Bonjour,
Pour commencer, je m’appelle Jean-Marc; mes amis m’appellent JMR.
Nourri logé au 48 rue quinquagénaire. J’habite, pour l’heure, derrière une belle façade posée sur un carré de friche agricole aux velléités permacultrices.
J’ai deux animaux domestiques que je dorlote comme mes enfants, ou le contraire… Je ne sais plus. Mais dans le doute, j’enquêterais encore cette nuit en passant les embrasser puis éteindre les lumières et ranger les habits qui traînent de-ci de-là.
Je lis avec délectation toutes sortes d’assemblages de signes. Encyclopédie, notices, emballages commerciaux, affiches, bottins, … : Tout y passe ! Le dos des boites de céréales, à l'instar de microfilms du contre-espionnage, m’ont révélé les avancées de la société de consommation de Mitterrand à Hollande. Mais, la presbytie m’interdit dorénavant ces témoignages croustillants.
J’ai ramené de Martinique une calvitie pectorale. Les pieds dans le lagon, pendant une sieste aromatisée, mes lunettes de vue, étendues sur mon torse nu dans l’axe des rayons comme un panneau photovoltaïque, ont guidée le coup de soleil qui a eu raison, localement, de mon système pileux… A part ça il ne m’est jamais rien arrivé d’intéressant.
Si je me présente devant vous, ce n’est ni pour faire étalage de science ni dans l’espoir de capter votre intérêt par quelque funambulisme littéraire. Non, rien d’original dans ma démarche. Juste le besoin de nourrir un égo vorace.
Pour finir, j’abhorre le travail*. Mais aujourd’hui, après un demi-siècle de lutte acharnée, me voici prêt à tourner la page.
Au plaisir de vous lire et de partager,
Jean-Marc Repère
* issu du latin populaire « tripaliare », signifiant « tourmenter, torturer avec le trepalium ».