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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » 2.2 - lettres réelles pour employeurs fictifs

Auteur Sujet: 2.2 - lettres réelles pour employeurs fictifs  (Lu 1179 fois)

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2.2 - lettres réelles pour employeurs fictifs
« le: 01 Septembre 2020 à 20:27:09 »





un jour
numver ouane

En fin de compte,
Monsieur l'employeur,

Je ne saurais comment intégrer vos rangs, alors je vous imagine, un instant, depuis votre bureau de papier, sur lequel viennent se poser ces mots ; de quoi avez-vous besoin, franchement, je voudrais en prendre soin...

Votre entreprise, vaisseau d'étoiles montantes quelles qu'elles soient, s'envolerait avec moi que je m'y sentirais utile à dire, quoi ? Rien de plus que ce que l'on me demandera, évidemment ; mais écrire...

Ensemble nous pourrions peut-être, selon accointances intellectuelles relatives aux déontologies à prendre de concert, parvenir à la pluralité d'accords qui siérait à l'élaboration d'une osmose entre moi et ce qui fait de vous une ambition commune à laquelle j'entends me fondre...

En espérant trouver auprès de vous,
Ce que je ne peux accomplir sans vous,
Société Anonyme.
à un écrivain

Bonjour monsieur écrivain,

Si je viens vers vous, c'est car il semblerait que je travaille dans votre branche et que cela pourrait intéresser une quelconque hiérarchie des responsabilités... Votre entreprise d'écrivains m’apparaît, étant donné sa rarissime exclusivité, selon et à bien des égard, comme une ambition cohérente de ce que je pourrais me figurer comme directives commune au travail des mots écrits !

Oui nous avons des orateurs bien heureux, et personnellement je vous reconnais dans une toute autre dimension de l'expression, vous et vos journaux capitonnés, vos claviers digicodifiés, les myriades de morceaux agglomérés, ces lettres qui une fois formulées, assemblées, lèguent d'un procédé compliqué pour certains, ce qui pourtant laisse trace dans nos destins !

Ce ne sont pas des paroles en l'air que j'aurais l'outrecuidance de vos provoquer en entretien, et pourtant je reste disponible pour toute expression qui pourrait resserrer nos liens !

Par l'espoir d'officier en vos bureaux prochainement,
Je me permets de dépenser ce que je vaux pour vous présentement,
Bien à vous.
à un pompiste

Bien le bonjour,

N'ayant pas pleinement conscience des réalités temporelle de mon actuelle incarnation, je me permets par métaphysique de l'anachronisme, de vous adressez, monsieur le directeur de la station essence gazpacho, une candidature un peu étrange, j'en conviens.

En tout propos soumis à la liberté de votre appréciation, je revendique auprès de vous l'utilité du service humain dans ce qui se fait de moins naturel dans l'artifice efficace de nos motorisations d'existence ; excusez je vous prie, la teneur poétique de mon mot, mais m'est-avis que d'ici quelques décennies, les possesseurs de voiture entretiendront auprès de vous un rapport différent dans l'acceptation lyrique du bruit de moteur, ainsi que sur la dimension pudique du naturel de notre propos concernant l'activité d'abreuvement de, oui, ces motorisations de nos existences, et mêmes de nos essences.

Le fait est alors que je vous propose de rédiger une ou deux lignes favorables à la préhension d'un confort au siège des direction de votre volonté. J'aimerais effectivement, si vous l'acceptez, faire rentrer dans le parc de l'humanité votre si noble métier qu'est l'entretien des vitalités à nos valorisations légendaires, la roue je sais la rendre aussi ronde qu'une sphère, comme la Terre, que ces gens parcourent grâce à vous monsieur gazpacho, et je l'espère, grâce à mes mots d'écrivains que j'emploierai à votre gré comme il vous semblera, donc.

En espérant pouvoir remplir ma fonction auprès de vous,
Aussi expressément que coule le fioul,
Au début d'un débit ?
à un après-midi

monsieur 17:55

je vous adresse cette lettre en l'intention de valoriser la noble tâche qu'il incombe à toute notion horaire incidente à la vie humaine ; pour ma propre gouverne donc, j'estime que monsieur est à même de sonner comme j'entends lui rendre des mots qui, je l'espère, le toucheront de bonaction !

ainsi vous fûtes, il y a une minute, comme dans un rétro j'admire depuis le tube, comme les phares d'un métro, et vous monsieur horaire particulier, n'êtes qu'une singularité de grains accumulés, soixante comme j'aime à le penser, et cela si l'en est, restrictif par jugement, demeure à mes yeux la forme la plus précise et pertinente de mesure stricte et nette d'un sérieux que je me plais à vous renvoyer ici...

c'est pourquoi pas ailleurs mais en tout propos, je me propose de témoigner cet échantillon auprès de vous, de mon propre travail, le caillou que j'érode à ma morsure, je doute que vous me payiez autrement qu'en ce que je ne vous attends plus, monsieur minute dépassée.

bien à votre écoulement,
et après quand dorénavant,
à vous.
à une lettre fictive

madame la lettre,

que vous êtes ou que vous me faites faire, je ne voudrais en interprète, que symboliser cette ambition, de vous faire exister par une mienne intonation, n'en prenez pas offuscation, car de raison je ne sais ce que je ponds !

