Je ne commente pas toujours, mais je lis attentivement. Et puis, comme il est poli de laisser un petit mot, autant le déposer ici, n'est-ce pas.
Ton style me rappelle vaguement Christian Bobin, surtout dans sa dynamique, mélancoliquement poétique, dans la narration calme, régulière, où toutes les nuances se jouent dans la balance des mots. Il y a de cette sérénité que l'on ne ressent qu'à l'évocation des souvenirs, joliment habillés de leur habits de poussières et d'années. Une sorte de mémoire en noir et blanc que tu évoques par touches. Ce qui te différencie de Bobin, par contre, c'est le contenu bien plus dense, bien plus ferme même, plus poussé, plus profond. Parfois on s'y perdrait. A vrai dire, je m'y perds souvent.
Concernant ce texte, plus spécifiquement, je m'avoue un peu muette. Ce ne sont pas les idées qui me marquent une à une, mais la sensation dégagée de l'ensemble. Et en tant que telle, c'est si diffus que je ne saurais trop comment la définir.
Mais peu importe - j'ai aimé.