Entre ce que tu prétends voir, ce que tu vois, ce que tu crois voir, ce que tu espères voir, ce que tu dis, ce que tu crois dire, ce que tu veux dire parce que cela t'arrange, ce que tu tais parce que cela te dérange, ce que tu entends ou crois entendre, ou choisis d'entendre, il y a des mondes de différences.
Le monde n'a aucune beauté pour qui porte des œillères, que celui-ci voit des roses ou des meurtres.
Le monde n'a point de saveur pour qui s'habitue à la nourriture, de quelque nature qu'elle soit.
Il n'y a rien non plus qui ne parvienne aux oreilles, autres que les bruits d'un monde qui n'est pas le monde, pour qui ne sait faire le silence en lui.
Dans l'espace infini qui sépare mes astrocytes, s'exprime les vibrations des étoiles.
Je n'ai pas peur de la mort car elle accompagne chacun de mes actes, chacune de mes pensées, chacun de mes mots.
J'ai déjà reçu le pouvoir qui gouverne mon destin.
Et la pointe de ma lance, est pointé vers le zénith, car il est le point le plus haut et le plus inaccessible.
Non pas que j'espère l'atteindre ; je ne crois plus en rien, je n'espère plus en rien, je ne place plus en rien un quelconque poids issu de ma volonté car je ne suis plus rien.
Car, comme le vent qui passe et qui s'éloigne, éphémère, ma vie est à ce prix.