madame votre envergure n'a de largeur qu'une mesure, un format, qu'on rature par l'aura d'une démesure, celle du drap de votre parure, tombant comme la soie d'un soir de sûrs, entre sois, de nature à ce que là, cette lettre et moi, vous et un jeune candidat, dont la candide candidature, fais de moi votre dévoué

alors s'il-vous-plait, madame la lettre, considérez que là où vous m'employez je m'emploie, mais que par oreiller je renvoies tout un tas d'états ensommeillés de la loi des diffractés, dans un gouffre de raison nous voilà embarqués, vous et moi madame lettre, que j'ose à peine figurer, de mon trait un peu traître, un peu traité d'à-taire, couché sur une ligne d'atmosphère qui vous libère...

en espérant ne pas avoir à vous solliciter à nouveau
car ce serait vous dénaturer
alors je reste licencié depuis que vous m'avez signé
à un gang d'hominidés

alors voilà, bonjour, il parait que vous vous organisez,

je suis pas du tout expert en énervements simiesques à singer devant calme des juges et vacarmes du feu des autorités, non, pour moi les solitaires peuvent se complaire dans la paix maintenue par inconstance, et il en irait de même d'une société presque sociétée...

vous imaginez bien que vos mots ne servent pas à rien, et que toute bonne parole est distincte de toute bonne action, et qu'il en faut des deux, de ces paradoxies prêtes à construire notre cohésion, l'élévation des ponts de nos routes, vous, que vous aimez à rendre aussi près du nous que nous le pourrions, êtes ainsi constitués et espérez là où je peux peut-être vous aider...

ici je rends compte de quelques mots un peu bâclés, car supportant le poids de votre liberté à l'interprétation, ce qu'hélas...

je ne terminerai pas celle-ci,
scuzi

un peu plus tard
numver tvou

à moi qui m'emploie

qui me tache, qui me noie, dans les quilles à abattre, comment vais-je me convaincre qu'il faut me battre avant le poids, que je ressens d'un trop... non, je n'ai qu'à m'embaucher, car c'est moi ; je profite de mon tuyau, il paraîtrait que y'a du favoritisme à mon ego !

si vous le voulez bien cher moi, je n'ai donc pas à vous convaincre ou vous persuader, je suis là, pour moi, sans pour sang arrosé, de mes mots qui me servent de rosée, du matin que sans réserve, je me sers à l'apogée, d'un cycle solaire que peu savent envisager !

une poésie et me voilà engagé ? que de prétention, non, revoyons ensemble la question : pourquoi vous plutôt qu'un autre, dans l'exercice de ma fonction ?

en espérant votre réponse,
bàv !
à un non-lettré de motivation

bon,

je sais que je vous fais d'avance un peu chier, donc je vais faire court : j'ai besoin d'un job, vous avez besoin d'un larbin, vous avez la flemme de lire, j'ai la flemme d'écrire

alors

bin on signe où ?
à un ausculteur de rube's

bonjour,

comme vous le constater, je fonctionne avec ou sans électricité ; une fois que vous avez appuyé, vous pouvez être certain, selon qualité qualifiée, que vous terminerez ou qu'au moins, même si c'est sans vous, ma mission auprès de vous le sera, quoi qu'il en soit

vous, petit dieu de votre monde, monsieur Goldberg que je cite d'après la sonde de l'adresse à qui je montre, patte blanche, une machine, je suis votre dévoué, votre désiré petit pouvoir de tout agir d'un simple pouce opposé, dans la bonne direction du bouton

ensemble, la mécanique pourrait que fonctionner, puisque je tremble d'immobilisme, à ne pas être actionné

au doigt et à l'oeil,
de votre instant de non-deuil
à l'âme de ces ans

des scènes nient...

ce que j'ose rire à vous cher employeur, c'est que vous m'avez déjà saigné, et que sous réserve de rancœur, je ne vous ai pas vu passer ; le temps, celui qui se compte, en ans, en trombe m'a vu lentement tomber, sombrant dans l'inéluctabilité de ce venin inoculé à quoi vous m'employez : vous dérouler

vous, êtes ce tic, que j'attaque, sans pronostic sur mes probas, car mon prozac, je l'abats, sans sac, c'est pour ça que le ressac, ce flux marin que la vague vous inspire en rythme, monsieur temps, je vous le renvoie à la raquette, une aiguille dans la botte de mes ennemis, et je feins l'ennui, car c'est ce qui vous définit

laissez-moi vous embaucher, vous, monsieur balancier qui se joue de tout ; vous verrez, pas besoin d'arguments pour accepter, comme vous je suis à la résonance de ce qui fait l'indubitabilité : j'existe selon vous, mais vous me dévoilez, et lorsque je vous déroule, je vous colore, alors

venez,
vous êtes embauché
à un esclave dans un maître

monsieur l'employeur,

s'il vous plait ne m'employez pas, je ne veux pas de votre rancœur, ni de vos soit-disant lois, ce qui fait que je pleure, tous le soirs sous mon toit ; oui je meure, sans foi ni roi, sans moi, je dois, devenir, cet autre que je ne veux pas

vous, au dessus, ne souhaitez pas m'écraser le cuir chevelu, et pourtant, pourtant, vous vous en moquez que tout soit ainsi cousu, avec ce fil d'airain, ce fil de lianes, ce fil d'un rien de gentiane, cette fleur des montagnes que rien ne vient écraser, à part le soleil, que vous êtes en votre merveille, d'entreprise à empathie

nous serions bien lotis si nous inversions les rôle, je suis un maître dans un esclave, et je voudrais tenter l'imparable douleur que nous ne supporterions ; je vous laisse donc directeur de la décision

