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22 Avril 2026 à 01:25:59
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Les réseaux d'Igor [Explicite - violent] [Nouvelle courte, 2300 mots]

Auteur Sujet: Les réseaux d'Igor [Explicite - violent] [Nouvelle courte, 2300 mots]  (Lu 2655 fois)

Hors ligne Rémi

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Voici une nouvelle noire, je suis preneur de tout type de commentaire pour m'aider à peaufiner la bête.

Bonne lecture (mais c'est pas choupinou...)


Les réseaux d'Igor



   Monsieur André ne sait pas de quoi demain sera fait. Pour l’heure, ses petits pas le mènent à la boulangerie. Au fond de son cabas, la motte de beurre se frotte contre la bouteille de lait froide. Devant la maroquinerie, il s’arrête un instant, reprend son souffle, replace ses derniers cheveux sur son crâne et contemple son visage parcheminé. Il pense à sa Germaine et ses rides s’animent en un triste sourire. Ses yeux brillent. « Tu mets dix fois trop de beurre sur tes tartines », disait-elle toujours. « On ne meurt qu’une fois », répondait-il immanquablement. Une ride profonde creusée entre ses sourcils lui rappelle chaque jour qu’il n’aura jamais fini de la pleurer.
   Le frou-frou des semelles de crêpe de Monsieur André peuple la rue déserte. Il pousse la porte de la boulangerie, la clochette tinte.

*

   Face à son reflet, Igor ne quitte pas des yeux la ride profonde entre ses sourcils. Elle se creuse de plus en plus, depuis quelques années. Elle s’approfondit. À chaque chagrin, chaque contrariété, chaque tristesse. Pourquoi en est-il ainsi ? D’où vient ce stigmate ? Qui l’a décidé ? Tout petit déjà, ces questions le taraudaient. Il en va de même pour les pattes d’oies au coin de ses yeux, cette petite crevasse qui se dessine au-dessus de son œil gauche, quand il est curieux ou interloqué.
Igor pose les mains sur le haut de son front et étire toute la peau de son visage. Les rides s’atténuent, disparaissent presque. Et pourtant, il les voit toujours, là, quelque part. Il s’asperge le visage d’eau, enfouit sa tête dans une serviette éponge, se frotte vigoureusement pour faire disparaître ces images.
   De retour à sa table de travail, il regarde l’album grand ouvert. Les vieilles photos jaunies sont autant de petits miroirs. Pour la plupart d’entre elles, il ne se souvient plus d’où il a pu les tirer : de sa grand-mère ? De son père ? D’une tante ? Il referme d’un coup sec l’album, s’arrache les cheveux, se frappe le crâne de ses poings fermés, grimace, se lève et quitte son appartement en claquant la porte. Trop de traits. Distinctifs ? Non distinctifs ? Trop de traits, qui forment sa face ; trop de traits pour un visage qui pourrait être autre.
   Dans la rue, il scrute la tête de tous les gens qu’il croise. Tous ces réseaux de rides, tous ces réseaux de traits fins, profonds, tortueux, courbes, rugueux, qui forment des images de personnalité.
   Au carrefour, à quelques pas devant lui, apparaît une vieille dame. Voutée sur sa canne, elle progresse lentement, surveillant des yeux les irrégularités sur le trottoir. Sous ses cheveux blancs à reflets violets, ses sourcils sont levés très haut. Au-dessus de son œil gauche, une ride particulière attire le regard d’Igor. C’est la petite crevasse de curiosité, celle qui danse sur son propre front.
   Igor salue et propose son aide à la vieille dame pour porter ses paquets.

*

   Igor a mal dormi. Mille pensées, quelques rêves malsains et ce dernier cauchemar qui l’a réveillé. Il s’extrait de ses draps poisseux de transpiration, entre dans la salle de bain et s’assied sur les toilettes. Une poignée de papillons noirs dansent devant ses yeux, il les chasse d’un revers de la main, se frotte le visage.
   Appuyé au lavabo, il se penche vers le miroir. Les ramifications de ses vaisseaux sanguins dessinent des petits fleuves dans le blanc de ses yeux. Il les parcourt en tous sens, y cherche une logique absente.
   Et pourquoi ses pupilles sont-elles grises ? La petite mamie d’hier avait les yeux gris, elle aussi.
Igor se lave les mains longuement, décrasse le dessous de ses ongles ; quelques particules coagulées résistent, il les déloge à l’aide de la lame de son grand rasoir. Celui que son père lui a laissé, avec la lanière de cuir pour l’aiguiser.
   Le parquet grince dans son appartement froid. Il s’assied devant son ouvrage, ouvre le grand album. Du bout des doigts, il déplace le petit miroir pour y voir son visage et saisit son crayon. Il ne faut rien oublier, rien rater : les plis, les rides, les creux, l’intérieur de sa bouche, l’humidité, les fils visqueux entre ses dents.
   Il se demande l’origine de tout ça, d’où viennent ces grains de beauté, cette fossette, cette tâche là juste sous l’œil, la couleur des pupilles… Igor gribouille, Igor s’acharne, la mine passe et repasse sur les mêmes reliefs. Entre les surfaces délimitées par les traits répétés, Igor cherche, tourne, enrichit l’espace d’arabesques qui n’ont de sens que pour lui.

