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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Je ne suis pas un héros

Auteur Sujet: Je ne suis pas un héros  (Lu 1509 fois)

Hors ligne JPtousignant

  • Plumelette
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Je ne suis pas un héros
« le: 27 février 2020 à 01:08:58 »
J'aime les histoires intenses! J'espère que je réussirai à vous toucher avec celle-ci.

Je ne suis pas un héros

Je suis sorti de chez moi sans aucun but précis, seulement pour prendre l’air et bouger un peu. Deux jours que j’étais chez moi à me lamenter sur mon sort. J’ai passé tellement de temps devant ma télévision que j’ai oublié à quel point on se sent vivant en respirant l’air froid hivernal. Mes sens en sont stimulés et j’ai vraiment l’impression d’être vivant. Une vague de confiance et de bien-être m’envahi, je corrige ma posture et je respire profondément, quand un cri de détresse attire mon attention.

Je détecte une fumée noire non trop loin, dans la direction du cri. Intrigué, j’accoure, sans me douter du drame auquel je serais témoin. J’ai toujours voulu voir une maison brulé, c’est quelque chose d’unique. La destruction totale du travail de toute une vie. On est envahi de compassion pour les résidents, et en même temps on ne peut s’empêcher de tomber en admiration devant la puissance des flammes. Ce n’est pourtant pas cet effet qui m’envahi à mon arrivé devant la maison.

J’ai à peine constaté le travail des flammes que mon attention est attiré vers une femme en plein crise d’hystérie incomparable. Elle se débat désespérément  tandis qu’un homme, son mari je crois, l’empêche de se lancer dans les flammes. Elle crie, elle pleure, elle rage :

-   Julie ! NON ! Lâche-moi !
-   Non ! C’est trop dangereux ! réplique l’homme au bord des larmes

Phénomène étrange, mon cœur se rétrécit dans une petite boule compacte et semble se logé dans ma gorge. Deux jeunes enfants sont en pleurs et tentent de se réconforter en se serrant autour du père; je constate que c’est donc probablement une famille de 5 et qu’un des membres est pris au piège des flammes. Les voisins commencent à peine à se rassembler dehors, les secours ne sont pas arrivés encore.

Je ne ressens plus rien, le froid, le vent, je n’entends plus les gens ; je suis à l’intérieur de la maison. Je ne sais pas pourquoi j’y suis allé, c’était l’instinct j’imagine, je ne pouvais pas rester là à rien faire. Qu’est-ce que j’avais à perdre de toute façon ? Une pensée me traverse l’esprit et m’indigne de mon égoïsme ; Mon père sera-t-il enfin fier de moi en apprenant que je suis mort de cette façon ? Seulement plus tard je comprendrai que cet acte que j’ai commis n’était en fait que le fruit de mon désespoir, de mon besoin de rédemption.

Bref, je sors de la maison avec l’enfant dans mes bras et je m’effondre.  Le reste est très vague. Je me réveille dans un lit d’hôpital avec ma mère et mon père, qui m’étreint l’épaule. Il aurait bien aimé me tenir la main mais elles sont extrêmement endommagées, comme plusieurs autres parties de mon corps. Il semble être inquiet, mais il a surtout l’air fier. Moi j’ai honte.

Une chose mène à l’autre, je me retrouve devant une conférence de presse avec le maire qui me félicite. Le maire tenait à me féliciter devant les médias. Il lance un discours sur les gestes héroïques et les bienfaits de la vie en société, tout le tralala ; Il utilise cette occasion pour bien paraitre, ce fichu politicien. Tout cela me semble irréel, plus il en rajoute sur mon héroïsme, plus je me sens comme un imposteur. Je jette un coup d’œil au couple à qui j’ai sauvé l’enfant, non loin de moi.

Ils ont l’air soulagés, mais pas tout à fait heureux. Ils sont meurtris. Le choc de se retrouvé dans l’incapacité de sauver leurs enfant des flammes les ont anéantis. Malgré tout, ils essaient de se consoler, ils se soutiennent. À cet instant j’ai compris.

