Bonsoir.
Je vais faire comme à mon habitude : je te relève tous les détails au fil de la lecture et après je te laisse un ressenti global. Je pinaille beaucoup, pas de panique, c'est habituel

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Rose et Lola avant non plus d’ailleurs. C’est pour ça que tu L’as appelée
Je trouve le "Rose et Lola avant non plus" pas très joli, je suis pas sûre que ce soit une syntaxe correcte.
Et après, on a une répétition de "appeler".
Suggestion :
"Rose et Lola n'avaient pas répondu non plus d'ailleurs. C'est pour ça que tu t'es tourné vers elle".
J'ai trouvé que le ton du premier paragraphe sonnait sincère. On voit les ambivalence : l'envie de passage à l'acte (juste pour se faire mal ou bien pour mourir ?) et pourtant la recherche d'une présence pour ne pas être seul.
Je suis pas fan de la majuscule qui semble idéaliser le "Elle". Pour moi la position de ce personnage est suffisamment claire.
Dans ta poche il y’avait ces bracelets que ta sœur t’avait offert à ton anniversaire.
Apostrophe en trop après le "y" ; il faut mettre un -s à "offerts".
Je suis pas fan du vocabulaire très oral que tu utilises. Parfois ça donne un style mais ici je trouve ça un peu plat - je ne saurais pas expliquer pourquoi. Il y a trop de verbes faibles (être, avoir, faire). Par contre c'est fluide à lire, en dehors du côté oral qui semble volontaire, je n'ai pas tellement de corrections de syntaxe à faire.
dans un autre canapé entrain de flirter avec Lucas.
en train (il manque une espace).
C'est drôle, tu décris bien mieux le rival plutôt que la fille désirée. C'est un peu plus détaillé et avec plus d'efforts de vocabulaire.
Si quelqu’un lit ces lignes il doit te trouver tellement pathétique. Tu serais d’accord avec lui.
Je suis gênée par le "si quelqu'un lit ces lignes". Si c'était un texte à la première personne j'imaginerais une sorte de journal ou une lettre d'adieux ou autre. Là dans ce contexte du "tu" qui interpelle... J'imaginais plutôt un dialogue oral à l'intérieur de sa tête, pas quelque chose d'écrit.
Pour tous les différents prénoms, je me mélange un peu, la distinction entre qui est qui, son ex, le "elle", etc, c'est un peu confus pour moi et tout ça se ressemble un peu trop. Malgré tout, le personnage encore une fois me donne l'impression de s'exprimer avec beaucoup de sincérité. Contrairement à txuku, moi il me touche ce narrateur, avec son manque d'estime de soi qui a un goût de désespoir. Je trouve ses émotions retranscrites d'une manière franche et transparente.
Comment pourrait-il en être autrement?
Il faut toujours mettre une espace avant le point d'interrogation.
Tu y voyais ce mec intelligemment drôle,
Je suis pas convaincue par "intelligemment drôle", j'aurais mis "intelligent et drôle". Je vois ce que tu veux dire mais je trouve que ça sonne bizarre, sans apporter vraiment d'intérêt au niveau du style.
très surprises quand elles ont vu cette douceur et cette tendresse dont tu peux faire preuve sous les draps.
J'aurais écrit : "dont tu pouvais" ; pour la concordance des temps.
Dans l'ensemble je trouve la vision idéalisée du personnage (à travers le regard de ses conquêtes) trop caricaturale. Dans l'idée j'ai bien aimé cette notion de douceur surprenante au lit (les filles s'attendaient visiblement à d'autres clichés), par contre peut-être que ça aurait pu être mieux amené, en prenant plus le temps de raconter.
Elles ont vu cette part de toi que tu caches à tous, quand tu les as pénétrées c'est elles qui sont rentrées dans ton âme.
Je suis pas fan de cette phrase, l'analogie est trop grandiloquente pour moi ("c'est elles qui sont rentrées dans ton âme") tout en ne sonnant pas très bien.
Ces filles t'ont donnés leur corps
donné
Désolées que tu n'ais pas compris qu'elles ne recherchaient qu'un peu de distraction alors que toi tu recherches juste quelqu'un à qui réciter tes poèmes.
Encore une fois l'idée peut être touchante mais la formulation me semble laborieuse, peut-être qu'en prenant le temps de faire plusieurs phrases au lieu d'une tu éviterais ça.
tu allais rejoindre un plant cul en manque
Euh personnellement j'écris plan sans le -t, sinon ça fait comme un plant de tomates