*

   Monsieur André se rase, précautionneusement. Il plisse les yeux pour mieux y voir, étire sa peau flasque pour faire glisser les lames sur une surface tendue. Insuffisamment : l’inox mord l’épiderme. Petite coupure sur l’angle de la mâchoire, une goutte de sang perle, la mousse se teinte de carmin. Monsieur André se coupe si souvent ; il continue son ouvrage, l’after-shave viendra désinfecter la petite plaie lorsqu’il aura fini.
   À la radio, les publicités ont terminé d’agresser son oreille, le journal va commencer, le générique tonitruant résonne dans la salle de bain. Voici les nouvelles de la région, de la ville, du quartier. Le commentateur présente les titres : découverte macabre dans une maison de Liévin, derniers chiffres sur le chômage, déplacement du président dans la région.
   Dehors, des trombes d’eau. Les gouttes claquent sur le puits de lumière au-dessus de la tête de Monsieur André. Il s’asperge le visage d’eau fraîche, s’essuie, verse quelques gouttes d’after-shave dans le creux de sa main et se frotte les joues vigoureusement. Le journaliste présente maintenant en détail la découverte macabre faite hier soir par les services de police : une dame de quatre-vingts trois ans retrouvée morte dans son jardinet, la tête fracassée par une lourde pierre laissée sur place. Le visage complètement détruit. Ce sont les voisins qui ont donné l’alerte au lever du jour.
   Monsieur André grimace. La Terre est décidément peuplée de malades. Dans son miroir, il regarde ses yeux tristes, d’un bleu délavé, usés par les années, soulignés de cernes sombres. Et toujours entre ses sourcils cette petite crevasse. Germaine. Au moins, lorsque qu’elle est partie, il a pu lui tenir la main. Son visage rayonnait de paix.

*

   Igor presse la mine de plomb sur le papier. Sur son portrait, il travaille la crevasse de curiosité au-dessus de son œil gauche. Pourquoi est-elle encore là, si présente ? Il s’interroge et dans le miroir la petite ride se creuse. Il grimace et secoue la tête.
   Maintenant, Igor regarde ses cheveux et un sourire malsain s’étire et découvre ses dents. Les cheveux peuvent être coupés, teints, déteints, colorés de toutes les couleurs – même en violet. Frisés, défrisés, ébouriffés ou gonflés par la laque, ils ne disent rien de leur propriétaire. Les cheveux ne veulent rien dire. Son regard se pose sur les clichés sous ses yeux. Les visages dans l’album n’y ont jamais pris place pour des raisons de coiffure. Seuls les traits comptent, les traits et les réseaux. Sûrement y aura-t-il des cheveux sur son œuvre, il en faut bien. La calvitie attire l’œil, détourne le regard du visage qui s’exprime. La calvitie est une horrible absence de traits. Alors, oui, une coiffure devra être choisie. On verra.
   Igor tourne les pages de l’album, y recherche les fossettes en croissant qui ornent ses joues. Insatisfait, il élimine les portraits les uns après les autres jusqu’à arriver à la dernière page. Là, une vieille dame aux cheveux violets a été photographiée par surprise. Son regard étonné fixe l’objectif. Une petite ride, à gauche sur son front, dessine un accent circonflexe. Il tourne les pages dans l’autre sens, les photos sont de plus en plus jaunies à mesure qu’il remonte dans le temps. Sa recherche reprend : où sont ces fossettes ?
   Sur la petite table contre le mur est posé le grand pot rempli de pinceaux, à côté de la boîte d’acryliques. Un tube de peinture mal fermé semble collé sur la palette croutée de flaques colorées. Non, décidément, il ne pourra pas toucher à ses brosses. La couleur le rend fou. Trop changeante, trop dépendante de la lumière. Les traits, eux, on peut les sentir du bout des doigts, ils persistent au soleil ou dans la nuit.
   Bien sûr, on peut peindre au couteau, trancher la matière, sculpter sur la toile, utiliser la lame pour creuser des sillons. Mais, ils sont factices. Des bourrelets artificiels, des boursoufflures de pacotille. Igor soupire. Il pose les mains à plat sur son bureau, se lève et décroche son manteau de la patère.

*

   Enfin un peu de soleil, Monsieur André sort de chez lui. Les pavés luisent de l’averse récente. Il écarte un peu les jambes, progresse lentement, se méfie du sol glissant. Sa maison est au coin de la rue ; en avançant dans la rue Jules Guesde, on peut voir la façade arrière. Un lierre en prend possession, Monsieur André lève la tête pour surveiller l’envahisseur. Il ne faudrait pas le laisser dégrader les peintures, abîmer les volets, se glisser sous la toiture. Tandis qu’il est là, les yeux en l’air, un grand gaillard s’approche de lui. Igor. Il remarque tout de suite l’air soucieux de Monsieur André et la ride profonde entre ses yeux. Très vite, les deux hommes en viennent à parler du lierre : une bien belle plante mais qui peut être destructrice. Monsieur André se plaint de ne plus avoir suffisamment de souplesse ni d’équilibre pour tailler proprement la plante autour des fenêtres de l’étage. Alors, Igor propose son aide.
   La maison emplie de bibelots et de napperons au crochet sent la cire et la poussière. Monsieur André sort sur la terrasse, ouvre l’abri de jardin et se saisit d’un sécateur. Igor et lui grimpent à l’étage.
   La fenêtre offre un peu de résistance et Igor aide le vieil homme à la décoincer. Voilà, le lierre est là, tout autour. Il faudrait le tailler pour l’empêcher d’atteindre le toit. Monsieur André se penche. Jusqu’à l’année dernière, il réussissait encore à tailler, mais il s’est fait peur et ne veut plus prendre ce risque. La main réconfortante d’Igor se pose sur son dos. D’une simple poussée, la paluche puissante fait basculer le corps de monsieur André à travers la fenêtre. À peine a-t-il le temps de pousser un petit cri que déjà sa tête vient s’écraser sur les pavés de la terrasse.
   Pendant quelques secondes, son corps s’agite de spasmes nerveux. Et puis, très vite, tout mouvement cesse et une flaque écarlate se répand, dessine une carte.
   Igor regarde la carte longuement, l’évolution de la surface rouge sombre, la forme abstraite qui se transforme.