Le maire m’introduit à la foule, je m’avance sur le podium. Sans la moindre hésitation, je commence :

-   Je vous remercie de votre accueil, mais je ne suis pas le héros que vous recherchez. Mon altruisme était purement égoïste ! Je ne m’intéresse pas à cet enfant ; oui je voulais qu’elle vive, mais ce n’est pas pour cette raison que je l’ai sauvée. Je l’ai sauvée car je suis un homme indigne, pathétique ! C’était ma rédemption !

La foule murmure, la famille me regarde d’un air soucieux. Le maire semble vouloir m’interrompre mais je continue d’amblée :

-   Je vais vous dire ou se trouve vos héros.

Et je pointe la famille du doigt, qui toujours avec leurs mines triste, semble tout à fait désemparée.

-   Les voilà vos héros. Ce couple, ils ont créé la vie, et elle la soutienne ! À tous les jours, bon temps mauvais temps, ils sont là l’un pour l’autre, que l’envie soit là ou non. Dans les temps durs ils endurent, dans leurs faiblesses ils se pardonnent, ils se soutiennent comme seule une famille peut le faire. C’est un pacte qu’ils ont fait, ils ne peuvent s’abandonner, et ils honorent leurs pacte peu importe les difficultés. Ce ne sont plus des individus, ils sont soudés, ils ne font plus qu’un ; L’échec d’un est l’échec de tous.

-   Ils ne pouvaient pas tenter le sauvetage, ils risquaient de perdre une personne de plus, et ils n’auraient jamais pu s’en remettre. En revanche, moi je n’ai rien à perdre. Personne de dépend de moi, je suis un être pathétique, égoïste ; La seule raison pour laquelle j’ai pénétré cette maison en flamme était pour prouver à moi et aux autres que je suis une personne bien, comme si une seule action pouvait faire de moi quelqu’un de bien … Non ! Je ne suis même pas un homme ! Vous devriez avoir honte de dire que je suis un héros !

Abasourdie, la foule me regarde m’éloigner du podium. On me saisit ; c’est le père de la fillette, il m’enlace, visiblement touché par mon discours. Il me remercie, et puis relâche son emprise. Je le regarde droit dans les yeux, et avec une sincérité indéniable, je lui annonce que c’est moi qui doit le remercié, car j’ai compris.
J’entreprends ma sortie à travers les journalistes. On m’interroge. Je ne vacille pas, j’ai déjà dit ce que j’avais à dire. On tente de bloquer mon chemin, je persiste, jusqu’à ce qu’une femme se plante devant moi.
 
Ses yeux, ô mon dieu, elle me regarde comme jamais personne ne m’a jamais regardé. Une fois de plus, mon cœur se fait tout petit. Ma vision se perd, je ne sais plus où je suis, je ne vois plus qu’elle. J’ai l’impression d’être de retour dans les flammes tellement la sensation est forte. Je ne peux que faire ce qui me semble la seule action possible,  je joins mes mains aux siennes et on se regarde intensément. Une force nous attire et nous nous embrassons passionnément. Je n’ai jamais rien ressenti d’aussi intense. Mon esprit s’embrouille et tout deviens noir autour de nous, je ne sais même plus si mes jambes sont toujours fonctionnels.

C'est après s’être embrassé longuement qu'on se regarde à nouveau, et je ne peux qu’admirer le plus beau sourire que j’ai vu de toute ma vie.
 
Son sourire, dans toute sa puissance, devint soudainement un oiseau ; il s’envole. Impossible de m’empêcher de le suivre, je ne dois pas perdre cet oiseau. Je pars à sa poursuite et non long après, je m’envole moi-même de mes propres ailes. Je vole à ses côtés et plus rien au monde ne semble être important, la seule chose qui compte c’est nous. Le sentiment d’extase est ultime. Personne ne peut nous attraper et nous ramener au sol, nous nous envolons de plus en plus haut.
 
