Sur le ciel voguent les bateaux. Trompée par l'erreur de ma vue naissante, je crois y voir l'innommable vestige d'un univers fantasque.
C'est alors que ma pensée dérive sur des horizons lointains.
Je n'y peux rien, car tenue par la beauté céleste, je rêve.
Voici comment j'en deviens étourdie.
Tant de marins perdus sur cet espace inondé de craintes et de peurs me communiquent la tentation de toucher la sphère de cet éternel événement.
J'en deviens encore et encore étourdie.
Puis, je sombre dans un sommeil vermeil, là, où le sang vient en rafale me noyer dans un corps d'opaline.
Câline en est alors mon impression.
Mais tout s'enchaîne et se déchaîne, le vert devient bleu, le blanc devient sang.
J'aime cet élan marine et terrestre à la fois, j'aime ... je m'aime!