   Le sang de Monsieur André baigne le pavé.

*

   Igor dessine à nouveau. Rotation du coude, la silhouette du visage s’affirme. Rotation du poignet, la mâchoire est soulignée pour la vingtième fois.
   Igor repense à la flaque de sang, à la carte. Comment intégrer cet élément ? Il regarde le miroir. Omniprésente, la ride profonde entre ses sourcils ne veut pas disparaître, pas plus que l’accent circonflexe au-dessus de l’œil gauche, les pattes d’oies, la fossette du menton. Le dessin grimace, le dessin n’est pas lui, et pourtant…
   Tout autour de son portrait, il a matérialisé ses interrogations en traçant des réseaux et des surfaces anguleuses qui semblent le transpercer. La carte sanguine ne peut prendre place dans cette œuvre, Igor s’acharne mais ne fait que repasser les traits déjà existants. Ceux qui forment son visage – image de son visage – et ceux qu’il a ajoutés, à l’intérieur des volumes de sa peau, entre les rides, les plis, les sillons. La mine s’enfonce de plus en plus dans le papier, Igor agite frénétiquement son crayon.
   Soudain, il pousse un cri, casse le crayon entre ses mains et projette les morceaux à travers la pièce. Il se lève et balance la chaise derrière lui, fait basculer le bureau d’un geste brusque. Le meuble frappe le parquet dans un grand bruit, l’album tombe grand ouvert, laisse échapper quelques photos. Le miroir se brise et les morceaux viennent recouvrir le dessin plaqué au sol.
   Igor se précipite dans la salle de bain, avide de s’observer à nouveau. Face au grand miroir, il écarquille les yeux, ouvre la bouche, tire sur la peau de ses joues, de ses pommettes, plante ses ongles dans la peau de ses tempes. Nouveau cri de désespoir.
   Igor ouvre le tiroir, se saisit du rasoir.
   Il faut un nouveau dessin. Il faut retracer ce qui doit l’être. Choisir, modifier, trancher.
   La lame pénètre la peau sur le côté du nez, un filet de sang dessine une jolie courbe qui danse jusqu’au menton. La douleur ne compte pas, Igor l’ignore. Un nouveau coup de rasoir supprime cette fichue ride au-dessus de l’œil gauche et dans le même mouvement vient découper la crevasse entre les sourcils. Un grand sourire empli de sang barre le visage d’Igor qui s'époumone, hurle de rire. Voilà son vrai visage.
   Le sang gicle, le sang apporte sur sa peau les réseaux qu’il a toujours cherchés, le sang éclabousse le miroir. Le visage lacéré, Igor titube jusque dans la salle à manger, il ramasse son dessin de ses mains poisseuses. Quelques gouttes carmin viennent parachever son œuvre.
   Le sang macule sa peau, trace des réseaux sur le miroir, apporte la touche finale à sa création : une œuvre en trilogie.
   Igor pousse un dernier cri de joie avant que la lame du rasoir ne vienne trancher sa carotide.

   Son corps s’affale sur le carrelage blanc, une carte rouge sombre s’étend autour de son visage retouché.
« Modifié: 29 Octobre 2019 à 12:51:53 par Rémi »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Léilwën

  • Invité
Re : Les réseaux d'Igor [Explicite - violent] [Nouvelle courte, 2300 mots]
« Réponse #1 le: 16 Octobre 2019 à 00:26:29 »
Yop !