Le ciel ne peut pas nous arrêter, rien ne le peut. C’est nous contre le monde et le monde va perdre. Plus on monte, plus on reprend notre forme humaine, mais les ailes demeurent ; sa nous donne un air angélique. Nous flottons sur les nuages, avec l’infini bleu au-dessus de nous, on fait l’amour en admirant la terre à travers les nuages.


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Cette fin est un peu étrange , je me suis amusé un peu ;). J'ai une fin différente, il suffit de supprimer les deux derniers paragraphes et ajouter : ''Et c’est ainsi que j’ai découvert ma raison de vivre.''

J'ai essayé de rendre hommage aux familles qui résistent ensemble aux difficultés, ce qui est selon moi digne d'un respect énorme, et de constaté l'état misérable des jeunes hommes d'aujourd'hui. Dites moi ce que vous en pensez!
« Modifié: 27 février 2020 à 03:09:53 par JPtousignant »

J.

  • Invité
Re : Je ne suis pas un héros
« Réponse #1 le: 27 février 2020 à 14:36:12 »
Bonjour. Sur le fond, je n'ai rien trouvé de particulier. Tu as écrit ce que tu penses sur les difficultés de l'existence. Par contre, tu sembles fâché avec le genre infinitif/participe passé. J'ai relevé aussi "jambes fonctionnels", les autres fautes, je ne les ai pas retenues.

Hors ligne Damien

  • Plumelette
  • Messages: 12
Re : Je ne suis pas un héros
« Réponse #2 le: 27 février 2020 à 22:06:45 »
Bonjour, j'ai plusieurs choses à dire sur votre texte ! Je vais tenter d'être le plus constructif possible, promis.

Tout d'abord, j'admire votre audace d'avoir voulu utiliser le présent comme temps principal de votre récit. En effet, l'exercice est bien plus difficile qu'on ne pourrait le croire, et c'est d'ailleurs quelque chose à laquelle je m'entraîne moi-même en ce moment. Toutefois, il faut souligner que votre tentative est ponctuée de petites erreurs. L'exemple flagrant est au début de la nouvelle (oui, je me permets de dire que c'est une nouvelle, navré si cela est inexact à vos yeux ou pour d'autres), où vous passez rapidement du présent à l'imparfait. Je trouve que ce point fait très... Bizarre à la lecture (j'aimerais être plus précis dans le ressenti, mais bon). Pourtant, plus tard, vous utilisez le passé composé, et tout s'enchaîne bien. Par conséquent, je pense que s'en tenir au passé composé en mariage avec le présent (quand vous avez besoin d'utiliser du passé, évidemment, donc pas à tout bout de champ) est une bonne option !

Ensuite, comme cela a été dit lors du premier commentaire : attention aux fautes. Votre texte en est truffé ! Et c'est fort dommage, parce qu'au départ on se laisse tenter par les réflexions du personnage. Mais ce n'est pas ça qui m'a fait décrocher (oui parce que j'ai décroché, désolé). Lors de votre premier dialogue, vous utilisez un tic que tout le monde a déjà eu : faire dire à un personnage le prénom d'un autre, alors que la situation ne s'y prête pas (elle s'y prête rarement, d'ailleurs, le piège est là en fait). Ici vos personnages sont clairement dans l'urgence, voire dans la querelle puisque l'un entrave physiquement l'autre. L'homme n'a aucune raison de lâcher ce prénom, ou alors je ne l'ai pas perçue.

Bref, je n'irai pas plus loin sur cette version de votre texte, j'en suis bien désolé. Aussi, il se peut que votre style ne soit pas forcément fait pour moi, j'en conviens totalement. J'espère tout de même que mes quelques modestes conseils vous apporteront quelque chose. Après tout, nous sommes ici pour échanger et en sortir grandis.

Bonne continuation !

Hors ligne Ocubrea

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Re : Je ne suis pas un héros
« Réponse #3 le: 01 mars 2020 à 15:54:54 »
Bonjour JPtousignant !