un plant cul en manque, alors que personne n’a plus voulu te baiser depuis Anna.
Ahlàlà, c'est triste le manque de romantisme de la jeunesse

pardon, une remarque de vieille

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Quand tu as eu ce cutter en main la peur t’a envahi. Alors tu as pleuré, encore, énormément, comme d’habitude.
Ce sont ces petits moments que je trouve très authentiques, réalistes.
avec la force de la détresse et du désespoir.
Je pense que le désespoir suffit, la détresse c'est un synonyme un peu plus faible, ça n'apporte rien de plus.
Tu t’es couché sur le sol, tu as pris la guitare dans tes bras comme si c’était Elle. Ce moment était rempli de douceur. Tu as perdu connaissance.
J'aime bien cette fin.
Dans l'ensemble :
Je ne suis pas fan du style d'écriture, trop oral pour moi, pourtant parfois le côté oral peut me séduire, mais c'est plutôt quand il a une touche d'originalité en plus, quelque chose qui lui apporte du caractère. Je pense qu'il y a surtout beaucoup trop de verbes faibles, si tu essayes de les éviter tu seras forcé de varier ton vocabulaire et tes tournures de phrases. J'ai l'impression que ce texte a été écrit très vite, d'un seul jet, sans vraiment te relire (mais peut-être que je me trompe). Néanmoins, il y a peu de fautes de syntaxe en dehors de cette oralité, et peu de fautes d'orthographe.
Ce que j'ai apprécié dans ton texte c'est la sincérité toute nue avec laquelle le personnage est livré. Je trouve qu'on ressent bien (mais visiblement c'est subjectif, txuku n'a pas eu le même ressenti) sa tristesse, sans que tu te sois amusé à l'amplifier, c'est une tristesse toute brute qui n'a même plus l'envie de se mettre en scène. Et ça me plaît parce que parfois les scarifications + appel d'un ami peuvent être prises pour quelque chose de manipulateur ou théâtral, ici je trouve qu'on perçoit le côté perdu et triste du personnage, sa solitude sonne très humaine. Je dis tout ça à la lumière de mes propres connaissances etc, peut-être qu'une autre personne le verrait complètement différemment.
Pour ce qui est du fond de l'histoire, j'ai ressenti quelque chose d'étrange dans les jeux de séduction qui sont décrits, "untel aime untel", "unetelle drague machin"... Je ne sais pas comment le décrire mais tout ça m'a semblé à la fois central et intense (la séduction semble un enjeu absolument vital) et en même temps froid et désincarné (les uns et les autres semblent peu se soucier de ceux qui souffrent). Donc oui je peux imaginer la tristesse du personnage qui est décrit comme étonnamment tendre et romantique, et qui pourtant semble pris dans les mêmes dynamiques sociales que les autres (penser en terme de plan cul, draguer une fille tout en n'ayant vraiment pas l'air de ressentir quoi que ce soit pour elle (je parle même pas de sentiments amoureux mais là il la décrit juste comme "la brune", ça fait vraiment celui qui s'en fout, on ne ressent pas d'attirance / désir / passion / curiosité / jeu... rien du tout) être blessé de plein fouet par la rivalité, afficher une façade de séducteur (dit à son ami qu'il part baiser)...). J'ai bien aimé la relation esquissée vis-à-vis du "Elle", j'ai l'impression qu'il culpabilise de son comportement passé, il semble ne plus l'aimer, ne pas trop s'en soucier, mais la fin est touchante avec la guitare. J'ai bien aimé cet aspect mitigé / ambivalent de ses sentiments pour elle ; plutôt que s'il s'agissait d'une adoration totale.
Au total je pense que ce texte aurait pu être + travaillé, dans le choix des mots (j'en reviens à ma première critique sur le style oral et un peu plat à mes yeux), et puis aussi en prenant le temps de mieux décrire ce qui se joue entre les personnes. J'ai l'impression que tu écrivais + pour toi que pour un éventuel lecteur. Cependant si le but était d'extérioriser des choses qui avaient besoin de sortir, ben je ne peux qu'espérer que ça t'a fait du bien de les mettre sur papier (ou plutôt sur écran

), et je comprends du coup ce côté rapide de la narration.
Bon courage pour la suite de tes écrits !