Citer
Demain, le sang de monsieur André baignera le pavé
=> ça commence bien :mrgreen: ... instinctivement, j'aurais mis une majuscule à "Monsieur", puisqu'il fait partie du nom du personnage
Citer
replace ses derniers cheveux sur son crâne
=> la formulation me fait bugguer, j'ai l'impression que "sur son crâne" est de trop (mais c'est p'têt juste moi)
Citer
ses rides s’animent en un triste sourire
=> je suis pas convaincue par "s'animent" (mais pas plus d'idée que ça)
Citer
Il pense à Germaine et ses rides s’animent en un triste sourire. Ses yeux brillent, il revoit sa Germaine. « Tu mets dix fois trop de beurre sur tes tartines », disait-elle toujours. « On ne meurt qu’une fois », répondait-il immanquablement.
=> je suis pas fan de la répétition de Germaine ici ; je propose, au cas-où :
"Il pense à sa Germaine, ses rides se contorsionnent(?) en un triste sourire. Ses yeux brillent, il revoit sa Germaine. « Tu mets dix fois trop de beurre sur tes tartines », disait-elle toujours. « On ne meurt qu’une fois », répondait-il immanquablement.
Citer
« On ne meurt qu’une fois », répondait-il immanquablement.
=> ;D
Citer
Il n’aura jamais fini de la pleurer, une ride profonde creusée entre ses sourcils le lui rappelle chaque jour.
=> :(
Citer
Le frou-frou des semelles de crêpe de Monsieur André
=> je me disais bien qu'il fallait une majuscule à "Monsieur" :mrgreen:
Citer
Les vieilles photos jaunies sont autant de petits miroirs.
=> j'aime bien ! :)
Citer
de sa grand-mère, de son père, d’une tante ?
=> points d'interrogation à la place des virgules
Citer
Trop de traits, qui forment sa face
=> j'aurais enlevé ", qui"
Citer
trop de traits pour un visage qui pourrait être autre.
=> je trouve "qui pourrait être autre" pas très joli à l'oreille (je sais pas si c'est pertinent ou pas pour toi) et je trouve que le sens de ce bout de phrase n'est pas très clair (ça veut dire que ses traits ne mènent à rien parce qu'ils pourraient tout aussi bien former un autre visage que le sien ??)
Citer
qui forment des représentations de personnalité
=> huuuum je suis pas vraiment d'accord pour dire que le faciès dévoile la personnalité...
Citer
Les ramifications de ses vaisseaux sanguins dessinent de petits fleuves dans le blanc de ses yeux. Il les parcourt en tous sens, y cherche une logique absente.
=> j'aime bien !
Citer
avec la lanière de cuir, pour l’aiguiser
=> je suis pas convaincue par la virgule ici
Citer
lorsqu’il aura fini
=> je trouve ce bout de phrase de trop
Citer
la tête de monsieur André
=> manquerait pas une majuscule ? :mrgreen:
Citer
au levé du jour
=> lever
Citer
Madeleine. Au moins, lorsque qu’elle est partie, il a pu lui tenir la main. Son visage rayonnait de paix.
=> on est bien d'accord que Germaine n'a pas été renommée en route ? :mrgreen:
Citer
Bien sûr, il ne le sait pas, mais, ce soir, le sang de Monsieur André baignera le pavé.
=> je l'ai pas dit à la première occurrence, mais les sonorités sont cools ! :)
Citer
Les visages dans l’album n’y ont jamais pris place pour des raisons de pilosité
=> je ne comprends pas la phrase :-[
Citer
Alors, oui, une coiffure devra être choisie.
=> j'aime pas trop la forme passive :-[
Citer
Une petite ride, à gauche sur son front dessine un accent circonflexe
=> virgule après "front"
Citer
Bien sûr, on peut peindre au couteau, trancher la matière, sculpter sur la toile, utiliser la lame pour creuser des sillons.
=> :coeur:
Citer
se méfiant du sol glissant
=> au niveau des sonorités, c'est cool, mais je suis pas fan du participe présent :-[
Citer
Ceux qui forment son visage – représentation de son visage –
=> je ne comprends pas la partie entre cadratins :-[
Citer
Le meuble frappe le parquet dans un grand bruit, l’album tombe grand ouvert, laisse échapper quelques photos ; le miroir se brise et les morceaux viennent recouvrir le dessin plaqué au sol.
=> le point-virgule est non académique ici... il n'y a pas de relation entre la phrase avant et celle d'après

Eh beh, c'est... pas choupinou :mrgreen:
C'est un peu trop glauque à mon goût (je suis plutôt chatons, paillettes OU histoires qui se finissent bien :mrgreen:), mais le texte a la qualité d'interroger. Ça titille à l'arrière du cerveau comme qui dirait^^.

Tu vas l'envoyer à un AT ??

Hors ligne Miromensil

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Re : Les réseaux d'Igor [Explicite - violent] [Nouvelle courte, 2300 mots]
« Réponse #2 le: 18 Octobre 2019 à 19:15:17 »
Hello Rémi,

Vive les Igor /o/

Citer
Il n’aura jamais fini de la pleurer, une ride profonde creusée entre ses sourcils le lui rappelle chaque jour.
Le premier § est super, immersif et prenant, mais je trouve cette précision too much.
Ou alors, la tourner autrement ? « Une ride profonde creusée entre ses sourcils lui rappelle chaque jour qu’il n’aura jamais fini de la pleurer »


Citer
   Face à son reflet, Igor ne quitte pas des yeux la ride profonde entre ses sourcils
Ca fait un peu redite ^^ La suite me semble aussi redondant (jusque « approfondit »)

Citer
trop de traits pour un visage qui pourrait être autre.
L’image me semble pas aboutie
(Ah mais… avec la suite, déjà plus)

Citer
Une poignée de papillons noirs dansent devant ses yeux
DES MITES ALIMENTAIRES
(pardon, je viens d’en avoir chez moi)

Edit : voilà la suite et la fin

Citer
Maintenant, Igor regarde ses cheveux et un sourire malsain s’étire sur sa face, découvre ses dents
C’est du pinaillage mais niveau précision dire que le sourire s’étire sur la face + découvre ses dents… visuellement, ça cloche un chouia : la face c’est tout le visage, puis tu fais le focus sur les dents. Je pense que tu peux être plus concis en disant qu’un sourire malsain s’étire jusqu’à découvrir ses dents, ou quelque chose comme ça

Citer
Frisés, défrisés, ébouriffés ou gonflés par la laque, ils ne disent rien de leur propriétaire. Les cheveux ne veulent rien dire.
Je suis pas tout à fait d’ac avec ça sur le fond haha mais c’est hors texte. Je pense que ce qu’on choisit de faire de ses cheveux a un sens quand même (par ex, pour une femme qui a de longs cheveux, choisir de devenir chauve du jour au lendemain)

Citer
Les visages dans l’album n’y ont jamais pris place pour des raisons de pilosité.
Je comprends pas trop
Ils sont tellement poilus du visage qu’on les voit pas ?

Citer
La calvitie attire l’œil, détourne le regard du visage qui s’exprime.
Alors ouaip la calvitie c’est sur le crâne, et donc pas sur le visage… mais c’est pas loin non plus, enfin l’œil ne se met pas à regarder les pieds non plus… l’œil se relève un peu sans doute (archi pinaillage bonsoir haha)

Citer
Alors, oui, une coiffure devra être choisie. On verra.
En gros ton perso veut que son dessin ait des cheveux pour qu’on regarde son visage, c’est ça ? Niveau sens, tout ce paragraphe me laisse perplexe, mais les 2 phrases que je viens de citer (« je ne veux pas que l’œil se détourne du visage donc je ne vais pas dessiner une calvitie, mais du coup je vais mettre une coiffure », hum) d’autant plus

Citer
Igor tourne les pages de l’album, y recherche les fossettes en croissant qui ornent ses joues
Donc là je comprends bien qu’il cherche une photo de lui, Igor, dans l’album ? « ses joues »… le souci c’est que ça se contredit par la suite : « Là, une vieille dame aux cheveux violets a été photographiée par surprise » -> du coup ça ne devrait pas être « des joues », dans l’autre phrase ?

