Salut Flulu (ça rime...

)
Elle marchait vers mois
=> moi
sLa distance qui nous séparait paraissait immense et infranchissable.
=> hum... je suis pas convaincue : si il (? elle ?) peut la voir, c'est que la distance n'est pas si immense/infranchissable que ça...
La respiration bruyante et régulière des vagues qui se brisaient sur le rivage couvrait le bruit des battements de mon cœur.
=> c'est beau ça

J’accélérait mes pas progressivement jusqu’ à me mettre à courir.
=> accelérai
s (c'est du passé simple)
=> je ne suis pas convaincue par "pas" (ce ne sont pas ses pas qu'il/elle accélère, mais le rythme de ses pas) ; je supprimerais "mes pas" (on se doute bien que s'il accélère, c'est le rythme de sa marche qui augmente)
=> espace en trop entre "jusqu'" et "à"
Le temps s’écoulait, dense et froid comme un bloc d’obsidienne.
=>

au rythme de ses pas
=> tu as déjà dit "pas" 2 lignes plus haut
J’allais de plus en plus
=> allai
s (c'est du passé simple)
Elle tendait vers moi son bras droit
=> tend
it (passé simple)
En quelques enjambées j’étais à sa portée, ma main tendue vers elle, mes doigts allaient toucher les siens, à cet instant le sol se déchira sous l’impact de mon pied comme un vulgaire décor de théâtre, et je me mis à tomber sans un bruit.
=> on change complètement de sujet au cours de la phrase... concrètement, j'aurais mis un point à la place de la virgule avant "à cet instant" pour séparer la phrase en 2
=> pas de virgule avant "et", qui fait ici office de virgule
=> "le sol se déchira sous l’impact de mon pied comme un vulgaire décor de théâtre"

Tomber dans le noir comme une feuille morte, sans trajectoire définie, mes cheveux ébouriffés par le vent, pantin désarticulé en rupture d’attaches.
=>

Petit à petit je me stabilisais
=> passé simple

improbable oiseau de plomb dans un espace sans horizon
=>

Le néant qui m’entourait s’emplissait lentement d’une forte lumière, invisible faute de pouvoir se réfléchir sur un quelconque objet
=> bah non, la lumière n'est pas invisible, puisqu'il la voit... (il la décrit !) EDIT : tu parlais du néant ? (le néant, ça ne se réfléchit sur rien, par définition, non ?

)
un nuage de plumes
=> il y a une espace en trop entre "nuage" et "de"
apparut et lui donna vie et animation.
=> ah ben tu vois quand tu veux avec les passés simples

=> "lui", c'est qui ? c'est pas clair grammaticalement ni sémantiquement EDIT : c'est le néant ?
Je le traversais
=> passé simple

fermer les yeux, et ce fut
=> pas de virgule avant le "et" (qui sert déjà de virgule^^)
je me relevais
=> passé simple

jusqu’ à ses pieds
=> comme plus haut, espace en trop
encadré de sa chevelure noire
=>
de parles vagues de sa moustache et de sa barbe
=> je suis pas convaincue par la formulation
Ses lèvres minces apparaissaient à peine entre les vagues de sa moustache et de sa barbe, ses yeux noirs portaient l’ombre d’un sourire. Ses deux mains sortirent de sa cape, elles tenaient un bugle étincelant. Il entrouvrit légèrement ses lèvres
=> répétition à peu de mots d'intervalles
Il entrouvrit légèrement ses lèvres et inclina la tête vers son instrument, dès le contact il commença à jouer lentement avec un son si chaud et si proche de la voix humaine que j’eus la chair de poule.
=> même remarque que plus haut, tu changes complètement de sujet en cours de phrase : il faudrait remplacer là virgule avant "dès que" par un point
Le temps de prendre place il arrivait à la fin de son introduction musicale
=> il manque une virgule après "place" ; j'aurais dit "l'homme" plutôt qu'un énième "il" ici, histoire de varier et de casser la monotonie de répétition
« all blues » naissait
=>
All
Blues + espace en trop après le guillemet de fermeture
A cet instant tout était intemporel
=>
ÀElle nous unissait comme le sang de deux jumeaux.
=> techniquement, 2 jumeaux ne partagent pas le même sang (ce sont 2 être séparés, chacun "contient" son propre sang)
Comme une conversation animée les phrases succédaient
=> manque une virgule à la fin du complément circonstanciel (après "animée")
pas de tromperie et de faux semblants
=> j'aurais dit "ni" plutôt que "et" (vu qu'on est dans une négation)
Paradoxe, le temps semblait ne plus avoir de prise sur nos vies, alors que cette musique se nourrit d’un tempo régulier.
=> pour la concordance des temps "nourri
ssait"
Combien d’heures avons-nous joué ensemble cette nuit là ? Combien de notes échangées dans la ferveur d’une amicale communion ? Combien de standards ont défilé dans les vibrations de l’espace nocturne ? Combien de souvenirs heureux ont été évoqués par cette musique ? Il n’y a pas d’outil pour mesurer tout cela.
=> j'aime bien ça

ils font partie des fibres de notre histoire
=>

à cette immense liste de vie qui a crée
=> cré
étraversera l’espace temps
=> l’espace
-temps
quelque soit l’état et la localisation
=> que
ls que soi
ent l’état et la localisation
All blues
=> j'aurais mis "All blues" en italiques
J'ai pas mal aimé. Le texte est original et les descriptions sont agréables. La langue est globalement fluide.

Sur le fond, j'ai l'impression que le texte est parti dans tous les sens (au départ il y a une femme et puis on n'en parle plus jamais après, on rencontre un homme avec qui on joue un morceau de musique et on finit sur une apologie du jazz), mais il y a une atmosphère onirique qui se dégage de ton écrit alors pourquoi pas.
Là où ça pèche AMHA (à mon humble avis), c'est dans la conjugaison - l'alternance imparfait (actions longues)/passé simple (actions courtes) notamment - et dans certaines tournures de phrases qui me semblent grammaticalement bancales (et trop compliquées). P'têt aussi au niveau de la précision sémantique des mots utilisés, mais ça, c'est sûrement pas très grave, c'est juste mon côté un peu rigide^^.
Voilà voilà, n'hésite pas à me faire un retour sur mon commentaire, j'adore les commentaires de commentaires
