puissants lobbies réduisant la création artistique au rang de produit, de marchandise. De sympathiques discussions entre spectateurs et intermittents du spectacle émergent parfois à l’occasion d’une rencontre après le spectacle ou d’une manif de soutien mais comment faire vivre, comment s’approprier la culture lorsque son droit à l’expression dépend d’un arrêté préfectoral ? Bien entendu celui-ci aura été publié dans un pur souci de l’intérêt général ; quelle insolence qu’oser en douter ! La réponse réside peut-être dans l’invention de nouvelles formes d’expression artistique ; s’il faut pour que vive la création faire appel à de nouvelles technologies encore inexistantes à ce jour, celles-ci devront respecter l’environnement et la santé de tous, garder intacte l’émotion, ne plus réduire la place du public à celle d’un consommateur passif tout en libérant l’artiste du carcan des exigences commerciales. Bien entendu, aucun GPS, aucune carte ne nous indiquera le chemin vers une culture émancipatrice ; à nous de le chercher ensemble, d’en discuter.


Cesser d’assimiler « travail » et « vie active »

Là aussi, la situation nous amène à débattre, à réfléchir à la question : et si le travail tel que nous le connaissons encore de nos jours vivait ses derniers moments ? Les dirigeants des grosses entreprises invoquent son coût excessif pour délocaliser leurs unités de production vers des pays à bas salaires, aux normes sociales et environnementales peu contraignantes ; de ce fait, des régions entières se retrouvent sinistrées tandis que leurs populations se sentent abandonnées, sans avenir et désespèrent des politiques.
 Ce désir d’augmenter sans cesse production et profits (tant pis pour les hommes, la planète, la biodiversité et le climat) conduit également à la robotisation, au recours à des machines capables de réaliser des tâches de plus en plus complexes, tout comme ces algorithmes qui désormais décident de l’orientation universitaire des lycéens, influencent les choix des clients des supermarchés ou du commerce en ligne grâce aux neurosciences. Ouvriers, agents de caisse, conducteurs de métro n’ont plus leur place à leur ancien poste ; bientôt viendra le tour des enseignants, de certaines catégories de soignants. Paradoxalement les salariés sont appelés à travailler plus et plus longtemps ; l’incohérence de ce choix politique pose question.
Nous arrivons en effet au seuil d’une nouvelle ère qui engendrera probablement une misère comparable à celle des ouvriers lors de la révolution industrielle, sauf si les populations concernées prennent directement cette mutation en charge. Inutile pour ce faire d’envisager des élections ou des référendums, surtout si ces derniers émanent d’une décision gouvernementale. L’abstention est devenue majoritaire à toutes consultations électorales et pas seulement en France. D’autres formes démocratiques existent où règles et lois sont élaborées par les citoyens eux-mêmes ; le tirage au sort s’est souvent avéré efficace et plus représentatif (citons par exemple la loi sur l’avortement en Irlande) car les participants aux débats proviennent de tous les milieux sociaux à l’inverse des scrutins traditionnels dans lesquels les candidats sont tous issus du même moule. Une fois élus ils prennent des décisions dont ils ignorent les conséquences pour les couches populaires.
Au lieu d’augmenter le temps de travail, le réduire radicalement donnerait à chacun la possibilité de conserver son emploi principal et de se former à tous les sujets concernant la vie de la cité. On pourrait ainsi établir une authentique démocratie : tous y participeraient sans plus se contenter de glisser un bulletin dans une urne avant de rentrer chez soi et laisser le quotidien reprendre son cours, ceci  quel que soit le résultat annoncé aux éditions spéciales de  20 heures.
Se consacrer bénévolement aux autres, mutualiser les savoir-faire, mais aussi participer à la vie culturelle et sportive de sa cité, à son embellissement, son animation, à l’aménagement des espaces communs requiert disponibilité, investissement personnel et énergie. Passer moins de temps au service de son employeur apporterait donc plus de vie sociale, de partage et de bien-être, de présence aux autres. N’est ce pas suffisant pour justifier un revenu, même si ce qu’on appellera commodément l’activité ne correspond pas à la définition du mot « travail » en tant que tel ? Au lieu de subir obligation d’objectifs, bilans, injonctions permanentes dans un atmosphère anxiogène, chacun deviendrait actif et impliqué dans la vie citoyenne : cela s’appellerait la liberté.