Citer
où sont ces fossettes ?
donc, pas les siennes, à Igor…

Citer
Bien sûr, on peut peindre au couteau, trancher la matière, sculpter sur la toile, utiliser la lame pour creuser des sillons. Mais, ils sont factices. Des bourrelets artificiels, des boursoufflures de pacotille.
Au début du §, il est question d’une mine de plomb. Tu n’y fais pas référence à la fin ?

Citer
Monsieur André sort de chez lui, les pavés luisent de l’averse récente.
Me semble que ça manque de liant entre les 2 bouts de phrase, ou alors que la ponctuation n’est pas la bonne

Citer
Un lierre en prend possession et Monsieur André lève la tête pour surveiller l’envahisseur.
J’ai l’impression qu’il faudrait un point plutôt qu’un et

Citer
   Rotation du coude, la silhouette du visage s’affirme. Rotation du poignet, la mâchoire est soulignée pour la vingtième fois.
Je n’ai pas très bien compris pourquoi ces phrases-là, à cet endroit, et le lien entre le coude et le visage

Citer
   Soudain, il pousse un cri, casse le crayon entre ses mains et projette les morceaux à travers la pièce. Il se lève et balance la chaise derrière lui, fait basculer le bureau d’un geste brusque. Le meuble frappe le parquet dans un grand bruit, l’album tombe grand ouvert, laisse échapper quelques photos ; le miroir se brise et les morceaux viennent recouvrir le dessin plaqué au sol.
J’aime bien ce paragraphe, il coule bien

Citer
Un grand sourire empli de sang barre le visage d’Igor qui rit, hurle de rire.
« rit » serait redondant ?

Rien à redire sur le fond, j’adhère bien au développement de l’histoire et l’entremêlement entre les personnages. Je sais pas si ça apporte à l’histoire de la spoiler d’emblée + de la répéter (« Demain, le sang de monsieur André baignera le pavé ») mais c’est ton choix. Je pense que sans, on aurait été d’autant plus surpris de découvrir la trame de l’histoire. Voilà, et… j’ai bien aimé tous les détails sur les visages et les relations entre les persos. Merci pour ce texte !
« Modifié: 21 Octobre 2019 à 18:24:15 par Miromensil »

Hors ligne Rémi

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Re : Les réseaux d'Igor [Explicite - violent] [Nouvelle courte, 2300 mots]
« Réponse #3 le: 25 Octobre 2019 à 21:58:05 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Salut Léli :)

Citer
=> la formulation me fait bugguer, j'ai l'impression que "sur son crâne" est de trop (mais c'est p'têt juste moi)
je suis pas hyper satisfait non plus, mais l'idée c'est qu'il n'a presque plus de cheveux et qu'il veut les ordonner sur son crâne

Citer
=> je suis pas convaincue par "s'animent" (mais pas plus d'idée que ça)
ouais, à voir...

Citer
=> je suis pas fan de la répétition de Germaine ici ; je propose, au cas-où :
"Il pense à sa Germaine, ses rides se contorsionnent(?) en un triste sourire. Ses yeux brillent, il revoit sa Germaine. « Tu mets dix fois trop de beurre sur tes tartines », disait-elle toujours. « On ne meurt qu’une fois », répondait-il immanquablement.
oui (mais je garde "s'animent") !

Citer
=> je me disais bien qu'il fallait une majuscule à "Monsieur" :mrgreen:
oui, hein !

Citer
=> points d'interrogation à la place des virgules
oui, c'est mieux :)

Citer
Trop de traits, qui forment sa face
Citer
=> j'aurais enlevé ", qui"
oui, mais pour Igor, les traits = le visage

Citer
(ça veut dire que ses traits ne mènent à rien parce qu'ils pourraient tout aussi bien former un autre visage que le sien ??)
exactement :)

Citer
Citer
qui forment des représentations de personnalité
=> huuuum je suis pas vraiment d'accord pour dire que le faciès dévoile la personnalité...
moi non plus ! Ne pas zapper le mot "représentation" !

Citer
Citer
avec la lanière de cuir, pour l’aiguiser
=> je suis pas convaincue par la virgule ici
virgule rasée de près à l'instant ^^

Citer
Citer
Monsieur André se coupe si souvent ; il continue son ouvrage, l’after-shave viendra désinfecter la petite plaie lorsqu’il aura fini.
=> je trouve ce bout de phrase de trop
moi j'aime bien ce côté glauque, quand on comprend ce qui va se passer...

Citer
=> manquerait pas une majuscule ? :mrgreen:
MMMMMMMéheu !
ajoutée  :mrgreen:

Citer
Citer
au levé du jour
=> lever
:facepalm:

Citer
Citer
Madeleine. Au moins, lorsque qu’elle est partie, il a pu lui tenir la main. Son visage rayonnait de paix.
=> on est bien d'accord que Germaine n'a pas été renommée en route ? :mrgreen:
:D :facepalm:
Ce que t'es tatillonne !