Je vais essayer de corriger d'abord les fautes (en gras et souligné) et de donner mon avis sur la forme :

Citer
Je suis sorti de chez moi sans aucun but précis, seulement pour prendre l’air et bouger un peu. Deux jours que j’étais chez moi à me lamenter sur mon sort. J’ai passé tellement de temps devant ma télévision que j’ai oublié à quel point on se sent vivant en respirant l’air froid hivernal. Mes sens en sont stimulés et j’ai vraiment l’impression d’être vivant. Une vague de confiance et de bien-être m’envahit, je corrige ma posture et je respire profondément, quand un cri de détresse attire mon attention.
Répétition de "chez moi".
Je trouve que les premières phrases pourraient être retravaillées pour être plus fluides.

Citer
Je détecte une fumée noire non trop loin, dans la direction du cri. Intrigué, j’accours, sans me douter du drame auquel je serais témoin. J’ai toujours voulu voir une maison bruler, c’est quelque chose d’unique. La destruction totale du travail de toute une vie. On est envahi de compassion pour les résidents, et en même temps on ne peut s’empêcher de tomber en admiration devant la puissance des flammes. Ce n’est pourtant pas cet effet qui m’envahit à mon arrivée devant la maison.
Je trouve que "non trop loin" est une formulation très étrange.
Je trouve aussi le "je serai témoin" maladroit. J'aurais plutôt préféré quelque chose du genre "sans me douter du drame duquel je vais bientôt être témoin".

Citer
J’ai à peine constaté le travail des flammes que mon attention est attirée vers une femme en pleine crise d’hystérie incomparable. Elle se débat désespérément tandis qu’un homme, son mari je crois, l’empêche de se lancer dans les flammes. Elle crie, elle pleure, elle rage :

Citer
Je ne ressens plus rien, le froid, le vent, je n’entends plus les gens ; je suis à l’intérieur de la maison. Je ne sais pas pourquoi j’y suis allé, c’était l’instinct j’imagine, je ne pouvais pas rester là à rien faire.
J'aime bien le fait qu'on passe directement de l'extérieur de la maison en flammes à l'intérieur.

Citer
Qu’est-ce que j’avais à perdre de toute façon ? Une pensée me traverse l’esprit et m’indigne de mon égoïsme ; Mon père sera-t-il enfin fier de moi en apprenant que je suis mort de cette façon ? Seulement plus tard je comprendrai que cet acte que j’ai commis n’était en fait que le fruit de mon désespoir, de mon besoin de rédemption.
Je trouve ce passage étrange, je ne m'attends pas du tout à ce genre de réflexion venant de quelqu'un qui est entré dans une maison en feu. J'aurais plutôt vu ça une fois qu'il est est sorti. Je trouve également le "Seulement plus tard" maladroit.

Citer
Bref, je sors de la maison avec l’enfant dans mes bras et je m’effondre. Le reste est très vague. Je me réveille dans un lit d’hôpital avec ma mère et mon père, qui m’étreint l’épaule. Il aurait bien aimé me tenir la main mais elles sont extrêmement endommagées, comme plusieurs autres parties de mon corps. Il semble être inquiet, mais il a surtout l’air fier. Moi j’ai honte.
Ce passage est plutôt bien :)

Citer
Une chose mène à l’autre, je me retrouve devant une conférence de presse avec le maire qui me félicite. Le maire tenait à me féliciter devant les médias.
Les deux phrases sont très répétitives "le maire qui me félicite", "le maire tenait à me féliciter".

Citer
Il lance un discours sur les gestes héroïques et les bienfaits de la vie en société, tout le tralala ; Il utilise cette occasion pour bien paraitre, ce fichu politicien. Tout cela me semble irréel, plus il en rajoute sur mon héroïsme, plus je me sens comme un imposteur. Je jette un coup d’œil au couple à qui dont j’ai sauvé l’enfant, non loin de moi.
Pas de majuscule après le point virgule : "tralala ; il"

Citer
Ils ont l’air soulagés, mais pas tout à fait heureux. Ils sont meurtris. Le choc de se retrouver dans l’incapacité de sauver leurs enfant des flammes les a anéantis. Malgré tout, ils essaient de se consoler, ils se soutiennent. À cet instant j’ai compris.
Pourquoi l'irruption du passé composé à ce moment, à la place de "A cet instant, je comprends" ?

