Ce soir tout fout le camp, la folie nous prend, on se laisse aller, on se la joue Yannick Noah, on marche pied nu et on se dévoile de la même façon, tu es si proche, j'ai envie de te frôler, de te toucher, la perfection de ta peau contraste avec l'imperfection de la mienne, terrifié à l'idée de gâcher le futur pour le moment présent je décide de ne rien faire, je me laisse bercer pas le son de ta voix, mes maux disparaissent sous tes mots, un sentiment d'être présent sans l'être, véritable sensation d'être drogué par ton odeur naturelle, naturellement envoûtante, j'oublie l'importance du temps tant ta présence est importante, rester à tes côtés sans rien faire vaut plus que tout ce que j'aurais pu faire à côté.
Cette nuit nous ne sommes que deux mais je ne peux m'empêcher de culpabiliser, de penser aux autres, à tous ces milliards de connards qui n'auront jamais ce plaisir infini, infiniment jouissif de te voir, que dis-je, de t'admirer, on regarde une personne, on admire une oeuvre d'art et étant à mes yeux la 8eme merveille du monde, comment pourrais-je ne pas te contempler comme telle... Véritable incarnation du complexe féminin, tu es ce que les femmes paient pour devenir, mais ce n'est pas en peignant un corbeau en blanc qu'il se transforme en colombe. Tu as cette chance de ne pas être belle, quelle tristesse que la beauté, cette foutue banalité surcotée qui disparaît avec les années, non, toi tu as le charme, tu es LE charme même, le temps ne peut s'empêcher de te laisser un passe-droit, je me demande même si la faucheuse aurait le courage de t'enlever, et si par folie elle se pointe, alors je n'aurais d'autre choix que de m'offrir à elle, et à défaut d'exister, demeurer à tes côtés pour l'éternité, parce que finalement rien ne vaut la vie, si ce n'est pas tienne.
Merci à tous ceux qui ont pris la peine de lire!