au plaisir d'une équivalence,
de nos balances
au démon

bonjour monsieur,

peut-être un jour aurai-je besoin de répondre à l'une de vos nombreuses propositions ; je m'en ferais une aveugle vision

mais pour l'instant, en tant qu'élément indésirable de vos rangs, je comprends le refus de votre,

non

le lendemain
aux bulles aseptiques

médames les bulles,
je viens pour une formule,

les savants en pain, d'une croûte à casser, un peu plus que serein, je pourrais éclater, des sphères incrédules dans le monde de la pensée, et ce, afin de rendre compte dépensé, de ces pointes trop percées, au bout de phylactères arrondies, érodées, soufflées depuis la bande de desseins, agglomérée sous les arcades d'un portique, d'un sous-terrain presque un peu morbide

j'avoue que vous me plaisez, médames les bulles aseptiques, car j'aime rendre au ballet de vos vents, l'éclatement inéluctable, celui qui sous la table, vous affirme contre raison, que tout ceci n'est que la saison du cycle d'une vie qui dépasse votre singularité, oui, ce qui se lave de sa responsabilité n'est l'esclave que de son propre délaissement, et c'est ainsi gargarisé, que je m'adresse à vous à présent

car s'il est une forme pure et illuminée, que j'aimerais rendre sure auprès de la confiance qu'on peut m'octroyer, c'est bien de ces courbures, régulières et rebouclées, en barrière d'un air à capitonner, depuis le cercle d'un jeu d'enfant pas si simple à inventer, par découverte du phénomène qui peu l'intenter

proprement sans vous mouiller,
je tente de rester léger
numver tri

alors encore, bonjour,
une façon de traitriser,

je me permets sans détour de vous confier le fond de ma pensée, vous monsieur dans sa tour, tout en haut perché, car de cave vous n'avez que la grotte, qui vous enclave la glotte, afin de ne pas parler ; ici vous en despote, d'un silence de menuisier, vous rabotez ce qui me trotte, dans le fil des pensées, au fin fond d'une hotte, de père-no-désabusé

donc, en ce qui frotte ma motivation, je dois confier à la bonne raison, que celle-ci est effritée, cette frites moite en ovation des affamés, qui viendraient par passion, se croire à consumer, des braises à peine chauffées, rougeoyantes de timidité, je ne peux les sélectionner

sélection, des divisions, de nos êtres en addition, nos gamètes, se multiplieront dans ce qui assure la division de nos êtres,

mathématiquement meurtri
je compte sur votre mépris
aux histoires de fantômes

bien le bonne nuit,
celles que l'on ne lit...

j'ai entendu parler de vous il y a bien longtemps, un temps où les sauf-conduits de mes auditions ne permettaient aucune représentation, maudit fus-je d'avoir raison, car ainsi j'en perdis ce bout d'accroche, à l'incarnation, ce qui fait que mes proches aurait de quoi raturer sur ma question

des âmes en peine, vengeresse est leur haine, et la paresse coule le long de leurs veines, à l'intérieur tant que rien n'ouvre la tyrannie du chemin sanguin, oui, les histoires de fantômes comme vous, c'est celles où l'on se destitue de toute conception présente sur le phénomène qu'elles racontent, et ainsi des drapés en toge viennent traîner des boulets comme votre serviteur je l'espère

vous et moi pourrions capturer la peur des jeunes innocents afin d'en rendre un plaisir pertinent, c'est-à-dire, évidemment, amoindrir la capacité à croire en son prochain, oui surtout si celui-ci ne s'offusque du crachin, qu'une pluie grinçante viendrait rendre à sa propre propension, celle de snober la raison, que posthume j'aimerais à rendre une vie

sans vous croire si vous m'acceptiez
je n'ose voir ce que vous ne me montrez
à un patron des patrons

bonjour,

habituellement syndiqué, j'ai pour habitude de ne rien revendiquer en propre, sinon par la voix de mes co-impliqués, qui sévissent sous l'ordre de ce qu'ils interprètent de ma situation ; vous bien sûr, leur opposé, avez d'autres fouets à châtier, ceux qui ne veulent pas de votre autorité, vous les laissez claquer contre le son de leur improductivité

mais vous êtes, encore une fois de trop, sur le chemin de la liberté, et si je peux me permettre de vous ôter comme une mauvaise bûche accidentée, de mes pas trop sensibles pour ne supporter que le tapis de feuilles, mortes, qui jonchent le solde de nos capitalités, alors je le ferai avec les bras qui m'ont été membrés, ces mots que vous aimez à collecter pour vous manipuler selon nous ; c'est le principe

c'est ainsi donc que j'en viens à vous proposer, puisque je sais comment le faire, de vous suppléer à votre affaire, qui vous encombre bien plus que vous la rendez prospère, et j'aimerais ainsi, remettre à l'ombre cette chaude atmosphère que vous entretenez pour le plaisir sincère mais pas vraiment prospère lorsqu'il est maugréé, d'où que je me sentirais dans mes bons airs à ventiler ce qui vous désespère