Citer
-   Je vous remercie de votre accueil, mais je ne suis pas le héros que vous recherchez. Mon altruisme était purement égoïste ! Je ne m’intéresse pas à cet enfant ; oui je voulais qu’elle vive, mais ce n’est pas pour cette raison que je l’ai sauvée. Je l’ai sauvée car je suis un homme indigne, pathétique ! C’était ma rédemption !
Je trouve ce discours très maladroit et illogique, désolée :( Je ne comprends pas du tout en quoi il s'agissait d'une rédemption, pourquoi il prétend que c'était égoïste, et je n'arrive pas à me représenter quelqu'un en train de dire ces mots tels quels.
Je ne veux pas dire par là que la situation est impossible et qu'on ne pourrait pas avoir un "héros" qui fait le même genre de discours, mais il faudrait le retravailler, l'expliquer, le rendre plus fluide et crédible...

Citer
La foule murmure, la famille me regarde d’un air soucieux. Le maire semble vouloir m’interrompre mais je continue d’emblée :

-   Je vais vous dire ou se trouvent vos héros.
Citer
-   Les voilà vos héros. Ce couple, ils ont créé la vie, et ils la soutiennent ! À tous les jours, bon temps mauvais temps, ils sont là l’un pour l’autre, que l’envie soit là ou non. Dans les temps durs ils endurent, dans leurs faiblesses ils se pardonnent, ils se soutiennent comme seule une famille peut le faire. C’est un pacte qu’ils ont fait, ils ne peuvent s’abandonner, et ils honorent leur pacte peu importe les difficultés. Ce ne sont plus des individus, ils sont soudés, ils ne font plus qu’un ; l’échec d’un est l’échec de tous.

-   Ils ne pouvaient pas tenter le sauvetage, ils risquaient de perdre une personne de plus, et ils n’auraient jamais pu s’en remettre. En revanche, moi je n’ai rien à perdre. Personne de dépend de moi, je suis un être pathétique, égoïste ; La seule raison pour laquelle j’ai pénétré cette maison en flamme était pour prouver à moi et aux autres que je suis une personne bien, comme si une seule action pouvait faire de moi quelqu’un de bien … Non ! Je ne suis même pas un homme ! Vous devriez avoir honte de dire que je suis un héros !
Pourquoi deux tirets différents alors qu'il s'agit de la même personne qui parle ?
Et de nouveau, je ne trouve pas ce discours crédible. Il répète ici qu'il est pathétique, qu'il n'est même pas un homme... Je n'arrive pas à lui trouver de la substance, à rentrer dans sa tête.

Citer
Abasourdie, la foule me regarde m’éloigner du podium. On me saisit ; c’est le père de la fillette, il m’enlace, visiblement touché par mon discours. Il me remercie, et puis relâche son emprise. Je le regarde droit dans les yeux, et avec une sincérité indéniable, je lui annonce que c’est moi qui doit le remercier, car j’ai compris.

Citer
Ses yeux, ô mon dieu, elle me regarde comme jamais personne ne m’a jamais regardé. Une fois de plus, mon cœur se fait tout petit. Ma vision se perd, je ne sais plus où je suis, je ne vois plus qu’elle. J’ai l’impression d’être de retour dans les flammes tellement la sensation est forte. Je ne peux que faire ce qui me semble la seule action possible,  je joins mes mains aux siennes et on se regarde intensément. Une force nous attire et nous nous embrassons passionnément. Je n’ai jamais rien ressenti d’aussi intense. Mon esprit s’embrouille et tout deviens noir autour de nous, je ne sais même plus si mes jambes sont toujours fonctionnelles.
Le "tellement la sensation est forte" est un tournure très orale qui pour moi n'a pas sa place ici.
Répétition de "intensément", "intense"...