Pour conclure

La restriction des libertés publiques pour raison exclusivement sanitaire devient de moins en moins crédible à mesure que le gouvernement durcit cette politique ; les chiffres communiqués, l’information telle qu’elle nous est communiquée ou plutôt mise en scène font certes part d’un lourd bilan en matière de décès et de dépenses de santé ; mais chose étrange, les pathologies liées à ces facteurs d’angoisse (dépressions nerveuses, violences conjugales, suicides) sont beaucoup moins évoquées. Le confinement a pour autre conséquence des fermetures d’entreprises auxquelles s’ensuivent des licenciements en nombre. Si l’on ajoute le changement climatique, nous pouvons en toute logique nous attendre à des épisodes semblables dans un avenir proche. Il est par conséquent à craindre de voir cet état d’exception devenir la norme, imprégner les esprits et faire à plus ou moins long terme ressurgir « la bête immonde ». La sortie de cette crise ne se trouve donc pas dans la limitation mais dans l’extension des libertés publiques pour qu’ensemble les citoyens s’approprient et accompagnent cette transition qui sera non seulement sociale mais aussi civilisationnelle.








Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
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  • ?
ptetr un poil trop engagé et au grapin, non ?
je sais pas si c'est optimal ici autant de verve à but de pointer des sujets avec exclamation
.

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
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Merci pour le partage de ton texte.
J'ai lut que les premiers parties et la conclusion.
Je pensais découvrir une histoire, mais c'est un texte d'opinion, d'ou mon arrêt dans la lecture.
Je ne sais pas trop quoi te dire, c'est avant tout une analyse personnelle que tu nous offres.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne JClaudeP

  • Plumelette
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Merci de m'avoir lu et pour tes commentaires. Comme tu aimes écrire, j'en déduis que le temps libre est important pour toi; je te conseille donc de lire quand même le passage sur le temps de travail.   :) :)  ;)

J.

  • Invité
Bonjour. Texte pamphlétaire que j'ai parcouru en diagonale. Suis pas certain qu'il soit bien à sa place dans les Textes Courts. Y'a pas d'autres rubriques sur LMDE pour ce genre de diatribe ? Sinon, des forums dédiés à la vindicte politico-populaire existent ou des blogs. La preuve, j'en tiens un depuis des années à caractère satirique.

Hors ligne JClaudeP

  • Plumelette
  • Messages: 7
Bonjour Jonathan.
J'ai peut-être mal cherché  (je vais continuer) mais je n'ai pas trouvé d'autre place pour poster mon texte. Je vais chercher de manière plus approfondie. Je tenais quand même à la publier car je perçois l'installation d'une forme de fascisme sous prétexte sanitaire. Tu parles si je vais dénoncer des voisins qui feraient une pendaison de crémaillère? Entre nous, il y a quelques cons dans l'immeuble qui s'en chargeraient avec le plus grand plaisir.
Merci de m'avoir donné l'adresse de ton blog, il est vraiment chouette et puis je vais aussi lire tes polars.
Bien à toi.

Hors ligne Dot Quote

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  • ?
en vrai toutes mes excuses, JClaudeP
je me relis et m'outrage moi-même de la froideur avec laquelle je t'accueille en ces lieux ouverts

à gage d'intercompréhension, et parce qu'on me l'a assez répété comme je risque peut-être de le faire ici - tu vois de quel crime je me châtie pour leur justice, cette cohésion que nous recherchons tous au sein d'une communauté - ce propos est bel est bien dans le cadre d'une réflexion que, et ce n'est ni ta faute ni la notre, personne n'a le devoir de faire suivre ne serait-ce qu'avant d'y poser de l'attention, or ici sur le meud, grand bien leur en fasse peut-être du coup, nous ne sommes pas sur philopoliticapocalyps.forum.comme...