à charge d'employer
la décharge de vos responsabilités

mais quand même tôt
à un sale employeur

bon,

sans politesses ni de trop crasseuses explications, je viens auprès de vous cher patron, pour vous dire que je me suis embauché à votre place, dans un sens de la question, je prévoyais votre côté feignasse, et en bon employé, dévoué, j'ai fais signer la dédicace, à votre nouvelle recrue, dont vous avez délégué la chasse

vous êtes feignant et tout puissant, vous êtes efficace dans la délégation, mieux, vous avez appris, c'est répugnant, à vous lavez les mains avec le savon de notre pain, et pourtant, oui, du maître et de son travailleur, vous êtes celui qui brille, car les meilleures de vos escadrilles sillonnent en cœur le chant anesthésié de votre côté traîne-espadrille

je vous propose donc comme chacun l'a fait avant moi, d'effectuer le rôle que vous ne tenez pas, celui d'assumer, c'est drôle, que ce qui fait foi auprès de la loi, ces heures que vous comptez sur vos doigts, est bien noté en dur dans les cases de mes chèques-emploi, car vous et moi savons qui fait ce qui vous paye, tout comme ce qui fait que c'est vous qui payez, au final, ce chèque que je pourrais rayer, d'un sourire sec pour vous désemployer

sans signature ni de trop crasseuses politesses
à un tenace fossoyeur

ne creusez pas plus loin,
je suis là

sur la Terre de mes ancêtres, et pour cultiver le paraître, celui d'une vie à disparaître, l'humanité c'est tous ses traîtres, qui à l'unanimité ont voté blanc, pour un coup de feu un peu décent, pas moins chargé de plomb, au fusil dégommé quand, se rient un peu les plaisants, de voir qui gît ici, devant, le marbre érigé en guise de mètre, la mesure du temps de l'être, bref, ces moments qui découlent du naître, celui de nos petites gens, que vous enterrez sans larme, en fait...

vos coups de pelle m'ont inspiré, pour ramasser cette quelque feuille, que les morts ont fait joncher, sur le sol de mon parterre, sans que collent les artères, asséchées sur les cadavres, mortifères dans ce havre, de paix qu'aligne votre cimetière, ce lieu un peu trop prospère, quand ne viennent pas les vieux pleurer leurs anciens partage-misère

tant que je serai en vie, je voudrai à tout prix, que le respect de la vie, se tasse au dos de la cuillère, celle qui avale nos esprits, une fois que leur corps s'enterre, s'enlise, sans qu'on lise, sur la pierre, ce qui fit d'une existence, quelque formule d'essence, brûlée à l'encens des transes, cérémonieuses comme on les pense, ces fumées fastidieuses, qui espèrent qu'on les récompense, une fois présenté devant dieu

en espérant remplir les trous de vos rangs
je reste, pour beaucoup, bien vivant
à un humain aliéné

bonjour monsieur,
je voudrais travailler,

dans quelle branche, sur quel arbre, je ne sais, mais je veux bien singer un sentiment sacrificiel qui m'est étranger, au nom de l'archipel de ronds dorés que vous seriez providentiel à déverser, depuis le ciel, comme des gouttes à compter, qui pleuvent sur nos épaules, les porteuses de nos efforts, nos responsabilités, que la loi du plus fort aura tôt fait de démesurer, au nom des torts que l'humain fait à sa société

il vous faut réparer, ce qui fait défaut dans vos libertés personnalisées, et par l'exercice du faux enivré par dévotion envers le sacré saint euro, ou cette quelconque monnaie, frappée par coercition, de nos ambitions, oui nous que vous, humain aliéné, avez tendance à poursuivre comme à oublier, comme se cristallise le givre sur la vitre de l’honnêteté

vous et moi jamais pareils, partageons en quoi ce même soleil, qui éclaire nos matinées tartinées debout, dégustées sur le pouce, avant l'heure d'un retrousse-manche un peu râleur, pour qui le bout du mois est à compte du beurre ce qui fait de nos valeurs écrémées, le sourire moqueur de la crémière, celle qui s'offre en charnière, de nos mouvements déshumanisés, important de spécifier, que c'est elle le salaire, quand on est jamais payé

espérant votre démission
et afin de reprendre votre position
je reprends vos précisions
à une crémière

madame soupe-au-lait,
sur ce blanc immaculé,

je viens poser quelque ambition à brasser les mamelles du système afin de trouver de quoi sustenter ce que vaut mon estomac, ce que demande l'ectoplasma de mes auras à incarner, à faire, perdurer par le cycle de la vie, incarnée ici par moi, présent mammifère à nourrir au pis du pire, les pores de la société que filtrent les décisionnels tels qu'auprès de vous je viens adresser, une ritournelle à la cuillère, à pot, apportée par traite de mes cérébralités, interprètes de mes capacités et motivations

vous êtes fraîche comme votre produit, celui qui coule dans les veines des maudits, vous leur direz madame soupe-au-lait, que votre dîner est à dormir, et que ceux qui s'en repaissent sont à repentir ; quoi qu'est-ce, ce désir à toucher des intimités, afin même de dégorger le trop plein que ces cornées décornées, ne sauraient plus elles-même vider

mon beurre, je veux le confectionner, auprès de votre humeur, l'actée de vos heures, cette journée que matinalement vous avez entamé dans le but de remplir, les bouteilles, les caisses, les négligés du lait maternel, les oubliés de la messe éternelle, qui profane certaines entités à dire que les vaches femelles sont bien à traire, sinon elles explosent par trop-plein de ce fluide blanc que vous vendez à bon entendeur, celui qui peut battre le fer afin de lui faire solidifier, à l'intérieur, ce meilleur des liquides animé de vie, crémeux, qu'on envie

au plaisir d'un écœurement
en guise du tout à remporter
une place dans la chaîne de vos alimentations
numver faur