Citer
r
Citer
Bien sûr, il ne le sait pas, mais, ce soir, le sang de Monsieur André baignera le pavé.
=> je l'ai pas dit à la première occurrence, mais les sonorités sont cools ! :)
C'est bien pour ça que ça m'a fait de la peine de supprimer ces 2 phrases, mais Miro a raison, mieux vaut ne pas spoiler

Citer
Citer
Les visages dans l’album n’y ont jamais pris place pour des raisons de pilosité
=> je ne comprends pas la phrase :-[
J'ai réécrit le passage :
" Les visages dans l’album n’y ont jamais pris place pour des raisons de coiffure. Seuls les traits comptent, les traits et les réseaux. Sûrement y aura-t-il des cheveux sur son œuvre, il en faut bien. La calvitie attire l’œil, détourne le regard du visage qui s’exprime. La calvitie est une horrible absence de traits."

Citer
Citer
Alors, oui, une coiffure devra être choisie.
=> j'aime pas trop la forme passive :-[
mais lui, il a pas envie de choisir ; il n'est donc pas le sujet de la phrase ;)

Citer
=> virgule après "front"
yep

Citer
=> au niveau des sonorités, c'est cool, mais je suis pas fan du participe présent :-[
on l'saura  :mrgreen:  (en vrai, je suis pas fan non plus)
je vire le premier

Citer
Citer
Ceux qui forment son visage – représentation de son visage –
=> je ne comprends pas la partie entre cadratins :-[
Igor a un petit problème, t'as vu le truc de la trilogie :
"Le sang macule sa peau, dessine des réseaux sur le miroir, apporte la touche finale à son dessin : une œuvre en trilogie." (vrai peau / peau miroir / peau dessinée)
Igor ne sait pas ce qu'est son "vrai" visage, d'où l'importance du mot "représentation"

Citer
Citer
Le meuble frappe le parquet dans un grand bruit, l’album tombe grand ouvert, laisse échapper quelques photos ; le miroir se brise et les morceaux viennent recouvrir le dessin plaqué au sol.
=> le point-virgule est non académique ici... il n'y a pas de relation entre la phrase avant et celle d'après
ben si, le miroir était posé sur le meuble qui tombe... mais bon, je le vire, ce point-virgule :)

Citer
Eh beh, c'est... pas choupinou :mrgreen:
C'est un peu trop glauque à mon goût (je suis plutôt chatons, paillettes OU histoires qui se finissent bien :mrgreen:), mais le texte a la qualité d'interroger. Ça titille à l'arrière du cerveau comme qui dirait^^.
cool :)

Citer
Tu vas l'envoyer à un AT ??
ouip !

Merci Léli pour ton commentaire qui m'a bien aidé ;)



Salut Miro !

Citer
Ou alors, la tourner autrement ? « Une ride profonde creusée entre ses sourcils lui rappelle chaque jour qu’il n’aura jamais fini de la pleurer »
oui !

Citer
Ca fait un peu redite ^^ La suite me semble aussi redondant (jusque « approfondit »)
oui, mais c'est quand même tout le sujet du texte,
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
DES MITES ALIMENTAIRES
:mrgreen:

Citer
Je pense que tu peux être plus concis en disant qu’un sourire malsain s’étire jusqu’à découvrir ses dents, ou quelque chose comme ça
ouaip

Citer
Je suis pas tout à fait d’ac avec ça sur le fond haha mais c’est hors texte. Je pense que ce qu’on choisit de faire de ses cheveux a un sens quand même (par ex, pour une femme qui a de longs cheveux, choisir de devenir chauve du jour au lendemain)
je suis d'accord avec toi, mais Igor non !

Citer
Citer
Les visages dans l’album n’y ont jamais pris place pour des raisons de pilosité.
Je comprends pas trop
Ils sont tellement poilus du visage qu’on les voit pas ?
j'ai modifié (voir réponse à Léli)

Citer
Citer
La calvitie attire l’œil, détourne le regard du visage qui s’exprime.
Alors ouaip la calvitie c’est sur le crâne, et donc pas sur le visage… mais c’est pas loin non plus, enfin l’œil ne se met pas à regarder les pieds non plus… l’œil se relève un peu sans doute (archi pinaillage bonsoir haha)
ça aussi, j'ai modifié pour que ça soit encore plus radical, qu'on comprenne bien qu'Igor délire là-dessus.

Citer
En gros ton perso veut que son dessin ait des cheveux pour qu’on regarde son visage, c’est ça ?
oui (dis-moi si le texte modifié à cet endroit est plus clair, STP)

Citer
Citer
Igor tourne les pages de l’album, y recherche les fossettes en croissant qui ornent ses joues
Donc là je comprends bien qu’il cherche une photo de lui, Igor, dans l’album ? « ses joues »… le souci c’est que ça se contredit par la suite : « Là, une vieille dame aux cheveux violets a été photographiée par surprise » -> du coup ça ne devrait pas être « des joues », dans l’autre phrase ?
ben la vieille dame aux cheveux violets... tu vois pas qui c'est ?
Il cherche "les fossettes"

Citer
donc, pas les siennes, à Igor…
si, mais sur le visage d'un autre

Citer
Au début du §, il est question d’une mine de plomb. Tu n’y fais pas référence à la fin ?
si, si, ici Igor explique pourquoi il ne peint plus (le trait, Madame, le TRAIT !)

Citer
Citer
Monsieur André sort de chez lui, les pavés luisent de l’averse récente.
Me semble que ça manque de liant entre les 2 bouts de phrase, ou alors que la ponctuation n’est pas la bonne
ouaip, j'ai mis un point

Citer
Citer
Un lierre en prend possession et Monsieur André lève la tête pour surveiller l’envahisseur.
J’ai l’impression qu’il faudrait un point plutôt qu’un et
j'ai mis une virgule

Citer
Citer
Rotation du coude, la silhouette du visage s’affirme. Rotation du poignet, la mâchoire est soulignée pour la vingtième fois.
Je n’ai pas très bien compris pourquoi ces phrases-là, à cet endroit, et le lien entre le coude et le visage
j'ai ajouté : "Igor dessine. Rotation du coude..."