Citer
Son sourire, dans toute sa puissance, devint soudainement un oiseau ; il s’envole. Impossible de m’empêcher de le suivre, je ne dois pas perdre cet oiseau. Je pars à sa poursuite et non long après, je m’envole moi-même de mes propres ailes. Je vole à ses côtés et plus rien au monde ne semble être important, la seule chose qui compte c’est nous. Le sentiment d’extase est ultime. Personne ne peut nous attraper et nous ramener au sol, nous nous envolons de plus en plus haut.
Citer
Le ciel ne peut pas nous arrêter, rien ne le peut. C’est nous contre le monde et le monde va perdre. Plus on monte, plus on reprend notre forme humaine, mais les ailes demeurent ; ça nous donne un air angélique. Nous flottons sur les nuages, avec l’infini bleu au-dessus de nous, on fait l’amour en admirant la terre à travers les nuages.
Alors toute la partie avec la femme :o :o :o
Je n'ai vraiment pas trop compris, je suis désolée. J'ai trouvé que ça arrivait trop brusquement, et de nouveau, je n'arrive pas à y croire. Cette partie tranche complètement avec tout le reste du récit, et je ne parviens pas à les concilier dans un tout cohérent.

De manière plus générale : on sent que tu avais un message à faire passer, sur le "faux héroïsme". L'impression que j'en ai c'est que tu as essayé de dépeindre quelqu'un d'humble qui sauve une fillette et refuse les lauriers parce que la médiatisation de son acte le rend malade, et qu'il a l'impression de ne pas mériter les félicitations pour son acte qu'il juge intéressé.
Malheureusement, je trouve que les choses vont trop vite, et se déroulent de manière trop superficielle. Ton narrateur manque un peu de corps, de substance, parce qu'on ne sait rien de son histoire, de l'endroit où il vit, de ses attentes, de son caractère, et surtout de ses sentiments ! Tu ne fais qu'effleurer certains de ces sujets. On n'a aucune description physique des personnages (ni le narrateur, ni la famille, ni les parents du narrateur, ni le maire,...). Tu laisses cela entièrement à l’appréciation de ton lecteur, qui du coup peine à se faire une image de ce que tu narres.

Bref, l'un dans l'autre, on sent que tu tenais ce texte à coeur, aussi je suis vraiment désolée d'être aussi sévère. Mais je pense qu'il gagnerait à être travaillé pour être plus "immersif", que tu pourrais ajouter des descriptions et rendre le tout plus cohérent et crédible...

Si tu le modifies, je repasserai te dire ce que j'en pense ;)
En espérant avoir été constructive et ne pas t'avoir ôté toute envie de corriger ce récit (le but était tout le contraire), je te souhaite une bonne continuation ! :)
« Modifié: 01 mars 2020 à 16:00:45 par Ocubrea »
"Il est plus facile de jouer au mikado avec des spaghettis crus qu'avec des spaghettis cuits.” - Philippe Geluck.

Hors ligne JPtousignant

  • Plumelette
  • Messages: 6
Re : Je ne suis pas un héros
« Réponse #4 le: 01 mars 2020 à 17:01:01 »
Merci énormément pour ses retours! Surtout toi Ocubrea, tu m'ouvre vraiment les yeux. J'écris pas très bien, je dois travailler la dessus, surtout mes temps de verbe c'était du grand n'importe quoi. L'état d'esprit du narrateur est aussi très vague et je vais reformuler le texte pour que le tout soit beaucoup plus clair. Le segment ou il tombe amoureux est brusque, c'est parce-que je préfère les histoires qui finissent bien, mais en fait c'est peut-être inadéquat pour cette histoire, ou simplement trop brusque. Je retourne au travail!
« Modifié: 01 mars 2020 à 17:04:10 par JPtousignant »

 


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