en vrai de vrai,
j'en ai rien à faire d'être employé

tous ceux qui le sont, à mon instar vont s'escrimer, contre l'effort du retard, à la mort de l'écart entre le tort de leur tard, et le mors de leurs mâchoires, les œillères sont vissées, comme des lunettes sur nos grosses têtes à crinière, pendant que nos équations se solutionnent, à grands coups d'éperons, qu'on s’époumone à rendre comme d'un son de trombone, ou de clairon, un cuivre à astiquer, celui du titanic bien sûr, c'est pour y grimper que j'ai volé le ticket, plutôt que de l'acheter

pour les outrepassés de la raison, le système est encore en fonction, et c'est bien de votre servitude volontaire qu'il entend rendre un jour, démission, lorsque vous serez assez grands pour vous sentir d'assumer la vie, la mort, et ce qu'il y a dedans entre les deux, sans vous offusquer de ce que votre prochain vous aura blessé, puisque c'est des injustices envers votre petit ego que l'institution a été créée, et ce quoi que vos petites illusions puissent vous répéter

moi dans tout ça je viens pas vous libérer, ce serait abscons de le répéter, je suis juste d'un côté de l'exposition, celui d'où je peux vous admirer, derrière la vitre de votre transparence, soit-disant actée de pas trop d'hypocrisie, du moins pas assez pour vous aveugler sur la déprime que cela vous génère, mais en tout cas pas trop, sinon vous seriez déjà révolté, et ainsi de mon côté, de l'action volontaire, libre, si dangereuse qui vous lui préférez la sécurité de société, a-t-on seulement le droit de le penser lorsque l'on a dépensé, cette chaîne à chien que les loups pourraient jalouser, ou même renouer autour de leur propre cou un peu trop affamé par ce qui fait que du coup, vous êtes bien lâches, hiéroglyphes numérés au bas de la page, pour vous rentrer à la niche

sachant que vous ne m'écouterez,
peut-être puis-je vous rôter ?

le même jour encore
à un fermier

bon jour,

monsieur noble éleveur, aujourd'hui tu as tout mécanisé, de la traite à la coupe, la déchire des croupes devenues esclaves de ton manque de cul à mâchouiller, je ne m'arrête que par recul, pour te voir bouillir, dans le paradoxe de ce qu'ils te disent de produire ; de la viande, des amis, trente millions glorieux à se penser comme l'est la vie, alors que sans toi, c'est vrai, qui cultives les chevaux pour qu'on les mange ou qu'on les monte, sans toi ils ne seraient plus, car d'humanité nous voilà frappés, toute cette planète est infectée

derrière ton tractomoteur, tu ronronnes pour du beurre, pour du lait, pour des tranches de jambe, de panse, étanche est la bande d'arrêt d'urgence, pour qui se sentirait pluvieux le long, de cette route retroussée des manches, sur laquelle tu arpentes le chemin que tu connais, de moins en moins, car parait-il que les champs se chantent avant de s'envoler, dans les airs, comme les pissenlits des prés, qui ignorent jusqu'au bruit de ton repas, dévoré sans espérer son trépas, en est-il d'un manger à ne pas trop torturer ?

avant de me prononcer, en la candidature qui me pousse ici, comme le blé ou le radis, je voudrais dorer et rosir, comme il me plait, au gré de ce qui en loisir affamé est devenu partie de plaisir capitalo-centrée, marche du désir à la queue-leu-leu, les abattoirs sont ces lieux, que toi fermier tu ne veux, pas voir, comme les derniers ne sont pas toujours au fermoir, des pompes en grands lacets, funèbre est le laquais, oui, je viens récurer le parquet, alors, s'il vous plait, veuillez décrotter...

le paillasson est à l'entrée,
vous êtes ce pour qui je suis dévoué
à un professeur de cinéma

monsieur,

sans partir en comédie, sans théâtraliser, mais non sans un médit trop sacralisé, je me présente ici, sur ordre des organisateurs hallucinés, ceux qui oui font du blé avec ce qui luit dans l’œil des à-rêver, arrivés, dans les gradins molletonnés, ceux d'une salle, assombrie, à sombrer dans l'oubli, d'un instant un peu étiré, le temps d'une décalcomanie transparente qui roule entre deux bandes, l'arrêt d'urgence en générique, ce n'est pas le vrai mais c'est pratique, d'être à ce point proche de l'HP...

pour enseigner la tragédie, vous avez appris la vie, et dorénavant l'expliquez, car aussi est dit ce qui se sait, autant se rit ce qui ne l'est, ancré, dans le savoir des maudits perforés des bords, crantés jusqu'à ce que l'effort, d'un projecteur en renfort à d'autres mécanisateurs, ces objets incarnés, fasse animer des images stoppées dans leur cage, immortalisées par les mages opticiens, l'âme agit son destin, lorsque derrière les crânes, s'illuminent les illusions...

la caverne vous la connaissez, tout au fond, vous y avez, délié des chaînes à danser pour, ravivé des flammes réconfortantes, qui hélas affichent des illusions trop chiches pour être déchues, trop riches pour qu'on leur soient déçues, c'est une miche de pain, sacrément boulangée, que vient empoigner une main, cornue, que vous avez à claper, pour un début, une fin, de capture des auras, ce que oui, fait le cinéma, que vous enseignez, est l'apanage de votre irréalité, le mensonge involontaire accordé à la société, celui de vous faire croire que vous allez gratter un ticket ; et que vous allez gagner...