Citer
Citer
Un grand sourire empli de sang barre le visage d’Igor qui rit, hurle de rire.
« rit » serait redondant ?
j'ai changé : "Un grand sourire empli de sang barre le visage d’Igor qui s'époumone, hurle de rire."

Citer
e sais pas si ça apporte à l’histoire de la spoiler d’emblée + de la répéter (« Demain, le sang de monsieur André baignera le pavé ») mais c’est ton choix. Je pense que sans, on aurait été d’autant plus surpris de découvrir la trame de l’histoire.
j'ai viré les deux spoils, t'as raison

Merci Miro  :)
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : Les réseaux d'Igor [Explicite - violent] [Nouvelle courte, 2300 mots]
« Réponse #5 le: 26 Octobre 2019 à 09:19:56 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


j'aime pas le changement de la mention de la pilosité en chevelure.
Pour le reste, j'ai bien aimé tout le début du texte. il n'y a que la chute qui m'ait un peu laissé sur ma faim. ça me rappelle "le parfum" un peu, cette obsession de la representation/d'une particularité qu'on cherche à reconstituer en flânant des bouts chez les autres, jusqu'à la folie.

Je reviendrai commenter pas depuis un téléphone  !

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Re : Les réseaux d'Igor [Explicite - violent] [Nouvelle courte, 2300 mots]
« Réponse #6 le: 26 Octobre 2019 à 18:23:45 »
Salut Rémi :)

Au fil du texte:

Citer
Le frou-frou des semelles de crêpe de Monsieur André peuple la rue déserte
frou-frou, c'est le bruit que font les semelles? Dans ce cas j'aurais presque mis en italique et sans tiret.

Citer
Il en va de même pour ces pattes d’oies au coin de ses yeux
j'aurais mis "les pattes d'oies" pour éviter la répétition du son "s" dans ces ses cette

Citer
Et pourtant, il les voit toujours, toujours là, quelque part
Je trouve la répétition de toujours pas nécessaire

Citer
Au carrefour, à quelques pas devant lui
Il manque un retrait ici, non?

Citer
Igor salue et propose son aide à la vieille dame pour porter ses paquets.
pareil ici non?

Citer
Les ramifications de ses vaisseaux sanguins dessinent de petits fleuves
ça devrait pas être "des petits fleuves"?

Citer
Il s’assied devant son ouvrage, ouvre le grand album
répétition d'"ouvre" mais en fait elle ne dérange pas tant

Citer
il déplace le petit miroir
puisque tu as écrit "le petit miroir" je croyais qu'on en avait déjà parlé plus haut, mais ce n'est pas le cas, si? Ne conviendrait-il pas mieux de mettre "un"? Et je n'ai pas trop compris l'action qu'il accomplissait. Il pose le miroir sur son pied pour mieux voir son visage? Ça ne m'a pas l'air très stable comme processus

Citer
tire sur sa peau flasque pour faire glisser les lames sur une surface tendue
je trouve cette phrase un peu maladroite. De par la répétition de "sur" et l'utilisation de "surface tendue"

Citer
Les gouttes claquent sur le puits de lumière au-dessus de la tête de Monsieur André
Je ne comprends pas ce qu'est ce puits de lumière. Est-ce nécessaire dans le texte? Je trouve plus joli "les gouttes claquent au-dessus de la tête de Monsieur André"

Citer
Le visage complètement détruit. Ce sont les voisins qui ont donné l’alerte au lever du jour.
oh oh je commence à imaginer ce qui a pu ce passer  ><

Citer
Le sang macule sa peau, dessine des réseaux sur le miroir, apporte la touche finale à son dessin : une œuvre en trilogie.
répétition avec "dessin" "dessine" qui sont déjà apparus plusieurs fois au-dessus. Tu pourrais peut-être remplacer "dessin" par "création"?

Alors je crois que j'ai compris le truc des photos, mais au départ j'avais aussi pensé qu'il s'agissait d'un album de famille. Après j'ai compris qu'il tuait les gens avec les mêmes traits que lui, mais au tout début j'ai pensé qu'il les dessinaient, du coup quand tu clarifies qu'il les prend en photo j'ai été surprise. À la fin, je ne suis pas sûre d'avoir compris ce que représentait son dessin. Seulement lui, ou il ajoute des bouts d'autres personnes?

Pour le style, je le trouve presque un peu trop fade je crois, j'aurais bien voulu ressentir un peu plus d'émotions. L'histoire m'a maintenue en haleine, mais seulement parce que je voulais connaître le dénouement je crois, pas trop pour les émotions que je ressentais.

Voili voilou  :) merci du partage!



"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

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Re : Les réseaux d'Igor [Explicite - violent] [Nouvelle courte, 2300 mots]
« Réponse #7 le: 27 Octobre 2019 à 13:37:21 »
Salut Léli :)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Salut cyamme :)
Cool si tu avais compris, ça veut dire que c'est pas trop tordu non plus ^^

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j'aime pas le changement de la mention de la pilosité en chevelure.
:aah:
Je crois que je vais laisser comme ça (sans être bien convaincu  :/)

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il n'y a que la chute qui m'ait un peu laissé sur ma faim.
tu as de drôles d'appétits... Je n'avais pas pensé au lien avec "le parfum", maintenant que tu le dis, y a effectivement des parallèles.