excuses mes mots, encore une fois je n'ai qu'eux, tu sais ce que c'est d'être contre tous je crois, nous sommes un peu de ton côté si tu sais préhender ceci ahah, d'où que j'ai envie de rectifier mon tir auprès de toi : des réflexions vraiment alarmées sur l'état du monde, il y en a beaucoup dans le Monde, et l'Ecriture, c'est en fait, je le perçois grâce à des remontrances qui me révulsaient de bloberie - vois-tu ? -  mais qui ont cet avantage de garder le fer de lance de l'art lettré, le phare de nuit de nos mers agitées : nous sommes là pour rester en sourire, envers et contre tout ! alors les conflits, fussent-ils d'intérêt général, voire d'urgence en situation perçue comme extrême-léthargique-des-consciences, ce sont des manières autres que celles d'ici pour construire la paix dans le partage de lucidités, et franchement je crois que je te dois une belle chandelle pour me rapprocher ainsi de ce qui se fait de magnifique ici : la place à l'exclamation sur le meud ? en "explicite" d'abord, pour manifester qu'on s'adore, et qu'on vaincra chacun, pour les beaux mots, des politesses, des trucs qu'il faut un peu s'écraser et se remettre en question, comme à toute bonne arrivée dans des lieux qui a ses habitudes ouvertes, mais qmm un peu stables depuis le temps et les occupants ; et puis pour que chacun existe ensuite, ce plus-ou-moins "tacite" visible sur les contours apparents du forum, mais qui s'explique à qui sait bien formuler les torts ; soit avec ceux qui te raccrochent, soit avec ceux qui te décrochent, mais surtout, tant qu'il y a de l'accroche, qui elle est première et primordiale ! moi je ne te connais pas mais je sais que quiconque affirme des idées à imposer va me faire joyeusement réfléchir, mais, et c'est un effet universel je crois, il est naturel de se révulser à l'idée opposée à soi ; de la refuser, de lui octroyer tout le doute nécessaire à la réflexion, mais... je l'ai dit, on est pas sur philopoliticapocalyps.forum.comme...

tout ça pour dire que personnellement, quelles qu'en soient les modalités, je plussoie ton écriture en ce qu'elle a à partager, car je crois que tu es forcément bien intentionné dans cette vindication contre un mouvement, et je sais que beaucoup se raviraient de ton expérience qui se tente d'une approche réflexive aux résultats divergents d'une masse dont tu es sûr de rester à bonne et juste mesure de recul ici, m'est-avis, si tu sais ne pas nous reprocher ce qui pourtant est à reprocher selon moi à toute l'humanité, peut-être comme toi, mais que nous devons occulter le temps de se raccrocher à nos divergences, et ce même si c'est à contre-intuition du résultat recherché : tu auras de meilleurs résultats sur la propagation de tes idées en leur confrontant la pertinence de celles d'autrui, ce qui, normalement, se fait mieux dans la bonne humeur

j'en viens donc à une amertume que tu n'as peut-être pas conscience de soulever, en tout cas auprès de moi je te sens amer oui, et c'est... t'sais ? vraiment fort en goût, qwa ! et comme on me reproche la même chose ahah j'ai envie de te dire amicalement : pose ! chill ! calme ! on est tes amis si tu nous SOS, donc pas de contre-agresse !

en anecdote qui peut servir, c'est horrible de contre-intuition mais ça peut sauver des vies : du secourisme d'un non-nageur-autonome en détresse, il vaut mieux aller le chercher quand il n'a plus la force de vous envoyer tous les deux par le fond, ce qui est dur à doser en plus d'être insupportable moralement ; oui il faut le laisser se noyer un peu, surtout si on est moins puissant et/ou dense que lui... (pour dire qu'on te voit t'agiter surement, enfin moi, et que oui y'a du danger dans notre monde qui se prétend lucide... tu peux aller fouiller un peu plus sur le fo, y'a de quoi essayer de faire changer ça, et ta participation n'est pas à rejeter)

heu... c'est presque du débat que je formule là, et c'est typiquement le travers qu'on veut éviter en section "texte court", d'où que ton produit fait un peu une onde de choc !

mais y'a de la valorisation à faire, pour moi en tout cas, au fait que tu oses le public, le creative commons, pour diffuser ta penser !

bien à toi même si je t'apparais un peu rabat-joie, c'est tout le contraire !

:D

pré-edit : Champdefaye a répondu a sa manière en alimentant ta réflexion, j'espère il te menera judicieusement sur ce que tu cherches, et il reste honnête en fin, là où je me suis étalé en pamphlet ici dans cette intervention... perso je sais pas trop quoi penser encore de tout tes mots autrement qu'en leur teneur susceptible de provoquer des réactions qui iraient contre ton sens je crois

wuw, toussa pour toi, tu en as de la chance huhu
bienvenu à toi JClaudeP
.

 


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