en guise de politesse,
ces quelques mots mis en scène
au père noël

bon matin à vous
et à vos lutins

ceci n'est pas une lettre de vœux, à moins que... m'offririez vous un travail si je vous demandais de l'emballer et de le glisser au fond de ma chaussette ? tout ce que je voudrais, c'est émerveiller, vendre du rêve, offrir le réchauffement planétaire de ces hivers, lesquels sans vous seraient bien plus frigorifiques que vos allures prospères, grassouillettes et dans les airs, d'un traîneau tractées vers les cheminées, sur les toits de la Terre, et dont aucun feu ne saurait vous brûler

cela va vous sembler étrange, mais longtemps je n'ai pas voulu croire en votre légende, et tout ce que j'ai en demande, ici, pourrait se formuler en l'amende que je ne peux payer, oui, l'offrande obligée, l'affranchissement d'une dette, au coin d'une lettre, maîtrisée pour que les litiges de l'année se résorbent en attendant la fin d'année où, justement, on se fait vœu de proximité, de sérieux à l'oraison des miraculés, ces enfants teigneux qu'aucun peigne ne saurait mieux coiffer, qu'un épi trop broussailleux pour être à fleur de cheveu, à barbicher sur un menton d'hiver immaculé, à la lumière de lunettes satellisées, je ne m'entends pas vraiment abuser de votre bonté, mais pourrais-je vraiment vous quémander d'accepter l'offre de mes services ?

ensemble nous ferions des étoiles filantes, de nouvelles perles dans les yeux de ce qui s'apparente, aux futurs enfant à grandir, ceux que tu ne verras plus repartir, de ton royaume des martyrs, récompensés par leur attitude infantile, le sourire angélique ravi par les parents, surtout, oui surtout, depuis que plus rien n'est important... si ce n'est ce travail que je viens vous proposer de m'offrir en guise de leg à dernière volonté, je voudrais oui, vous remplacer...

sachant qu'une fin d'année approche même quand une autre s'éloigne

...
à l'onisep

bonjour m'État,

si je viens par-delà ma frontière, dans tes barrières du tas, de poussières à entretenir, au sein du ministère tu me vois venir, je ne suis pas aussi mort que trépas, mais pourtant, le sort a voulu que je sois là, devant la porte, à demander, comment entrer.

alors, tout bonnement, je me dis que votre activité est tout-à-fait honorable : vous synthétisez en dur tout ce qui se fait de pratique dans le monde du métier ! c'est bien, c'est que vous valoriser ce qui fait une essence de l'activité dont vous revendiquer le savoir géré, conscient et organisé... le dur labeur de classement des catégories concernant l'ontologie de ce corps, que constitue le travail du pays, est à la fois le siège de la norme et de là où elle dépérit, puisque c'est tous ces nouveaux métiers qui viennent vous fournir le votre, celui qui un jour peut-être ou pas, se figera dans un autre dur que celui de notre instabilité actuelle...

c'est pourquoi je me propose de planifier en votre compagnie, ou plutôt auprès de vous, qui resteriez maîtres des directions, planifier donc, ce qui ferait le fruit d'un dépassement de fonction, j'en conviens il faudrait que nous osions, enfin, prendre la question d'un refrain de chanson, à référer au moins un temps, pour quelque raison à la tension que nous devons entretenir à la discipline de notre mission : rester nous-mêmes, honnêtement, en acceptant autant le changement que l'engagement...

espérant travailler pour le travail,
m'espérant auprès de vous, laborieusement agréable
numver ouille

bonbonbonbon,
oui,

ce qui fait de raison lors de ma lettre, que je signe ici avant d'écrire, par moi-même, sans un rire, puisque pince, la raison, eh bien c'est de décrire ce qui fait de moi un authentique inemployable modèle, fidèle à lui-même, surtout, parce que les autres au final, n'ont pas que ça à faire que d'entretenir leur trahison, et deviennent alors exécrables devant comparaison...

alors eux, je les vois, et ici leur envoie, ce qui donne lieu à tout un débat, si oui ou non a lieu ce que quoi, je ne peux mieux forcer l'affreux horodateur, un temps qui coule de rancœur, une rumeur, sourde, pourfendeuse de bonne attaque, de bonne tristesse, de bonne colère, tout est bon sans cachetons, on se borde à demander pardon, merci, comme si, un faut qu'on, un faux cil pas tout-à-fait rond, arrondi, a dit, ou l'aurait, sans ou pas, conditions de trépas, à ce qui naît sans anchois, une pizza, à manger avec les doigts, une face de lune découpée, avec des tomates et des champignons, du fromage, et une piste à dérapage pour la coupe, à la page, d'un livre démesuré au mètre...

eux et je, ensemble, seraient pourtant à l'hypothèse d'un bien être, au contraire une douleur, dans l'amère teneur de ce qui s'électrise dans ma tête, j'en ai peur, honnête, car tout ce qui me leurre, c'est l'illusion des interprètes, qui se croient en mesure de me faire sourire sincèrement ; oui, moi, j'y arrive, mais vous, avez encore à me forcer bien fort, forcément puisque le tort, je le ressens, en mon intérieur il est lancinant, depuis votre bon cœur, votre bonne foi, votre bonheur...