Salut DlM :)

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Dans ce cas j'aurais presque mis en italique et sans tiret.
après vérif dans le cnrtl, on peut faire avec ou sans tiret :)

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j'aurais mis "les pattes d'oies" pour éviter la répétition du son "s" dans ces ses cette
ouaip, bien vu

Citer
Je trouve la répétition de toujours pas nécessaire
ouaip, corrigé

Citer
Il manque un retrait ici, non?
ouip, ils sont dans le texte d'origine

Citer
ça devrait pas être "des petits fleuves"?
oui, c'est mieux

Citer
répétition d'"ouvre" mais en fait elle ne dérange pas tant
oui, je l'ai vue et j'ai choisi de la laisser

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puisque tu as écrit "le petit miroir" je croyais qu'on en avait déjà parlé plus haut, mais ce n'est pas le cas, si? Ne conviendrait-il pas mieux de mettre "un"? Et je n'ai pas trop compris l'action qu'il accomplissait. Il pose le miroir sur son pied pour mieux voir son visage? Ça ne m'a pas l'air très stable comme processus
j'ai viré "sur son pied", mais je laisse "le", on pourrait croire qu'il y en a plusieurs sinon

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tire sur sa peau flasque pour faire glisser les lames sur une surface tendue
je trouve cette phrase un peu maladroite. De par la répétition de "sur" et l'utilisation de "surface tendue"
J'ai modifié :
"étire sa peau flasque pour faire glisser les lames sur une surface tendue."

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Je ne comprends pas ce qu'est ce puits de lumière. Est-ce nécessaire dans le texte? Je trouve plus joli "les gouttes claquent au-dessus de la tête de Monsieur André"
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

c'est vrai que je pourrais virer "puits de lumière", mais ça ferait tout aussi chelou, des gouttes qui claquent au-dessus de la tête sans savoir sur quoi.

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Le sang macule sa peau, dessine des réseaux sur le miroir, apporte la touche finale à son dessin : une œuvre en trilogie.
répétition avec "dessin" "dessine" qui sont déjà apparus plusieurs fois au-dessus. Tu pourrais peut-être remplacer "dessin" par "création"?
ouaip

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Pour le style, je le trouve presque un peu trop fade je crois, j'aurais bien voulu ressentir un peu plus d'émotions. L'histoire m'a maintenue en haleine, mais seulement parce que je voulais connaître le dénouement je crois, pas trop pour les émotions que je ressentais.
Je comprends, la narration est froide, c'est volontaire, pour faire bien glauque et coller au perso. Pitêt pas très réussi du coup  :/

Un grand merci pour ton commentaire qui fait progresser le texte :)



Merci à toutes, le texte n'a pas l'air d'emballer grand monde, mais bon, je le trouve pas mal quand même ^^

Bises et pain d'épice gingembre potimarron ;)
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Léilwën

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Salut Léli :)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


[...]

Merci à toutes, le texte n'a pas l'air d'emballer grand monde, mais bon, je le trouve pas mal quand même ^^

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


C'est pas que je suis pas emballée, je le trouve bien écrit, c'est juste que c'est pas mon style de prédilection :-[

Hors ligne Bruno

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Re : Les réseaux d'Igor [Explicite - violent] [Nouvelle courte, 2300 mots]
« Réponse #9 le: 27 Octobre 2019 à 15:28:47 »
J'ai bien aimé ton texte : il a une cohérence interne très forte à travers le thème des rides, celui du dessin, avec ses sinuosité, ses courbes, la spirale de la folie. C'est une nouvelle à suspens baroque. Et l'eau, très présente, est là comme pour en faire une aquarelle sanglante.

Un mot que j'ai trouvé dissonant (et qui a été commenté par les autres) :

Citer
Tous ces réseaux de rides, tous ces réseaux de traits fins, profonds, tortueux, courbes, rugueux, qui forment des représentations de personnalité.

"représentations", ici,  fait savant et rompt la continuité de la narration (à mon avis, hein). Pourquoi pas : " qui forment des images de leur personnalité".  "Image" a un côté plus flou, des connotations plus larges que "représentation" et le terme renvoie également à l'idée du miroir.

EDIT : et pourquoi pas, même, "...qui forment des visions de leur personnalité." Encore mieux je trouve (enfin, mon avis encore).

Enfin, voilà.

Bonne continuation !
« Modifié: 27 Octobre 2019 à 15:33:14 par Bruno »
« Je me suis toujours efforcé d’aller dans l’âme des choses… »

Hors ligne Rémi

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Salut Bruno :)

J'ai bien aimé ton texte : il a une cohérence interne très forte à travers le thème des rides, celui du dessin, avec ses sinuosité, ses courbes, la spirale de la folie. C'est une nouvelle à suspens baroque. Et l'eau, très présente, est là comme pour en faire une aquarelle sanglante.
Merci, j'avais peur que finalement cela ne soit pas si visible que ça.

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Un mot que j'ai trouvé dissonant (et qui a été commenté par les autres) :
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Tous ces réseaux de rides, tous ces réseaux de traits fins, profonds, tortueux, courbes, rugueux, qui forment des représentations de personnalité.

"représentations", ici,  fait savant et rompt la continuité de la narration (à mon avis, hein). Pourquoi pas : " qui forment des images de leur personnalité".  "Image" a un côté plus flou, des connotations plus larges que "représentation" et le terme renvoie également à l'idée du miroir.

EDIT : et pourquoi pas, même, "...qui forment des visions de leur personnalité." Encore mieux je trouve (enfin, mon avis encore).
Mais oui, évidemment ! Bien vu, ce "représentation" a un côté "philo" qui ne cadre pas avec le texte.
J'ai gardé le terme "image" finalement, me convient bien.

Merci de ton passage.
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

 


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