Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

26 Avril 2026 à 23:17:55
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Complainte d'une abusée.

Auteur Sujet: Complainte d'une abusée.  (Lu 1820 fois)

Askia

  • Invité
Complainte d'une abusée.
« le: 04 Novembre 2008 à 22:33:22 »
Absurde princesse, voila qui je suis,
dévore ma bouche, avale mes baisers,
toi qui ris quand je sanglote
un jour tu finiras noyé,
car si aimante je suis, démente je serai.

Les tourments de ton désir me jettent à tes pieds
et je m'y pâme moi qui t'adore dans la boue
aucune offrande à la déesse et tu n'offres à ta maîtresse
qu'un tapis de mensonges rédempteur.
Mon bel amant, Adam chagrin et trop tenté
je suis la seule fautive, le paradis ne t'échapperas pas,
mais tous mes maux d'amour te déclare pêcheur.

Heureux sois-tu, il n'y a ici aucun dieu vengeur,
ce n'est qu'un vieux manoir aux fenêtres closes,
aux chambres vides où traînent les fantômes d'anciennes beautés
et où tu peux entrer et sortir sans être inquiété
par un quelconque amour.
Tu es là maintenant, un autre viendra tout à l'heure
et aucun ne m'emmène sur son cheval blanc
mais tous me chevauchent et poussent de grands cris
quand ils meurent dans mes bras et repartent ravis.

Trois sous pour effacer et ils s'en vont immaculés
tels des anges de pureté, loin de ma chambre vide
où je reste seule au fond du lit où jamais je ne dors
aussi souillée que les draps sales où défilent tant de corps.
Mais je viendrai un jour beau prince, avec mon sourire charmant
frapper à ta porte vêtue comme Vénus
pour compter à Ève les exploits de mon amant.


(Dernier poème en date, déjà publié sur brouillond'écriture mais bon, je vous l'offre quand même! :mrgreen:)

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Complainte d'une abusée.
« Réponse #1 le: 07 Novembre 2008 à 13:53:33 »
J'aime bien le début du texte, c'est rythmé.

Pour quelles raisons as tu utilisé Adan, Eve et Venus ?
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Askia

  • Invité
Re : Complainte d'une abusée.
« Réponse #2 le: 07 Novembre 2008 à 21:42:49 »
Vénus parce que "vêtue comme Vénus" sonne mieux que  "à poil" et que la déesse de l'amour physique qui est aussi associée aux maladies vénériennes me paraissait assez adaptée à la situation.

Pour Adam et Eve eh bien ces deux là me trotte dans la tête en ce moment et je les décline à toutes les sauces. Mais ils symbolisent surtout le couple, la pureté, le pêché et la déchéance. Ici la "narratrice" tiens lieu de Lilith en quelque sorte et le poème remet en scène la chute des hommes... En gros^^

Verasoie

  • Invité
Re : Complainte d'une abusée.
« Réponse #3 le: 08 Novembre 2008 à 14:01:44 »
J'aime bien aussi, le rythme de la deuxième strophe surtout ^^

Hors ligne Ambrena

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 659
  • Perle de bois-sorcier
    • Mon Tumblr
Re : Complainte d'une abusée.
« Réponse #4 le: 24 Août 2010 à 14:36:53 »
Absurde princesse, voila qui je suis,
Voilà

Citer
et je m'y pâme moi qui t'adore dans la boue
Une chtite virgule ?

Citer
je suis la seule fautive, le paradis ne t'échapperas pas,
échappera.

Citer
mais tous mes maux d'amour te déclare pêcheur.
Pécheur. Sinon, c'est la pêche, avec un filet XD .

Citer
où je reste seule au fond du lit où jamais je ne dors
Deux "où". C'est un peu lourd.

Citer
Mais je viendrai un jour beau prince, avec mon sourire charmant
Virgule ?

Citer
pour compter à Ève les exploits de mon amant.
Conter.

Bon, l'auteur ne vient plus, donc j'ai la flemme de détailler plus...

En gros, j'ai bien aimé le thème, Lilith, et tout - je l'avais compris sans tes explications :) - mais j'ai trouvé que son traitement était un peu pauvre, un peu plat. Et y a plein de fautes, relis-toi...

Ja nee ! ;)
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.017 secondes avec 23 requêtes.