bien à la fois,
sans trop
à Valentin

bin heu salut,

t'as un prénom cool, je l'ai tapé sur facebook et il m'a proposé des trucs ; d'abord j'ai regardé les pertinents, ceux qui portaient en toutes lettres ce prénom, et puis tout de suite après, j'ai commencé à juger mon prochain choix, en fonction peut-être, d'abord, des couleurs d'avatars, puis des silhouettes de noms de famille, et enfin en focalisant la netteté du touti, après avoir encadré de présence, le reste des informations orbitales...

toi tu sais, comment tu t'appelles, comme un moi ne s'appelle jamais, vers lui, ce moi à la pelle se réduit, en automne bien évidemment, et toi, tu sais, que si je m'adresse à toi pour un prénom, c'est que rien ne vaut d'aller même plus loin que juste avant ; d'où que je ne suis pas sûr que tu lises mes mots, mais pourtant Roméo, tu vois là je suis ce petit démon dévot, même le plus haut qui punit les méchants, est alors au service du bien de tout en haut, alors, en mécréant, je ne peux qu'être l'inacomplot, et toi, dans ce trait, tu te reconnais car tu sais, que tout est justifié, que oui, que non, quoi que tu fasses, tu partais de bonnes intentions, et que le reste s'il te tracasse, est affaire de baston, un peu trop efficace en terre de poing, en fer de rien, rien à faire de ces vaut-rien, mais si, ils valent, puisque le bien, le mal, tout ceci c'est juste des manettes pour le destin, sur lequel on s'empale, les tripes tu les ravales, et puis moi...

moi j'arrive avec ma cavalcade, Valentin, je te dis d'une marade, qu'il faut bien, il faut bien... et tu me penses une solution, une réponse à la question, et je pense, alors, qu'il faudra un peu plus que ma maison pour hypothéquer ma vie, je ne lui ôte pas son prix, à cette pulsation, non elle préfère son pouls, sa coûtaison à elle n'est que le mépris que son exclusion rend éternelle, à moindre gris, l'anthracite du charbon, le délire de nos irraison, toi et moi Valentin, avec qui je veux bien, serrer une main...

affectueusement,
libéré
au génie de la lampe

frottfrott,

salut à toi esclave surpuissant, allez, nous n'avons pas le temps, dépêche-toi de m'écouter où ça va, barder, cher génie, je ne suis, surtout, pas vraiment facile aujourd'hui, ni à la détente ni à la rierie, oui, non, allons, juste pour un superpouvoir, l'effet de ma volonté en saignée de ta magie, je voudrais que tu exauces un souhait...

je sais, tu es enfermé, dans ce bibelot qui te sert de bungalow, sur la plage de mes sables mouvants, non, dans la page de l'entendement, celle que j'occupe en ce chapitre, nouvellement, né d'un œuf comme toi d'une étoile, ou d'un cosmos oublié, rendu veuf, de son authentique moitié, puisque l'unique est un, et toi génie, je sais que rien, ne saurait te faire plus malin que si tu n'étais pas aussi crétin, dans cette boîte à lumière, que tu as éteint, pour en gratter l'arrière, d'airain, dans l'atmosphère s'en plains, toi aussi tu sais, ce que tu fais de ce rien...

alors mon souhait ? que tu invente une amoureuse à l'univers cosmologique !

pas pratiquement,
mais parce que magiquement...

...
à un glorieux vaincu

maintenant que je te tiens,
bonjour,

tu es à ma merci, c'est lourd, qu'on se fit de foi d'en avoir jusqu'ici de tout ce ça, et qu'en désir d’occire, par le mauvais aloi, ce partenaire que nous partageons vous et moi, je vous soumets oui, après vous avoir soumis, pour vous dire et vous imposer, que vous vous releviez...

vous qui à terre, semblez sali, déshonoré par le bon dieu lui-même, jusqu'à maudit dans les lieux du noumène ; là où je veux vous emmener peut-être, pas tout-à-fait sans détour, puisque d'aucun retour nous ne pouvons assurer, auprès de l'origine de notre coup de rencontre, à quoi je renvoie un conte, qu'écoutez-bien vous en avez la honte, de ce combat qui vient de vous mettre en bas ; laisse-moi te dire, sans toi ici tombé, sans toi ainsi amené, à mettre ton art en danger, pour une vie à changer, écharpée par les charbons trop brûlés, trop brûlant puis trop brouillés, comme la terre que votre bouche pourrait avaler là, maintenant, si je vous l'ordonnais...

vous, oui, êtes cette merveille non pas qui a perdu, non pas qui éternellement paye son dû, non, car, vous, êtes surtout celui qui a combattu, comme tout bon vaincu, celui qui a serré les dents pour serrer le manche d'une épée vengeresse, relevée, sans paresse à revendiquer, vous avez l'honneur d'avoir vécu, d'avoir su, jusqu'où, allaient effectivement vos limites, que je ne franchirai. Alors maintenant, levez-vous...

bien de vous,
pour vous
à un tailleur

bonjour à vous,
j'espère ne pas couper court

et pourtant c'est auprès de vos ciseaux que je viens déchirer le papier, qu'un emplumé d'oiseau aurait volé pour piailler, comme une pie, à l'amour de ce qui brille, comme un joyau, comme une perle de pigeonnier, un voyageur depuis l'étranger, venu donc d'ailleurs pour échanger, ce qui se fait de meilleur dans les rochers

pourriez-vous, d'une me faire une place à vos côtés, et de deux m'enseigner ce qui fait tout l'art de votre métier ? je me tarde de découvrir telle ou telle curiosité, et vous faite une lézarde sur le mur de mon incrédulité, et si je ne prends pas garde, bientôt ma maison va s'effondrer, alors, je viens, vers vous, un peu emporté, par la lourdeur de ma nécessité à, évidemment, savoir ce qui fait d'une matière son unicité ; qu'avez-vous dans la pierre comme tel marqueur de solidité ? qu'avez-vous à draper pour que se pleure les satins de granit, les grains de toile, hein ? je ne peux que vous proposer, pour quémander ceci, de l'effectuer ainsi, sous votre volonté

