Lettre de ménage
Mercredi s’est fané comme un bleu de porcelaine
Et dans mon jardin j’avais
Deux pierres mortes de toi.
Deux ou trois notes tombées d’entre les ailes
De la musique
Que l’air déplace
(et le temps tourne et tourne encore dans l’espace)
Il y a tant de sourires suspendus au plafond…
C’était un mercredi des cendres
Marque amère sur ventre rond.
Le soleil de Dakar
N’en fini plus de briller
Et son feu
Et ses cris
Et son fumier
Ne sont pas de ceux
Dont on perçoit les échos.
Ta bouche-balise dans le tumulte ne finira pas de chanter.
J’ai mal aux côtes et les poteaux
Me signifient autant de refus.
Je vois partout des non de toi
Ça me transperce
Le temps déborde
Il y a ces lampes que l’on n’éteint plus.
Sur les routes au visage grave
Les fleurs sont miroirs pour ceux
Qui disent l’amour dans les insultes
Et je porte mon cœur en médaille
Toujours plus triste et langoureux.
Et puis, et puis, et puis...
J’ai des pierre d’angoisse au fond d’un lit
Que j’avale toujours quand il est l’aube
Ou le soir
, jamais midi
J'ai pris un cachet d'ivresse
Que sont tes jours que sont tes nuits
le temps déborde