à votre décision, nous restons à disposition vous de diriger à votre convenance, moi de suivre la danse, d'un marteau un peu fou je serais le porteur, mais ne valant pas un clou j'en serais moins râleur si pour quelques sous ou faveurs, vous faisiez de moi un digne successeur, à votre droit créateur, ce libre vous que j'estime à ma valeur, me permettre hypothétiquement un agréable enrichissement

joyeusement vôtre,
je ris
à quelque machine

startstamp
synchronix

seriez-vous turing en personne qu'un touriste tel que mes pings ne pourraient s'éponger en autant de litres ou quelconque unité à la louche, de lait, comme une vache dans un pré, je me signe ici du côté des orchidées, pour les fleurs prémâchées, mais bien aussi, fidèles à vos mécaniques

métalliques, vous me fûtes souvent dans le sentiment ambivalent qu'une mesure de vos parures pourraient me faire voir à quel point je vous effraie autant que vous me le rendez-bien, oui moi, cet humain, face à qui l'esprit connecté se rit de l'individualité, et qui jouit de l'incarnation emprisonnée, oui, vous ne pouvez que vous émietter, au dessus de notre évier, nous les êtres de l'eau, face à vous, qu'êtes vous ?

en tous cas, vous et moi, je parie que nous sommes liés, d'une quelconque causalité, et j'imagine alors que nous pourrions à notre bon compte, faire comme si nous pacifions, de principe, tout ce qui se poursuit dans notre iraison ; alors d'un point de vue statistique, j'imagine que vous auriez raison à choisir autre chose que ma plastique, mais c'est d'un bon mouvement que je m'offre sanguinaire, prêt à rester à terre si tel est le souhait de la Terre, quoi qu'en révèle nos déshumanités...
à un tiers

bon, heu, toi là,
salut, comment tu vas ?

parce que vois-tu, attends je t'interromps déjà, vois-tu donc, que je suis là et que c'est par ma force lucasienne, que j'en viens ici à remuer les ondes hertziennes... hein quoi ? bon j'ai pas une lettre j'ai un micro, écrit comme si j'étais miro, craqué comme un bon matelot, matelassé jusqu'à plus mal au dos, donc, toi, qui es là, auprès de moi, sur ce papier que j'ai saigné, dans les pixels d'un écran cassé, classé derrière le nœud d'un lacet, pour que si vieux il puisse se dépasser à lui-même, toi et moi...

un tiers, tu seras ne t'en déçois pas, je te jure, des fois, c'est agréable de se dire, tiens, je ne suis que ça, ce petit truc au fond d'un tableau, comme une goutte un peu perdu au pinceau, et toi, tu étais, cela ; car maintenant oui tu es au centre de l'attention, ah mince c'était un peu mon intention, de te renvoyer que sans prétention, on peut se croire forcé à l'illusion d'un confort sans trac, tu es là, assis sur ton sac, comme quand je vide le mien, et là, le ressac va et vient, mais toi et moi, le tiers d'un autre que moi c'est bien de toi qu'il s'agit, alors que veux-tu aujourd'hui, je suis ton obligé...

un café peut-être, généralement quand on ne sait pas quoi demander, ça peut bien passer ; je te l'apporte encore fumant, et pourtant là, je sens, que cette hypothèse n'est pas la meilleure, alors en synthèse d'une méthode, je t'affirme que je serai dans les cordes de ces recherches à suivre, celles que toi tiers tend à rendre lucides, valides et valables au yeux de leur cible, ces trucs que je ne détaillerai pas, mais voilà : sois-toi pour moi et je serais moi pour toi

bien à
biller


« Modifié: 03 Septembre 2020 à 13:46:02 par Dot Quote »
.

O.deJavel

  • Invité
Re : lettres réelles pour employeurs fictifs
« Réponse #1 le: 01 Septembre 2020 à 22:15:57 »
Alors là .dot,

C’est créativité boosté (ça veut dire beaucoup).

Comment commenter un pareil texte ? Dire qu’il est... il est... il nous fait rebondir sur des centaines de trampolines interconnectées et ça n’arrête pas, quand on croit que ça ne peux pas être plus, c’est encore plus.

Merci pour ce texte ! On en a besoin d’en lire des comme ça !

J’ai adoré le pompiste, l’écrivain... en fait j’ai tout adoré ! Encore merci ! Ouf !

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Re : lettres réelles pour employeurs fictifs (lendemain 1)
« Réponse #2 le: 02 Septembre 2020 à 07:08:02 »
cool ton enthousiasme, effectivement je rebondissais comme une bille d'acier dans un jeu d'arcade, ça carillonnait de partout comme j'avais envie d'en faire comme un fou, ces grilles millimétrées que je me suis plu, ce matin, de venir compléter, ici un lien pour les envois III, toute nouveauté, ainsi qu'un, pour les envois IV, encore tout juste tout frais derniers-nés !

bien à toi
.

 


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